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Couverture de la série Flor de Luna
Flor de Luna

Amateur depuis toujours de Stalner et de Boisserie, j'ai tout de suite plongé dans la "guerre" entre les Portero et les Castellano. Pas toujours facile de s'y retrouver entre les générations tout au long de la saga. Tout est parfait : le scénario, le dessin... Dommage qu'il faille encore attendre 2 ans après le dernier album (5) !

24/04/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Les Temps Mauvais
Les Temps Mauvais

Depuis 1976, année où il a publié les premières pages de Paracuellos jusqu'à 1985 où il a fini de publier "Les Professionnels" en passant par "Barrio", Carlos Gimenez a raconté sa jeunesse, son adolescence puis sa vie de jeune adulte dans l'Espagne d'après-guerre sous le règne régulièrement ubuesque de Franco. Avec Les Temps Mauvais, il boucle la boucle en racontant la Guerre Civile qui a justement vu l'Espagne tomber sous le joug des Franquistes. Comme pour ses œuvres précédentes, il présente les faits vus de l'intérieur, par les yeux de civils n'ayant rien demandé qui se retrouvent à subir les horreurs de cette guerre qui aura servi à la fois d'exercice préparatoire à la Seconde Guerre Mondiale et de jeux d'échecs et d'entraînement pour les idéologies fascistes d'une part et communistes d'autre part. Hormis quelques histoires se déroulant en camp nationaliste pour montrer l'autre face aussi peu glorieuse des événements, la majorité de la série met en scène une famille ayant survécu comme elle a pu dans la ville de Madrid assiégé de 1936 à 1939. De la tentative de putsch raté des Franquistes jusqu'à la chute de Madrid et leur installation au pouvoir, c'est toute la guerre et ses conséquences qui sont présentées. De cette guerre, je ne connaissais que bien peu de choses. Tous les récits et bandes dessinées que j'avais lus à son sujet se déroulaient généralement sur sa fin, avec le côté romantique des brigades internationales, et essentiellement des histoires de défaites, de magouilles politiques, de mort et d'exode des républicains et des civils concernés. La lecture de cet album s'est donc révélée très instructive mais aussi vraiment édifiante. Carlos Gimenez n'a pas son pareil pour montrer l'injustice des hommes et des scènes particulièrement horribles dans la simplicité de leur cruauté humaine. En parallèle, il maintient en permanence le sentiment de vie, l'humanité voire même l'humour de ses personnages, ne plongeant jamais dans le pathos, tout au plus dans quelques dénonciations sans concession de l'absurdité humaine mais aussi de l'impudence des profiteurs et des phalangistes les plus écœurants. L'auteur prévient en effet qu'il se montrera aussi factuel que possible mais qu'il ne pourra en aucun cas être objectif sur le sujet précis de cette guerre et du camp vainqueur dont il a subi très directement les conséquences durant sa jeunesse. Malgré la rancœur qui s'en dégage, le récit a tout de même à cœur de montrer les deux faces de la médaille de chacun des camps. Il s'en dégage aussi un certain humour, parfois noir, tant l'absurdité des choses peut finalement prêter à sourire... jaune. Excellent ouvrage historique mais aussi excellent récit humain, très bien mené, jamais ennuyeux, très instructif et souvent poignant.

24/04/2014 (modifier)
Couverture de la série Oracle
Oracle

C'est devenu assez rare, de nos jours, qu'un one-shot de seulement 50 pages parvienne à proposer une histoire prenante, avec un contexte relativement fouillé, des personnages qui ne soient pas creux, de l'action et une certaine profondeur. Ce premier tome remarquable réunit tout cela, en plus d'être agrémenté d'un dessin superbe, à la mesure de la couverture une fois n'est pas coutume. Que demander de plus ? Entre drame psychologique, manipulations et scènes épiques, c'est une histoire subtile et émouvante qui aurait pu figurer dans le corpus mythologique classique, où encore une fois les humains gagnés par leur passion deviennent les jouets de dieux cruels et désinvoltes. Et comme toujours, ce sont toujours les humains qui morflent le plus et les dieux qui s'en tirent facilement. Le personnage de la pythie est, par ailleurs, fort réussi : à la fois victime et manipulatrice, elle se distingue par ses nuances. Au contraire des Spartiates, fidèles à eux mêmes, c'est à dire tels que je les ai toujours (dé)considérés : une bande de bourrins sans cervelle ayant soif de gloriole qui m'avaient déjà drôlement saoûler dans 300. Au moins, ici, le scénariste est loin de faire dans l'apologie guerrière douteuse et gueularde. Reste à espérer que les autres tomes de cette série-concept de one-shot soient aussi réussis.

24/04/2014 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Wolfsmund
Wolfsmund

Wolfsmund est juste un manga que j'adore. D'emblée original car on ne s'attend pas à lire un manga qui prend pour cadre le moyen-âge suisse. Original également car dès le début, l'auteur n'hésite pas à faire passer à trépas les personnages principaux. C'est le côté Game Over dont parlait Pasukare. Heureusement les tomes 3 à 5 font évoluer l'histoire et nous racontent le siège de la barrière-chateau, et c'est passionnant. Comme le précise Spooky, le dessin a un petit côté rétro qui me plait beaucoup. A la fois un peu raide dans le trait, et extraordinairement dynamique. Une certaine géométrisation, des corps notamment, qui me rappelle le style de certains Disney de la bonne époque (Robin des Bois ou encore les 101 dalmatiens). Le récit n'est pas sans défauts. Beaucoup de détails ne sont pas du tout crédibles. Le fils de Guillaume Tell et sa copine Hilde ont des aptitudes de super-héros. Les belligérants se lancent dans des missions-suicide qui relèvent plus, il me semble, de l'imaginaire japonais que de la tradition helvétique... Mais cela ne m'a pas trop gêné car je n'ai à aucun moment cherché à considérer ce manga comme un récit historique. C'est un pur divertissement de genre. Vite, la suite !

23/04/2014 (modifier)
Par Arsenike
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alice au pays des merveilles (Soleil)
Alice au pays des merveilles (Soleil)

BD totalement décalée, les dessins sont bien fait avec un style inimitable quand à l'histoire elle suis une trame principale relevée par beaucoup de rebondissements insolites qui rythment cette histoire déjà bien hors du commun. En bref série que je suis depuis le début et que je ne suis pas prête de laisser filer!

23/04/2014 (modifier)
Couverture de la série Hotel Particulier
Hotel Particulier

Welcome to the Hotel California… euh, Hotel Particulier, pardon. Soyez prêt à être déroutés, déboussolés, désorientés… transportés dans un univers parallèle, illogique, étrange et fascinant. Pour guide, Sorel vous propose une bien séduisante trépassée et pour compagnons de voyages… et bien ceux-là, je vous laisse les découvrir par vous-mêmes puisque c’est là que réside tout l’intérêt du récit. Ici, le fantastique se cache derrière chaque porte, l’aventure se croise au détour d’une page et les miroirs ont des réflexions qui n’appartiennent qu’à eux. Ce récit risque de dérouter. Moi, il m’a charmé. Il est original, léger, étrange, triste voire sordide, amusant. A-t-il une logique ? Une finalité ? Honnêtement, je n’en sais trop rien. J’ai apprécié le voyage et ne me suis finalement jamais inquiété de la destination. Et puis, il y a le dessin de Sorel. Un grand artiste ! Je lui reproche parfois d’avoir un style pas toujours bien adapté à la bande dessinée mais, ici, c’est parfait et très bien mis en valeur par une colorisation sépia raffinée. Prêts à embarquer pour ailleurs ?

23/04/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Roi des Ronces
Le Roi des Ronces

Série terminée : mon cul !!!! Sérieusement, ils font chier chez Soleil à nous présenter cette série comme terminée alors qu’il n’en est rien, le sixième tome se terminant sur un gros cliffhanger et la série pouvant encore aligner autant de tomes qu’il n’y en a de publiés à cet instant !!! C’est d’autant plus frustrant que, pour une fois, ce manga me plaisait plutôt bien. Les trois premiers tomes sont très prenants. Le rythme est haletant et on s’attache vite aux différents (et très convenus) personnages. L’idée de départ est adroite puisque ce récit de survie s’articule sur deux axes : une menace intérieure avec une maladie en progression et une extérieure avec des monstres surgis d’on ne sait où. Enfin, ce manga, totalement colorisé, est plutôt agréable à regarder. A partir du tome quatre, ça a un peu tendance à partir en sucette. Les explications livrées ne sont quand même pas toujours des plus claires (à l’image de certaines séquences d’action où j’ai eu du mal à comprendre qui faisait quoi pour se retrouver où et comment) et le manoir, pour peu que l’on recherche un chouïa de vraisemblance, semble doté d’une fameuse élasticité voluminique (ah tiens, mon correcteur d’orthographe ne comprend pas voluminique. En gros c’est comme boulimique mais ça ne concerne que le volume : tu arrives à engloutir un paquet de trucs dans un espace restreint à la base sans que rien ne déborde – on me souffle que le bon mot est volumétrique. Je m’en fous, je préfère voluminique). Les scènes d’action commencent aussi à devenir répétitives mais, comme on pense avoir fait plus de la moitié de la route, on va pas s’arrêter en si bon chemin. Dans les tomes 5 et 6, on en apprend de plus en plus sur les tenants et aboutissants de cette étrange histoire et jusqu’au milieu du tome 6, on croit effectivement que celui-ci peut se révéler conclusif. Et j’aurais été content d’en arriver au bout car, hormis ces explications (pas toujours convaincantes), la série se fait de plus en plus répétitive. Mais ça reste plaisant à lire et le suspense est bien dosé avec ces petites révélations qui arrivent très régulièrement à exciter mon intérêt. Et puis vient la fin du tome 6 et cette petite note : « suite dans le tome 7 »…

23/04/2014 (modifier)
Couverture de la série Seul autour du monde
Seul autour du monde

Et dire que j’ai failli totalement passer à côté de cet album… Il faut avouer que la couverture ne donne pas spécialement envie. Sorte de photomontage du pauvre digne d’un quelconque magazine dédié à la voile, elle n’engage vraiment pas, cette couverture. Quant au titre, quelque peu ronflant, lui non plus n’est pas de nature à me convaincre de franchir le pas. Ouvrir l’album ne me rassure pas. Ce trait extrêmement réaliste ressemble trop à des photos retouchées pour me séduire au premier coup d’œil. Non qu’il soit mauvais (loin de là) mais ce n’est pas le genre de dessin qui me transporte. Soyons clair, si la possibilité de louer cet album via une bibliothèque ne m’avait pas été offerte, jamais je ne me serais plongé dans ce récit. Et j’aurais raté quelque chose ! Bon ! Objectivement, les marins et les compétitions de voile telles que le Vendée Globe m’attirent, voire me fascinent. Le sujet même de cet album était de nature à me plaire… mais je craignais vraiment de tomber sur un récit quelconque. Seulement, voilà : ce récit peut s’appuyer sur une excellente narration sous la forme d’un carnet de bord rédigé, comme faire se doit, à la première personne. Et, directement, j’ai été happé, embarqué, balloté, plongé, secoué, intrigué, interpellé, ému, amusé… et bien plus encore. Car cette histoire, pour fictive qu’elle est, n’en est pas moins ultra-réaliste, incroyablement crédible, immersive. Et sa dimension humaine est énorme ! Humanité mais aussi humilité face à la mer. Quête de soi, quête de dépassement de soi dans un élément où l’orgueil peut se révéler pêché mortel. Goût de la compétition et respect de l’adversaire, qui apparait avant tout comme un compagnon d’aventure (d’infortune ?) Le personnage central se révèle au fil des planches, et j’ai eu cette agréable sensation que c’est autant à lui-même qu’à nous. Et je me suis senti proche de lui. Il ne suscite pas spécialement l’admiration mais bien plus le respect. Un très bel album, en définitive. Il ne paie pas de mine mais c’est ni plus ni moins un des meilleurs récits sportifs que j’ai lus ces 15 dernières années. Respect ? Oui, respect…

23/04/2014 (modifier)
Couverture de la série David, les femmes et la mort
David, les femmes et la mort

Chronique d’une mort annoncée, ce récit relate les derniers mois d’un père victime d’un cancer et de « ses » femmes (son épouse et ses filles). Le dessin n’est pas très engageant. Pourtant, durant ma lecture, je lui ai trouvé un certain charme. Ce n’est pas vraiment beau, pas toujours très précis mais les compositions sont bien pensées et le trait a une âme. Une âme que l’on retrouve d’ailleurs dans la narration. Entre le poids des silences, la honte de vivre et de s’amuser et les réalités plus prosaïques d’un cancer vécu au quotidien, se dégage un portrait de famille sensible et touchant. La mise en page, très aérée, assure une lecture rapide. Trop rapide même, à certains moments. Mais des images fortes se dégagent. Mention spéciale au passage dédié à la momification, un moment de détente et d’innocence enfantine qui m’a bien amusé. Belle idée aussi que celle des ballons-facteurs, très poétique. Je conseillerais cet album avec d’autant plus de détermination qu’il n’est pas de ceux vers lesquels le lecteur lambda aura tendance à s’orienter. Pourtant, il en vaut la peine, même s’il ne s’agit pas d’un indispensable. Un album touchant et sensible.

23/04/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série L'Esprit de Warren
L'Esprit de Warren

Depuis de longues années je suis un afficionado de BD, j'avoue que mes goût me portais plutôt vers la SF, le Fantastique et la Fantasy. C'est grâce à la fréquentation de ce site, qu'au fil de mes déambulations je suis aller voir la catégorie Polars/Thrillers. Alors là oui, après environ 3000 BD sur mes étagères, comment avais pu passer à côté de cette histoire. Tout simplement génial, vraiment bien torché (joke Mathieu). Dire que le scénario est millimétré est un euphémisme et pourtant il y avait de quoi s'y perdre avec ces retours en arrière, ces secrets de famille, les indiens, le vengeance, la folie. Quelqu'un à parlé de roman pour cette histoire, j'ajouterais de grand roman, il foisonne d'intrigues mais retombe sur ses pieds de manière magistrale. Alors oui je le relirais! et j'en parlerais a ceux qui ne connaisse pas BDthèque (les pauvres!)

23/04/2014 (modifier)