Les derniers avis (31976 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Einstein
Einstein

Einstein a été le plus grand savant de tous les temps et aucune bd ne lui a consacré pour l'instant une biographie si on excepte La Vie d'Einstein traité de manière humoristique par Goossens. Oui, enfin le mythe semble être décrypter pour notre plus grand plaisir. J'ai accueilli plutôt favorablement cette démarche de la part des auteurs. Encore fallait-il que cela ne soit pas traité de manière trop académique. On en est loin car cela va au-delà même si c'est traité par chronologie. On arrive à comprendre le sens de la vie de cet homme exceptionnel pour la science. Rien ne sera négligé entre les affaires familiales et ses théories scientifiques. Certes, le ton sera à la légèreté et parfois à l'humour. Mais il fallait bien faire passer la complexité de l'homme et de ses trouvailles qui ont marqué le XXème siècle. Quand un homme arrive à se surpasser, il crée toujours des jalousies. Il faut toujours faire attention de ne pas pulvériser certains records de peur d'être vilipendé par une foule hostile. C'est ce qui est malheureusement arrivé à ce pauvre Einstein du fait qu'il était d'origine juive. Cela peut arriver dans d'autres domaines. C'est la même idée. Cependant, j'admire ces hommes qui vont jusqu'au bout de leur rêve.

09/04/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Old Pa Anderson
Old Pa Anderson

L'association Hermann père-fils n'avait pas produit des oeuvres assez marquantes depuis une quinzaine d'année. Or, depuis quelque temps, il y a une nette amélioration notamment dans le scénario. On part pourtant sur une intrigue des plus basiques mais elle est menée comme il faut. On est loin du chef d'oeuvre mais cela devient tout à fait satisfaisant. J'adhère enfin ! Le thème est encore celui de l'inégalité homme blanc et noir au sein des Etats sudistes. Il faut dire que la justice était à double tranchant dans ces états ségrégationnistes et racistes. Cette histoire de vengeance pourrait être un banal fait divers mais il prend tout son sens dans un tel contexte. j'ai également bien aimé les témoignages compilés en fin d'album qui décrivent très bien l'état d'esprit des années 50 dans le sud des USA. Hermann a enfin été honoré par la profession en 2016 lors du festival d'Angoulême comme pour réparer une certaine injustice liée à la reconnaissance. C'est d'ailleurs ma première lecture d'oeuvre publiée cette année-là. Cela commence fort !

09/04/2016 (modifier)
Couverture de la série Perico
Perico

En tant que titre inaugural d'une nouvelle collection consacrée au polar, ce tome 1 d'un diptyque très réussi possédait une couverture assez terne qui ne me donnait pas tellement envie de m'y coller, malgré des couleurs jaune et noire qui faisaient un clin d'oeil à la célèbre Série Noire. C'est un polar au ton noir très réussi dans la mesure où à partir d'éléments très classiques, il parvient à revitaliser le genre de façon magistrale ; il ne renouvelle rien mais le scénario utilise les ficelles et des figures attendues de ce type de récit, de manière virtuose sans jamais ennuyer le lecteur. De plus, l'approche du contexte des nuits cubaines (juste avant la révolution castriste) est conforme à la réalité de cette époque et m'a rappelé le beau film de Sidney Pollack, Havana réalisé en 1990. Le scénariste assemble divers éléments (un jeune déphasé, une belle salope, des tueurs violents, un caïd mafieux cubain, quelques victimes, des références ciné) au sein d'un décor très évocateur et superbement rendu par Berthet, dans une époque en pleine ébullition et en y mêlant quelques personnages réels, tels Batista en dirigeant ultra corrompu, ou Jimmy Hoffa, patron du plus puissant syndicat de camionneurs des Etats-Unis qui devait son élection à la mafia. J'aime beaucoup cette ambiance avec un rythme et une progression qui s'accommodent d'un road movie à travers Cuba puis les Etats-Unis jusqu'à L.A., c'est remarquable. On peut juste regretter les limites et les contours de certains personnages pas complètement exploités, de même que le final m'a un peu déçu, moi j'aurais pris le fric et me serais cassé à toute pompe... sinon c'est un récit palpitant qui permet à Berthet de livrer un dessin d'une pureté sans tâche. Depuis Le Privé d'Hollywood où son trait était déjà très bon, il atteint ici une maturité exceptionnelle avec une stylisation de la Ligne Claire, et surtout une interprétation totalement nostalgique des décors US dans les bagnoles, les enseignes, les motels, les édifices divers et les paysages, bref tout ce qui constitue la mythologie américaine des années 50. Les cadrages très larges magnifient tout ceci, c'est quasiment immersif, on s'y croirait, ça m'a rappelé aussi pas mal de films de cette époque qui exploitaient tout ce clinquant rétro. Du bel ouvrage.

08/04/2016 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Darwin's Game
Darwin's Game

Au départ une idée peu originale avec une impression de « déjà vu » notamment dans le très bon Battle Royale et également revisitée dans les séries de type King's Game par exemple. Ici l’histoire débute le jour où s’affiche un lien sur le portable du personnage principal avec ces quelques mots : « rejoignez le Darwin’s Game » ; et quand bien évidemment il active ce lien. S’en suit une lutte pour sauver sa vie au cours de ce jeu où les points gagnés rapportent de l’argent, beaucoup d’argent... Pour se défendre, le jeu attribue à chaque participant et de manière aléatoire un pouvoir qui doit permettre à chacun de résister à la pression de la sélection « naturelle ». Alors, réchauffé ? Oui mais c’est extrêmement bien fichu ! Le scénario est très prenant et le dessin quant à lui de bonne facture. L’histoire est haletante, on y trouve des batailles, du suspens, des retournements de situation, bref c’est efficace et ce récit me rend toujours aussi captif après 8 épisodes. J’espère que la suite ne me fera pas mentir et ne s’éternisera pas trop. Pour l’instant je vous conseille sa lecture.

08/04/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série L'Héritage d'Emilie
L'Héritage d'Emilie

L’Héritage d’Emilie est une série plutôt singulière. En effet, Florence Magnin s’amuse à faire cohabiter différents genres littéraires : fantastique, science fiction, mythologie celtique. Et ça marche ! Le rendu graphique est impressionnant. Les dessins et la colorisation sont magnifiques. Mais c’est surtout l’originalité de l’univers de la série qui m’a frappé. L’histoire est agréable et bien menée même si la multiplication des genres la rend parfois difficile à suivre. Les influences sont nombreuses et habilement utilisées dans le récit. L’univers littéralement enchanteur et foisonnant, créée par Magnin, est le gros point fort de la série qui vaut le détour. L’Héritage d’Emilie est une réussite !

07/04/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série The Time Before
The Time Before

Il n'y a rien de plus casse-gueule pour un auteur, romancier ou scénariste de BD que de vouloir s'attaquer aux voyages temporels. Certains s'y sont cassé les dents mais d'autres ont su habilement se dépatouiller de ces histoires d'allers retours. C'est bien évidemment ici le cas et de manière magistrale qui plus est. En plus d'un habile récit sur le retour en arrière pour modifier le passé, Cyril Bonin, sans prendre l'axe du super héros interroge son héros et nous même sur la vacuité de changer les choses pour un soi disant mieux être. C'est intelligent sans effets lourdingues le tout au fil d'une narration maîtrisée avec un background new-yorkais magnifié par un dessin aux tons pastel du meilleur effet. Au final un album intelligent sans esbroufe qui laisse un sentiment de calme, une sorte de sérénité, sans être mollasson. Du bel ouvrage en somme.

07/04/2016 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Ambre blanc
Ambre blanc

Voici une série très intéressante et instructive pour tout passionné du moyen-âge qui a malheureusement été abandonnée. Elle retrace les événements conflictuels opposant le peuple flamand au roi de France qui trouvera son point d’orgue en la bataille dites des éperons d’or qui a toujours un impact aujourd’hui. En effet, le 11 juillet, jour anniversaire de la bataille, a été choisi comme date de la fête annuelle de la communauté flamande de Belgique … Cette bataille entretien aussi des amalgames pour en faire des relents de scission du pays côté flamand (suprématie de la Flandre sur la Wallonie francophone). Bref, laissons de côté nos problèmes communautaires pour se focaliser sur le récit. La narration est riche d’informations historiques et est un témoin de la vie de tous les jours à l’époque. La rigueur des faits historiques semble donc de mise. Le chapitrage de la série en assignant une saison à chaque opus est à la fois originale et cohérente sur le plan narratif. Chaque tome commence donc par la même planche déclinée au fil des saisons (voir la galerie). Dommage que l’été n’ait pas pointé le bout de son nez pour apporter une conclusion à ce récit passionnant. Côté dessin, Christian Verhaeghe propose un dessin précis et esthétique dans une veine purement réaliste. C’est du bel ouvrage malheureusement sanctionné par un abandon de la série. Cette série aurait mérité être reprise par un autre éditeur.

07/04/2016 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Alors ça c’est un bel hommage doublé d’un très bon western ! Je n’ai jamais été un grand fan des auteurs qui reprennent à leur compte les personnages d’autres confrères car le résultat n’était souvent (pour ne pas dire jamais) à mon goût. Ici Matthieu Bonhomme se réapproprie le personnage tant sur le plan du dessin que du scénario et y apporte également quelques notes qui rappellent les grands films du genre. Cet album aux ambiances plus sombres (donc tourné vers un public plus âgé que l’original) mentionne quelques touches d’humour et arrive à surprendre presque à chaque page. J’ai adoré cet album et ne peux que vous engager à l’acquérir. J’ai lu l’album couleur et celui en noir et blanc. Je dois dire qu’il y a vraiment une différence entre les deux. J’ai personnellement acheté l’album en Noir et Blanc qui apporte un vrai plus aux ambiances (même si sa couverture est pour moi moins réussie et que son prix est un peu plus élevé).

07/04/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Le Reste du monde
Le Reste du monde

Tout d'abord le dessin qui hormis la réserve faite par d'autres concernant les visages nous propose des planches assez magnifiques de la nature dans tous ses états avant et après un séisme. La colorisation souvent en teintes pastel et du plus bel effet, les cadrages et certaines perspectives vraiment grandioses. Après il y a le récit en deux parties, la première n'étant qu'une longue mais nécessaire exposition des personnages principaux, du contexte et décrivant une nature bucolique, voire la maison dans la montagne. Dans un deuxième temps les sinistrés réunis au village tentent de s'organiser et les premiers comportements "déviants" commencent à apparaitre. La nature humaine reprend ses droits. De manière subtile l'auteur nous montre l'arrivée de sentiments comme l'envie, la colère, l'impuissance face aux évènements, la résignation chez certains et des comportements plus lâches chez d'autres. Comme Erik dans son avis j'attends la suite avec un enthousiasme certain mais mitigé, je redoute en effet que ce survival ne tombe dans le fantastique, j'en veux pour preuve le survol du village par ces deux hélicoptères et qui ne s'arrêtent pas. ( ça sent le virus militaire ou l'expérience qui a foiré) Pour autant la lecture est plus qu'agréable les personnages provoquent l'empathie et l'ensemble est divertissant.

06/04/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Buffalo Runner
Buffalo Runner

Comme les autres posteurs, j’ai été conquis par le dernier album de Tiburce Oger. Les dessins sont magnifiques et l’univers de ce far West du 19ème siècle très sombre est littéralement immersif. L’intrigue n’est pas en reste. Le procédé narratif est classique : un vieux tueur de bison raconte toute sa vie à coup de flash back. Mais c’est diablement efficace car l’album est passionnant de bout en bout. Derrière le récit du Buffalo Runner, c’est toute l’histoire de l’ouest des USA qui est narrée : la guerre avec les Indiens, le massacre des bisons, la Frontier ou la Guerre de Sécession. Et ça fonctionne vraiment bien. Petite et Grande histoire s’entremêle habilement. Buffalo Runner est un western de très grande qualité !

06/04/2016 (modifier)