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L'Héritage d'Emilie

Note: 3.3/5
(3.3/5 pour 37 avis)

Une aventure trépidente pour cette jeune femme sortie tout droit du moulin-rouge. Que se cache-t'il donc derrière le chateau Hatcliff au fin fond du Connerama en Irlande, terre de toutes les légendes ?


Iles Britanniques La BD au féminin

Année 1801, un homme que l'on croyais mort refait surface et créait le chateau Hatcliff dans le Connemara. 1923, Emilie est danseuse au Moulin rouge, suite à une représentation un homme vient lui faire des propositions, celle-ci se refuse à lui et se fait virer du cabaret. Un avocat lui annonce son héritage d'un chateau en Irlande. Elle décide de partir sans en savoir plus. L'avocat lui a remis une montre et le journal de son oncle défunt un siécle et demi plus tôt. Arrivé dans le village proche du domaine Hatchiff Emilie se loge à l'auberge mais les rumeurs courent sur le chateau puis elle est recceuillie par un groupe de romanichels. Le lendemain matin ils la déposent devant les grilles du chateau occupé par d'étranges personnages.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2002
Statut histoire Série terminée 5 tomes parus
Couverture de la série L'Héritage d'Emilie

11/03/2002 | Ottonegger
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Par Jérem
Note: 4/5

L’Héritage d’Emilie est une série plutôt singulière. En effet, Florence Magnin s’amuse à faire cohabiter différents genres littéraires : fantastique, science fiction, mythologie celtique. Et ça marche ! Le rendu graphique est impressionnant. Les dessins et la colorisation sont magnifiques. Mais c’est surtout l’originalité de l’univers de la série qui m’a frappé. L’histoire est agréable et bien menée même si la multiplication des genres la rend parfois difficile à suivre. Les influences sont nombreuses et habilement utilisées dans le récit. L’univers littéralement enchanteur et foisonnant, créée par Magnin, est le gros point fort de la série qui vaut le détour. L’Héritage d’Emilie est une réussite !

07/04/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Séduit par la découverte du travail de Florence Magnin sur Mary la Noire, j'ai voulu découvrir ses autres travaux. D'emblée, en tournant les pages du tome 1, la beauté stupéfiante de son dessin et des tons de couleurs m'ont sauté aux yeux. Son dessin a pris une forme extraordinaire depuis Mary la Noire, il est plus clair, plus lumineux, sensuel, tout en restant illustratif, avec des décors incroyables et certaines cases remplies de petits détails ; il transcende cette histoire fantastique et lui donne beaucoup de caractère. L'univers au ton celtique englobant le mystère, la magie, l'onirisme, les légendes enfouies dans cette Irlande fascinante est si plaisant que dès ce tome 1, on est conquis, si bien qu'à la fin, ça donne envie de continuer, l'auteure ayant amorcé quelque chose d'indicible. Mais hélas, ce qui avait débuté par du rêve poétique, se complique un peu dès le tome 3, et de plus en plus dans les albums suivants. Le récit devient confus, avec ce mélange hétéroclite de mondes et de divers aspects fantastiques ; j'étais perdu et parfois ne comprenais pas grand chose, si bien que le dernier tome m'a fait décrocher, d'autant plus que ce tome 5 va à toute vitesse. Est-ce pour compenser une lenteur du début ? je ne sais pas, mais j'ai trouvé dommage que l'ensemble se saborde ainsi. J'avais l'impression que Magnin voulait regrouper toutes les facettes du fantastique, le traitement final s'en trouve affecté par ce procédé trop chargé, sans compter un épilogue peu convaincant. Cependant, je ne met pas une note négative car sur la globalité, je trouve cet imaginaire très riche. Et surtout, le dessin magnifie tout cela, il est vraiment merveilleux, certaines grandes cases sont décoiffantes, des cadrages et des mises en page audacieuses, la colorisation... tout ceci laisse un peu pantois, c'est des atouts importants. La seule chose que je regrette, c'est que F. Magnin n'ait pas choisi un traitement de son histoire un peu plus simple. Je pense que j'aurai du mal à relire cette Bd.

18/03/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Une évidence s'est très vite imposée à moi à sa lecture : Florence Magnin a un talent énorme. "Vieille" routarde de l'illustration (notamment en fantasy), il est évident qu'elle est très attirée par les décors brumeux (donc britanniques), les périodes un peu naïves, rêveuses ; ainsi en atteste une bonne partie de ses planches, aux dominantes vertes et bleues, symbolisant l'espoir et le rêve. En tous les cas, c'est comme cela que je le ressens, car ce sont mes couleurs préférées. Et qu'importe si elle fait des erreurs de perspective ou de proportions ici ou là, on est envoûté par ces tons lumineux. De même pour le scénario, on suit les traces d'Emilie pour parvenir à ce château dont elle hérite, traversant les légendes de l'ancienne Angleterre, avec ses fêtes païennes et ses personnages énigmatiques. Après la lecture du tome 2, l'empreinte rétinienne persiste : c'est vraiment très beau. L'ensemble baigne dans une ambiance onirique vraiment unique. Ce tome 2 pose encore plus de questions que le 1, et l'attente n'en est que plus grande ! La lecture du tome 3 ouvre encore plus de perspectives... Magnin multiplie les pistes, ouvre l'appétit, et prouve (une fois de plus) qu'elle est capable de tout dessiner merveilleusement. La lecture des tomes 3 et 4 permet d'affiner encore l'avis... "L'Héritage d'Emilie" échappe à bien des classifications, puisque la série oscille entre conte, fantasy, fantastique avec des morceaux de SF dedans... Mais après la (re)lecture de l'ensemble, le constat est clair : c'est globalement beau, le traitement des couleurs est curieusement irrégulier, et... je n'ai au final pas compris grand-chose. Je pensais en avançant dans l'histoire que les zones d'ombre trouveraient leur explication au fur et à mesure, mais l'assemblage des briques par Florence Magnin ne donne au final... qu'un pan de mur, avec des trous.

11/05/2004 (MAJ le 14/06/2014) (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Première oeuvre de Florence Magnin de lue me concernant et je suis d’emblée séduit par le talent graphique de celle-ci. Les planches valent surtout le coup d’oeil pour la mise en couleur qui est tout simplement magnifique. Les origines d’illustratrice de cet auteur sont clairement palpables. Par contre, je serai plus mitigé concernant son talent narratif. Certes, c’est bien écrit et agréable à lire. L’histoire se laisse donc suivre tout en gardant son petit lot de mystères mais je trouve qu’elle manque de relief. L’essence de ce récit me fait penser à Balade au bout du monde. Toutefois, le talent de Florence Magnin ajoute une touche de poésie bienvenue. MAJ de 2013 En 2005, la lecture des deux premiers tomes m’avait laissé sur une bonne impression (comme beaucoup d’ailleurs !). La lecture de la série entière est l’occasion de mettre à jour mon avis. Ayant parcouru les avis ci-dessous avant d’entamer la lecture, je savais à peu près à quoi m’attendre. Et je dois dire que le glissement fantastique vers SF entamé dès le 3e opus ne m’a pas choqué outre mesure. Il s’imbrique même fort bien avec les 2 premiers tomes en ajoutant une dimension supplémentaire au récit. Les motivations de chacun se font jour progressivement et sans heurt et ne sont pas capillotractées (ce dont j’avais un peu peur). Par contre, le rythme lent des premiers opus s’accélère brusquement dans le dernier tome en usant allègrement d’allers-retours spatiotemporels où chacun essaie de sauver sa peau. Bref, la confusion règne. Le final brouillon me laisse donc un peu sur ma faim. Côté dessin, c’est très esthétique et détaillé. Je trouve toutefois les décors plats car trop lisses, trop propres. A titre d’exemple, les contours du manoir sont trop rectilignes, comme si dessinés avec la latte d’un architecte. Bref, assurément de belles planches mais qui manquent d’âme … Finalement, aucune série de Florence Magnin ne m’aura convaincu, si ce n’est Mary la Noire. Et encore, c’est certainement mon intérêt pour la flibusterie et la qualité des illustrations qui m’ont porté car le final est un peu rude. Bref, j’ai l’impression d’un talent gâché … On ne s’improvise pas scénariste, mieux vaut se faire écoler.

12/01/2005 (MAJ le 24/10/2013) (modifier)
L'avatar du posteur Little Miss Giggles

Mouais... j'ai été étonnée en voyant que 2 personnes avaient mis "culte" à cette série. Mais j'ai vite compris après avoir lu ces avis qui ont été mis après les 2 premiers volumes de la série. Si toute la série avait été du niveau de ces 2 premiers volumes, j'aurais certainement mis un 4/5 mais malheureusement l'histoire chute déjà dans le 3ème. Ca devient vraiment du grand n'importe quoi et j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à terminer les volumes 4 et 5. Je suis allée jusqu'au bout en espérant une fin digne du début mais c'était vraiment le foutoir. On avait l'impression que Florence Magnin avait trop d'idées qu'elle a absolument voulu toutes mettre dans sa BD, peu importe si le mélange était un peu trop lourd. Et malheureusement pour moi, même si je trouve le dessin de Florence Magnin très beau, lumineux et très détaillé, il ne l'est pas assez à mes yeux pour sauver un scénario assez catastrophique. Les 5 volumes sont partis dans la caisse de BD à revendre...

17/04/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Fanfan Villeperdue

Nous voilà plongé dans un récit à l'imaginaire foisonnant, aux dessins magnifiques. Le récit mélange des éléments venant de plusieurs genres différents, mais curieusement cela ne m'a pas dérangé, au contraire. Peut-être est-ce la somptuosité du dessin qui permet de faire le liant dans tout ça. Je conseille l'achat : on relira cette histoire avec plaisir, autant pour remettre en place les pièces du puzzle scénaristique que pour se délecter des superbes planches de Florence Magnin.

08/08/2012 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue boy

Florence Magnin est sûre de son talent, et généreuse aussi. Du coup, elle se surpasse et nous en met plein les mirettes avec ses univers merveilleux, et c’est vraiment très agréable à regarder. Si le dessin n’a rien d’exceptionnel tout en restant agréable, sa virtuosité en matière d’aquarelle produit un résultat véritablement féérique. Mais une telle démonstration finit par avoir les défauts de ses qualités, l’auteur veut tellement donner qu’elle a tendance à partir un peu dans tous les sens, égarant le lecteur avec un scénario parfois confus et lourdaud, avec moult allers-retours temporels, où des mondes fantastiques s’entrecroisent jusqu’à frôler le kitsch grotesque d’une fête foraine, dans un genre de Grand Huit à vous filer la nausée : On passe de Star Wars au Nom de la rose, en passant par le Seigneur des anneaux, Dracula, Les Aventuriers de l’arche perdue, Voyage au centre de la Terre, et Alien version plante carnivore... Du coup, on en vient à regretter la simplicité de L’Autre Monde, qui avec un univers « unique » (et tout aussi enchanteur) mais surtout plus cohérent, suffisait à nous faire rêver. Il n’y a toutefois pas lieu de cracher dans la soupe, et cet « Héritage » est plutôt de bonne tenue, mais d’après moi l’histoire tend à s’essouffler tout au long de ces cinq tomes ambitieux, se diluant dans une sorte de rêve éveillé où le scénario frôle la surcharge, privé de rebondissements assez forts pour nous tenir en haleine. Je reste donc mitigé, car d’un côté je trouve qu’on ne peut que ressentir de l’émerveillement mais de l’autre, l’intrigue parfois poussive a provoqué chez moi quelques bâillements... Impossible du coup de dire si un tome est meilleur qu’un autre…

08/05/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
L'avatar du posteur Miranda

Je suis d’accord avec tous ceux qui n’ont pas trop apprécié la série, c’est un mélange des genres assez indigeste. J'ajouterais que personnellement le personnage d’Emilie m’a tapée sur les nerfs, agaçante et capricieuse. Elle hérite d’une maison somptueuse alors qu’elle est fauchée et à cause d’une toute petite contrariété elle veut rentrer chez elle et laisser en plan son héritage, cela arrive au début de l'histoire et c'est mal barré pour que j'apprécie la lecture, ce genre de personnages fait partie de ceux que j'ai envie d’encastrer dans le mur. Elle n’a pas l’air non plus très étonnée de toutes les choses fantastiques qui arrivent autour d’elle, encore une fois elle donne envie qu'on la secoue. Finalement c‘est le côté science-fiction qui m‘a le plus plu, mais c‘est aussi le moins développé et qui arrive trop tard. La série est beaucoup trop longue, trois tomes auraient suffit, malgré que le dessin fabuleux de l’auteure soit toujours un plaisir pour les yeux. J’attends donc la prochaine production de Florence Magnin et je me console avec son sublime L'Autre Monde.

05/09/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

J’ai emprunté « L’Héritage d’Emilie » à un ami ayant été conquis par le dessin de Florence Magnin dans « L’Autre Monde ». Du point de vue graphique donc, c’est toujours très joli. Le style Magnin est là. C’est coloré, détaillé et le découpage est efficace. Je suis tout de même moins emballé que par les dessins de « L'Autre Monde ». Je trouve le tout plus figé et les couleurs moins réussies, plus flash. Cela reste tout de même excellent. Les personnages m’ont ennuyé. Je ne me suis pas attaché à eux. Emilie m’agace par son attitude indépendante et je sais tout. Les autres personnages sont transparents. Le scénario part bien dans le premier tome. On se dirige alors vers une aventure fantastique tout à fait alléchante mêlant légendes et contes celtiques. Par la suite, comme cela a déjà été dit, les styles se mélangent et pas toujours adroitement. De plus, je pense qu’un rythme plus intense et deux tomes auraient été suffisants pour faire de « L’Héritage d’Emilie » une bonne bande dessinée. Seulement voilà, il y a cinq tomes et une narration trop lente. Après « L'Autre Monde » que j’ai adoré, j’en attendais peut-être trop… Une bonne bande dessinée est un savant mélange de bons dessins et d’un scénario solide. Quand l’un fait défaut, la magie a du mal à prendre… Je ne recommande donc pas l’achat.

28/09/2009 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Je trouve le dessin de Magnin magnifique. Et « le destin d’Emilie » ne faillit pas à la tradition. Tant le trait que la couleur sont d’une grande élégance. Les éléments baroques sont somptueux, les décors envoutants, tout est parfait. Voilà ! Ca, c’est dit. Passons au scénario. Kén brol, mes p’tits fi (ndt : quelle affaire, mes amis). Cela démarre par un héritage dans le Paris des années ’20, vire rapidement à l’étrange, au fantastique (c’est ma partie préférée) avant de multiplier les styles. Onirique, sciencefictionnesque, fantastique, historique (?), légende locale. C’est du tout et du n’importe quoi. Pourtant, chaque élément pris séparément est une bonne idée en soi. Mais le tout mis ensemble ressemble aux tiroirs de la commode de mon fils 5 minutes après que je lui ai demandé de ranger sa chambre. Tout y est mais pas sûr que je puisse m’y retrouver. Comme Gaston, j’ai eu du mal avec le côté « science-fiction » de la série et mon intérêt a chuté après le troisième tome. Une série à rallonge, nourrie de trop d’éléments disparates qui, après un très bon départ, m’a finalement fort déçu. Reste le dessin, magnifique et envoutant. Mais, est-ce suffisant ?

20/02/2009 (modifier)