Le Réseau Bombyce
2001 : Prix Canal BD Eustache traîne un lourd passé et une enfance perdue. Un poids qui pèse au moment de faire l'acrobate, quand il faut pénétrer dans les maisons bourgeoises dont Eustache, et Mouche son compagnon, font leur ordinaire de monte en l'air.
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Eustache traîne un lourd passé et une enfance perdue. Un poids qui pèse au moment de faire l'acrobate, quand il faut pénétrer dans les maisons bourgeoises dont Eustache, et Mouche son compagnon, font leur ordinaire de monte en l'air. Ce jour-là, Eustache et Mouche vont faire une drôle de découverte, au fond du coffre qu'ils viennent de forcer. La cassette d'un "snuff movie", ces films où on donne la mort pour de vrai - et pour exciter les pervers. La mort, qui ne les quittera plus après cette macabre découverte...
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| Date de parution | 03 Novembre 1999 |
| Statut histoire | Série terminée 3 tomes parus |
Les avis
Je me suis enfin décidé à me procurer le troisième tome, je possède les deux premiers depuis plusieurs années achetés lors d'une brocante. Un long laps de temps suite aux avis négatifs sur ce dernier opus. Je n'ai plus grand chose à ajouter aux avis ci-dessous, surtout ceux qui incluent la série complète. Eustache, un grand gringalet et Mouche le nain forment le réseau bombyce, ils évoluent à Bordeaux dans un univers steampunk. - Tome 1 : un scénario innovant et cohérent accompagné d'un dessin somptueux où les détails sont partout. Je me suis attaché aux personnages aux profils bien trempés. - Tome 2 : toujours innovant et cohérent, on en apprend un peu plus sur le passé de nos héros. Pas de baisse de qualité graphique. - Tome 3 : Corbeyran a disparu. Et l'histoire se déroule aux pas de course, les événements s'enchaînent et j'ai eu du mal à adhérer à tous ces raccourcis. Graphiquement j'aime autant mais la colorisation est plus sombre. Dommage que des problèmes auteurs/éditeur soient venus se greffer pour la réalisation de ce dernier album. Mais cela reste une lecture agréable que je recommande. Note réelle : 3,5.
Cette Bd est une formidable balade nocturne dans une grande cité à l'ambiance steampunk très réussie, mélangeant art déco et architecture aux décors à la Jules Verne. Cette ambiance est bien recréée, et l'action se passe à Bordeaux (merci Corbeyran), mais un Bordeaux étrange et imaginaire, où Corbeyran fait quand même allusion au Grand Théâtre, au Hangar 5, à la gare Saint-Jean, et on y voit un fleuve qui est censé être la Garonne, seul indice visuel qui type un peu la ville (où j'habite depuis 30 ans), je suis donc à l'affût d'un détail hypothétique, il y en a peu... Ceci mis à part, il y a quelque chose de beaucoup plus troublant puisque les 2 monte-en-l'air Eustache et Mouche font une macabre découverte qui va précipiter leur destin ; on plonge dans le sordide répugnant de gros pervers, avec l'univers des snuff-movies. Je dis répugnant parce que hélas, ce genre de dérive existe dans la vraie vie. C'est un sujet délicat à aborder en BD, et les auteurs parviennent à ne pas trop détailler cette honteuse activité, préférant décrire une société gangrenée par le vice, la corruption au plus haut niveau, les magouilles et la complicité coupable d'une forme d'autorité et de pouvoir, le tout mêlé à un suspense efficace et quelques scènes d'action. Dans un guide de bibliothèque, la série est recommandée dès 13 ans ; c'est un âge un peu limite vu le sujet pernicieux et trouble. Le dessin est agréable, d'un style peu commun, riche et plein de détails, avec quelques images aériennes et des pleines pages assez décoiffantes, mais les personnages ont parfois des proportions étranges et paraissent ramassés ; à cela s'ajoutent des lettrages trop petits dans le tome 1, défaut réparé ensuite. J'ai lu cette série récemment et avec intérêt, et c'est très bien qu'elle forme un triptyque, parce que si ça avait été une série à rallonge, je ne sais pas si je serais allé jusqu'au bout. Du coup, est-ce pour cette raison que la fin est tragique et un peu bizarre, trop abrupte, trop impersonnelle ? Il semble que oui, sans doute suite au retrait de Corbeyran au tome 3... Une bonne lecture quand même, au visuel superbe.
Je découvre cette série sur le tard, je n’ai donc pas souffert pendant 8 ans entre la sortie des tomes 2 et 3. Reste que ce flottement dû à un problème entre auteurs et éditeurs se ressent malheureusement à la lecture. Les deux premier tomes sont magistraux, et posent un décor, une histoire et des personnages riches et passionnants. J’adore l’univers steampunk mis en place, et le magnifique dessin de Cécil fait vraiment honneur au scénario. Bon sang que les planches sont belles ! Mais voilà, l’histoire, originellement prévue en une dizaine de tomes, se retrouve amputée et l’auteur fait de son mieux pour la conclure dans le 3eme et dernier tome. Cet album est malheureusement indigeste, l’action y devient confuse, les protagonistes aux intentions floues se multiplient, et la fin arrive soudainement et conclut se bazar de la seule manière possible. Sans être une catastrophe, cet album est quand même décevant, au vu des promesses du premier tome. Voilà, que dire de plus. Une série prometteuse qui a tourné court (voire mal tourné) pour des raisons humaines – les auteurs, après tout, ne sont pas des machines !
Je cherchais une bonne série de science-fiction et c’est grâce aux avis positifs du site que je me suis lancé dans Le Réseau Bombyce. Au final c’est quand même une petite déception puisque comme bien d’autres séries, Le Réseau Bombyce est atteint du syndrome de l’excellent premier album qui rafle tout les prix mais dont les albums suivants sont juste une grosse blague tellement la qualité (aussi bien l’histoire que le dessin) est éloignée de celle du premier album. En effet, « papillon de nuit » (c’est le nom du tome 1) nous offre une histoire somme toute assez inédite où deux cambrioleurs as de la voltige, en ont un peu marre de braquer des épiceries et vont, pour changer, décider de voler un vicomte (ou un duc je ne sais plus en tout cas un bon bourgeois plein d’oseille). Une fois leur larcin réussi les deux lascars s’aperçoivent que leur butin ne contient pas d’argent mais un film où on peut voir ledit vicomte taillader, violer, tuer (principe de base d’un bon snuff movie) de jeunes filles dont personne ne regrettera la disparition. À partir de là, je vous laisse découvrir la suite de l’intrigue. En plus de proposer une histoire emballante et un bon scénario, Cécil fait des merveilles au dessin et au coloriage. Les couleurs donc, sont splendides et valent le détour avec une touche très personnelle de l’auteur. Le dessin n’est pas en reste, Cécil reproduit l’architecture du début du XXème siècle mélangée à un univers steam punk (avec des zeppelins et des tenues propres à cet univers). Par contre, petit reproche concernant justement l’architecture des bâtiments qui reproduit bien les décors début XXème mais qui n’est en revanche pas propre à la ville de Bordeaux où se déroule toute la série. J’ai moi-même vécu à Bordeaux pendant près de 3 ans et mise à part la gare (de toute beauté d’ailleurs, chapeau !) qui est fidèlement reproduite, le reste de la ville pourrait aussi bien être Paris, Amiens ou Nantes qu’on y verrait pas de différences. Le deuxième album lui, traîne un peu en longueur mais se laisse lire, le style du dessin et le coloriage ne sont plus les mêmes mais l’ensemble reste de très bonne facture. On attend la fin avec impatience. Bon, quand j’ai vu qu’il s’était écoulé 8 ans entre la sortie du 2ème et du 3ème album (moi je n’ai attendu qu’une semaine) j’ai craint le pire et malheureusement ma lecture de « stigmates » n’a fait que confirmer mes appréhensions. Alors le dessin, bon ok, ça reste pas trop mal honnêtement mais si je le compare avec le 1er album il y a un monde d’écart. Quant aux couleurs, mais qu’est-ce qu’il a fait ?! Enfin bon je suis bien incapable d’en faire autant donc je n’approfondirai pas d’avantage la critique dessin-coloriage. J’en viens au pire : l’histoire. Il faut savoir que dans cet ultime album tout part en sucette, le scénario ne tient plus la route, on bute les personnages parce qu’on ne sait pas quoi en faire et l’auteur nous pose une fin digne d’un cliffhanger de fin d’épisode de la série LOST. J’arrête là le spoiler. Alors certains pensent que c’est une fin à l’image de la série ; noire, glauque et pessimiste. Euh… ouais, mais en fait non. J’ai lu une interview de Cécil juste après la sortie du tome 3 où il disait en gros qu’il n’y aurait pas de suite avec un autre cycle et que la série se terminait telle quelle. D’après ce que j’ai compris il n’envisageait pas du tout de terminer la série comme ça mais à cause de différents entre lui et l’éditeur, il a été obligé d’abréger la série. Donc au final, je ne peux rien lui reprocher, il a fait ce qu’il a pu pour sauver les meubles mais le résultat est là. Bon achetez-la quand même, je critique je critique, mais ça reste au-dessus du panier.
Quel dilemme pour la note! Un série en 3 tomes assez inégaux. Si le 1er est vraiment une très bonne découverte, l'histoire tombe comme un soufflet... Le 2è reste très intéressant mais je suis déçue par le dernier tome (je me félicite d'avoir découvert cette BD tardivement et de ne pas avoir attendu les 8 ans entre les 2 derniers tomes, je crois que j'aurais été encore plus désappointée par le final!). Le scénario de départ est original, captivant et dérangeant. Il est bien construit jusqu'à devenir vraiment fouillis dans le dernier opus, ce qui rend la lecture confuse, assez difficile à suivre et m'a laissé sur une impression de bâclé (le départ de Corbeyran?). Cependant, les graphismes et les couleurs sont magnifiques, très fins, très travaillés et restituent bien une ambiance et une lumière particulières.
Ouais, c'est pas mal comme série. Le suspense est bien mené et le scénario est bien maîtrisé. Toutefois, j'avoue que c'est le genre d'histoire que je lis du début jusqu'à la fin uniquement pour connaitre la clé du mystère et que je ne relis jamais. Si le scénario est un peu captivant, ce n'est pas le cas des personnages que je trouve sans charisme. Et puis je ne suis pas fan des histoires avec des pauvres héros impuissants qui ne peuvent pratiquement rien faire parce qu'ils ont par erreur découvert quelque chose qu'ils n'auraient pas dû et qui sont confrontés à des méchants qui ont tellement de pouvoirs qu'ils peuvent commettre plein de crimes en toute impunité.
Un dessin intéressant mais qui ne m'a pas pour autant séduit, des idées originales, un scénario qui se tient et qui accroche globalement sur les 3 tomes. C'est une BD plus que correcte. Mais je n'ai pas accroché pour autant. Il manquait un je ne sais quoi pour que je m'attache vraiment aux personnages ou que je rentre dans l'histoire, à cause du dessin peut-être. Ou bien peut-être est-ce le thème qui m'a rebuté. J'avoue ne pas aimer les sujets trop glauques (impossible de finir Jolies ténèbres par exemple) et là j'ai été servi, surtout quand arrivent toutes les explications sur l'obsession d'Eustache... Mais je suis sans doute extrême dans mes ressentis et peu représentatif du coup (ce qui fait que je mets un 3 et non un 2, car les qualités sont quand même là)! Donc BD sans aucun doute recommandable (ce qui explique l'achat conseillé puisqu'autour de moi, ils n'ont eu aucun problème à se détacher du sujet et ont beaucoup aimé) mais qui ne me correspond pas.
Le premier tome est vraiment excellent. Le deuxième est encore bon. Le troisième est peu passionnant. Ce qui faisait la force de la série a tendance à s’effacer au fil des tomes. L’univers steam-punk avec de magnifiques décors, le charme des personnages et leur part de mystère, le côté simple et direct du concept (un duo de voleurs habiles et ingénieux qui déterrent une sale affaire dans laquelle de hautes personnalités sont mouillées), tout ça perd de son importance au fil du temps. A force de vouloir nous expliquer le passé de ses personnages, l’auteur ôte leur part de mystère, oublie de nous envouter par ses décors, casse le rythme de lecture par de longs et parfois inutiles dialogues. La série a cependant le mérite d’être arrivée à son terme. Le final est satisfaisant et ne laisse pas le lecteur frustré par un manque d’explications. Au niveau du dessin, si j’étais vraiment sous le charme du premier tome, et si le second reste toujours très bon, le troisième ne m’offre pas la même satisfaction. Il recèle pourtant de très belles cases mais trop de planches ne proposent plus que des plans serrés, frustrant le lecteur que je suis de ces décors si agréables à regarder. Pas mal dans l’ensemble, et certainement à lire (ne fusse que pour les deux premiers tomes). Attendez peut-être d’avoir lu les trois avant de vous décider pour l’achat.
Ça y est…le tome 3 est sorti et on peut enfin apprécier dans sa totalité cette série. Je viens donc de (re)lire les trois tomes d’affilé. Niveau dessin, rien à redire. Le trait de Cecil est vraiment joli, l’ambiance en couleur chaude, le style art déco d’un Bordeaux uchronique viennent prendre le contre pied habilement d’un récit glaçant, sombre et dur. Les traits de ses personnages sont fins et l’ensemble vraiment détaillé. Pas de faignantisme! Si je me suis laissé prendre complètement par les deux premiers tomes, j’avoue que je suis resté un peu en retrait sur le dernier opus. Peut être la faute à l’attente de sa sortie qui a fait monter le niveau ou plus simplement, la difficulté qu’il y a parfois à conclure un récit à la hauteur dudit récit. Mais j’ai trouvé parfois les ficelles un chouille grosse et là où j’attendais des réponses, j’ai trouvé d’autres questions. Mais le tout reste de très très bonne facture.
Le Réseau Bombyce narre les (més)aventures de deux oiseaux de nuit, des voleurs professionnels qui tombent un jour sur une étrange affaire de snuff-movie (en gros, on filme un meurtre, qui a réellement lieu) qui implique du beau linge. Au-delà du sujet, plutôt malsain, mais qui n'a pas encore été exploité en BD (du moins à ma connaissance), le charme opère sur un mode chimique difficilement identifiable. Le dessin des personnages est un peu difficile à appréhender, les décors semblent baigner dans une brume artificielle... L'atmosphère générale est celle du steampunk, où le Bordeaux des années 30 se télescope avec le fantasme d'une métropole du XXIème siècle. L'enquête avance de façon un peu étrange, mais l'atmosphère aide bien à apprécier l'ensemble. Une série (un cycle ?) qui se termine en queue de poisson, avec un tome 3 bien en-deça des deux premiers, une histoire inutilement embrouillée et un dessin quasiment enlaidi par les couleurs de Tatto caballero... Dommage, le boulot de Cécil sur les deux premiers segments tenait de l'exceptionnel... Une étrange BD, qui laisse un goût de frustration dans la bouche...
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