Les derniers avis (31976 avis)

Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Les Chroniques de Légion
Les Chroniques de Légion

Ah le mythe du vampire inspiré par ce grand roman gothique de Bram Stoker Dracula. C'est à l'adolescence que j'ai fait cette lecture dans la vieille édition Marabout. roman extrêmement moderne s'il en est par la forme surtout. Rendant hommage aux anciens tels Sheridan Le Fanu, Robert Louis Stevenson, l'histoire sous forme de correspondance s'appuie sur une recherche ethnographique assez pointue sur les us et coutumes des pays ou se situe l'action ( Amusant d'ailleurs de savoir que Bram stoker n'y a jamais mis les pieds ). On ne compte plus à ce jours les adaptations tant cinématographiques que littéraires qui se sont inspirées de l’œuvre originale. C'est peu dire si cette nouvelle version avec F.Nury au scénario et des dessinateurs de renoms pour l'épauler avait de quoi faire frémir d'impatience les fans du mythe. Or donc, je passe par des sentiments assez variés. Tout commence par l'explosion Lauffray qui dans ce genre est particulièrement à l'aise, on le sait depuis Prophet, Zhang Xiaoyu, vu dans Crusades est de son côté lui aussi une pointure, enfin Mario Alberti et Tirso ne sont pas en reste. Alors si l'on devait faire la fine bouche l'on dirait qu'il y a pléthore de talents et comme dit le dicton:" le mieux est parfois l'ennemi du bien", je veux dire par là que cette avalanche de planches pour l'ensemble de très bonnes factures aurait tendance à nous en mettre trop plein la vue. Deuxième point de chiffonnade le liant entre tout cela. Certes F. Nury est un scénariste de talent et la construction du récit est ce qu'elle est à savoir une succession de moments de la vie de Vlad et Radu. Cette absence de linéarité dans le récit est parfois difficile à appréhender, mais si l'on accepte ce parti pris les choses sont tout de même lisibles. C'est donc surement un brin nostalgique de mes lectures adolescentes que je ne peut m'empêcher de conseiller la lecture de cette série il est vrai point exempte de défauts mais il faut savoir passer outre et replonger avec délice dans ce mythe éternel.

12/04/2016 (MAJ le 12/04/2016) (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série The Grocery
The Grocery

Curieux des productions Ankama, The Grocery a fait dès sa sortie office d’OLMI, objet littéraire mal identifié. Car si Singelin ne m’avait guère impressionné avec l’opus le plus faiblard des trois histoires de Doggybags, son cursus et son univers ne m’étaient pas pour autant étrangers. Le fait de traiter un thème que j’affectionne par ailleurs sur d’autres médias comme le cinéma ou le petit écran par le biais d’une œuvre bigarrée avec des êtres tordus en guise de métaphore sur les guerres de quartiers populaires est suffisamment intriguant pour en faire l’impasse. Comme rapporté par Spooky dans son excellent avis à lire ci-dessous, il ne faut pas se fier au style faussement naïf et enfantin des dessins qui portent le scénario de cette chronique prévue en 3 tomes sous un éclairage nouveau et inédit. The Grocery du titre c’est la petite épicerie d’un quartier d’une cité américaine où se côtoient jeunes dealers et clodos spirituels. Un peu le centre d’un nulle part, dernier rempart social d’une communauté en sursis dont Elliott fera le trait d’union sans être non plus forcément le héros unique de cette chronique. Elliott, c’est le fils de l’épicier justement. Son petit gabarit et sa récente arrivée dans le quartier ne l’empêcheront pas de se créer rapidement des amis grâce à sa gouaille et à sa bonne humeur ambiante, un peu le « boy next door » que tout le monde aimerait avoir comme voisin. Il est cultivé et pourrait aussi très bien se contenter de ses bons résultats scolaires mais l’appel de la rue et de ses facilités ne le prive pas de quelques magouilles en bande avec Lefty, Sixteen et les autres copains du quartier. Puis il y a aussi cet ex G.I. revenu de la guerre du Koweït pour y retrouver un monde qu’il ne reconnait pas et à qui les subprimes ont tout volé… Tout cela pourrait en rester là si un psychopathe ne tenait pas à faire main basse sur le quartier de la façon la plus vile et la plus violente qu’il soit… Tout ce beau monde risque de « collapser » à un moment ou un autre… The Grocery c’est cela et rien d’autre finalement mais comme toute chronique sociale la série entière est passionnante à lire et on ne lâche pas le bouquin jusqu’à sa conclusion. Les dessins ont leur style et il est intéressant que les auteurs aient choisi le parti pris de ne pas représenter les protagonistes par des animaux mais des formes humanoïdes inédites et parfaitement identifiables à la fois. Les couleurs pastel sont superbes également et semblent faites à la main dans un style faussement amateur qui ravit les pupilles pour peu que l’on ne soit pas réticent à toute cette charte graphique. Il y a quelques beaux moments où la violence s'arrête ou prend des formes plus subtiles comme dans l'indispensable tome 0 relatant des histoires se déroulant "avant" et également dans la trame principale. On ressent plusieurs amitiés indéfectibles palpable mais on attend vivement la bombe mécanique ou humaine qui fera éclater le tout dans une mise en scène propre et impeccable dès la page suivante. Cette absence de manichéisme et ce panaché de scènes violentes face à quelques traits d’humour (les clodos et leurs réflexions m’ont rappelé le duo intello des tueurs de Sin City) fait la force d'un récit qui ose tout et beaucoup comme l’aménagement d'une "cloture" dès le troisième tome. Il faut reconnaitre à Singelin un certain talent pour rendre ses personnages atypiques plus réels que des humains et à Ducoudray une grande maitrise du découpage à la "The Wire" pour mieux disperser et réunir ses personnages… On sent une réelle empathie des auteurs pour TOUS leurs personnages, des principaux aux secondaires. Enfin la fin qui reprend avec succès une conclusion très célèbre d'une autre série marquante des années 90, "Six Feet Under" pour ne pas la citer marque d'un trait indélébile le mot FIN et imprime nos rétines de tous ces personnages pas fréquentables mais ô combien mémorables. Une grande oeuvre à lire et à relire. Merci à vous.

12/01/2012 (MAJ le 12/04/2016) (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Capitaine Mulet
Capitaine Mulet

Comparer Capitaine Mulet à Don Quichotte est d'une facilité dont je voudrais m'acquitter de suite. Si les deux héros sont aussi niais, on doit la folie de Don Quichotte à sa solitude et la nostalgie de sa jeunesse alors que Célestin Mulet est simplement... Niais ! Accompagné d'un abruti lui servant de second guère plus rusé, le Capitaine Mulet a pour mission d'explorer le vaste monde alors qu'il ne s'agit que d'un prétexte du bon Roy de France pour l'éloigner de la Cour où ses vieux calembours n'ont pas eu le succès escompté ! S'ensuit une vaste aventure le menant à l'autre bout du monde en terre inconnue de Fonculotte (je ris de l'origine réelle de ce pays) mais la quète pour le respect et la spiritualité ne s'arrêteront pas là et je vous promets bien du plaisir dans les voyages de cette fine équipe. Sophie Guerrive à la dérive ? Pas vraiment, cette jeune auteur a le sens aiguisé pour nous régaler la rétine par des dessins détaillés proche du style pictural moyenâgeux. Les dialogues et joutes verbales ne sont pas en reste tout en contrastant avec le monde réel auquel nos deux compères ne sont guère aguerris. Ce mélange d'absurde et de poésie est absolument délicieux. Ajoutez à cela une édition simplement parfaite et sublime et vous tenez entre vos mains une jolie pépite injustement méconnue. Ce Capitaine Mulet est là pour marquer et se faire remarquer.

12/04/2016 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Kairos
Kairos

Le récit commence comme le prologue d'Evil Dead 2, ce vieux classique où un couple part en week end dans une vieille cabane abandonnée dans les bois. Mais l'issue sera quand même différente, Ulysse Malassagne instaure une ambiance champêtre qui rappelle plutôt le début de Mon Voisin Totoro. Malgré les tensions présentes dans le couple Nills et Anaëlle avec un homme réservé fort amoureux et une demoiselle minée par les doutes de son couple, on aurait même aimé passer plus de temps dans la mystérieuse maison. Mais Ulysse Malassagne issu du domaine de l'animation (et ça va vite se voir), bouleverse les codes dès la première nuit par l'intrusion de dragons issu d'un monde parallèle par le truchement de la cheminée pour enlever Anaelle. N'écoutant que son sang froid, Nills profite de cette intrusion pour poursuivre les kidnappeurs et se retrouve lui-même dans un univers fantastique dont il ignore tout... y compris que Anaëlle est la future princesse Dragon de ce Royaume opprimé... Catalogué à tort dans la section jeunesse, le jeune auteur nous propose une course poursuite s'étalant sur 3 tomes aussi dynamique que futile. Dynamique car l'action ne s'arrête pas une minute et que la mise en scène est tout simplement prodigieuse de mouvements et d'un découpage proche du travail de Hugues Micol sur Romanji (3) ou Darrow sur Hard Boiled. Futile parce que tout cela a un prix, le sacrifice d'une histoire limpide qui sacrifie ses personnages sur l'autel de l'action et qu'on reprend la trame d'un jeu video et de son rythme. Enfin futile est peut-être exagéré car on comprend en quelques codes très facilement l'univers et ses enjeux. Le graphisme époustouflant est un hommage évident au studio Ghibli mais également à celui de Trondheim/Sfar pour Donjon donc ce Kairos se voudrait une extension non officielle. Son récit est bref mais violent et sans concessions. La fin en surprendra probablement plus d'un mais elle est parfaite même si j'aurais aimé quelques précisions supplémentaires sur certains personnages et leurs motivations. D'abord déçu par la brièveté de mon récit et sa conclusion abrupte, il m'a fallu quelques temps pour la digérer et m'en souvenir comme d'un moment inédit que j'aurais surement grand plaisir à relire. Disponible en 3 tomes ou en intégrale, il n'y a guère d'hésitation à avoir pour un moment de lecture intense et rythmé même si on ne réinvente pas l'heroic fantasy mais on la sublime comme un instant éphémère, cruel mais merveilleux. Ulysse Malassagne ira loin et ce Kairos au titre subtil en est l'éclatante carte de jeunesse.

12/04/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Babe My Love
Babe My Love

3.5 Un shojo vraiment sympathique qui met en scène un adolescent qui se retrouve chargé de prendre soin de sa cousine pour un moment. Bien que l'intrigue soit parfois prévisible, j'ai eu du plaisir à lire cette série. Les personnages sont franchement attachants et la petite cousine est vraiment mignonne. L'auteure sait bien gérer son scénario et je n'ai pas eu l'impression qu'elle en faisait trop au niveau des sentiments comme c'est le cas avec certains shojos que j'ai lus. Il y a des moments de tendresse sans qu'on tombe dans le gnangnan et il y a un bon mélange de situations sérieuses et moins sérieuses. J'ai bien aimé aussi comment l'auteure traitait certains sujets et cela peut donner une certaine idée de la pression sociale qu'on peut subir au Japon. Le dessin est sympathique et c'est le style que j'aime bien retrouver dans les shojos.

11/04/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Ligne de flottaison - Carnet de bord de ma croisière senior
Ligne de flottaison - Carnet de bord de ma croisière senior

Lucy Knisley est une jeune auteure américaine qui se retrouve un jour à accompagner ses grands-parents en croisière, sans doute le dernier voyage qu'ils accompliront jamais... Le récit est donc à la première personne, autobiographique, avec une jeune femme pragmatique mais tout de même un peu affolée devant la montagne de désagréments que risque de provoquer -et va provoquer- ce voyage... Mais rassurez-vous, le bateau ne va pas couler. Lucy va devoir gérer les pertes de mémoire, les fuites urinaires, les incompréhensions, le regard des autres... Elle passe par tous les états : la gêne, la peur de les perdre, la confusion, la colère... mais aussi les petites joies simples lorsque ses grands-parents lui répondent positivement, leur joie d'être ensemble, et avec elle. Le récit est émaillé par la lecture des mémoires de guerre du grand-père de Lucy, qui lui permettent de s'évader un peu... Son trait est très agréable, j'aime beaucoup. Quelque part, pas mal de personnes de la génération de Lucy peuvent se reconnaître dans cette histoire...

11/04/2016 (modifier)
Couverture de la série Fear Agent
Fear Agent

Au premier abord, Fear Agent est un bon gros space-opéra, bien bourrin, dans la lignée de Flash Gordon, mais en version modernisée. Le héros est un genre de Rambo de l'espace, avec la mâchoire carrée et le look viril qui vont avec (sauf qu'il a une combinaison spatiale bien ringarde, comme le veut la tradition). Il picole sec et se déplace dans la fusée de Tintin, laquelle essaie de le raisonner et lui parlant avec la voix de son ex-épouse. Le bestiaire alien est répugnant à souhait, et on ne peut s’empêcher de jubiler lorsque notre cowboy intergalactique extermine par paquets de douze des quadripodes à tête de méduses, des cerveaux roses gélatineux, des robots à cervelle en bocal ou des gros lézards voraces volants. Chacun de six albums regroupe plusieurs épisodes, qui se terminent par des coups de théâtre. Le procédé est un peu artificiel, sans doute, mais il maintient le lecteur en haleine. On nage en plein dans les codes du genre et les auteurs multiplient les scènes d'action pures, sans grand souci de vraisemblance, mais avec un enthousiasme communicatif. L'humour est inégal, cependant certaines situations sont franchement amusantes. Les dessinateurs semblent s'être bien amusés et créent une ambiance graphique soignée, multipliant monstres improbables et décors loufoques, sans céder à la facilité. Certaines planches sont même très belles, ce qui est rare dans ce genre de comics. Puis, peu à peu, l'histoire gagne en densité. Notre brute de l'espace est moins primaire qu'il n'y paraît et son passé le tourmente ; il souffre d'un terrible traumatisme lié à la perte de sa famille, et s'il se complaît dans l'ébriété, c'est pour échapper à ses souvenirs. Au point que lorsqu'il est projeté dans le passé, il se met en tête de le modifier afin de redonner un avenir plus radieux à l'humanité. Rude tâche, car il n'est ni malin, ni très doué et doit s'y reprendre à plusieurs reprises, avec des résultats pas toujours probants. Le récit devient alors assez complexe – paradoxes temporels obligent – et encore plus délirant mais les auteurs finissent par retomber sur leurs pattes et par lui donner une cohérence. Finalement, le ton très “premier degré” de cette œuvre cache une intrigue bien plus subtile que ce qu'en laisse entrevoir la lecture des premiers épisodes. Histoire foisonnante, Fear Agent est un modèle du genre, qui ravira les amateurs. Si vous appréciez les soucoupes volantes absurdes de Weird Science ou des Chroniques d'Extraterrestres de Devos, et les protozoaires baveux de Umbrella Academy, vous devriez adorer les deux gros volumes très soignés qui regroupent l'intégrale de Fear Agent ! Si vous préférez la science-fiction plus cérébrale, je vous le concède, il se peut que vous soyez déçu…

11/04/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Lesson of the Evil
Lesson of the Evil

C'est un thriller qui fait froid dans le dos. Cela commence de manière assez anodine sur le schéma du jeune professeur qui vient en aide aux élèves en proie à des difficultés de toutes sortes (harcèlement sexuel, brimades, discrimination...). Cela rappelle au début des titres comme GTO - Paradise Lost ou encore Gokusen. Par la suite, c'est le côté dark qui va primer. En effet, le premier tome ne dévoile rien de l'intrigue et de la face sombre de ce gentil professeur Hasumi qui va faire un carnage dans ce lycée. C'est un peu lent au démarrage mais les choses vont s'accélérer à partir du second tome. On va descendre dans une spirale meurtrière. La psychologie va avoir toute sa place dans ce microcosme qu'est l'école. Cela gagne en intensité au fur et à mesure de l'avancée des tomes. Je n'aurais qu'un seul conseil: méfiez-vous de ces professeurs qui jouent les bons samaritains. Ce n'est que de la graine de monstre !

10/04/2016 (modifier)
Par Jézus
Note: 4/5
Couverture de la série Live war heroes
Live war heroes

Super one-shot. Le scénario est brillant et assez complexe, surtout pour une bande dessinée de 54 pages. Le dessin est très élégant et les couleurs sont cohérentes et bien choisies. Live War Heroes est le nom de l'émission de télévision dans laquelle un citoyen lambda est choisi pour être envoyé sur une zone de guerre avec un commando de trois mercenaires. Le but étant de réaliser une mission humanitaire validée par l'ONUC, version futuriste de l'ONU. Le citoyen reçoit un million de dollar en échange de sa participation. Le tout est filmé en temps réel et diffusé sur internet. Le décor est posé. L'histoire est découpée en plusieurs chapitres qui sont aussi entrecoupés par des flashbacks. Il me semble d’ailleurs qu'il y a une erreur de date à la page 37. La scène est censée se passer le 15 septembre mais pour la cohérence du récit je pense qu'elle se déroule le 18 septembre. Le dessin sublime les scènes d'actions et de fusillades et nous absorbe dans l'histoire. Pour conclure : le scénario qui fait la part belle à l'action est plus compliqué qu'il n'y paraît. En effet, les auteurs en profitent pour critiquer la télé-réalité mais aussi le risque que des groupes financiers puissent autant influencer des gouvernements et déclencher des guerres. Bref c'est une réussite.

10/04/2016 (modifier)
Couverture de la série La Femme accident
La Femme accident

C'est le parcours houleux d'une jeune fille au pays des terrils de Flandre, un parcours douloureux, agité, accidenté et humain, un beau portrait de femme ancré dans un réalisme social difficile crédible. Je suis certain qu'un lecteur originaire de la région qui sert de décor à ce récit, sera plus sensible à cette Bd, on est toujours plus réceptif pour un décor qu'on connait et qu'on aime, j'en sais quelque chose. Mais ce récit m'a aussi intéressé par bien des points, des détails, des caractères, des personnages, en premier Julie à laquelle on s'attache. Normalement, ce genre de sujet est rébarbatif pour moi ; au cinéma, ça m'emmerderait grave, le banal, le fait divers ordinaire m'ennuient, mais là je ne sais pas pourquoi ni comment, ça passe grâce à la magie du support BD, peut-être aidé il est vrai par le très beau dessin de Grenson. Une véritable splendeur ce dessin. Depuis Carland Cross où il avait déjà un joli coup de crayon, j'ai suivi son évolution graphique, et je suis admiratif devant une telle application et sa finesse des visages féminins, surtout celui de Julie à différentes étapes de sa vie. Graphiquement, Grenson est au même niveau que sur les derniers Niklos Koda, mais il est clair que la couleur directe ajoute un plus ici sur la qualité et le soin de son travail. Ce qui est intéressant, c'est que Lapière laisse le lecteur décider du final en le mettant à la place du jury avec un verdict à rendre, au regard de tout ce qu'il a vu lors du déroulé de la vie de Julie et des épreuves qu'elle a subies, et ça se termine bien si l'on en croit l'épilogue sur Ayers Rock... trop bien ? bah après tout, l'espoir est permis, et je crois en la rédemption pour qui la mérite, et je crois que Julie en a assez bavé.

10/04/2016 (modifier)