Come Prima

Note: 3.42/5
(3.42/5 pour 12 avis)

Angoulême 2014 : Prix du meilleur album. Début des années 60. Suite à la mort de leur père, deux frères, Fabio et Giovanni, sillonnent les routes au volant d'une Fiat 500. Leur voyage, émaillé de disputes et de silences, de souvenirs et de rencontres, les conduira jusqu'à leur Italie natale, quittée depuis des années. Par bribes, le portrait de leur père se recompose et les amène à mettre en lumière leurs relations tumultueuses...


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Angoulême : récapitulatif des séries primées Frères et soeurs Les Alpes Mirages Road movie

Début des années 60. Suite à la mort de leur père, deux frères, Fabio et Giovanni, sillonnent les routes au volant d'une Fiat 500. Leur voyage, émaillé de disputes et de silences, de souvenirs et de rencontres, les conduira jusqu'à leur Italie natale, quittée depuis des années. Par bribes, le portrait de leur père se recompose et les amène à mettre en lumière leurs relations tumultueuses...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Octobre 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Come Prima
Les notes (12)
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24/10/2013 | Pedrolito
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L'avatar du posteur Yannou D. Yannou

J'ai été assez étonné de voir dans les commentaires précédents que cet album a reçu le prix Angoulême. Un peu trop déjà vu et convenu aussi pour ma part. C'est un peu comme un bon blockbuster, pardon pour la comparaison, mais on apprécie sur le moment, on connait à l'avance le fonctionnement de l'intrigue, on sait ce qu'on va y trouver et effectivement on y trouve ce qu'on était venu y chercher. Là c'est pareil version "one-shot d'auteur". Après les dessins+colorisation sont très beaux, effectivement. Mais comme souvent ça pêche sur l’originalité scénaristique. Cet album vous plaira si : -vous pensez que chasser les espèces protégées en quad c'est mal -"le sud" de Nino Ferrer est une de vos chansons préférées

23/09/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Je n’ai pas été charmé par ce récit de pardon et de rédemption sous la forme d’un road movie Franco-italien. Trop de non-dits, trop de mystères m’ont empêché de m’attacher à des personnages dont finalement je ne comprenais pas les rancœurs ou les motivations. Tout se dévoile petit à petit, mais trop lentement à mon goût. Par ailleurs, certains flash-back me sont apparus très obscurs même après avoir fini l’album. Et comme, au niveau du dessin, je ne peux pas dire que le style très vif, très brut d’Alfred soit mon préféré, et bien j’ai lu l’album sans m’y attarder. Et je l’ai refermé sans regret et sans avoir ressenti d’émotion.

05/02/2015 (modifier)

Une très belle bande dessinée, à lire si on a envie de voir du pays, si on a envie de chaleur écrasante et de la sensation de porter un tee-shirt à manches courtes même en pleine nuit tellement il fait chaud. Le scénario est surprenant, il nous emmène là où on ne s'attend pas à aller, on découvre les personnages au fur et à mesure et on comprend que tout n'est pas tout rose ou tout noir... Les dessins sont très beaux, on s'y croirait, et j'ai oublié le temps de ma lecture qu'il faisait nuit et froid et que j'étais à Bruxelles. Bref, j'ai adoré et j'ai même eu les larmes aux yeux à la fin, après avoir eu la gorge nouée pendant une partie de ma lecture. C'est une bande dessinée très humaine !

10/12/2014 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 3/5

Un road movie globalement réussi même si quelques longueurs se font parfois ressentir à travers ces 224 pages. La relation entre ces deux frères est prenante, parfois un peu nébuleuse, tendue, avec pas mal de non-dits et on se demande comment ça va finir entre eux. Certains passages sont parfois un peu flous (la relation entre Maria et Giovanni) et l'auteur n'en dira pas plus.... L'album est assez lumineux au niveau des couleurs avec de beaux paysages (le soleil d'Italie, les routes de campagne,...) on sent une certaine nostalgie....L'émotion est aussi bien présente mais malgré tout je n'ai pas été touché plus que ça par le destin de ces deux frères. Une lecture convenable mais pas inoubliable.

19/10/2014 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Comme le suggère le titre de cet album, il est question de ce passé rêvé auquel on se raccroche souvent pour oublier un mal-être trop présent. Cette BD road-moviesque raconte comment un homme (Giovanni) va profiter de la mort de son père pour obliger son frère aîné (Fabio) à la confrontation, après des années d’exil et de silence. Au début, l’aîné passe pour le salaud, celui qui a laissé derrière toute sa famille et son Italie natale pour réaliser ses rêves de voyage, sans donner aucun signe de vie… mais au fil des pages, le lecteur comprendra que les choses ne sont pas aussi simples, que les petites histoires sont souvent mises à mal par la grande Histoire, et que même chez un macho comme Fabio, les failles intérieures ne peuvent jamais longtemps être dissimulées… Par l’entremise d’un graphisme aux allures poétiques, le récit est traversé par une douce nostalgie, contrastant avec les sentiments violents qui habitent les personnages. Alfred m’avait déjà bluffé avec Le Désespoir du Singe, par sa faculté à poser des ambiances par le jeu des couleurs. Représentées telles des fresques naïves aux teintes chatoyantes, les Alpes et l’Italie évoquent les voyages de l’enfance, suscitant un certain émerveillement, par ailleurs renforcé par la présence de la petite Fiat 500. L’auteur semble à l’aise dans des styles différents même si certaines mauvaises langues en concluront peut-être qu’il n’en a pas. Son trait au contraire respire la liberté, se veut plus stylisé que dans Le Désespoir, encore plus zen dans les interludes consacrés au passé des personnages où seules interviennent trois couleurs désaturées, soulignant cette quête du retour aux sources et ses corolaires, pureté des sentiments et sérénité. Chacun pourra se retrouver d’une façon ou d’une autre dans cette intrigue familiale tumultueuse non exempte d’émotion. Une intrigue qui prend son temps pour exposer la psychologie de ses personnages – qui conduisent une Fiat 500 et non une Ferrari ! - avec des rencontres imprévues et anecdotiques mais toujours porteuses de sens, qui influeront les deux frères de façon plus ou moins consciente pour le dénouement de l’histoire. La narration souffre parfois d’imprécisions (je n’ai pas compris si Giovanni habitait en France ou en Italie), et aurait gagné à être un peu plus ramassée, mais ce bémol ne suffira pas à en déconseiller la lecture, bien au contraire.

19/07/2014 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
L'avatar du posteur Canarde

Eh bien c'est vrai qu'en le feuilletant comme ça, ça semble un peu rébarbatif: des grandes pages muettes , une petite voiture dans un grand beau paysage, bof. Mais si tu acceptes de lire les 10 première pages, tu ne peux plus le lâcher. Il y a un coté "Rocco et ses frères", l'Italie des années soixante, le souvenir de Mussolini, les femmes qui étendent les draps sur des grands fils, la boxe, la frime, les garagistes qui sont de vrais mécanos, le jeu des mille francs à la radio quand on est encore en France. Bref une peu de nostalgie. Puis il y a un coté psychologique pas original, mais drôlement bien cuisiné, du frère qui est parti, et qui n 'a plus jamais osé revenir, lequel est le plus courageux, celui qui et parti ou celui qui est resté, les discussions où on a l'impression qu'ils vont se mettre sur la gueule ou même plus que ça, etc... Il y a tout ce qu'on ne comprends pas au début, et qui se découvre petit à petit au détour des petites aventure du voyage, les rencontres, les embuches, les plaisirs. Un dessin un peu aride au début, surtout les parties muettes, mais qui sert finalement bien l'histoire. C'est sec, mais c'est ce qui donne les meilleurs oranges...

23/06/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

C’est un album assez épais. En nombre de pages (plus de 200), mais aussi du fait du papier utilisé. Mais qui se lit quand même assez vite, car il y a finalement peu de texte, et beaucoup de cases sont muettes. C’est une histoire de retrouvailles familiales. De deux frères essentiellement, mais aussi d’un père, invisible mais toujours présent en arrière-plan. C’est aussi la retrouvaille de soi-même pour les deux frères. Tout se fait par petites touches, par petits pas. Avec beaucoup de silences. Alfred prend son temps. Si j’ai été jusqu’au bout de l’histoire d’Alfred, elle ne m’a pourtant pas enthousiasmé comme elle a pu le faire parmi le jury d’Angoulême (il a eu cette année le prix du meilleur album) ou parmi certains aviseurs précédents. En effet, la trame est assez classique, et se révèle quand même un peu trop étirée, longuette. L’ennui n’était pas loin, parfois. Bref, une lecture que je peux recommander, mais n’en attendez pas non plus des miracles !

22/06/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une histoire pas mal, mais je ne la trouve pas assez mémorable pour mériter un prix à Angoulême. Je trouve qu'il y a des bons passages, mais je n'ai jamais réussi à trouver les deux frères attachants et lorsqu'ils arrivent enfin en Italie, j'ai un peu décroché et je ne sais toujours pas c'est quoi le secret de famille. Enfin, je crois que je sais ce qui s'est passé, mais je ne suis pas sûr si mon interprétation est bonne. Le dessin d'Alfred est encore une fois excellent. C'est un vrai plaisir pour les yeux ! J'adore particulièrement les couleurs qu'il utilise.

22/04/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai trouvé en Come Prima un road movie à la trame relativement classique. Deux frères qui se retrouvent après 10 ans, beaucoup de non-dits, de souvenirs douloureux du passé familial sur lequel le voile se lève petit à petit, des rancœurs, des espoirs... et l'ensemble du voyage jusqu'en Italie pour dénouer autant que possible ces liens et tenter de passer à l'étape suivante de leurs vies. La lecture est agréable et bien menée. Le graphisme ne m'a pas enthousiasmé du fait de son encrage trop rectiligne à mon goût, de ses décors un peu raides et d'un style d'ensemble que je trouve trop épuré. Mais la narration graphique est impeccable. Et les passages de souvenirs en bichromie sont assez plaisants pour les yeux. L'histoire est intéressante et j'ai apprécié sa fin plutôt heureuse. Mais je n'ai pas été captivé, probablement parce que je ne me suis pas vraiment attaché aux deux protagonistes et à leur histoire. Je dois aussi dire que je ne suis pas friand d'histoires de secrets de famille, d'autant plus quand l'auteur fait le choix de n'en dévoiler la trame que tout doucement, laissant le lecteur décrypter lui-même les faits au fur et à mesure des dialogues entre les deux frères, avec le fin mot seulement vers les dernières pages. En définitive, ce fut une bonne lecture mais rien d'inoubliable à mes yeux.

10/03/2014 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Ca alors, le prix du meilleur album à Angoulême ne semble pas déchainer les foules. Pourtant « Come Prima » est un excellent one-shot… Le concept du « road movie » n’est certes pas franchement original, mais l’intrigue est prenante et rondement menée, et la relation entre frères bien représentée. La présence de passages contemplatifs ajoute une certaine poésie à l’histoire, qui se lit relativement rapidement au vu du nombre de pages. La mise en image d’Alfred est remarquable, les trajets Alpins sont un véritable délice pour les yeux. Mon avis frise le 5/5, mais j’enlève un point pour le dénouement certes très joli mais un poil convenu. Un excellent moment de lecture, et un one-shot que je recommande chaudement !

03/03/2014 (modifier)