Perico

Note: 3.55/5
(3.55/5 pour 11 avis)

Perico s'ouvre sur le meurtre d'un Américain à la sortie d'un casino de La Havane, à Cuba en 1958, quelques mois avant la révolution castriste. L'incident met le chef de la pègre locale, Santo Trafficante, et le président Batista sur les dents...


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Perico s'ouvre sur le meurtre d'un Américain à la sortie d'un casino de La Havane, à Cuba en 1958, quelques mois avant la révolution castriste. L'incident met le chef de la pègre locale, Santo Trafficante, et le président Batista sur les dents... Et le jeune Joaquin comprend rapidement que, ayant voulu aider son frère, il trempe désormais dans une bien vilaine histoire ! Reste à comprendre pourquoi cet assassinat crée tant d'agitation dans un pays où les règlements de comptes sont monnaie courante... Corruption, mafia, Cuba, jolies filles et suspense... une série qui inaugure une nouvelle collection de bandes dessinées, dédiée aux histoires noires : Ligne noire.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Février 2014
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus

Couverture de la série Perico © Dargaud 2014
Les notes
Note: 3.55/5
(3.55/5 pour 11 avis)
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31/01/2014 | Ro
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Par Solo
Note: 3/5
L'avatar du posteur Solo

Franchement bon, complètement efficace. Le ton de la course-poursuite tient en haleine sans que les auteurs ne se précipitent pour dérouler l'intrigue. On entre dans un environnement connu, très exploités dans les films et la littérature. Mais que voulez-vous, je suis le cœur de cible de ce genre de fictions où l'on nous fascine de la mafia. Comme c'est bizarre. L'univers fictif se veut réaliste en incluant quelques personnages historiques comme Fulgencio Batista, chef d'état cubain durant les années 50, et Fidel Castro, leader de la révolution cubaine à cette époque. Y'en a peut-être d'autres. Réaliste aussi pour le côté très terre-à-terre, puisque l'on suit un mec normal qui n'a pas d'ambitions particulières (ce qui est sûrement contraire à 99% des fictions du genre). Dommage de ne pas avoir donné un peu plus de profondeurs à ce niveau d'ailleurs, c'aurait été encore plus captivant. L'ambiance année 50 me plaît bien dans cette BD. Graphiquement, c'est comme l'écriture : succinct, clair, net, sans bavures... et très beau! J'ai toujours été friand de cette colorisation chaude et crépusculaire. Ca me fait agréablement rappeler les créations de Brüno. Les ombres aussi m'y font penser. Le style du dessin recherche par contre davantage d'esthétisme. Tout ça me plaît énormément. On a un casting habituel super efficace. Le personnage principal n'a pas un charisme fou de base et je peine à lui en trouver vraiment malgré son évolution. L'écriture est réussie, on a quand même droit à certaines répliques bien trouvées, notamment les derniers phylactères du récit. C'est un final un peu facile mais je ferme le T2 en me disant que c'est réussi. J'aime beaucoup les couvertures. S'il manque ce petit supplément d'âme pour élever ma note, une patte graphique franche ou une audace scénaristique, cela n'empêche en rien d'affirmer que c'est une histoire très convaincante, bien foutue. Elle plaira aux amoureux du genre polar et mafioso, dont je fais partie.

29/04/2022 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

En tant que titre inaugural d'une nouvelle collection consacrée au polar, ce tome 1 d'un diptyque très réussi possédait une couverture assez terne qui ne me donnait pas tellement envie de m'y coller, malgré des couleurs jaune et noire qui faisaient un clin d'oeil à la célèbre Série Noire. C'est un polar au ton noir très réussi dans la mesure où à partir d'éléments très classiques, il parvient à revitaliser le genre de façon magistrale ; il ne renouvelle rien mais le scénario utilise les ficelles et des figures attendues de ce type de récit, de manière virtuose sans jamais ennuyer le lecteur. De plus, l'approche du contexte des nuits cubaines (juste avant la révolution castriste) est conforme à la réalité de cette époque et m'a rappelé le beau film de Sidney Pollack, Havana réalisé en 1990. Le scénariste assemble divers éléments (un jeune déphasé, une belle salope, des tueurs violents, un caïd mafieux cubain, quelques victimes, des références ciné) au sein d'un décor très évocateur et superbement rendu par Berthet, dans une époque en pleine ébullition et en y mêlant quelques personnages réels, tels Batista en dirigeant ultra corrompu, ou Jimmy Hoffa, patron du plus puissant syndicat de camionneurs des Etats-Unis qui devait son élection à la mafia. J'aime beaucoup cette ambiance avec un rythme et une progression qui s'accommodent d'un road movie à travers Cuba puis les Etats-Unis jusqu'à L.A., c'est remarquable. On peut juste regretter les limites et les contours de certains personnages pas complètement exploités, de même que le final m'a un peu déçu, moi j'aurais pris le fric et me serais cassé à toute pompe... sinon c'est un récit palpitant qui permet à Berthet de livrer un dessin d'une pureté sans tâche. Depuis Le Privé d'Hollywood où son trait était déjà très bon, il atteint ici une maturité exceptionnelle avec une stylisation de la Ligne Claire, et surtout une interprétation totalement nostalgique des décors US dans les bagnoles, les enseignes, les motels, les édifices divers et les paysages, bref tout ce qui constitue la mythologie américaine des années 50. Les cadrages très larges magnifient tout ceci, c'est quasiment immersif, on s'y croirait, ça m'a rappelé aussi pas mal de films de cette époque qui exploitaient tout ce clinquant rétro. Du bel ouvrage.

08/04/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un bon polar, bien carré, et mené au bout en deux albums, sans rallonge inutile ni fioriture, ce qui n’est déjà pas mal du tout ! Certes, rien de très original dans l’intrigue, qui est plutôt classique, mais c’est quand même un diptyque intéressant, avec une course poursuite à travers les Etats-Unis menée tambours battants. Le personnage de Sean aurait pu être un peu plus machiavélique (je m’attendais en tout cas à plus d’entourloupe de sa part). J’ai juste été un peu déçu par la fin, un peu brutale, peut-être un peu bâclée, je ne sais pas. En tout cas, voilà une série à laquelle les amateurs de polars noirs doivent s’intéresser.

02/10/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Le terme est sans doute galvaudé mais c'est le premier qui me vient à l'esprit après le lecture de cette BD : vintage. Tant dans le trait utilisé que dans les couleurs très typées années 50. Couleurs chaudes et finalement plutôt bien adaptées au Cuba d'avant Castro. Pour ce qui est du scénario, la mécanique est parfaitement rodée avec certains archétypes du polar de ce temps là, les seconds couteaux, la belle dangereuse et vénéneuse à souhait. Tous les codes du road-movie sont appliqués à la lettre et il ne faut donc pas chercher une originalité grandiose à cette histoire, mais ça fonctionne bien et procure un sentiment de lecture fort plaisant. Qu'il est bon parfois de se laisser balader. Pour les amateurs de polars c'est à lire, les autres y trouveront de quoi les contenter, le contexte Cubain du début est dépaysant.

09/08/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'aime bien le polar et c'est pour cette raison que j'ai lu cette bande dessinée. J'aime le dessin. Il donne une ambiance de chaleur au récit et cela tombe vient vu que l'action se passe à Cuba et dans le sud des États-Unis. En revanche, je trouve le scénario moyen. Le scénariste a assez de talent pour rendre son scénario efficace et pas ennuyeux, sauf que je ne l'ai pas trouvé palpitant. Ça commence pas mal lorsque l'action se passe à Cuba, mais dès que le héros et la garce qu'il aime vont au États-Unis, le scénario devient une course poursuite sans surprise. Le héros est sans charisme, les tireurs stéréotypés et la femme est vraiment chiante. Il y a la fin que je trouve bonne, mais cela ne suffit pas à rendre le scénario mémorable à mes yeux.

05/07/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J’avoue ne pas vraiment aimer ce graphisme ligne claire qui fait vieux jeu. Cependant, je lui ai trouvé beaucoup de charme et d’exotisme. C’est comme si le dessinateur avait pu vaincre mes réticences en offrant une palette graphique assez agréable à regarder. Les personnages sont beaux et facilement reconnaissables. Le récit est très fluide : on comprend vite les enjeux. J’ai bien aimé le cadre et l'ambiance de ce Cuba avant la révolution castriste. La guérilla a déjà commencé par l’envoi de 10000 soldats pour les mâter mais on sait que l’histoire en décidera autrement. Les capitalistes ont peur de cette atmosphère de fin de règne. C’est surtout la mafia et la pègre qui tirent les ficelles dans une société totalement corrompue. Et vu le contexte, la mafia préfère retirer ses billes. Les rats quittent toujours le navire. Dans ce tumulte, nous suivons le parcours d’un jeune serveur qui va rencontrer une femme assez venimeuse qui rêve d’être actrice à Hollywood. Il aurait dû se méfier. Cependant, la beauté peut empoisonner les existences. S’en suivra une folle course-poursuite à travers les USA de Miami à Los Angeles. Au final, le scénario colle à merveille au dessin. C’est un diptyque sur un mode road-movie très réussi.

10/02/2015 (modifier)
Par Pierrick
Note: 4/5

J'ai pris plaisir à lire cette série en grande partie grâce au dessin. Celui-ci reflète parfaitement la moiteur des bars cubains et la tension politico-sociale latente. Le scénario est lui aussi prenant et rappelle un épisode du "Parrain 2" en traitant des relations entre la pègre locale, la pègre américaine et le pouvoir en place à cuba. Le personnage de Joaquin est touchant. Malgré son jeune âge, il tentera, tout au long de l'histoire, de profiter de l'occasion qui s'offre à lui sans perdre de sa lucidité sur la fatalité de sa condition humaine. J'espère pouvoir lire prochainement d'autres histoires dans cette collection!

01/11/2014 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur herve

Avec les noms de Berthet & d'Hautière, je ne pouvais passer à côté de cet album qui inaugure une nouvelle collection "Ligne noire", constituée de one shot de polar (sauf pour cet opus), chez Dargaud. Pari réussi, en tout cas. Avec son style très ligne claire, Berthet nous offre de splendides planches. En outre, les couleurs de Dominique David donnent à cette histoire un ton plus réaliste. (Sur la série Nico, les couleurs étaient plus flashies) Quant à Hautière, il nous a concocté un bon polar, sur fond de révolution cubaine et de rêve américain, avec une fausse garce qui mérite vraiment le détour. Cette rencontre, qui n'a rien d'explosif mais qui est assez maitrisée des deux côtés, entre Joaquim, modeste serveur, et Elena, arriviste avant tout, est très bien servie dans ce premier opus. Scénario et dessin sont en parfaire symbiose pour cet album. Classique mais efficace. A lire évidemment

04/03/2014 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

D’emblée on est séduit par l’élégante ligne claire et les couleurs vives et chaudes de ce polar vintage, dont l’action se déroule entre Cuba et le sud des Etats-Unis dans les années 50. Le fait de situer l’histoire quelques mois avant l’arrivée de Fidel Castro confère à l’ouvrage un caractère historique sans pour autant en faire un plaidoyer politique, et ne peut s’expliquer que pour les besoins du scénario. En effet, Cuba à cette époque n’était encore que la poule de luxe exotique des Etats-Unis voisins, sorte d’appendice sulfureux du rêve américain. Fidel Castro n’avait pas encore tiré le rideau de fer qui allait mettre sous cloche le pays pendant plusieurs décennies, sans doute le prix à payer pour éradiquer toutes les tares d’un capitalisme queutard à pompes en croco, accro à la « perico » (la cocaïne en argot cubain). Quant aux rutilantes limousines, magnifiquement dessinées par Philippe Berthet, elles n’étaient pas encore devenues les reliques tenaces d’un passé clinquant et faussement glorieux. Cette série noire, plutôt classique et très léchée dans la forme, bénéficie d’un scénario parfaitement huilé au suspense haletant. Signé du prolifique Régis Hautière, il joue sur le contraste entre le quasi tout-puissant baron de la drogue Señor Trafficante et le jeune Joaquin issu des quartiers pauvres, qui doit fuir avec une valise de biffetons aussi encombrante qu’émancipatrice, le faisant passer brutalement de l’adolescence à l’âge adulte. Preuve indéniable de l’objectif atteint, on referme le livre avec l’envie de connaître la seconde partie de ce diptyque.

23/02/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Perico nous propose une intrigue policière des plus classiques. Trop classique, serais-je tenté de dire tant les pages ont défilé sans jamais me surprendre. Tout d’abord, nous retrouvons le principe de la valise pleine de dollars dérobée à la mafia lors d’un transfert entre la même mafia et un politicien corrompu. Ensuite, nous est offert en guise de héros un jeune homme naïf, impliqué dans ce vol à son corps défendant. Il n’aura bien vite d’autre choix que la fuite. A ses trousses, trois chasseurs. D’une part un duo formé (vous n’allez pas en croire vos yeux) d’un grand costaud amateur de batte de base-ball et d’un petit sec plus cruel qu’un enfant ayant à sa disposition une salière et une limace (et si vous ne voyez pas ce que je veux dire, donnez donc à un enfant armé d’une salière la possibilité de jouer avec une limace). D’autre part (et à nouveau, quelle surprise !) le chasseur solitaire, méthodique et obstiné, patient mais bien décidé à ne pas laisser s’échapper sa proie. Bien entendu, pas de polar sans pin-up. Une chanteuse, ça vous convient ? Un peu pute sur les bords, c’est mieux ? Franchement garce sous ses faux airs, c’est bon ? L’époque ? Et bien optons pour les années 50. Le lieu ? Ahh, un peu d’originalité avec ce cadre de Cuba… et puis non, retour rapide vers les USA pour ce qui s’annonce être une traversée d’Est en Ouest du continent. Vous avez dit classique ? Ceci dit, la narration n’est pas mauvaise (même si elle manque parfois de nervosité), le dessin est agréable, la mise en page est soignée, la colorisation est chaude. Ce récit « coule tranquillement » et ses 64 pages n’ont rien de roboratif. C’est juste que, d’un bout à l’autre, c’est sans surprise… On commence même par un petit flashforward, c’est dire ! A ne réserver qu’aux grands amateurs du genre.

20/02/2014 (modifier)