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Couverture de la série Undertaker
Undertaker

"Hop hop hop ! Attention à ne pas s'enflammer trop vite ! l'enthousiasme doit rester modéré quand rien n'est fini, l'expérience me l'a appris", avais-je écrit !. Effectivement, devant la recrudescence de 4 étoiles, même pour un western, je restais méfiant. Et même encore plus quand l'éditeur a l'audace de baser sa promo sur cette phrase imbattable : "Le plus grand western depuis Blueberry". Non mais là attention les enfants ! c'est de la prétention visant le plus haut degré ; Dorison et Meyer veulent-ils d'emblée se comparer à ce qui reste comme la référence incontournable du genre ? pas moins... Voyons ça.. Alors oui, ça démarre bien, l'album est plaisant, le scénario est fluide et ne s'encombre pas de complications inutiles ou de faiblesses voyantes, il y a une couverture superbe, le ton me plait, et l'ambiance me semble plus proche des westerns des années 70, car ici on n'est pas chez Sergio Leone, ni chez John Ford. On est proche de Leone, mais pas assez, ça sent le ton crépusculaire et légèrement distancé qu'on ne retrouve pas véritablement chez Leone, c'est plus proche de Peckinpah, de Ralph Nelson ou d'Arthur Penn... j'ai retrouvé ici des éléments qui sont communs à ces 3 cinéastes. Et suprême délice qui positive cette Bd : le dessin de Meyer atteint des sommets. Ce qui m'a frappé en ouvrant ce premier album, c'est l'incroyable air de famille avec le trait qu'avait atteint Giraud sur Blueberry entre 1969 et 1976, c'est flagrant, la filiation saute aux yeux, de même qu'il y a aussi un petit air de famille avec le dessin de Swolfs sur les premiers Durango, mais là c'est seulement graphique, pas au niveau de l'ambiance qui dans Durango est purement Leonienne. Au vu de tout ça, j'avais noté 3/5 par prudence et j'attendais, car c' est très simple : pour moi, le personnage de Jonas Crow n'en avait pas encore montré assez pour m'éblouir comme l'avait fait Mike Blueberry dans Fort Navajo ; Charlier avait doté d'emblée son héros d'un véritable caractère de tête de mule et d'officier indiscipliné, ce qui le rendait attachant. Là, je demandais à voir. Pour moi, Dorison n'avait pas encore suffisamment creusé son héros, tous les caractères des personnages étaient entrevus, mais j'avais espoir et j'ai eu raison, je le sentais, comme je présumais que l'album suivant risquait d'être un chef-d'oeuvre au vu du cliffhanger de folie offert par les auteurs. Pas manqué donc, Dorison a peaufiné de façon magistrale le caractère bien trempé de son Jonas, il est mieux cerné, malgré des zones d'ombre, mais ça c'est pas grave, il ne faut pas trop en révéler encore, car si ça devient une série sur une longue échéance, il sera alors temps d'en rajouter. Crow est un anti-héros cynique ni trop bon, ni trop mauvais, capable d'une violence fulgurante en tuant un type à coup de fer à repasser ; c'est un portrait puissant et contrasté. Les autres caractères sont également mieux définis, on découvre un autre visage de miss Rose, et la Chinoise Lin n'est pas non plus une sainte.. de même que les mineurs sont de gros bourrins avinés, un cliché conforme à ce qu'ils étaient parfois dans l'Ouest. L'évolution du scénario est surprenante mais parfaitement maitrisée, avec de bons dialogues. Le duo Dorison/Meyer se hisse donc au sommet en faisant revivre le western tel que je l'aime et tel que je l'ai vu dans Blueberry et même Comanche qui dans certains épisodes, prenait des allures très sombres. Quant à Meyer, son dessin est prodigieux, ses décors de rochers sont très Giraudiens, c'est époustouflant.. Pour la suite, la formule diptyque semble bien fonctionner, si c'est le cas, ça ne pourra que monter en puissance, connaissant Dorison et Meyer dont l'osmose est aussi bonne qu'elle le fut sur Asgard. "Undertaker" a tous les atouts pour être un très grand western en BD, le ton est plutôt sombre, les personnages bien établis, le dosage entre psychologie, tragédie et récit d'action est idéal, le mot d'ordre restant l'aventure. C'est donc un des meilleurs westerns modernes réutilisant de vieilles recettes qu'il m'ait été donné de lire, mais pas le chef-d'oeuvre culte que certains voudront y voir, car pour moi, Blueberry reste indétrônable, indéniablement LE plus grand western de la BD mondiale de tous les temps, et je pèse mes mots. "Undertaker" lui colle aux fesses de près, mais il reste derrière, son tort justement n'est-il pas d'imiter un peu trop le modèle ?

15/06/2015 (MAJ le 14/12/2015) (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Est-ce qu'on pourrait parler d'autre chose ?
Est-ce qu'on pourrait parler d'autre chose ?

Le titre annonce parfaitement la couleur. Le thème abordé, le grand âge et la décrépitude jusqu’à la mort, n’a vraiment rien de glamour à une époque où le « jeunisme », idéologie doucement discriminante qui ne veut pas dire son nom, se présente de manière doucereuse via nos écrans comme une valeur « positive ». A la question du titre, Roz Chast répond évidemment par la négative, bien décidée à évoquer vaillamment ce « voyage au bout des soins palliatifs » qu’elle a partagé avec ses parents pendant plusieurs années. Des parents – un père soumis corps et âme à une épouse autoritaire et dépourvue d’humanité – dont il lui est arrivé de se demander si elle n’était pas la fille adoptive. Roz Chast, dont c’est le premier ouvrage publié en France, réussit ici un véritable tour de force. Recourant à un humour instaurant une distance salutaire vis-à-vis d’une situation très difficile, elle parvient à nous captiver grâce à son sens narratif incontestable, mais aussi en creusant au plus profond d’elle-même, sans faux-semblants. On imagine facilement que cette expérience lui a occasionné de terribles blessures morales et qu’il lui fallait trouver un exutoire. A mi-chemin entre littérature et bande dessinée, le livre alterne passages écrits et dessins, en cases ou en illustrations, avec parfois des photos qui viennent renforcer l’authenticité du propos. Sur plus de 200 pages, on assiste à la lente dégradation de M. et Mme Chast, qui demeurèrent jusqu’à la fin dans le déni vis-à-vis de leur propre déchéance puis de leur disparition inéluctable. Tout commence alors que Roz décide de leur rendre visite dans leur quartier de Brooklyn, après des années de séparation liées à la distance géographique, mais surtout à un besoin plus ou moins conscient de se détacher de ce duo parental fusionnel et vivant dans un vase clos étouffant. Jusqu’alors, le téléphone suffisait amplement, lui évitant de voir ce qu’elle ne voulait pas voir... Mais lors de sa visite, le choc survient, sans préliminaires. Les premiers signes du déclin se dévoilent à ses yeux incrédules, comme autant d’exhalaisons de la faucheuse pointant le bout de son nez : la couche de crasse qui envahit tout, meubles et objets, les piles de magazines et de pubs qui grossissent… C’est alors que viendront les questionnements, la culpabilité mais aussi les colères et les rancœurs remontant à l’enfance, et plus prosaïquement la perte d’autonomie progressive des géniteurs, le déménagement vers la résidence pour personnages âgées (« cet endroit »), l’aspect pécuniaire et les inquiétudes liées aux frais prohibitifs de la prise en charge non couverts par l’assurance, le temps des cartons et du rangement d’un appartement où macère un fatras de souvenirs dérisoires, les premières chutes et l’hospitalisation qui s’ensuit, tels des coups de boutoir avant l’approche du précipice à vitesse grand v., et enfin le retour à l’état de nouveau-né annonçant un dernier soupir, toujours reporté en ce qui concerne la mère, comme dopée par un instinct de survie hors-normes et sa robustesse « de paysanne ». Des « prolongations » qui finiront par provoquer un début de déprime chez Roz, déjà affublée du lourd statut de fille unique, et à qui sa mère indifférente consentira un « Je t’aime » ténu une semaine avant sa mort. Le dessin tient plus des pattes de mouches mais n’en dégage pas moins une grande expressivité, très efficace dans sa manière de montrer l’essentiel, s’effaçant pudiquement derrière le texte lorsque les mots se passent d’images. Le ton est juste, et cette volonté de se mettre à nu tout en conservant un humour protecteur produit quelque chose de sincèrement poignant, sans pathos aucun. Pour comprendre, il suffit d’observer les croquis incroyables de la mère assoupie sur son lit d’hôpital, vers la fin du récit. Il fallait un certain courage à l’auteure pour évoquer avec autant de détails cette douloureuse expérience, mais autant que le lecteur soit prévenu : il devra faire preuve lui aussi d’une certaine endurance. Le sujet est aussi captivant que macabre, et c’est un miroir de notre destinée commune que Roz Chast nous tend, un miroir peu enjôleur que certains rechigneront peut-être à empoigner, mais immense sera le gain d’accepter cette leçon d’humilité quant à notre condition de misérables mortels. Après l’atypique Ici publié en début d’année, Gallimard confirme qu’il prend au sérieux le neuvième art en étoffant son catalogue d’ouvrages hors-normes et de qualité.

13/12/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Lunes birmanes
Lunes birmanes

Le moins que l'on puisse dire est que nous sommes ici dans le style de BD choc, sans aucune concession et qui est un véritable coup de poing. Chacun d’entre nous a bien sur entendu causer de la dictature qui sévit en Birmanie depuis de longues années et les années d'emprisonnement de Aung San Suu Kyi. Tout cela est loin et les médias ne nous montraient pas grand chose des évènements de ce pays. Dans cette histoire à peine romancée et qui tient plus du documentaire , tout est montré, des scènes de torture les plus pénibles aux exactions des militaires de base, plus abrutis qu'autre chose. Attention, rien de complaisant pour autant, mais juste un peuple qui souffre de.., de quoi au fait ? Dire que tout ces tortionnaires ne font qu'obéir aux ordres est plutôt facile et pourtant, ( il faut bien que leurs familles bouffent! ) . Compromission, compromission... Quoi qu'il en soit cette dictature et ses ravages au sein d'un peuple complexe, composé d'une multitude d'ethnies, n'est pas la seule au monde encore aujourd'hui. Le récit est dynamique il nous tient en haleine tout du long, même si quelques pauses sont nécessaire pour intégrer toutes ces horreurs. Le dessin lui n'est pas franchement le sujet, quoiqu'il arrive, il possède quand il le faut suffisamment de force pour ne pas nous faire décrocher. A mon sens une œuvre plus qu'utile qu'il est urgent de découvrir au plus vite.

13/12/2015 (modifier)
Par Raphifty
Note: 4/5
Couverture de la série Angel Wings
Angel Wings

Très bonne découverte, j'avais été un peu déçu après la lecture du Grand Duc dont le scénario était trop simpliste, finalement sans surprise. Angel Wings me renvoie aux films de guerre des années 80-90 sur le Vietnam. Sauf qu'ici, l'action prend place en 1944. Cette fois les américains rencontrent les japonais pour nous faire découvrir une partie de l'Histoire de la seconde guerre mondiale que nous connaissons peu. Le premier tome débute bien, le voyage de nos deux héros sur fond de faits historiques m'a séduit. Comme à son habitude, Hugault nous propose de suivre et de découvrir son héroïne/pinup. À la lecture du deuxième tome, je ne suis pas déçu par mon achat, le dessin, le découpage et le rythme sont toujours aussi bon! L'intrigue décolle un peu (c'est le cas de le dire!). Les personnages principaux croisent vedette des années 40, événements historiques et bien sur avions mythiques. La fin du deuxième tome m'a vraiment donné envie de lire la suite. Je conseille cette série dont je trouve la note des lecteurs un peu trop faible.

22/11/2014 (MAJ le 12/12/2015) (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Favorite
La Favorite

Les avis de ce site m'ont donné envie de lire cet album et je ne suis pas déçu. Le sujet de la maltraitance des enfants est un sujet grave et lorsque c'est le principal sujet d'une oeuvre de fiction, c'est un peu dur de faire un truc qui ne soit pas trop malsain et qui ne donne pas envie de lire la suite. Ici, ce qui arrive à la pauvre Constance est triste et il y a des moments glauques, mais l'auteur maîtrise bien son sujet et j'ai trouvé l'histoire captivante, surtout après la première révélation qui m'a donné envie de continuer davantage afin de voir s'il y avait d'autres révélations et je ne fus pas déçu. La petite Constance est attachante et le personnage du Pépé est intéressant. Il montre comment on cautionne la violence en ne faisant rien. La plupart du temps il est plutôt gentil (enfin, comparé à la grand-mère) et contre les abus faits par sa femme, mais il est trop lâche et pathétique pour faire quelque chose. L'auteur réussit le tour de force de glisser 2-3 passages drôles sans que cela gêne le récit. La construction de ce récit est d'ailleurs particulière et très bien maîtrisée. Le dessin est vraiment superbe. Décidément j'aime bien la technique de la carte à gratter.

12/12/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Ascension (Delcourt)
Ascension (Delcourt)

Faire preuve d'ouverture d'esprit, c'est aller également vers le manga qui n'est pas toujours synonyme de basse qualité. On se rend compte que c'est comme dans la bd européenne ou le comics, il y a une variation d'oeuvres dont certaines peuvent s'avérer très intéressantes. Il ne faut pas en faire une affaire de principe et aller au-delà des préjugés pour découvrir de véritables perles. Certes, Ascension nous décrit avec minutie le monde de l'alpinisme à travers le défit que relève un jeune lycéen. La trame est assez classique avec des thèmes maintes fois exploités. Certes, il y a eu également le chef d'oeuvre de Taniguchi à savoir Le Sommet des dieux qui fait référence dans le manga montagnard. Dernièrement, j'ai pu également découvrir Vertical sur un ton plus léger. Je dois dire que l'on tombera vite sous le charme de cette ascension. Se rapprocher du ciel pour se sentir plus vivant ! Gare tout de même à la chute ! J'ai bien aimé les techniques d'escalade qui sont bien expliquées. C'est le sport à travers toutes ses facettes. Cela commence par le gravissement du lycée puis par un concours en salle pour finir sur les montagnes les plus hautes du monde comme le K2. C'est un récit très prenant. On n'a plus envie d'arrêter la lecture de ces 17 tomes qui composent la série. On regrette juste une fin un peu brutale qui n'est pas franchement bien amenée. Il faut dire que les derniers tomes n'étaient pas parmi les plus réussis de cette saga qui aurait dû s'arrêter avant. Au final, cela reste tout de même une bonne série de qualité à découvrir.

12/12/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Trio Grande - Adios Palomita
Trio Grande - Adios Palomita

Je ne sais pas si c'est plus spaghetti qu'autre chose. Quoiqu'il en soit, voilà des aventures jubilatoires. Coincé entre deux femmes pulpeuses à souhait et aux caractères bien trempés, notre héros, avec cette nonchalance qui le caractérise, a fort à faire et ma foi s'en dépatouille plutôt bien. Le scénario est bien fichu. Pour une fois, ce sont les femmes qui tiennent la vedette, et de fort belle manière. Les trois frangins mexicains sont juste parfaits, bref ça dézingue à tout va, quelques scènes osées mais juste ce qu'il faut et puis zut ! une histoire plus que divertissante qui tient la route avec une fin assez réjouissante. Le dessin nerveux est en accord avec l'histoire, un brin caricatural mais sans en faire trop, moi j'aime et j'en redemande. A lire donc pour être sûr de passer un agréable moment.

11/12/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Complainte des landes perdues - Les Sorcières
Complainte des landes perdues - Les Sorcières

Bon, j'étais curieux de voir ce qu'allait fait Béatrice Tillier dans cet univers graphique pour lequel elle semblait totalement faite, après le travail de Rosinski et Philippe Delaby (et un intérim formidable de Jérémy). Le résultat, sur le plan graphique, est tout simplement merveilleux. La plume élégante de la dessinatrice semble se délecter de ces costumes médiévaux, ces décors somptueux, ces palais mirifiques. Je n'ai pu m'empêcher d'admirer une fois de plus son travail fantastique sur les visages de ses personnages, délicatement sculptés. Il n'y a que la couverture que je trouve singulièrement ratée ; c'est peu face au reste, mais cela risque de rebuter des lecteurs potentiels. Bien sûr il fallait un scénario solide pour que la rencontre soit belle. Dufaux nous propose donc une nouvelle variation de l'un de ses plus beaux univers, avec des intrigues de palais somme toute assez classiques, mais vraiment plaisantes à suivre. J'attends la suite avant de me prononcer plus longuement, mais pour l'heure c'est du tout bon.

10/12/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série Daho - L'Homme qui chante
Daho - L'Homme qui chante

La BD elle-même est un très bel objet – avec embossage du profil de l’artiste, design sobre vaguement art nouveau – exquise invitation à pénétrer l’univers soft et épuré d’Etienne Daho. Cet « homme qui chante » est, comme on le découvre à travers ce reportage empreint de poésie, un artiste complet sous son apparente timidité, avec un souci du détail et du travail bien fait. Alfred au dessin et Chauvel à la plume ont suivi sur trois ans le making of de son dernier album jusqu’à la tournée qui s’en est suivie. Le livre s’ouvre sur des images de Londres, la ville fétiche qui coïncide parfaitement avec l’univers pop de Daho et où celui-ci aime à séjourner pour y puiser son inspiration. La suite, souvent ponctuée par la voix off du chanteur, alterne entre interviews des professionnels qui ont œuvré sur les chansons, séances de travail et d’enregistrement jusqu’à la tournée ponctuant la sortie de l’album, et les balades nostalgiques au cœur du Swinging London, le tout relié par le trait diaphane et les teintes discrètement chamarrées d’Alfred. Une fois encore, l’auteur de Come Prima s’essaie à un style différent, révélant toute son empathie et sa capacité d’adaptation à un univers autre que le sien. On ressent le regard bienveillant qu’il a posé sur le dandy pop, personnage attachant, fragile et volontaire, tout au long des trois années qu’a duré le reportage. On ne manquera aussi pas de souligner la façon très originale avec laquelle il a représenté les sons des différents instruments. Son compère scénariste Chauvel a quant à lui conçu une narration légère et fluide, avec un bon équilibre entre les textes et les images, là où l’ouvrage aurait pu s’avérer fastidieux sous la conduite d’un autre. On n’est donc pas obligé d’être fan d’Étienne Daho pour apprécier ce livre. Moi-même sceptique au départ car auditeur irrégulier bien que goûtant certains de ses tubes, j’ai fini par tomber sous le charme. Et en traversant ces pages, on comprend mieux pourquoi le « jeune premier en sweat marin » des années 80 a fini par obtenir la reconnaissance de ses pairs, et pourquoi sa carrière a connu une telle longévité. A la fois modeste et lucide, bourreau de travail, fonctionnant à l’intuition comme il le dit lui-même, vivant la musique comme un sacerdoce… autant de qualités qui ont fait de lui le leader de la pop à la française et plus généralement un incontournable du paysage musical de l’Hexagone.

08/12/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Crime qui est le tien
Le Crime qui est le tien

3.5 Un des meilleurs (le meilleur?) one-shot de Zidrou qui nous montre ici tout le talent dont il est capable. L'histoire démarre tout doucement et au fil des pages je suis tombée sous le charme de cette histoire. En gros, un type se cache depuis qu'on l'a accusée du meurtre de sa femme et puis un jour son frère meurt en avouant le crime et donc il revient dans sa ville natale remplie de souvenir. Il y a aussi un côté un peu 'Halloween Blues'" vu que le type peut communiquer avec le fantôme de sa femme quoique je ne suis pas certains si c'est vraiment un fantôme ou son imagination. Le récit est très bien maitrisé et les points forts sont l'ambiance et la psychologie des personnages qui semblent totalement réalistes. Il ne faut pas s'attendre à un thriller remplit d'actions, mais si on entre dans l'ambiance du récit cela se lit très bien . Le dessin est sympathique.

08/12/2015 (modifier)