L’album a longtemps fait le buzz, et a aussi trôné dans les rayons de certains supermarchés (ceci s’explique par ce buzz bien sûr, mais c’est quand même assez étonnant eu égard à la densité d’informations proposée : ça n’est pas une « lecture détente » !).
J’ai pu le lire récemment, et confirme une bonne partie des qualités qui en ont fait un succès critique et médiatique. Mais je pointe aussi un certain nombre de défauts – qui dans une certaine mesure expliquent aussi ce succès médiatique selon moi.
Tout d’abord je dois dire que le dessin de Blain, moderne, simple, se révèle très fluide et efficace, agréable. L’absence du gaufrier traditionnel le rend plus libre, et le résultat est très bon dans ce domaine, ça aide à faire passer tous les chiffres et autres infos distillés à forte dose par Jancovici.
Justement, ces chiffres, ces infos, sont amenés le plus souvent de façon pédagogique et claire, resituant le contexte, développant risques, avantages et inconvénients, en n’hésitant pas à manier l’humour pour faire passer des propos scientifiques. De plus, cette lecture peut tout à fait pousser à la réflexion dans plein de domaines de la vie quotidienne, et c’est déjà un succès.
J’en arrive maintenant à ce qui m’a gêné. J’ai trouvé que, dans le dernier tiers, le plaidoyer pro domo pour présenter le nucléaire comme l’évidente solution à la plupart des problèmes bien trop manichéen, il manque ici la nuance et la rigueur qui ailleurs étaient plus marquées.
Quid de l’approvisionnement (voir ce qui se passe au Niger) ? Les chiffres du nombre de morts consécutif à la catastrophe de Tchernobyl sont clairement sous-estimés (quid des milliers de morts parmi les « liquidateurs » ?). Jancovici part du principe, asséné, que Fukushima ou Tchernobyl ne peuvent arriver en France. Peut-être. Mais si cela « arrivait », qui se sacrifierait pour « limiter la casse » ? Cela mérite au moins un débat éclairé entre les citoyens, ce qui n’a jamais été le cas en France !
Par ailleurs, il élude complètement certains enjeux, sur l’extraction des matières premières (uranium, mais aussi d’autres), avec leurs conséquences environnementales, l’exploitation de populations pauvres, et ne pousse pas très loin l’hypothèse de la décroissance. Notre modèle de société n’est qu’à peine écorné : que se passe-t-il si les populations des pays pauvres veulent vivre comme nous ? est-ce supportable ? Comment concilier les exigences des pays pauvres et des pays riches ?
Bref, une lecture exigeante, mais que j’ai trouvée intéressante. Mais la dernière partie m’a moins convaincu, et m’a laissé l’impression d’une rigueur partielle et partiale, c’est dommage.
Grâce à Christophe Blain, les nombreuses informations autour de l'énergie sont claires et faciles à comprendre, même si j'étais un peu perdu après avoir lu les 192 pages d'une traite. Je suis content que la BD possède des oeuvres qui approfondissent l'écologie, l'énergie, et notre futur en général. J'ai pris pas mal de notes, parce que j'ai appris des choses malgré ma passion du sujet, mais aussi parce que certains propos m'ont paru très douteux.
Noyées dans la masse des 192 pages, des affirmations étranges ne sont pas développées (l'utilisation d'une grande quantité d'énergie n'est pas vraiment remise en question, puisque Jancovici, pro-nucléaire, propose une décroissance accompagnée par une augmentation de 20% de nucléaire, ce qui encourage à tout sauf la décroissance...).
En fait Jancovici tombe dans des travers rhétoriques assez grotesques. Il met en face de lui le journaliste sympa qui pose les bonnes questions
- Mais monsieur, et Tchernobyl ?
- Les centrales d'aujourd'hui sont mieux conçues, ça n'arrivera plus... donc le nucléaire c'est bien ! (sous-entendu dans la construction de la page)
Les gens ont peur du nucléaire, mais en fait ils exagèrent... donc le nucléaire c'est bien ! (à chaque fois cette conclusion, juste parce qu'il a enfoncé des portes ouvertes en combattant quelques idées reçues, tout en évitant de parler de l'emplacement des déchets).
Bref, des tas de raccourcis rhétoriques qui viennent soudainement entacher sa précision scientifique dans le domaine de l'énergie. Clairement, il y a deux Jancovici, celui qui parle de notre avenir, et celui qui parle du nucléaire.
Pour être clair, j'ai appris des choses intéressantes sur le nucléaire, mais j'ai senti une différence de ton, et bien sûr, la mise en scène suit.
Parlons de l'aspect BD : rien de spectaculaire, à part la planche de fin peut-être. Ça fait très "blog imprimé" un peu comme les notes de Boulet, même si certaines idées de mise en scène sont frappantes. Et c'est là que ça me pose problème. On parle de science, de notre avenir, et on se retrouve avec des situations comiques et caricaturées dignes de Charlie Hebdo (pour la caricature, pas l'humour). C'est bien de vulgariser, mais on s'échappe complètement du sérieux scientifique du discours, pour se plonger dans le dessin dans des comparaisons approximatives. Les chiffres sont clairs, mais les dessins extrapolent, exagèrent et simplifient. L'humour au prix de la précision, est-ce que ça valait le coup ? La légèreté, au prix de l'objectivité ?
Un exemple:
"Il faut choisir ses inconvénients" en dessous, on voit des cloches avec un déchet nucléaire, et à côté...le CO2. Encore à côté, l'espace. Encore à côté, l'atteinte à la biodiversité.
Vous l'aurez compris, le nucléaire est magique, ne prend aucune place, ne consomme aucun gramme de CO2...je suis très remonté contre ces dessins naïfs et manipulateurs.
Jancovici passe beaucoup de temps à nous vanter le nucléaire, mais pas une seule bulle pour les habitants de Bure qui ont vécu un enfer pendant des années avec de l'espionnage quotidien et un creusement forcé pour mettre sous leurs pieds les déchets nucléaires de toute une génération. En nous disant que l'accident est impossible, alors que c'est déjà arrivé aux USA dans un site souterrain.
Pour quelqu'un d'aussi calé en énergie, ç'aurait été pas mal d'écrire au moins une phrase sur la fusion nucléaire.
Quid de l'énergie ? Ne peut-on concevoir une décroissance sans augmentation du nucléaire ? Est-on dépendant de l'énergie à ce point ? J'ai changé profondément mes habitudes, je suis végétarien, je chauffe à 19 degrés, je prends que les transports en commun, je ne prendrai plus jamais l'avion... est-ce que tout ceci était dur ? Non, ça n'a quasiment rien changé à mon quotidien. C'est ridiculement facile. La seule justification du nucléaire, c'est le capitalisme. Si on veut poursuivre le régime capitaliste jusqu'au bout, alors oui, il nous faut du nucléaire. Mais est-ce vraiment ce qu'on veut ?
J'ajoute que je trouve particulièrement malsain l'omniprésence médiatique de Jancovici. Est-ce la seule personne qui a des connaissances en énergie ? Où sont les autres sons de cloche, les autres créateurs ? Aurélien Barreau a un point de vue totalement différent, ça serait pas mal de l'adapter aussi.
C'est plus une critique politique que BD, mais la BD l'exige. Je recommande quand même pour se faire son propre avis. La première moitié est neutre.
J’ai trouvé le début de l’album un peu ennuyeux, mais ça n’a pas duré. Car, rapidement, le témoignage s’avère intéressant.
J’ai lu cet album en octobre 2023, c’est-à-dire peu de temps après l’attaque meurtrière du Hamas sur Israël, et le déluge de bombe qui a suivi (qui continue au moment même où j’écris ces lignes) sur les Palestiniens de Gaza, alors que les colons, en Cisjordanie en profitent pour accélérer la chasse aux terres palestiniennes.
Cet album n’est pas exempt de défauts, mais il est intéressant car il montre, au travers de l’exemple d’un Palestinien, l’absurdité et l’horreur de la situation, et le fait – reconnu par l’ONU – qu’Israël commet régulièrement des crimes de guerre, dans l’indifférence générale. En cela le long entretien avec Alain Gresh en fin d’album resitue bien le contexte et le problème palestinien sur la durée.
L’autre intérêt vient du discours du personnage que nous suivons. Qui n’est pas manichéen, et qui tente d’entrevoir la possibilité d’un dialogue avec « l’autre ».
Tuer des civils, parce que Juifs (ou Israélien d’ailleurs), comme l’a fait le Hamas récemment est bien sûr odieux et condamnable. Mais la lecture de cet album (comme de nombreux documentaires, du Monde diplomatique, voire de certaines déclarations de l’assemblée générale ou du Conseil de sécurité de l’ONU) montrent bien qu’une paix ne sera possible qu’en mettant clairement tout le monde devant ses responsabilités. Il y a un colonisateur et un colonisé, on ne peut les mettre sur le même plan. Dire ça et critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme. Le Hamas peut aussi être vaincu en lui coupant l’herbe sous le pied, il aura moins de volontaire pour grossir ses rangs si les Palestiniens entrevoient un espoir d’amélioration durable de leur situation : traiter les gens comme des humains, pour qu’ils se comportent comme tels…
Comment ne pas comprendre, une dizaine d’années après les faits relatés dans cet album, que la situation a empiré, le « mur », les destructions de maisons, les vols de terre, la colonisation accélérée au mépris du droit international gangrènent la région. Cet album est aussi intéressant pour le propos mesuré qui y est développé. Est-il encore possible aujourd’hui ?
Alors, c’est sûr, on a là un album qui n’intéressera que les passionnés du sujet, car la partie « intrigue » de la BD est assez pauvre je trouve. Mais je ne regrette pas ma lecture.
Note réelle 3,5/5.
Mardon est un auteur qui commence à avoir une importante bibliographie, et je dois dire que ses histoires sont souvent intéressantes, comme c’est le cas ici.
Le personnage central est insupportable une bonne partie de l’album : égoïste, grande gueule, fêtard et dragueur cherchant avant tout à « coucher » avec toutes les femmes, plus ou moins artiste, habitué des boîtes de nuit, etc… Pas vraiment le type de personne qui m’attire a priori.
Puis il gagne en consistance en même temps qu’il gagne en maturité, lorsqu’il est confronté à des décisions fortes (maladie de son père, s’engager ou pas avec une femme).
La narration est fluide, et les personnages sont crédibles, ancrés dans un réel, un quotidien qui parle aux lecteurs. Comme le dessin, on joue la carte de la simplicité, et globalement ça marche.
J’avais déjà lu Les Poils avant, mais je sors quand même déçu. Car ma médiathèque ne possède pas Le Dernier homme. Et, contrairement à ce qu’indique la fiche, on a plutôt affaire ici à une histoire en deux tomes, la dernière page appelle clairement une suite, et on ne sait pas comment tout ça va « finir ». Une fin frustrante donc, mais la lecture de l’album est sympathique. Si d’aventure je tombe sur « Le dernier homme », je le lirai à coup sûr.
Une petite ville des États-Unis, Blackwell, où la sorcellerie n'est pas considérée comme un crime. C'est dans cette seule bourgade que les sorcières peuvent vivre sans se cacher. Loin de notre imaginaire, elles ne ressemblent pas à de vieilles femmes solitaires cachées au fond d'un bois, au nez crochu, au chapeau pointu sur la tête et une baguette magique à la main. Au contraire, elles sont jeunes, belles, modernes et ont un statut privilégié.
L'inconvénient de ce comics, c'est l'intrigue, cette enquête pour retrouver une jeune fille disparue est très légère et j'aurais aussi aimé en savoir un peu plus sur ces sorcières coupées du monde, ne pouvant quitter Blackwell, une prison aux murs invisibles. C'est bien dommage car Véra Greentea avait su créer un monde imaginaire intéressant et captivant.
Je découvre Yana Bogatch, également connue sous le nom de "Cosmic Spectrum" sur internet où elle crée des tutoriels de dessin qu'elle partage sur Grumroad.
Pour une première œuvre, elle a fait très fort. Ce qui saute aux yeux, c'est l'esthétisme et l'atmosphère que dégage son dessin, il sied à merveille au récit en lui apportant une touche gothique, bien aidé par une colorisation dans les tons sombres et fantomatiques. Les personnages sont réussis, les visages expressifs et les décors soignés. Du très bon travail.
Une lecture rapide malgré la pagination importante qui ravira principalement les adolescents.
Pourtant assez fan du travail de Jean Dytar que j'avais découvert avec le merveilleux Florida ou encore le malicieux Les Tableaux de l'ombre, j'avoue être resté sur ma faim avec cet album.
Ce ne sont pourtant pas les somptueuses planches qui composent les 144 pages de cet album qui m'ont déçu, loin de là ! J'adore en prime cette période créatrice de cette fin XIXe, que ce soit en littérature ou en peinture... Alors ? Ba je ne sais pas... Le récit de ce trio de poètes maudits qui va se chercher, s'écharper voire se perdre a tout pour captiver son lectorat... mais pschiiit... sans comprendre pourquoi la magie n'a pas opéré. Je suis resté en spectateur distant de ces relations décousues et ambivalentes qui au fil des années qui s'égrainent finiront tout de même par accoucher de ce mystérieux recueil "Illuminations" écrit par Raimbaud.
C'est vraiment dommage, car j'ai l'impression d'être passé à côté de ce récit ; reste le plaisir intact du dessin impressionnant et de sa mise en couleur qui rend parfaitement hommage à l'époque et à ces trois grands poètes que sont Verlaine, Rimbaud et Nouveau.
Œuvre d’un auteur srilankais, cette biographie de Bouddha s’est avérée plaisante à lire et assez instructive pour quelqu’un qui, comme moi, ne connaissait rien de la vie de ce guide spirituel.
Le découpage est aéré et divise le récit en de courts chapitres chronologiques. Nous découvrons ainsi sa vie alors qu’il n’est encore qu’un jeune prince (Siddhartha Gautama) puis vient le temps de la remise en question, de la recherche de réponses jusqu’à l’illumination. La dernière partie du récit se centre sur les années durants lesquelles il va enseigner puis, enfin, le retour auprès de sa famille et la décision d’ouvrir sa religion aux femmes.
Très clair, le récit est bien adapté à un large public et peut être lu par de jeunes lecteurs. Le ton est profondément révérencieux. Bouddha y est montré dans toute son humanité, avec une très généreuse grandeur d’âme et une empathie jamais démentie. En ce sens, ce manhua se rapproche d’autres bandes dessinées religieuses qu’il m’a été donné de lire dans le passé : c’est très bienpensant ! Pas déplaisant mais sans aucune remise en question.
Le dessin de Sachi Ediriweera est agréable à l’œil et bien mis en valeur par une colorisation qui se limite à trois teintes dominantes.
Honnêtement, dans le genre, c’est bien fait. L’avantage de ce récit, par rapport à d’autres œuvres qui se consacrent à Bouddha, est que nous avons droit à une biographie complète en un volume relativement vite lu et adapté à un large public. Libre à lui d’approfondir par la suite.
PS : j'adore l'idée que ce récit, qui nous parle tout de même d'un personnage qui a renoncé à la richesse et estime que le désir est la source de la souffrance, soit l'œuvre d'un designer qui travaille pour de grandes marques (et de surcroit installé à Dubaï).
Nunuche est un recueil de gags centrés sur la relation entre une petite fille et son chien nouvellement adopté. C’est gentil, mignon, parfaitement adapté pour un jeune public.
Bien sûr, ce genre de thématique a déjà été très souvent exploité et il est difficile d’échapper à la comparaison avec Boule & Bill, mais cette série s’en démarque par sa modernité et sa fraicheur. Aux commandes, une dessinatrice et un scénariste qu’il ne faut plus vraiment présenter tant elle et lui ont déjà fait leurs preuves. J’ai retrouvé cette espièglerie, cette simplicité et cette spontanéité que Guillaume Blanco parvient souvent à insuffler dans ses séries jeunesse. Quant à Marie Kerascoët, la fraicheur de son trait n’est pas sans rappeler le style d’Alexis Dormal (Pico Bogue, Ana Ana).
Au final, même si la série n’innove en rien, j’ai trouvé ce premier tome sympathique. Les personnages sont attachants, le dessin est plaisant, les gags sont souvent mignons. Pas mal du tout, en somme.
Alors que je m’attendais à ce que la localisation géographique et la période historique apportent à ce récit toute son originalité, je me suis fait la réflexion à la lecture que cette histoire aurait pu avoir un tout autre cadre sans que cela ne change grand-chose. Et de fait, cette enquête sur un tueur en série dans le ghetto juif de Copenhague au début du XXème siècle aurait tout aussi bien pu se passer en Grande-Bretagne, en Pologne ou en France.
Cela ne signifie pas pour autant que je n’ai pas apprécié ma lecture mais bien que j’en attendais plus. Heureusement, le récit est bien mené. Le dessin en noir et blanc est agréable. Les cadrages sont bons, les personnages sont bien typés et les décors sont soignés. L’intrigue est prenante malgré un petit bémol sur l’aspect fantastico-religieux que j’ai trouvé facile et déjà-vu.
En résumé, j’ai trouvé ce récit plutôt pas mal, mais j’espérais quelque chose de plus nordique, de plus spécifique au lieu et à l’époque. Cette histoire m’a tout de même permis de découvrir le ghetto juif de Copenhague, comparable aux autres ghettos certes mais dont j’ignorais l’existence.
J'aime bien l'ambiance de la série Pilo. Ce petit garçon presque hyper actif possède un grand coeur et est très attachant.
Avec ses copains, Bouli et Fabio, il n'est jamais en manque de bêtises amusantes. Comme sa maman est infirmière cela permet à Julien Mariolle d'introduire des gags touchants sur la thématique du handicap.
De même le personnage de Bouli est là pour décomplexer les enfants en surpoids. En outre une partie des gags travaillent sur le vocabulaire avec des textes courts mais incisifs et amusants.
Le graphisme est simple et très attractif pour les enfants. Une jolie mise en couleur complète une série plaisante pour les enfants.
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Le Monde sans fin
L’album a longtemps fait le buzz, et a aussi trôné dans les rayons de certains supermarchés (ceci s’explique par ce buzz bien sûr, mais c’est quand même assez étonnant eu égard à la densité d’informations proposée : ça n’est pas une « lecture détente » !). J’ai pu le lire récemment, et confirme une bonne partie des qualités qui en ont fait un succès critique et médiatique. Mais je pointe aussi un certain nombre de défauts – qui dans une certaine mesure expliquent aussi ce succès médiatique selon moi. Tout d’abord je dois dire que le dessin de Blain, moderne, simple, se révèle très fluide et efficace, agréable. L’absence du gaufrier traditionnel le rend plus libre, et le résultat est très bon dans ce domaine, ça aide à faire passer tous les chiffres et autres infos distillés à forte dose par Jancovici. Justement, ces chiffres, ces infos, sont amenés le plus souvent de façon pédagogique et claire, resituant le contexte, développant risques, avantages et inconvénients, en n’hésitant pas à manier l’humour pour faire passer des propos scientifiques. De plus, cette lecture peut tout à fait pousser à la réflexion dans plein de domaines de la vie quotidienne, et c’est déjà un succès. J’en arrive maintenant à ce qui m’a gêné. J’ai trouvé que, dans le dernier tiers, le plaidoyer pro domo pour présenter le nucléaire comme l’évidente solution à la plupart des problèmes bien trop manichéen, il manque ici la nuance et la rigueur qui ailleurs étaient plus marquées. Quid de l’approvisionnement (voir ce qui se passe au Niger) ? Les chiffres du nombre de morts consécutif à la catastrophe de Tchernobyl sont clairement sous-estimés (quid des milliers de morts parmi les « liquidateurs » ?). Jancovici part du principe, asséné, que Fukushima ou Tchernobyl ne peuvent arriver en France. Peut-être. Mais si cela « arrivait », qui se sacrifierait pour « limiter la casse » ? Cela mérite au moins un débat éclairé entre les citoyens, ce qui n’a jamais été le cas en France ! Par ailleurs, il élude complètement certains enjeux, sur l’extraction des matières premières (uranium, mais aussi d’autres), avec leurs conséquences environnementales, l’exploitation de populations pauvres, et ne pousse pas très loin l’hypothèse de la décroissance. Notre modèle de société n’est qu’à peine écorné : que se passe-t-il si les populations des pays pauvres veulent vivre comme nous ? est-ce supportable ? Comment concilier les exigences des pays pauvres et des pays riches ? Bref, une lecture exigeante, mais que j’ai trouvée intéressante. Mais la dernière partie m’a moins convaincu, et m’a laissé l’impression d’une rigueur partielle et partiale, c’est dommage.
Le Monde sans fin
Grâce à Christophe Blain, les nombreuses informations autour de l'énergie sont claires et faciles à comprendre, même si j'étais un peu perdu après avoir lu les 192 pages d'une traite. Je suis content que la BD possède des oeuvres qui approfondissent l'écologie, l'énergie, et notre futur en général. J'ai pris pas mal de notes, parce que j'ai appris des choses malgré ma passion du sujet, mais aussi parce que certains propos m'ont paru très douteux. Noyées dans la masse des 192 pages, des affirmations étranges ne sont pas développées (l'utilisation d'une grande quantité d'énergie n'est pas vraiment remise en question, puisque Jancovici, pro-nucléaire, propose une décroissance accompagnée par une augmentation de 20% de nucléaire, ce qui encourage à tout sauf la décroissance...). En fait Jancovici tombe dans des travers rhétoriques assez grotesques. Il met en face de lui le journaliste sympa qui pose les bonnes questions - Mais monsieur, et Tchernobyl ? - Les centrales d'aujourd'hui sont mieux conçues, ça n'arrivera plus... donc le nucléaire c'est bien ! (sous-entendu dans la construction de la page) Les gens ont peur du nucléaire, mais en fait ils exagèrent... donc le nucléaire c'est bien ! (à chaque fois cette conclusion, juste parce qu'il a enfoncé des portes ouvertes en combattant quelques idées reçues, tout en évitant de parler de l'emplacement des déchets). Bref, des tas de raccourcis rhétoriques qui viennent soudainement entacher sa précision scientifique dans le domaine de l'énergie. Clairement, il y a deux Jancovici, celui qui parle de notre avenir, et celui qui parle du nucléaire. Pour être clair, j'ai appris des choses intéressantes sur le nucléaire, mais j'ai senti une différence de ton, et bien sûr, la mise en scène suit. Parlons de l'aspect BD : rien de spectaculaire, à part la planche de fin peut-être. Ça fait très "blog imprimé" un peu comme les notes de Boulet, même si certaines idées de mise en scène sont frappantes. Et c'est là que ça me pose problème. On parle de science, de notre avenir, et on se retrouve avec des situations comiques et caricaturées dignes de Charlie Hebdo (pour la caricature, pas l'humour). C'est bien de vulgariser, mais on s'échappe complètement du sérieux scientifique du discours, pour se plonger dans le dessin dans des comparaisons approximatives. Les chiffres sont clairs, mais les dessins extrapolent, exagèrent et simplifient. L'humour au prix de la précision, est-ce que ça valait le coup ? La légèreté, au prix de l'objectivité ? Un exemple: "Il faut choisir ses inconvénients" en dessous, on voit des cloches avec un déchet nucléaire, et à côté...le CO2. Encore à côté, l'espace. Encore à côté, l'atteinte à la biodiversité. Vous l'aurez compris, le nucléaire est magique, ne prend aucune place, ne consomme aucun gramme de CO2...je suis très remonté contre ces dessins naïfs et manipulateurs. Jancovici passe beaucoup de temps à nous vanter le nucléaire, mais pas une seule bulle pour les habitants de Bure qui ont vécu un enfer pendant des années avec de l'espionnage quotidien et un creusement forcé pour mettre sous leurs pieds les déchets nucléaires de toute une génération. En nous disant que l'accident est impossible, alors que c'est déjà arrivé aux USA dans un site souterrain. Pour quelqu'un d'aussi calé en énergie, ç'aurait été pas mal d'écrire au moins une phrase sur la fusion nucléaire. Quid de l'énergie ? Ne peut-on concevoir une décroissance sans augmentation du nucléaire ? Est-on dépendant de l'énergie à ce point ? J'ai changé profondément mes habitudes, je suis végétarien, je chauffe à 19 degrés, je prends que les transports en commun, je ne prendrai plus jamais l'avion... est-ce que tout ceci était dur ? Non, ça n'a quasiment rien changé à mon quotidien. C'est ridiculement facile. La seule justification du nucléaire, c'est le capitalisme. Si on veut poursuivre le régime capitaliste jusqu'au bout, alors oui, il nous faut du nucléaire. Mais est-ce vraiment ce qu'on veut ? J'ajoute que je trouve particulièrement malsain l'omniprésence médiatique de Jancovici. Est-ce la seule personne qui a des connaissances en énergie ? Où sont les autres sons de cloche, les autres créateurs ? Aurélien Barreau a un point de vue totalement différent, ça serait pas mal de l'adapter aussi. C'est plus une critique politique que BD, mais la BD l'exige. Je recommande quand même pour se faire son propre avis. La première moitié est neutre.
Faire le mur
J’ai trouvé le début de l’album un peu ennuyeux, mais ça n’a pas duré. Car, rapidement, le témoignage s’avère intéressant. J’ai lu cet album en octobre 2023, c’est-à-dire peu de temps après l’attaque meurtrière du Hamas sur Israël, et le déluge de bombe qui a suivi (qui continue au moment même où j’écris ces lignes) sur les Palestiniens de Gaza, alors que les colons, en Cisjordanie en profitent pour accélérer la chasse aux terres palestiniennes. Cet album n’est pas exempt de défauts, mais il est intéressant car il montre, au travers de l’exemple d’un Palestinien, l’absurdité et l’horreur de la situation, et le fait – reconnu par l’ONU – qu’Israël commet régulièrement des crimes de guerre, dans l’indifférence générale. En cela le long entretien avec Alain Gresh en fin d’album resitue bien le contexte et le problème palestinien sur la durée. L’autre intérêt vient du discours du personnage que nous suivons. Qui n’est pas manichéen, et qui tente d’entrevoir la possibilité d’un dialogue avec « l’autre ». Tuer des civils, parce que Juifs (ou Israélien d’ailleurs), comme l’a fait le Hamas récemment est bien sûr odieux et condamnable. Mais la lecture de cet album (comme de nombreux documentaires, du Monde diplomatique, voire de certaines déclarations de l’assemblée générale ou du Conseil de sécurité de l’ONU) montrent bien qu’une paix ne sera possible qu’en mettant clairement tout le monde devant ses responsabilités. Il y a un colonisateur et un colonisé, on ne peut les mettre sur le même plan. Dire ça et critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme. Le Hamas peut aussi être vaincu en lui coupant l’herbe sous le pied, il aura moins de volontaire pour grossir ses rangs si les Palestiniens entrevoient un espoir d’amélioration durable de leur situation : traiter les gens comme des humains, pour qu’ils se comportent comme tels… Comment ne pas comprendre, une dizaine d’années après les faits relatés dans cet album, que la situation a empiré, le « mur », les destructions de maisons, les vols de terre, la colonisation accélérée au mépris du droit international gangrènent la région. Cet album est aussi intéressant pour le propos mesuré qui y est développé. Est-il encore possible aujourd’hui ? Alors, c’est sûr, on a là un album qui n’intéressera que les passionnés du sujet, car la partie « intrigue » de la BD est assez pauvre je trouve. Mais je ne regrette pas ma lecture. Note réelle 3,5/5.
C'est comment qu'on freine ?
Mardon est un auteur qui commence à avoir une importante bibliographie, et je dois dire que ses histoires sont souvent intéressantes, comme c’est le cas ici. Le personnage central est insupportable une bonne partie de l’album : égoïste, grande gueule, fêtard et dragueur cherchant avant tout à « coucher » avec toutes les femmes, plus ou moins artiste, habitué des boîtes de nuit, etc… Pas vraiment le type de personne qui m’attire a priori. Puis il gagne en consistance en même temps qu’il gagne en maturité, lorsqu’il est confronté à des décisions fortes (maladie de son père, s’engager ou pas avec une femme). La narration est fluide, et les personnages sont crédibles, ancrés dans un réel, un quotidien qui parle aux lecteurs. Comme le dessin, on joue la carte de la simplicité, et globalement ça marche. J’avais déjà lu Les Poils avant, mais je sors quand même déçu. Car ma médiathèque ne possède pas Le Dernier homme. Et, contrairement à ce qu’indique la fiche, on a plutôt affaire ici à une histoire en deux tomes, la dernière page appelle clairement une suite, et on ne sait pas comment tout ça va « finir ». Une fin frustrante donc, mais la lecture de l’album est sympathique. Si d’aventure je tombe sur « Le dernier homme », je le lirai à coup sûr.
Grimoire Noir
Une petite ville des États-Unis, Blackwell, où la sorcellerie n'est pas considérée comme un crime. C'est dans cette seule bourgade que les sorcières peuvent vivre sans se cacher. Loin de notre imaginaire, elles ne ressemblent pas à de vieilles femmes solitaires cachées au fond d'un bois, au nez crochu, au chapeau pointu sur la tête et une baguette magique à la main. Au contraire, elles sont jeunes, belles, modernes et ont un statut privilégié. L'inconvénient de ce comics, c'est l'intrigue, cette enquête pour retrouver une jeune fille disparue est très légère et j'aurais aussi aimé en savoir un peu plus sur ces sorcières coupées du monde, ne pouvant quitter Blackwell, une prison aux murs invisibles. C'est bien dommage car Véra Greentea avait su créer un monde imaginaire intéressant et captivant. Je découvre Yana Bogatch, également connue sous le nom de "Cosmic Spectrum" sur internet où elle crée des tutoriels de dessin qu'elle partage sur Grumroad. Pour une première œuvre, elle a fait très fort. Ce qui saute aux yeux, c'est l'esthétisme et l'atmosphère que dégage son dessin, il sied à merveille au récit en lui apportant une touche gothique, bien aidé par une colorisation dans les tons sombres et fantomatiques. Les personnages sont réussis, les visages expressifs et les décors soignés. Du très bon travail. Une lecture rapide malgré la pagination importante qui ravira principalement les adolescents.
Les Illuminés
Pourtant assez fan du travail de Jean Dytar que j'avais découvert avec le merveilleux Florida ou encore le malicieux Les Tableaux de l'ombre, j'avoue être resté sur ma faim avec cet album. Ce ne sont pourtant pas les somptueuses planches qui composent les 144 pages de cet album qui m'ont déçu, loin de là ! J'adore en prime cette période créatrice de cette fin XIXe, que ce soit en littérature ou en peinture... Alors ? Ba je ne sais pas... Le récit de ce trio de poètes maudits qui va se chercher, s'écharper voire se perdre a tout pour captiver son lectorat... mais pschiiit... sans comprendre pourquoi la magie n'a pas opéré. Je suis resté en spectateur distant de ces relations décousues et ambivalentes qui au fil des années qui s'égrainent finiront tout de même par accoucher de ce mystérieux recueil "Illuminations" écrit par Raimbaud. C'est vraiment dommage, car j'ai l'impression d'être passé à côté de ce récit ; reste le plaisir intact du dessin impressionnant et de sa mise en couleur qui rend parfaitement hommage à l'époque et à ces trois grands poètes que sont Verlaine, Rimbaud et Nouveau.
Bouddha (Sachi Ediriweera)
Œuvre d’un auteur srilankais, cette biographie de Bouddha s’est avérée plaisante à lire et assez instructive pour quelqu’un qui, comme moi, ne connaissait rien de la vie de ce guide spirituel. Le découpage est aéré et divise le récit en de courts chapitres chronologiques. Nous découvrons ainsi sa vie alors qu’il n’est encore qu’un jeune prince (Siddhartha Gautama) puis vient le temps de la remise en question, de la recherche de réponses jusqu’à l’illumination. La dernière partie du récit se centre sur les années durants lesquelles il va enseigner puis, enfin, le retour auprès de sa famille et la décision d’ouvrir sa religion aux femmes. Très clair, le récit est bien adapté à un large public et peut être lu par de jeunes lecteurs. Le ton est profondément révérencieux. Bouddha y est montré dans toute son humanité, avec une très généreuse grandeur d’âme et une empathie jamais démentie. En ce sens, ce manhua se rapproche d’autres bandes dessinées religieuses qu’il m’a été donné de lire dans le passé : c’est très bienpensant ! Pas déplaisant mais sans aucune remise en question. Le dessin de Sachi Ediriweera est agréable à l’œil et bien mis en valeur par une colorisation qui se limite à trois teintes dominantes. Honnêtement, dans le genre, c’est bien fait. L’avantage de ce récit, par rapport à d’autres œuvres qui se consacrent à Bouddha, est que nous avons droit à une biographie complète en un volume relativement vite lu et adapté à un large public. Libre à lui d’approfondir par la suite. PS : j'adore l'idée que ce récit, qui nous parle tout de même d'un personnage qui a renoncé à la richesse et estime que le désir est la source de la souffrance, soit l'œuvre d'un designer qui travaille pour de grandes marques (et de surcroit installé à Dubaï).
Nunuche
Nunuche est un recueil de gags centrés sur la relation entre une petite fille et son chien nouvellement adopté. C’est gentil, mignon, parfaitement adapté pour un jeune public. Bien sûr, ce genre de thématique a déjà été très souvent exploité et il est difficile d’échapper à la comparaison avec Boule & Bill, mais cette série s’en démarque par sa modernité et sa fraicheur. Aux commandes, une dessinatrice et un scénariste qu’il ne faut plus vraiment présenter tant elle et lui ont déjà fait leurs preuves. J’ai retrouvé cette espièglerie, cette simplicité et cette spontanéité que Guillaume Blanco parvient souvent à insuffler dans ses séries jeunesse. Quant à Marie Kerascoët, la fraicheur de son trait n’est pas sans rappeler le style d’Alexis Dormal (Pico Bogue, Ana Ana). Au final, même si la série n’innove en rien, j’ai trouvé ce premier tome sympathique. Les personnages sont attachants, le dessin est plaisant, les gags sont souvent mignons. Pas mal du tout, en somme.
Meschugge - Le Labyrinthe du fou
Alors que je m’attendais à ce que la localisation géographique et la période historique apportent à ce récit toute son originalité, je me suis fait la réflexion à la lecture que cette histoire aurait pu avoir un tout autre cadre sans que cela ne change grand-chose. Et de fait, cette enquête sur un tueur en série dans le ghetto juif de Copenhague au début du XXème siècle aurait tout aussi bien pu se passer en Grande-Bretagne, en Pologne ou en France. Cela ne signifie pas pour autant que je n’ai pas apprécié ma lecture mais bien que j’en attendais plus. Heureusement, le récit est bien mené. Le dessin en noir et blanc est agréable. Les cadrages sont bons, les personnages sont bien typés et les décors sont soignés. L’intrigue est prenante malgré un petit bémol sur l’aspect fantastico-religieux que j’ai trouvé facile et déjà-vu. En résumé, j’ai trouvé ce récit plutôt pas mal, mais j’espérais quelque chose de plus nordique, de plus spécifique au lieu et à l’époque. Cette histoire m’a tout de même permis de découvrir le ghetto juif de Copenhague, comparable aux autres ghettos certes mais dont j’ignorais l’existence.
Pilo
J'aime bien l'ambiance de la série Pilo. Ce petit garçon presque hyper actif possède un grand coeur et est très attachant. Avec ses copains, Bouli et Fabio, il n'est jamais en manque de bêtises amusantes. Comme sa maman est infirmière cela permet à Julien Mariolle d'introduire des gags touchants sur la thématique du handicap. De même le personnage de Bouli est là pour décomplexer les enfants en surpoids. En outre une partie des gags travaillent sur le vocabulaire avec des textes courts mais incisifs et amusants. Le graphisme est simple et très attractif pour les enfants. Une jolie mise en couleur complète une série plaisante pour les enfants.