Le Réseau Bombyce

Note: 3.86/5
(3.86/5 pour 66 avis)

2001 : Prix Canal BD Eustache traîne un lourd passé et une enfance perdue. Un poids qui pèse au moment de faire l'acrobate, quand il faut pénétrer dans les maisons bourgeoises dont Eustache, et Mouche son compagnon, font leur ordinaire de monte en l'air.


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Eustache traîne un lourd passé et une enfance perdue. Un poids qui pèse au moment de faire l'acrobate, quand il faut pénétrer dans les maisons bourgeoises dont Eustache, et Mouche son compagnon, font leur ordinaire de monte en l'air. Ce jour-là, Eustache et Mouche vont faire une drôle de découverte, au fond du coffre qu'ils viennent de forcer. La cassette d'un "snuff movie", ces films où on donne la mort pour de vrai - et pour exciter les pervers. La mort, qui ne les quittera plus après cette macabre découverte...

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1999
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Le Réseau Bombyce
Les notes (66)
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13/01/2002 | Kael
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Il y a des séries comme ça dont on aurait jamais entendu parler si l'on ne musardait pas régulièrement sur des sites de bd spécialisés...en ce qui me concerne c'est le cas avec le Réseau Bombyce... "Réseau", en fait, est un terme volontiers exagéré puisqu'il ne s'agit en vérité que d'un binôme de voleurs, Mouche et Eustache, qui hantent les toits de Bordeaux à la recherche de luxueuses propriétés à dévaliser. Cette occupation exaltante va prendre un tournant inatendu la nuit ou, s'étant introduit dans la demeure du richissime et influent baron de Harcourt, ils découvrent dans son coffre-fort des morceaux de snuff-movies, des films sado-masochistes qui mettent en scène la torture et, in fine, l'assassinat de la victime. A partir de là va s'engager une lutte à mort (c'est le mot) entre les deux protagonistes et les hautes sphères corrompues de la société bordelaise pour mettre fin à cet immonde commerce du sexe et de la violence. Nous avons là affaire à une série de haute voltige (si je puis dire), magnifié par un dessin atypique, hypnotisant et riche en détails, représentant un Bordeaux alternatif à la sauce steampunk et qui nous narre une histoire foncièrement sordide qui finira d'ailleurs en tragédie. Le point noir de cette trilogie est le troisième volume, qui laisse une impression bizarre, pas forcémment de baclage, mais de précipitation, comme si l'auteur voulait absolument s'arrêter à trois tomes et ne souhaitais plus continuer plus loin une histoire qui (à mon avis) pouvait s'étendre sur quelques tome de plus. J'ai entendu dire que l'un des deux auteurs avait lâché la série aprés le deuxième tome, ceci doit expliquer cela... C'est bien dommage car "le Réseau Bombyce" méritait un cinq sur cinq tellement c'est novateur, assurément ce qui se fait de mieux dans le domaine de la bd steampunk franco-belge. Je le recommande vivement, à un public averti, et à ceux qui apprécient les histoires glauques et les univers rétro-futuristes.

29/09/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cette Bd est une formidable balade nocturne dans une grande cité à l'ambiance steampunk très réussie, mélangeant art déco et architecture aux décors à la Jules Verne. Cette ambiance est bien recréée, et l'action se passe à Bordeaux (merci Corbeyran), mais un Bordeaux étrange et imaginaire, où Corbeyran fait quand même allusion au Grand Théâtre, au Hangar 5, à la gare Saint-Jean, et on y voit un fleuve qui est censé être la Garonne, seul indice visuel qui type un peu la ville (où j'habite depuis 30 ans), je suis donc à l'affût d'un détail hypothétique, il y en a peu... Ceci mis à part, il y a quelque chose de beaucoup plus troublant puisque les 2 monte-en-l'air Eustache et Mouche font une macabre découverte qui va précipiter leur destin ; on plonge dans le sordide répugnant de gros pervers, avec l'univers des snuff-movies. Je dis répugnant parce que hélas, ce genre de dérive existe dans la vraie vie. C'est un sujet délicat à aborder en BD, et les auteurs parviennent à ne pas trop détailler cette honteuse activité, préférant décrire une société gangrenée par le vice, la corruption au plus haut niveau, les magouilles et la complicité coupable d'une forme d'autorité et de pouvoir, le tout mêlé à un suspense efficace et quelques scènes d'action. Dans un guide de bibliothèque, la série est recommandée dès 13 ans ; c'est un âge un peu limite vu le sujet pernicieux et trouble. Le dessin est agréable, d'un style peu commun, riche et plein de détails, avec quelques images aériennes et des pleines pages assez décoiffantes, mais les personnages ont parfois des proportions étranges et paraissent ramassés ; à cela s'ajoutent des lettrages trop petits dans le tome 1, défaut réparé ensuite. J'ai lu cette série récemment et avec intérêt, et c'est très bien qu'elle forme un triptyque, parce que si ça avait été une série à rallonge, je ne sais pas si je serais allé jusqu'au bout. Du coup, est-ce pour cette raison que la fin est tragique et un peu bizarre, trop abrupte, trop impersonnelle ? Il semble que oui, sans doute suite au retrait de Corbeyran au tome 3... Une bonne lecture quand même, au visuel superbe.

28/07/2014 (modifier)
Par zébu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

L'histoire de deux célèbres cambrioleurs qui tombent, lors d'un casse, sur un film compromettant un des plus grands magnats de la ville. Attirés par l'appat du gain, ils décident de le faire chanter ; mais bientot ce "client" s'avère être un trop gros poisson pour eux. Trés vite nos deux comparses deviendront le centre de toutes les attentions et vont vivre une véritable descente aux enfers. L'action se déroule dans un Bordeaux version fin XIXe début XXe siècle mélangé à des éléments futuristes. Le récit développe une histoire des plus sordides, sombre et sans concession qui n'épargnera aucun des personnages et dans laquelle cruauté, violence, corruption, manipulation, magouille règnent en maitre. Entre flahbacks, action, rebondissements et courses poursuites le scénario incroyable de maitrise et de justesse nous tient en haleine du début à la fin. Ayant découvert cette série tardivement, je n'ai pas souffert comme certain de la longue attente entre le second et le dernier tome ; du coup pour moi la fin, quoi qu'un peu précipité, reste dans le même ton trés sombre ressenti depuis le début et ne m'a pas choquée plus que ça. Bref, malgrés un dernier album trop attif voici une bonne série qui mérite vraiment le coup d'oeil.

19/02/2014 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
L'avatar du posteur Alix

Je découvre cette série sur le tard, je n’ai donc pas souffert pendant 8 ans entre la sortie des tomes 2 et 3. Reste que ce flottement dû à un problème entre auteurs et éditeurs se ressent malheureusement à la lecture. Les deux premier tomes sont magistraux, et posent un décor, une histoire et des personnages riches et passionnants. J’adore l’univers steampunk mis en place, et le magnifique dessin de Cécil fait vraiment honneur au scénario. Bon sang que les planches sont belles ! Mais voilà, l’histoire, originellement prévue en une dizaine de tomes, se retrouve amputée et l’auteur fait de son mieux pour la conclure dans le 3eme et dernier tome. Cet album est malheureusement indigeste, l’action y devient confuse, les protagonistes aux intentions floues se multiplient, et la fin arrive soudainement et conclut se bazar de la seule manière possible. Sans être une catastrophe, cet album est quand même décevant, au vu des promesses du premier tome. Voilà, que dire de plus. Une série prometteuse qui a tourné court (voire mal tourné) pour des raisons humaines – les auteurs, après tout, ne sont pas des machines !

21/10/2002 (MAJ le 29/10/2013) (modifier)
Par BDenis
Note: 4/5

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Tout d’abord le dessin est une vraie claque visuelle : Cécil nous transporte dans son univers steampunk et l’ambiance qui transpire de ce graphisme contribue largement à l’immersion dans cette histoire. Les vignettes fourmillent de détails, même au second plan, dont certains non sans intérêt pour la compréhension de l’intrigue. Les bâtiments, dans un Bordeaux qu’on imagine uchronique, sont somptueux, les visages, expressifs au possible, les couleurs formant une véritable harmonie avec l’ensemble. Du grand art ! L’histoire est prenante, émanant du duo Corbeyran-Cécil. Dépaysante comme je l’aime. On peut tout de même regretter que le troisième tome ne soit pas au même niveau scénaristique que les deux premiers (est-ce l’absence de Corbeyran au générique de ce denier tome, Cécil étant à la palette et au scénario ?). Dans cette fin de trilogie, les retours, trop nombreux à mon goût, dans le passé d’Eustache pour expliquer les réactions de ce dernier n’apportent pas grand-chose, on avait bien compris les motivations du personnage, d’autant plus que les causes en sont plutôt classiques. Par ce gain de cases on aurait préféré une fin moins abrupte et un développement plus savoureux des éléments en place, tel celui des deux premiers tomes. Il n’en reste pas moins que Le Réseau Bombyce constitue une très belle série, un duo de héros attachant, des personnages secondaires bien campés (avec là encore des poses et des mises en situation dessinées de manière très intelligente, proches de cadrages cinématographiques), tout ce monde évoluant dans une histoire cruelle et captivante où j’ai pris grand plaisir à me laisser embarquer par les auteurs. Une belle œuvre qui mérite un beau 16,5/20.

27/07/2013 (modifier)

Une très bonne série, aux nombreuses qualités, dont j'ai lu les 3 tomes sur un même après-midi. Tout d'abord, les auteurs ont su créer un vrai univers original : les lieux sont authentiques, on sait que l'on est en France, à Bordeaux, pour être exact, mais l'histoire se déroule à une époque imaginaire, aux prémices d'une guerre, avec des décors mêlant des éléments de l'époque contemporaine et du XIXe siècle. Ainsi, les messieurs arborent une fière moustache et revêtent le chapeau melon, on roule dans des tacots, mais on peut aussi prendre un vertigineux métro dont les rames filent à une hauteur impressionnante. Le dessin est somptueux, très travaillé, même dans les détails. Les expressions des personnages sont d'un réalisme impressionnant. La mise en couleur n'est pas en reste, car elle est parfaitement réussie ! Des tons plutôt froids et pastels, pas de couleurs vives, à la mesure de cet univers plutôt morne au quotidien difficile. J'ai apprécié l'originalité du scénario, qui, chose malheureusement rare, tient la route jusqu'au bout en restant crédible. L'histoire est noire, pleine de spleen, et non manichéenne. Bref, cette série comporte tous les ingrédients d'une BD réussie, bravo. (204)

01/06/2013 (modifier)
Par Tomeke
Note: 2/5

Certainement une de mes BD préférées... Le Réseau Bombyce, c'est une histoire d'amitié entre deux voleurs de piètres envergures qui, au cours d'un "casse", tombent sur une bobine de "snuff movie" (film clandestin mettant en scène un homicide et /ou un viol). Cette découverte va entraîner une course poursuite incroyable, agrémentée de flash-back sur l'histoire de nos comparses. Le scénario est excellent, il ne souffre d'aucun temps mort. Le dessin est superbe, en particulier l'architecture de la ville (inspirée de Bordeaux, version Art Nouveau) qui nous offre des planches à couper le souffle. Le bémol de cette BD, et non des moindres, c'est que l'on attend toujours le troisième et supposé dernier tome...L'histoire, si intéressante et laissant tellement de place au suspens à la fin du deuxième tome, reste, et restera je pense, inachevée. ON Y EST !! 8 ans après, le troisième tome est enfin annoncé pour septembre 2010... Je conseille donc vivement l'achat de ce must du genre et j'implore les auteurs de nous offrir une conclusion à l'image du début de la série: magistrale! Nom de Zeus! On se moque de qui?? Après lecture du dernier tome, je descends ma note de 4 à 2/5, sans conseil d'achat. Le dernier volume vient clore, assez maladroitement je trouve, les deux premiers tomes. Vous me direz: il vaut mieux une fin qu'une série abandonnée... Ok mais je n'en demeure pas moins hyper déçu du dernier tome. Franchement, vous appelez ça une fin? Pas moi! 2/5 pour l'ensemble, 4/5 pour les deux premiers tomes...

20/11/2007 (MAJ le 09/05/2013) (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5

J‘ai lu les trois tomes d’une traite et j’ai adoré cette série. L’univers steampunk est incroyable. Cécil propose un univers urbain à la fois original et extrêmement cohérent entre futurisme, verticalité et 19ème siècle. Les décors sont à la fois variés et très soignés, avec une jolie colorisation. Jamais le dessinateur ne cède à la facilité. Les personnages ne sont pas en reste. Outre un design impeccable, ils sont travaillés psychologiquement. Chacun se dévoile progressivement au cours de l’histoire. Le scénario est excellent. On est immédiatement capté par la qualité de l’histoire. Le ton est très sombre et Corbeyran joue avec un ordre social très inégalitaire pour accentuer une atmosphère dure et violente. Rebondissements et surprises s’enchainent avec délice grâce à une narration parfaitement maitrisée. En dépit d'un troisième tome un peu en deçà dans le scénario et une fin trop brutale (en tout cas un peu décevante pour moi), je n'hésite pas à qualifier cette série de culte! Le Réseau Bombyce est une série magnifique à l’histoire passionnante et à l’univers graphique de toute beauté. Loin d’être réservé aux seuls amateurs de SF, ce triptyque est à mettre entre toutes les mains. Un grand bravo aux auteurs.

30/04/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5

Voilà je me suis lancé dans cette trilogie que je possédais depuis bientôt deux ans et que je n'avais pas eu le courage de lire (et oui j'ai parfois un peu de retard, je l'avoue) et je ne le regrette pas du tout. Mais avant de donner mon avis je dirai juste que ce qui m'a incité à me lancer dans cette lecture ce sont les avis positifs de cette série rencontrés sur ce site, et en particulier les plus récents (ceux qui ont été réalisés après la sortie du tome 3, très attendu d'ailleurs). Je ne rappellerai que très rapidement l'histoire de cette étonnante et originale série : nous voilà en présence de deux as de la voltige et du cambriolage qui dérobent une pellicule cinématographique plus que compromettante pour un grand nombre de notables de la ville de Bordeaux. Ce vol est le point de départ d'une chasse à l'homme ou devrais-je dire une chasse à ce réseau surnommé "bombyce" (appelé ainsi car il est très difficile à capturer comme le papillon de nuit portant ce nom). J'ai toujours apprécié les histoires de poursuites que l'on trouve en grande quantité au cinéma. En règle générale je ne suis pas un fan des récits "steampunk" , mais j'avoue que là je n'ai pas été trop dérangé par ce style qui reste assez discret, car on ne voit pas à chaque page des engins extraordinaires comme cela peut être le cas dans d'autres séries utilisant ce style assez apprécié. En ce qui concerne le dessin , on ne peut qu'être admiratif du travail effectué par Cecil, car celui-ci est tout simplement superbe. Ce style de dessin particulier s'adapte parfaitement à ce récit spectaculaire et captivant. Je resterai donc dans la moyenne en disant que cette série (assez violente finalement) est très prenante et que, malgré quelques défauts (notamment une fin bâclée à mon goût), elle nous fait passer un moment de lecture agréable.

26/12/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Jetjet

1h40 en semaine, la nuit… CETTE nuit… Plus un bruit dans ma rue, tout le monde semble endormi… Alors que je devrais l’être également depuis longtemps, la curiosité d’ouvrir la belle intégrale du Réseau Bombyce obsède mes pensées… J’y trouve beaucoup de similitudes… Dans ce Bordeaux intemporel aux accents industriels de début de XXème siècle, Eustache et Mouche, deux montes-en-l ’air discrets et doués, profitent de la sérénité de leur ville pour y commettre des larcins via un système de câblage unique reliant les bâtiments entre eux. Malheureusement ce qu’ils sont sur le point de trouver va leur ramener plus d’ennuis que de monnaie trébuchante en poche.. Un film interdit où de respectables notables s’adonnent au viol collectif sur des demoiselles d’une autre classe sociale avant de les achever dans la plus vaine cruauté… Dès lors les deux compagnons n’auront de cesse d’échapper à un complot tentaculaire qui va bouleverser leurs vies respectives. Le réseau Bombyce, comme la « rousse », cette police locale les surnomme, va devoir jouer serré pour déjouer les pièges tendus par un nombre incalculable de prédateurs quitte à faire ressurgir le passé et remettre leurs propres convictions en jeu … Difficile d’en dire davantage sans déflorer un scénario original mais clairement basé sur le désespoir d’une lutte inégale. Ce qu’il faut retenir de cette aventure concocté par le doué Cecil adoubé par un Corbeyran pas encore très connu et reconnu pour l’époque de sa parution initiale, c’est la force d’un récit qui vous happe dans un univers inédit, imaginaire et merveilleux mais qui s’effrite dès qu’on en relève les porosités et autres vices cachés. Le duo inhabituel du grand farfadet romantique, Eustache et du petit nain mutilé, Mouche fait justement… mouche. Les dialogues sont ciselés au couteau pour nous faire apprécier un énième buddy movie avec des personnages charismatiques auquel tout peut arriver, l’action comme l’inattendu sous des relents de violence mal maitrisés. On peut ressortir éprouvé de cette lecture qui ne laisse peu de chance au hasard tout comme au destin inéluctable de cette guerre sociale et sombre. Ce mélange de sentiments, d’action et de vengeance s’articule dans un univers steampunk suggéré et omniprésent mais jamais pesant pour le lecteur. Corbeyran ayant quitté l’aventure à l’issue du second tome pour des divergences diverses avec Cecil, ce dernier rectifie le tir d’une histoire partie pour s’étaler en offrant un dernier opus qui règle les comptes, soulève quelques surprises et en profite pour parfaire ses dessins, ses couleurs et une histoire qu’il inscrit dans le marbre. Car il est impossible de refermer le bouquin sans y repenser un seul moment, charmé ou horrifié de tant de péripéties qui sont finalement uniques au 9ème art. Œuvre malade ou amputée pour certains ou parfait coup de cœur graphique et narratif, le réseau Bombyce ne laisse personne indifférent et c’est bien là tout sa force. Un bel ouvrage définitif que j’aurais pu facilement zapper et qui peut rester dispensable mais qui a tout à fait sa place dans ma collection et que je ne regrette pas un moment d’avoir lu. Une seconde lecture approfondira ce ressenti, un ressenti digne du Peter Pan de Loisel et qui en fait une œuvre contrariée, peut-être, vivante et cruelle surement. A recommander sans hésitations, il est grand temps pour moi de me coucher dans l’espoir de retrouver un peu de la magie et de la poésie macabre du réseau Bombyce dans des ouvrages de cette qualité… Finalement terriblement humain et pas formaté…

20/12/2012 (modifier)