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Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Love in Vain
Love in Vain

Robert Johnson, j'en avais déjà entendu parler via le manga Me and the Devil Blues qui ne m'avait pas passionné et je connaissais la reprise de quelques-unes de ses chansons. Mais cet album m'a donné envie de le connaître mieux. Du coup, je suis en train d'écouter ses rares enregistrements en même temps que j'écris cet avis, et oui, je confirme, c'est du bon, c'est du blues ! Mais en terme de bande dessinée, qu'apporte cet album ? Car il s'agit d'une biographie pure et simple, de la naissance à la mort du sujet, Robert Leroy Johnson. Certes, sa vie fut mouvementée, originale, pleine de malheurs, d'aventure et de cette ambiance et cette poésie qui appartient au Blues. Mais une biographie n'est-elle pas simplement un documentaire un peu ennuyeux ? Pas quand comme ici on est plongé dans l'Amérique des années 20 et surtout 30. Pas quand on ressent de cette manière l'atmosphère du Delta du Mississippi, de la communauté noire de l'époque, des nombreux musiciens noirs de jazz et de blues, et des sessions musicales dans des bars crasseux à l'ambiance délurée. Pas quand on y apprend l'étonnant parcours vagabond d'un artiste musicien comme Robert Johnson, son enfance compliquée, le traumatisme de son premier mariage, et la vie dissolue qui s'ensuivit. Et qu'on découvre son état d'esprit sans attaches, volontiers provocateur, à la fois épicurien et désespéré, qui ne vit plus que pour la musique et les plaisirs qui s'y rattachent. Et surtout il y a le dessin de Mezzo qui est ici proprement superbe. La couverture ne paie pas de mine mais les planches sont toutes exceptionnelles. J'aime l'élégance et la beauté de son encrage épais, la force de ses aplats noirs, le soin apporté aux décors autant qu'aux personnages, la mise en page parfaite et la narration excellente. C'est beau. Et ce blues, c'est du bon !

30/09/2015 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Confidences à Allah
Confidences à Allah

Enfin ! ça y est ! Enfin un récit qui nous présente la triste réalité du devenir de nombreuses jeunes femmes marocaines : la soumission à l’homme et la prostitution. Vous allez me dire : « bah, c’est pas étonnant, c’est un pays arabe, ça se passe là-bas, on s’en fout ! » sauf que, si vous avez eu l’occasion de séjourner à maintes reprises au Maroc, vous ne pouviez pas me raconter que vous n’avez jamais vu des prostituées dans un des hôtels de ce pays ! Elles étaient partout dès que la nuit tombée ! Pour ma part, j’étais choqué et honteux de constater cette traite, cette misère… Ces filles, elles étaient dans les bars. Elles étaient maquillées, en mini et non voilées. Elles étaient en train de boire, boire, et reboire des litres de bière. Elles étaient aussi en train fumer, fumer et fumer encore. Et tout ça, sous l’œil complaisant des barmen, des hommes « bien comme il faut », des « touristes qui venaient pour s’amuser » et autres responsables d’hôtel dont on devine aisément, qu’elles permettaient de bénéficier d’un apport financier non négligeable à l’établissement… Mais revenons à « Confidences à Allah », le lecteur est invité à suivre le destinée de Jbara. Celle-ci est née dans les montagnes de l’Atlas, elle est fille de parents pauvres, elle ne rêve que de s’échapper à cette vie soumise et norme qui lui est promise. Un jour, elle va tomber enceinte et par conséquent, être rejetée par sa famille où la tradition, la religion et la culture interdisent toute femme d’enfanter hors mariage. C’est à partir de ce moment-là que nous vivrons les péripéties de cette jeune fille livrée en elle-même… Avec une telle histoire, on pourrait se dire que nous allons feuilleter un récit triste, violent et « no futur » . Ce n’est pas le cas car les auteurs ont pris le parti d’utiliser une narration légère, ironique et franchement assez comique lorsque l’héroïne s’adresse à Allah. Ce n’est pas le cas également parce que le récit est vivant, le regard ne s’attarde jamais sur telle ou telle scène (pourtant, de nombreuses séquences dramatiques foisonnent cette histoire) comme si le but des auteurs étaient de ne pas s’apitoyer sur les malheurs de Jbara. Au final, je me suis attaché à cette héroïne malgré ses tares, malgré ses choix discutables… mais cette société lui a t-elle laissé le choix de vivre sa vie comme elle l’entend ? J’adore le graphisme de Marie Avril, cette mise en couleurs, sa représentation de ses personnages, ses décors fouillés, son découpage… en une phrase : jetez un coup d’œil sur ses planches, je suis sûr que vous serez conquis pas son travail ! Vraiment super ! « Confidences à Allah » m’est apparu comme une bande dessinée très intéressante à lire, elle nous présente une certaine réalité du devenir des jeunes filles marocaines. Je ne dis pas que ce récit est 100% réaliste : Jbara, l’héroïne, va même vivre au grand train à un moment donné, ce qui ne correspond pas forcément à la majorité ce que vont devenir ces femmes. Mais, c’est une bande dessinée que je vous recommande hautement de feuilleter d’autant plus qu’elle est servie par un graphisme de toute beauté.

30/09/2015 (modifier)
Couverture de la série Une année au lycée
Une année au lycée

Une année au lycée, sous-titré “Guide de survie en milieu lycéen” réussit l'exploit d'être un témoignage drôle et juste à la fois. L'auteur, Fabrice Erre est un être hybride qui exerce les fonctions de professeur d'Histoire-Géographie tout en étant dessinateur de bandes dessinées. Une sorte de Docteur Jekyll et Mister Hyde… et vice-versa. Il nous a déjà livré quelques albums en solo (Démonax et Le Roux) et les deux volumes franchement marrants de Z comme don Diego avec Fabcaro au scénario. Ici, il s'attache à nous relater son expérience quotidienne de prof d'histoire-géographie et c'est une vraie réussite ! Je vous en parle en tant que collègue de l'auteur : mêmes si certaines anecdotes ou situations peuvent vous paraître outrées voire impossibles, je vous l'assure, tout est vrai là-dedans ! Des phases d'exaltation de l'enseignant porté par sa mission sacrée découragées par l'apathie et la paresse des potaches aux envolées surréalistes de l'adolescent décérébré qui essaie de disserter en réunissant les rares bribes désordonnées de souvenirs fumeux, en passant par l'angoisse existentielle du professionnel confronté aux limites de son savoir supposé encyclopédique, rien de ce qui figure dans ce recueil de gags n'a été inventé. Tous les professeurs sont confrontés à ces situations qui les poussent parfois aux limites du découragement, jusqu'à sombrer par moments dans un profond découragement qui les pousse à l'aquoibonisme (voir le gag intitulé “bulletins” et vous comprendrez). Le génie de Patrice Erre, c'est qu'il utilise toute cette matière pour réaliser un album extrêmement drôle, fait de courtes histoires, ou de gags en une planche (“neige” page 91, génialement observé !). Même s'il évoque une « réalité fictionnalisée », ici, tout est vrai, et à peine exagéré, c'est pour cela que l'humour fait mouche. Rien à voir avec l'humour patapouf à la Claude Zidi d'une série comme Les Profs. Côté graphique, ce n'est pas forcément ce que je préfère. C'est du dessin d'humour, très caricatural, simple, avec des décors minimalistes. L'école Fluide Glacial… (Mais on trouve dans cette revue des auteurs qui travaillent beaucoup plus salement, sans pour autant parvenir à être drôles.) Le traitement des personnages par Patrice Erre me rappelle un peu celui de Clarke, dans la bonne période, quand il dessinait ses Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...) ; il y a pire comme comparaison ! En somme, le dessin de Patrice Erre colle bien au style et au sujet. J'ai beaucoup ri à la lecture de ce one-shot et dès que je rentre de vacances, j'en fais profiter mes collègues. Certains sont rétifs à la bande dessinée (beaucoup pensent encore qu'un prof, ça doit lire des livres sans images), mais je crois que je tiens le moyen de les convertir… Je pense que cet album séduira aussi un lectorat très large. Après lecture du tome 2… J'avais adoré le premier volume, c'est donc avidement que je me suis rué sur ce second tome d'Une année au lycée. Eh bien, franchement, cette deuxième saison ne s'imposait pas ! Le soufflé retombe carrément… La fraîcheur et l'originalité du tome 1 cèdent la place à une série de gags répétitifs. Oh, bien sûr, on se bidonne toujours par moments, mais les idées vraiment drôles sont cantonnées dans les gags en une case. C'est du dessin de presse plus que de la BD. Dommage, mais honnêtement l'achat du tome 2 n'est pas obligatoire. Non pas qu'il soit mauvais, mais parce qu'il est à la limite de faire chuter la note de ce qui n'aurait jamais dû devenir une série… Il suffit d'ailleurs d'en consulter les meilleurs feuilles sur Internet. Car Fabrice Erre alimente un blog dans lequel il publie très régulièrement ces planches, et je crois que cette régularité nuit à son efficacité comique. Il devrait prendre le temps de se renouveler s'il compte réaliser d'autres chroniques annuelles de son expérience au lycée.

23/04/2014 (MAJ le 28/09/2015) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Un certain Cervantès
Un certain Cervantès

Quelle riche idée que de vouloir faire un parallèle entre le fameux Cervantès vivant au XVI ème siècle auteur du non moins fameux "Don Quijotte de la Mancha" et ce Mike Cervantès, brave gars de la campagne américaine qui va finir suite à quelques déboires mineurs dans le désert d'Afghanistan. A son retour comme son auguste homonyme, il va partir en quête de moulins à vent à dégommer. Sur le papier et pour le lecteur de BD lambda, Cervantès, l'auteur n'est peut être pas le personnage le plus populaire qui soit, même si l'iconographie est assez riche. On connait l'homme, son serviteur Sancho Pansa et sa fidèle Rossinante, ici une vieille Mustang. La comparaison est facile et le message finalement assez limpide; les moulins d'hier sont encore bien présents au sein de ce vaste territoire que sont les États Unis. Comme le chevalier à la triste figure, notre Mike est un héros superbe et pitoyable, emprunt d'idéaux démodés qui en quête de son inaccessible étoile va se heurter aux contingence d'un monde qui ne souhaite plus de héros tel que lui. Dire que le scénario est millimétré est un euphémisme, il est en tous les cas suffisamment rigoureux pour nous faire croire à ces rencontres hypothétiques entre les deux personnages. Album "poil à gratter", sans trop en faire, subtilement Lax nous livre une plaidoirie anti renoncement, dont la morale pourrait être, non pas indignez vous, mais osez contester, allez contre. N'oublions pas un dessin tout en nuances, très précis et voilà de quoi faire partie de mon top ten de l'année.

28/09/2015 (modifier)
Couverture de la série Comment faire fortune en juin 40
Comment faire fortune en juin 40

Du tout bon ! Un récit d'aventures viril qui ne se pose pas trop de questions, avec ce qu'il faut de rebondissement et de drames, accompagnés d'une note d'humour à la Audiard, mais sans jamais sombrer dans la référence pesante… Du côté des influences cinématographiques, on dépasse Les Morfalous ; je trouve que cette histoire se hisse au niveau de films comme Cent mille dollars au soleil ou encore De l'or pour les braves. Un histoire de mecs virils, pas finauds, souvent cyniques, mais au grand cœur. C'est vrai que j'aurais bien vu Bébel, Lino Ventura et Blier dans ces rôles-là. Pas très sérieux, finalement ; les scénaristes ont fidèlement restitué l'esprit de Pierre Siniac, auteur prolifique de la célèbre "Série noire". La dimension comique que l'on devine en filigrane sous le récit balaie le tragique des situations, et c'est très bien comme ça. Nury et Dorison s'amusent et c'est un plaisir de suivre leur équipe de bras cassés dans cette course-poursuite haletante. Bonne idée aussi de livrer un one-shot de 112 planches, un travail complet et abouti. Le dessin d'Astier, assez réaliste pour que l'on croie à ce récit rocambolesque, mais avec juste ce qu'il faut de caricature pour qu'on ne le prenne pas totalement au sérieux, contribue à cette belle réussite. En somme, Comment faire fortune en juin 40 est la meilleure surprise de la rentrée.

28/09/2015 (modifier)
Couverture de la série Secrets - Samsara
Secrets - Samsara

Chaque case de ce diptyque est un tableau à part entière. Celui-ci comporte 156 planches et chaque planche, probablement, en moyenne 8 cases...faîtes le calcul. Un petit musée à chaque page et un ravissement pour les yeux. De Michel Faure, je connais Les Fils de l'aigle, Les Pirates de l'Océan Indien, Le Baron Fou et Camargue rouge. L'impression que je conserve de ces lectures est celle d'un dessin toujours irréprochable ou presque ( Ma bohême album n°6 des Fils de l'aigle semble un peu bâclé ), souvent fameux, mais ici, dans Samsara, sa composition est magistrale et la couleur directe rend la beauté de certaines planches étourdissante. Côté scénario si l'ensemble se tient, le dépaysement lui est total. Giroud s’accommode de quelque approximations qui servent le déroulement de son récit ; nous sommes en 1885 et le voyage au long cours depuis l'Angleterre via l'Afrique jusqu'aux Indes et le trajet parcourant le courrier parvenant des Indes pour rejoindre cette même Angleterre se fait bien vite dans le premier tome. La trame, elle, régulièrement alambiquée, parfois tarabiscotée ne gâche néanmoins pas le plaisir. Faure, lui, appartient aux plus grands.

28/09/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Un homme de joie
Un homme de joie

Il est parfois de ces BD qui sans que l'on sache trop pourquoi vous embarque, vous happe dés la première case et l'on se dit un peu fébrile, cela va t' il continuer jusqu'au bout? En cause un dessin qui instaure d'emblée une atmosphère particulière grâce à des planches déstructurées qui s'ouvrent sur de perspectives sur la ville de New York en pleine construction qui sont proprement hallucinantes. Nous sommes comme Sacha en haut des buildings, observant le ville à ses pieds et les acrobaties de Lafayette. Les couleurs ne sont pas en reste, dans des tons sépias elles donnent la juste connotation qui nous replongent au temps de la prohibition. Le style est réaliste avec de magnifiques architectures, les visages des personnages sont un poil déformés ce qui à mon sens leur donne encore plus d'humanité. Et puis il y a l'histoire de cet émigré Ukrainien qui découvre la ville et loge dans un vieil immeuble qui m'a fait penser à celui du marionnettiste dans "Blade Runner". Entre sa recherche d'un travail , son intégration dans une Mafia qui ne dit pas son nom pour faire de petits boulots, son amour naissant pour une prostituée mystérieuse, la ville dévoile des aspects à mille lieues de l’hagiographie habituelle mais qui tous sonnent justes. Le premier tome de ce diptyque est plus que prometteur, il vous emporte et j'attends la suite avec une impatience raisonnée

27/09/2015 (modifier)
Par cidain
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série A l'assaut des démocraties
A l'assaut des démocraties

L'assaut des démocraties était à la base le premier album d'une collection (Le Prix De La Liberté) comprenant cinq tomes. Malheureusement le décès du scénariste Jules Metz (anciennement présentateur météorologique de la chaine belge RTBF) surnommé monsieur météo mit fin au projet... Il n'en reste pas moins que ce récit du début de la 2ème guerre mondiale est très détaillé et aurait très bien pu être un classique dans le genre grâce à une documentation recherche et un dessin de Willy Vassaut détaillé et fidèle. Il existe une BD intitulée "le prix de la liberté" du même dessinateur sortie il y a quelques années, mais je doute qu'il s'agisse d'une suite.

27/09/2015 (modifier)
Couverture de la série Odilon Verjus
Odilon Verjus

On ne peut pas dire que Yann maintienne son lecteur en haleine et pourtant...7 albums et autant de réussites ( avec une mention pour Breizh Atao ). La richesse et la virtuosité du dessin de Verron est prépondérante à cet agrément et l'alchimie opère entre entre le scénariste et son dessinateur. On suit notre héros ( missionnaire ventripotent à la barbe fleurie) au fil des ses tribulations de la Papouasie à Hollywood en passant par Pigalle, l'Arctique, Berlin ou la Bretagne. Les clins d’œil à la bande dessinée sont aussi nombreux que les rencontres avec des personnages ayant peu ou prou fait l' Histoire . Et c'est certainement là où le bât blesse. Le récit trop souvent s' escamote au profit du carambolage entre le héros et ses célèbres contemporains. Odilon Verjus ne devient alors plus qu'un prétexte. Mais un prétexte toutefois agréable et c'est bien là l'essentiel.

27/09/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Murderabilia
Murderabilia

Ne mégotons pas ; franchement bien et coup de cœur pour cette BD. Mais prenons les choses dans l'ordre. Publiée chez Rackham éditions, cette histoire se présente dans un joli petit format avec un soin tout particulier accordé à la couverture et son dos tissé. Déjà auteur de Cendres, l'espagnol Alvaro Ortiz n'en n'est donc pas à son coup d'essai et l'on retrouve ici son trait simple voire naïf, le tout teinté d'humour un peu noir et qui fait mouche. Du dessin je ne dirai pas grand chose d'autre sinon que, si, tout cela n'est pas très fouillé, mais là n'est pas l'essentiel. Notre héros s’appelle Malmö Rodriguez et vit encore chez ses parents, il ne fait pas grand chose de ses journées et se rêve en écrivain. Son oncle décède, il récupère les chats de celui-ci et entreprend un voyage pour les vendre à un mystérieux collectionneur. Pas de spoil mais il faut savoir que ce collectionneur est un accro aux objets ayant été en relation avec des sérial killers. Après la transaction, Malmö loupe son car et se voit contraint de passer la nuit au motel où il entame une relation avec la patronne et décide de rester dans ce bled paumé. Peu à peu, il en vient à fréquenter de plus en plus le collectionneur qui lui raconte l'histoire des objets qu'il expose partout chez lui. La vocation d'écrivain de Malmö peut s'épanouir, il va rédiger le catalogue de la collection. Vous en dire plus serait gâcher le suspense qui, s'il n'est pas insoutenable, révèle tout de même son lot de surprises et mérite qu'on le découvre peu à peu. Pour écrire son scénario, A. Ortiz s'est appuyé sur une solide documentation sur les meurtriers en série et plus particulièrement ces collectionneurs qui de par le monde sont à la recherche d'objets insolites. Ne vous attendez cependant pas à une thèse savante sur le profil de ces tueurs, l'accumulation de ces objets aurait même de quoi faire sourire, ("collectionite" quand tu nous tiens !). Dans ce village un brin paumé de ce qui pourrait être le Middle West, les mentalités ne sont pas particulièrement évoluées et le drame jamais bien loin. Tranquillement, pourrait-on dire, les choses se mettent en place et le twist final est tout ce qu'il y a de savoureux même si on le sentait poindre. Au final, nous sommes devant une BD qui n'a pas l'air de grand chose mais qui se révèle plus subtile qu'il n'y paraît pour le plus grand bonheur du lecteur. Vous êtes donc fortement invités pour une lecture plus que sympathique.

26/09/2015 (modifier)