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Minimum Wage

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)

New York, début des années 90.


New York Profession : bédéiste

New York, début des années 90. Rob, sensible dessinateur pornographique, et Sylvia, ambitieuse standardiste d’un salon de coiffure, ont pris une grande décision, celle de faire leur vie ensemble. Mais entre les recherches d’appartement, la précarité du travail et les problèmes familiaux, la route est longue jusqu’au mariage... (texte : Humanos)

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Avril 2014
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Minimum Wage

28/04/2014 | Spooky
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Cette série raconte les mésaventures d'un dessinateur pornos. On va voir, entre autres, comment il gère sa vie avec un entourage un peu casse-pied et comment évolue sa relation avec la femme qu'il aime. Certaines situations sentent le vécu. Je ne connaissais pas du tout cet auteur et je me demande s'il n'y a pas dans cette série des trucs qui lui sont arrivé dans la vraie vit. En tout cas, j'ai trouvé les deux tomes sympathiques quoique je n'aille pas jusqu'à dire que c'est un truc immanquable. En effet, vers la fin je trouvais que cela tournait un peu en rond. Voir les états d'âme d'un personnage me pose aucun problème, mais à un moment j'ai commencé à un peu m'ennuyer. La relation entre Rob et Sylvia m'a laissé un peu indifférent. J'ai surtout préféré les personnages secondaires (la famille, les copains, la concierge bizarre, etc.) qui sont plus mémorables et donnent les meilleurs moments. Certains dialogues sont très savoureux et j'ai souvent souris quoique je ne me souviens pas avoir ri. Le dessin est du pur underground et ce style ne me dérange pas trop sauf lorsqu'il avait de la nudité car les personnages ne sont pas très beaux et je n'avais pas trop envie de les voir nus.

08/12/2015 (modifier)
Par didier24
Note: 4/5

C’est l’histoire d’un jeune couple qui essaie de construire sa vie, Rob un dessinateur « pornographique » (ça donne le ton), Sylvia une standardiste et coiffeuse. C’est leur premier emménagement ensemble, d’où un style de vie différent avec les inévitables mises aux points qui en découlent. Bien sûr, autour de ce sympathique petit couple attachant, gravite une galerie de personnages truculents et aux bobines vraiment sympa ! On se prend au jeu de savoir s’ils arriveront à s’en sortir au milieu de tous ces tracas et des casse-pieds de services, un vrai régal ! Une petite galerie sociale quasi authentique, cela sent presque le vécu ! Le graphisme est anatomiquement très bien fait et les courbes très rondes (hem-hem ! …), mais avec des « gueules » des personnages vraiment savoureuses ! Une lecture prenante que j’aurais aimé trouver encore plus longue, un bon moment, j’ai adoré ! Seul bémol, le papier sur lequel est imprimé cet opus est un papier glacé… pour du noir et blanc cela ne rend pas terrible. Mais bon…

23/06/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Tiens, voilà mon coup de coeur inattendu du moment ! Précédé d'une réputation flatteuse et jouissant d'une préface dithyrambique de Robert Kirkman, créateur de Walking Dead, ce récit complet m'a très vite accroché. Il raconte la vie de Rob, obscur dessinateur pornographe, qui essaie de construire sa vie avec Sylvia, standardiste et coiffeuse. Ça n'a l'air de rien, mais leurs vies m'ont vraiment plu, entre Rob qui se détache peu à peu de sa vie de potache avec ses copains et Sylvia dont le corps splendide affole de nombreux coeurs... Beaucoup de situations m'ont semblé terriblement authentiques, à tel point que je me suis demandé s'il n'y avait pas des morceaux d'autobiographie dans le récit. C'est fort probable, mais au final cela n'a aucune importance. Ce qui compte c'est la qualité de l'écriture, indéniable, qui explose lors d'un épisode se déroulant au cours d'une convention de comics (l'équivalent de nos festivals ou de la Japan Expo), avec des personnages pittoresques au possible... On rapproche Fingerman de Joe Matt ou Chester Brown, et il y a du vrai tant la peinture sociale est saisissante, sans verser dans le pathos. Graphiquement j'aime bien ce que fait Fingerman, ce trait rond (et parfois très rond lorsque des courbes s'imposent) avec un encrage assez épais ; on sent une petite influence de Robert Crumb, par ailleurs. Bref, un très bon moment de lecture, que je vous recommande.

28/04/2014 (modifier)