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Garrigue

Note: 3.14/5
(3.14/5 pour 22 avis)

Dans le Sud, une station-service. Deux hommes se croisent par hasard. La surprise est de taille pour l’un des deux lorsqu’il reconnaît cet autre client. Face à cette situation incongrue pour lui et pris de panique, il prend la fuite mais l'autre le prend en chasse et finit par l’assassiner.


Corbeyran Ecole Emile Cohl En Provence...

Dans le Sud, une station-service. Deux hommes se croisent par hasard. La surprise est de taille pour l’un des deux lorsqu’il reconnaît cet autre client. Face à cette situation incongrue pour lui et pris de panique, il prend la fuite maisl'autre le prend en chasse et finit par l’assassiner. Ellipse, 10 ans plus tard. Un homme, Martial, la cinquantaine, ancien gendarme, découvre par hasard dans la cave de son meilleur ami décédé (Rémi), des documents (carte d’identité, permis de chasse et port d’arme) appartenant à un homme inconnu de lui. Il se souvient que c’est dans cette cave que Martial, Rémi et deux autres complices fomentaient leur combine pas très réglo mais plutôt rémunératrice.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Mai 2008
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Garrigue

13/05/2008 | pol
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L'avatar du posteur Agecanonix

Une chose est sûre, c'est que le début et à peu près tout le tome 1 ne dévoilent juste que ce qu'il faut, Corbeyran prenant bien garde de ne pas verser dans le prévisible et le récit téléphoné. L'idée de départ est bonne, et jusque là, ça fonctionne, effectivement tout ce tome est bon, mais lorsqu'on connait le dénouement, on se dit que cette fin est complètement con, tout en ayant à l'esprit que ça sort des sentiers battus. Au début, je me disais que c'était un polar atypique, et puis un peu avant la fin, on devine que ça peut virer au règlement de comptes entre amis, au bain de sang attendu ; et puis non, c'est un final auquel je ne m'attendais pas du tout, mais je le trouve totalement stupide, très plat, insignifiant, cassant l'espoir d'une fin plus burnée ou plus subtile, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps, l'impression que Corbeyran se foutait de la gueule du lecteur ou alors qu'il avait une grosse panne d'inspiration. Par moments, on s'y perd un peu avec toutes ces dates, mais surtout c'est mou, c'est lent et doté de séquences sans trop d'utilité, jusqu'à ce final qui ne cadre pas avec le début, je n'arrive pas à comprendre pourquoi Martial raisonne comme il le fait et pourquoi il se sacrifie ainsi, alors qu'il n'était pas dans le secret de ses amis, il donne à leur soi-disant trahison un côté excessif. Seul le dessin de Berlion m'a plu, il y va d'un joli trait en couleurs directes à mi-chemin entre Stalner et J.F. Charles, un dessin appliqué très différent de celui qu'il adopte sur Tony Corso, qui donne un vrai cachet à ce récit. Dommage que Corbeyran qui peut être capable du meilleur comme du pire, ne se soit pas mis à sa hauteur.

23/01/2015 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
L'avatar du posteur PAco

C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cette série, et j'en ressors avec un gros "mouais, mouais, mouais... tout ça pour ça..." Car si le début de ce diptyque est tout bonnement excellent (je ne connaissais pas le pitch avant d'attaquer ma lecture), la suite traine en longueur, s'étiole et se clos par une résolution d'enquête qui ne m'a pas convaincu plus que ça. Du coup, le contraste entre les attentes suscitées par l'entrée en matière et la fin du récit explique ma déception en refermant cette série. Dommage car le dessin d'Olivier Berlion est agréable même si ce n'est pas un style que j'apprécie particulièrement (le réalisme et moi, c'est pas fusionnel :P ). Alors, oui, on passe un moment sympathique, tant par ce dessin agréable à l’œil que par l'ambiance et les personnages qu'on nous campe d'emblée. Mais la chaleur ambiante de cette garrigue aura sans doute eu raison du coup de harpon de départ pour nous endormir doucement au fil des pages...

05/09/2014 (modifier)
Par fab11
Note: 3/5

En voyant le nom des auteurs de cette Bd je m'attendais à beaucoup mieux. C'est sûr que le très prolifique Eric Corbeyran m'avait habitué à des scénarios aussi originaux que variés. D'ailleurs Châteaux Bordeaux sa dernière série en cours est très intéressante. Par contre Garrigue ne me laissera pas un souvenir impérissable, même si je l'ai lu d'une traite. Effectivement cette série se lit très vit , ce qui peut être un avantage comme un inconvénient. L'histoire démarrait plutôt bien, mais elle a presque failli m'ennuyer avant même le deuxième tome. Corbeyran nous entraîne dans une enquête sur un meurtre menée par un gendarme qui ne fut pas toujours honnête durant sa carrière, mais qui veut tout de même savoir si ses copains d'enfance ne sont pas pires que lui. Ouais bof le scénario est quand même un peu léger, n'est-ce pas ? J'espérais mieux de ce scénariste car cette banale enquête ne m'a pas emballé et d'après ce que j'ai pu lire sur ce site je ne suis pas le seul. Le dessin est par contre agréable et réussi. J'apprécie beaucoup le style d'Olivier Berlion car en général je ne suis jamais déçu par celui-ci. Son dessin m'avait déjà interpellé dans la série Tony Corso ou plus récemment dans La Lignée (même s'il n'était pas le seul dessinateur dans les quatre tomes que compte cette série). Je conseille malgré tout la lecture de ce diptyque aux fans de polars à la française, par contre l'achat est à mon avis dispensable. Essayez de l'emprunter à la bibliothèque.

10/12/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
L'avatar du posteur DamBDfan

Cette série est une très bonne surprise. L'histoire est bien foutue avec des personnages charismatiques auxquels on s'attache très vite. Certaines scènes procurent une émotion certaine (la relation entre Martial et Jeanine) et l'atmosphère générale est prenante (la chaleur de la garrigue, pour un peu on s'y croirait). Le dessin et les couleurs directes de Berlion sont superbes. A lire.

16/07/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5
L'avatar du posteur McClure

BD achetée sur les conseils de ma libraire et semi déception. La narration est excellente et on suit lentement mais sûrement et avec le bon rythme il me semble, l'évolution de ce polar. Par contre, l'histoire en soit est trop peu intéressante. On se retrouve du coup avec un suspens très bine mené mais qui ne mène à rien. C'est vraiment trop léger et presque inintéressant. Le personnage principal, ancien gendarme, semble complexe (et bourré de complexes) mais c'est vite éludé, on passe très (trop) vite sur ses fêlures, et on n'en retiens qu'un côté droit dans ses bottes mais sans trop y croire, surtout lorsqu'il va jusqu'à l'auto accusation d'un meurtre qu'il n'a pas commis alors même qu'il semble de plus en plus détester ses comparses et il est totalement incompréhensible qu'il leur fasse ce cadeau. Le dessin, sans être "raté", me laisse un goût trop "amateur", non maîtrisé. Certaines proportions, principalement sur les physionomies (regards etc) ne collent pas. Pas mauvais, mais je pense que l'achat était dispensable.

02/02/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Un polar qui n'est pas dénué d'intérêt. La narration est bonne et après une introduction spectaculaire j'avais envie de savoir la suite, sans que ça me captive totalement, quoique. C'est un peu confus au début, mais très vite je comprenais ce qui se passait. Un peu trop même parce que vers la moitié du deuxième tome j'ai tout compris de ce qui s'était passé et donc j'ai perdu de l'intérêt pour le récit. Je ne vois pas trop ce qu'il y a de passionnant à lire des conclusions que j'avais déjà devinées. Sinon, le dessin est pas mal et j'aime bien l'utilisation de la couleur. Cela donne une atmosphère que j'ai trouvée en harmonie avec l'histoire.

22/05/2012 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

J'ai bien aimé ce diptyque alliant un bon polar et un dessin de qualité. Corbeyran construit un récit avec de multiples allers-retours temporels autour de la vie de 4 hommes dans le sud de la France, Rémi, Frantz, Dédé et Martial. Ils sont associés dans des affaires pas très légales pour se faire du fric, mais l'une de ces arnaques tourne mal. C'est bien fait, par contre j'ai eu un peu de mal à suivre le jeu des flash-backs m'obligeant à revenir en arrière pour revoir les dates indiquées. En plus j'ai l'impression qu'il y a au moins une erreur : à un moment Dédé veut pousser Martial, un gendarme plutôt réservé, à dévoiler son jeu vis à vis de Jeannine en lui disant que s'il ne le fait pas il voterait Front National aux prochaines élections dans 3 ans. Or on est en 1998 d'après ce qui nous est indiqué, si bien que les élections prenaient place en 2002, soit dans 4 ans et non pas 3. Bref, ça m'a un peu gâché le truc, mais cela reste très bon et j'ai lu les 2 tomes à la suite poussé par l'envie de connaître la fin.

19/06/2011 (modifier)

Voici un diptyque qui ne m’a pas convaincu ! Concernant le dessin, Berlion a certes du talent, mais, personnellement, je n’aime pas son style. C’est comme ça ! :P Par ailleurs, le récit est loin d’être palpitant. Que c’est mou !!! :O [SPOILER] Avant d’entamer ‘Garrigue’, je connaissais déjà l’idée de départ (un type croise quelqu’un qu’il est censé avoir tué quelques années plus tôt). Je ne me rappelle pas du tout où j’ai lu ça, mais ma lecture était donc déjà franchement gâchée par le manque de surprise à la base… Les relations entre les différents membres de l’association de malfaiteurs m’ont en outre semblé exagérément peu crédibles, alors qu’elles se révèlent d’une importance capitale lors du dénouement. Parlons-en d’ailleurs de la chute ! En gros, le gendarme retraité fait un **** nerveux, non pas parce que ses petits copains sont des assassins, mais parce qu’il n’était pas tout à fait intégré dans la bande par ces derniers ! :?) [/SPOILER] En refermant le deuxième tome, j’étais ravi... ...de pouvoir passer à autre chose !!!

28/06/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Un bon petit polar, qui bénéficie du savoir-faire de deux artistes accomplis. Au scénario Corbeyran ficelle une intrigue solide, bien servie par une narration à la première personne. Le procédé est loin d’être original mais, à mes yeux, c’est l’un des plus efficaces qui soit tant il favorise l’empathie et l’immersion. De plus, nous, lecteurs, avons vu certaines choses que le héros ignore, et même si nous ne comprenons pas dès le début tous les tenants et aboutissants de ces scènes (où serait le suspense, dans le cas contraire ?), il est assez jouissif de voir ce flic ripoux à la retraite démêler le sac de nœuds auquel il est confronté. Au dessin, Olivier Berlion réalise un travail plus sobre qu’à l’accoutumée. C’est toujours d’un très haut niveau (surtout au niveau de la colorisation) mais il me donne le sentiment d’avoir moins été inspiré par cet univers très viril (même s’il comprend quelques seconds rôles féminins). Quoiqu’il en soit, son trait reste d’une lisibilité sans failles et sert très bien le scénario. Mieux qu’un simple « pas mal » mais manquant un peu d’originalité pour sortir du lot, ce diptyque devrait ravir tous les amateurs de récit policier avec peu d’action et beaucoup d’ambiance.

23/04/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
L'avatar du posteur Pasukare

J'adore le trait de Berlion, je l'ai découvert dans Histoires d'en ville et encore apprécié dans les premiers tomes de Sales mioches ! et je ne me lasse pas de son style et en particulier de sa mise en couleurs qui est d'une authenticité et d'une luminosité incroyables. Ici encore, j'en ai pris plein les yeux : ce n'est pas parfait, je regrette parfois que les contours des visages ne soient pas moins appuyés, mais pour le reste c'est très réussi. Au scénario, Eric Corbeyran, dont je connais assez peu la production en fin de compte, nous a concocté un petit polar bien ficelé et surtout, construit de telle manière qu'il est bien difficile de décrocher avant la fin. Les sauts dans le temps entre les différentes époques sont bien choisis et millimétrés juste comme il faut. Le tome 2 nous donne les clés au compte-goutte et fait progressivement la lumière sur cette mauvaise rencontre. J'ai beaucoup aimé le personnage de Mathias, ex gendarme un peu pourri sur les bords, et le fait que ses pensées et interrogations constituent la partie narrative de l'histoire. Les autres personnages masculins sont un peu moins charismatiques et marquants mais constituent une palette de sales types tout à fait crédible. Une bonne surprise empruntée à la bibliothèque mais que dont je n'aurais sans aucun doute pas regretté l'achat !

11/10/2009 (modifier)