Les derniers avis (32040 avis)

Couverture de la série Cryozone
Cryozone

C'est le genre d'histoire qui démarre très fort en installant un suspense et une angoisse latente dans un décor clos (ici un vaisseau spatial) à la manière d'Alien 3, et c'est très réussi, j'aime ce genre d'ambiance, ce n'est pas de la SF ennuyeuse bourrée de combats dans l'espace contre de méchants aliens, tout en étant située dans un contexte de SF, et tout en étant un peu bourrin sur les bords. En fait, c'est le décor qui régit toute l'histoire. Ce qui est étonnant, c'est que ce diptyque fait immédiatement penser à Alien mais qu'en réalité, il ne comporte pratiquement aucun des éléments du film. C'est un diptyque concis et bien torché comme je les aime, rondement mené, sans avoir recours à des cycles interminables nécessitant 8 ou 10 albums voire plus, où les auteurs en profitent pour se complaire dans des développements qui traînent en longueur. Comme de nos jours, rien n'a changé en 2052, il y a toujours des fumiers prêts à tuer des innocents, toujours des intérêts énormes et de l'argent engagés, des scandales à étouffer et des magouillages scientifico-économiques honteux ; s'y ajoute un concept révolutionnaire de cryogénisation et de régénération pour donner plus de corps au scénario, ainsi que le thème des morts-vivants qui rappelle des scènes gore vues dans le film Zombie de Romero. J'aurais préféré un dessin plus léché, mais le trait de Bajram n'est pas si désagréable et se fait accepter sans mal, en dépit de petites maladresses et même si j'ai l'impression que le tome 2 est moins appliqué graphiquement. Une excellente série B qui ne s'encombre pas d'une psychologie à 2 balles et qui va droit au but, en visant le divertissement, c'est l'essentiel.

28/04/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Fer et le Feu
Le Fer et le Feu

Dès le début, je suis attiré par cette ambiance rurale de France profonde et d'époque XIXème bien restituée, ce joli château campagnard, ces rapports ambivalents entre maîtres et valets, ces relations tendues entre le baron et Mathilde, l'animosité entre 2 cousins...tout ça laisse augurer une belle saga romanesque et familiale au ton tragique digne de certains feuilletons TV. Et suprême délice, ce dessin de Stalner d'une belle fluidité, un style que j'aime beaucoup en BD, et assez proche ici du trait classique à la Juillard. Bref, des éléments réunis pour me faire passer un beau moment de lecture. La suite des autres tomes me donne raison, c'est ce à quoi je m'attendais : affairisme, malversations, coucheries, secrets, complots, meurtres... le tout enveloppé par le jeu des passions qui sont courants dans ce genre de récit ; quand j'vous dis que ça a tout du feuilleton ! Mais je marche parce que même si j'en ai vu beaucoup en BD et surtout en fiction télé, je ne suis pas encore lassé de ce type de sujet, surtout s'il est situé dans un contexte historique. Je crois que c'est la dernière série que les frères Stalner réalisent ensemble avant leur première séparation, ils n'ont pas lésiné en tout, mais il fallait qu'un tel sujet pour aider à vaincre le conventionnel, soit soutenu par un dessin haut de gamme, ce but est atteint amplement ; la luminosité des images est obtenue par de belles couleurs, et les décors sont impeccablement soignés, particulièrement les édifices de pierre (châteaux, forge, village, manoirs, église..). Le lieu de l'action n'est pas défini, mais d'après l'un d'eux dans le tome 4, j'ai cru reconnaître Avallon, jolie petite ville de Bourgogne. Autre détail graphique intéressant : les personnages féminins très opulents sont également bien agréables à regarder (sans doute moins pour une fille). Le seul petit hic, c'est certains rebondissements un peu excessifs, à l'image de ce dénouement dans les ruines du vieux château qui me semble un peu théâtral, mais sinon c'est une très belle série dont la fin est un habile clin d'oeil à La Croix de Cazenac, série suivante de Stalner.

28/04/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Minimum Wage
Minimum Wage

Tiens, voilà mon coup de coeur inattendu du moment ! Précédé d'une réputation flatteuse et jouissant d'une préface dithyrambique de Robert Kirkman, créateur de Walking Dead, ce récit complet m'a très vite accroché. Il raconte la vie de Rob, obscur dessinateur pornographe, qui essaie de construire sa vie avec Sylvia, standardiste et coiffeuse. Ça n'a l'air de rien, mais leurs vies m'ont vraiment plu, entre Rob qui se détache peu à peu de sa vie de potache avec ses copains et Sylvia dont le corps splendide affole de nombreux coeurs... Beaucoup de situations m'ont semblé terriblement authentiques, à tel point que je me suis demandé s'il n'y avait pas des morceaux d'autobiographie dans le récit. C'est fort probable, mais au final cela n'a aucune importance. Ce qui compte c'est la qualité de l'écriture, indéniable, qui explose lors d'un épisode se déroulant au cours d'une convention de comics (l'équivalent de nos festivals ou de la Japan Expo), avec des personnages pittoresques au possible... On rapproche Fingerman de Joe Matt ou Chester Brown, et il y a du vrai tant la peinture sociale est saisissante, sans verser dans le pathos. Graphiquement j'aime bien ce que fait Fingerman, ce trait rond (et parfois très rond lorsque des courbes s'imposent) avec un encrage assez épais ; on sent une petite influence de Robert Crumb, par ailleurs. Bref, un très bon moment de lecture, que je vous recommande.

28/04/2014 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Big Bill est mort
Big Bill est mort

Suite aux bons avis du site, c’est une réédition que j’attendais depuis bien longtemps, les éditions paquet n’ont pas lésiné : le livre est soigné et le papier de bonne qualité. Le récit est clair, un scénario bien construit avec des retours en arrière opportuns, un suspense très bien maintenu et une chute assez émouvante. Une histoire avec le racisme en point de mire mais aussi la vengeance cruelle et inutile, qui finalement génère plus d’amertume que de satisfaction, une conclusion très intelligente du scénariste. Le dessin très lumineux et agréable n’est pas sans défauts, principalement la position des personnages et des erreurs de perspective, mais le niveau est bon.

27/04/2014 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu
L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu

Le premier tome de cette série avait décidément tout pour interpeler le lecteur : un titre qui fait mouche et contraste avec le genre, puisqu’on a affaire ici à un western, tout au moins d’un point de vue formel ; une excellente couverture mettant en scène un dandy à fines moustaches en train de déguster tranquillement son thé en plein désert, le petit doigt en l’air, tandis qu’on voit débouler au galop une bande de hors-la-loi mexicains en arrière-plan ; un pitch intriguant où il est question d’un document extrêmement convoité qui « pourrait changer à jamais le cours de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique » ! ; et enfin, gage de qualité, sieur Lupano au scénario. Le graphisme n’est pas en reste, le trait agile de Paul Salomone rehaussé par une mise en couleurs classique mais raffinée, du moins dans le premier tome. Si comme on pouvait s’y attendre, le scénario est bien structuré, l’histoire reste plutôt conventionnelle au demeurant, alors qu’on ne sait encore rien du fameux document pour lequel les protagonistes tueraient père et mère… L’humour n’est pas absent, et joue beaucoup sur l’association des deux personnages que tout semble opposer, Byron l’avocat dandy et Knut le danois rustre qui ne s’exprime par des borborygmes... on se doute que la sulfureuse Margot est pour quelque chose dans les troubles de langage de ce dernier, qui n’arrête pas de pester contre elle, dans des termes (« laa sssaloôoop !! ») qui m’ont rappelé la scène cocasse du film « La vie est un long fleuve tranquille » où Daniel Gélin maudit son amante machiavélique… Si la première partie se situe principalement dans l’Arizona du XIXème siècle et utilise pleinement les codes traditionnels du western, c’est véritablement à partir du deuxième épisode, prétexte à un retour en arrière, que l’intrigue devient digne d’intérêt, avec pour cadre un Los Angeles huppé et européanisé avec demeures cossues et toilettes raffinées, le tout superbement mis en images. On apprend ainsi comment la belle Margot a réussi à se mettre à dos son époux et son amant, ainsi que le contenu du fameux document qui semble être la cause de cette lutte à mort. La psychologie des personnages est approfondie. On y découvre un Byron plus tourmenté qu’il n’en avait l’air, un Knut « civilisé » s’exprimant alors intelligiblement et une Margot dont la cupidité et la cruauté sont à la hauteur des charmes qu’elle est prête à déployer dans le seul but d’arriver à ses fins. Tout cela fait de « L’homme qui n’aimait pas les armes à feu » une série au scénario ambitieux, somme toute assez plausible, et dont on se prend à rêver qu’il soit tiré d’une histoire vraie…

27/04/2014 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Rouge comme la neige
Rouge comme la neige

Quel magnifique dessin ! Quelle claque ! J’ai rarement vu un si beau résultat, un graphisme détaillé, ciselé, proportions et cadrages proches de la perfection, un ensemble plongé dans un ton indéfinissable bien que peut-être rougeâtre, sur les 110 planches il faut oser mais la réussite est au rendez-vous et quelle réussite ! Il faut aussi remercier les éditions Casterman car le livre est très beau avec un papier de qualité et ce pour un prix défiant toute concurrence. Cerise sur le gâteau, le scénario n’est pas en reste, l’histoire de cette mère a la recherche de sa fille disparue est bouleversante, une histoire originale et bien pensée où la psychologie des personnages est bien traitée. Excellente BD, à mon avis un des meilleurs Westerns de ces dernières années.

27/04/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Passe-passe
Passe-passe

Après La Belle et la Bête (Pouss' de Bamboo), Dawid redevient très présent en tant que dessinateur après avoir beaucoup bossé comme coloriste. Il travaille donc ici sur une sorte de conte destiné à la jeunesse, dont le thème central est la disparition d'une grand-mère, au travers de sa relation avec sa petite-fille. Je n'avais pas trop fait attention au thème jusqu'à ce que la disparition proprement dite commence, et devienne évidente. Une force des images que je salue ici, car ce n'est pas évident de faire passer un tel évènement uniquement au niveau visuel, l'album étant muet. Mais au-delà des images, il y a l'intertexte. Et c'est là que Delphine Cuveele, la scénariste, prouve tout son savoir-faire, elle qui a aidé Cécil à finir Le Réseau Bombyce. La mise en scène est remarquable, et pertinente. Je reviens tout de même sur le boulot graphique de Dawid, vraiment très agréable dans un style à rapprocher de celui de Marc Lizano ou Mickaël Roux, réhaussé -par ses soins bien sûr- par des couleurs vives, appuyant l'atmosphère de joie de vivre et d'amour qui transpire de l'album. Un vrai coup de coeur.

26/04/2014 (modifier)
Par stocke
Note: 4/5
Couverture de la série Légendes de Troy - Ploneïs l'incertain
Légendes de Troy - Ploneïs l'incertain

Etant fan de l'univers de Troy, c'est sans regret que j'ai découvert ce nouveau one-shot. L'histoire est originale et agréable à suivre, si bien qu'on arrive vite à la fin. Comme dans beaucoup d'autres tomes, on retrouve des personnages très stéréotypés, un peu trop parfois, mais qui sont attachants. J'ai particulièrement apprécié l'humour qui se dégage de ce récit, notamment les scènes avec les trolls ou la tribu d'indigènes locaux ! Au niveau des dessins c'est bien fourni et on se plait à admirer certains décors. 4/5

25/04/2014 (modifier)
Par stocke
Note: 4/5
Couverture de la série Oracle
Oracle

Le concept d'Elfes m'ayant beaucoup plu, c'est avec joie que j'entame cette nouvelle série de 5 histoires indépendantes. L'histoire arrive à avoir de la profondeur et met en scène plusieurs personnages principaux attachants, ce qui est plutôt rare dans des one-shots. On y découvre un tout nouvel univers bien travaillé et qui nous réserve certainement des surprises avec les autres tomes. Coté dessin, je trouve ce premier tome tout à fait correct. 3.5/5

25/04/2014 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Ma révérence
Ma révérence

J'ai acheté ce one shot sur conseil de mon libraire, et bien sûr, sur le nom du scénariste, qui ne m'a encore jamais déçu, et je dois dire que je suis content de mon achat. C'est drôle, sans prétention, on traite de sujets, sinon graves, au moins récurrents, de façon très simple mais très "vrai". Bref un super moment de lecture récréative dont il reste quand même quelque chose, avec des personnages un peu décalés mais terriblement attachants (ça, c'est la marque de Lupano).

25/04/2014 (modifier)