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Malcolm Max

Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 4 avis)

Ce thriller steampunk – initialement publié en Allemagne par Splitter – mêle habilement les univers de Sherlock Homes & celui de Porcelaine. Action, aventure et ésotérisme sont les ingrédients principaux de cette nouvelle série.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Auteurs allemands Ere Victorienne Les coups de coeur des internautes Londres Steampunk

En 1889, à Londres, rien ne va plus. Une série de meurtres terrifiants a déferlé sur la city. Malheureusement, même l’exécution du meurtrier supposé, surnommé « Le Poète » ne parvient pas à endiguer la vague de violence et de sang. La société secrète Custodes Lucis (Les Gardiens de la Lumière) confie l’enquête à Malcolm Max, expert en affaires paranormales et chasseur de démons.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Juin 2020
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (premier cycle de trois tomes terminé) 3 tomes parus
Couverture de la série Malcolm Max © Delcourt 2020

12/08/2020 | PAco
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Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Londres fin XIXe, une grosse touche de fantastique mâtinée de steampunk, une bonne grosse enquête sur des voleurs de cadavres et un tueur en série ? Chouette !!! Déjà le pitch match une sacrée dose d'éléments propres à titiller ma corde sensible ! C'est donc dans ce Londres en pleine période Victorienne que Malcolm Max et sa belle acolyte Charisma mènent l'enquête sur des vols de cadavres. Mais cette enquête va trouver des ramifications dans une affaire beaucoup plus importante, celle du tueur en série surnommé Le Poète, qu'on croyait pourtant réglée depuis que ce dernier avait été exécuté... Petite précision, notre enquêteur est un expert du paranormal et de la chasse au démon ; quant à la belle Charisma, elle est pour sa part un demi-vampire. Voilà pour le décor ! Plutôt emballé par le programme je me suis lancé à corps perdu dans cette lecture et j'avoue qu'il m'a fallu un petit moment pour m'adapter à ce qui pour moi reste le point faible de cet album : le texte. Qu'est-ce que ça peut paraître bavard ! Peu habitué à ce genre de narration où le texte occupe une part importante des cases, cela surprend grandement au début. Et puis, je me suis laissé prendre, car heureusement l'histoire est très bonne et les personnages plutôt bien sentis. Le graphisme d'Ingo Römling étant lui aussi très efficace, on finit par se laisser totalement embarquer par cette enquête mouvementée et ésotérique. Les rebondissements s'enchaînent, les scènes de crimes très théâtrales sont assez fantastiques : j'en redemande ! Une belle découverte que cette série, j'attends la suite avec impatience. *** Tome 2 *** L'album commence tambours battants, Malcolm et Charisma se retrouvant tous deux dans une situation plus qu'inconfortable. Charisma a été faite prisonnière en visitant l'usine Shacklock qui fabrique les étranges "hommes mécaniques", sous la direction du répugnant Leech et Malcolm se retrouve incarcéré dans la Tour de Londres, suspecté de la vague de meurtres atroces ayant plagié le défunt tueur en série le Poète... Un comble, vu qu'il enquêtait sur ces derniers, surtout que les âmes desdites défuntes à qui il a promis vengeance vont se rappeler à son bon souvenir pour qu'il honore sa promesse... Avec ce 2e opus, l'intrigue avance, les personnages se dévoilent petit à petit et le puzzle commence à prendre forme. Le rythme prend le pas sur le côté un peu bavard toujours présent mais bien dosé et on se surprend à arriver à la fin de ces 46 pages sans avoir eu le temps de s'en rendre compte ni de souffler. On en aurait même voulu un peu plus, brisé dans notre élan... En tout cas le talent de notre duo d'auteur se confirme et j'attends donc la suite avec impatience ! *** Tome 3 *** Voilà un tome conclusif comme je les aime ! Tout aussi efficace et rythmé que les deux premiers en apportant réponse à tous les mystères et questions que déroule le scénario. Bravo ! Car ce troisième tome monte encore la barre plus haut ! Que ce soit dans l'action, l'horreur, l'humour, notre duo d'auteurs s'est surpassé pour nous proposer une des meilleures série que j'aurai pu lire cette année. Côté dessin, Ingo Römling fait toujours des merveilles avec un trait racé qui colle à merveille à cette ambiance Victorienne. C'est donc avec quelques regrets que l'on referme ce troisième et dernier opus. Un second cycle, ça vous tente pas les gars ???

12/08/2020 (MAJ le 29/07/2022) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Après lecture du premier cycle de trois tomes, je n’espère qu’une seule chose : que de nouveaux cycles d’une égale qualité voient le jour ! Malcolm Max est une série policière mêlant un univers steampunk à des références fantastiques. Une assistante à moitié vampire, un savant fou digne du docteur Frankenstein, l’ombre de Sherlock Holmes, voisin de deux gamines surdouées, des personnages illustres tels que la reine Victoria ou Nellie Bly, un tueur en série digne de Jack l’Eventreur revenu d’entre les morts, des spectres exigeantes, des humanoïdes serviles, un Londres en pleine mutation... Il n’y a pas à ergoter : l’univers est riche et multiplie les clins d’œil. L’enquête tient incontestablement la route. Il s’agit en fait d’une double enquête qui, d’une part, débute avec la disparition de nombreux cadavres et, d’autre part s’intéresse aux agissements d’un tueur en série aux méthodes similaires à celles d’un condamné à mort exécuté depuis peu. Le dessin est précis et élégant. La colorisation assez terne cadre bien avec l’ambiance de la série sans entacher la lisibilité des planches. Les compositions sont relativement diversifiées même s’il ne s’agit à aucun moment de nous offrir des planches « de démonstration », le dessin restant toujours avant tout au service de l’histoire. La narration est très présente. A l’ancienne, elle décrit bien souvent ce que l’on voit dans la case… mais elle use d’un style souvent décalé, sarcastique ou pince-sans-rire, et du coup, c’est un réel plaisir de lire ces textes. Les personnages sont tous intéressants et tous présentent plusieurs facettes. Ainsi Malcolm Max peut à la fois se montrer brillant détective ou redoutable boxeur et se couvrir de ridicule ou s’en prendre plein la tronche en fonction des circonstances et de ses opposants, ce qui le rend d’autant plus attachant. A la fin du troisième tome, nous avons toutes les réponses attendues et la série pourrait sans problème s’arrêter là… mais bon ! Pour ma part, je suis prêt à en reprendre une petite louche ! C’est Allemand, c’est verbeux, c’est steampunk, c’est fantastique, c’est bourré de références, c’est Victorien, c’est joliment dessiné, c’est dynamique, c’est Malcolm Max (et c’est du tout bon).

10/09/2020 (MAJ le 15/06/2022) (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Je suis déçu par ce premier tome dont j'en attendais peut-être un peu trop au vu des bonnes notes. J'ai bien aimé le dessin qui est agréable à regarder, c'est plutôt au niveau du scénario que ça cloche. C'est bavard et cela me dérange pas si c'est bien fait, mais là j'ai eu l'impression que ça parlait un peu trop par moment et qu'il y avait trop de textes narratifs. De plus, je trouve que l'intrigue traine un peu, c'est poussif par moment et ça manque de dynamisme. En tout cas, j'ai pas réussi à totalement accrocher. Je trouve aussi que ça manque d'originalité par moment. Par exemple, les personnages me semblent agir de manière un peu cliché, notamment la relation entre le héros et le commissaire de police. Ça se laisse lire sans plus pour moi.

07/02/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Voilà un album bien plus qu'honorable qui mêle savamment plusieurs genres pour notre plus grand plaisir. Les protagonistes en premier lieu avec ce détective habitué des affaires étranges et sa partenaire, une demi-vampire. Ensuite et bien nous avons droit à un Londres en pleine époque victorienne (lieu et période qui décidément inspirent les auteurs de BD, SHI et j'en passe ). Et puis il y a toutes ces références jouissives pour l'amoureux de cette période anglaise fin XIX ème siècle que je suis. Un médecin machiavélique créateur de sortes de monstres qui n'est pas sans évoquer un certain baron F. Des meurtres que The Ripper n'aurait pas reniés, enfin une allusion au détective de Baker Street par l'intermédiaire de deux jeunes filles qui n'ont pas leur langue dans la poche. Un dessin franchement bien foutu avec une colorisation que personnellement je trouve très bonne, vous l'aurez compris pour moi ce premier tome très dense sème de belles pistes pour la suite dont je serai évidemment. La mise en scène des différents meurtres m'a fait indéniablement penser à Hannibal, le tueur, pas le Carthaginois. Pour sûr une série à suivre.

05/10/2020 (modifier)