Un recueil d'histoires fait par un mangaka non-binaire (du coup je sais pas trop quel prénom utiliser, alors je reste au masculin-neutre). Akata semble s'être spécialisé dans les mangas LGBT.
Si l'histoire principale qui donne son titre à l'album parle du thème de la transsexualité avec le personnage principal qui est un homme transgenre qui aime la chasse et qui a un conflit avec un père qui ne semble pas comprendre sa situation et qui aurait bien voulu qu'il reste une gentille fille qui ne fait que des trucs de filles, les autres histoires abordent différents thèmes. J'avoue d'ailleurs que j'aime bien parce que trop souvent lorsqu'un auteur ou autrice est issue d'une minorité, on dirait qu'ils ne doivent uniquement parler des problèmes de leurs communautés, il y a juste les hommes-blancs-hétéro-cis-genre-et-etc qui peuvent faire toutes les sortes d'histoires existant dans le monde apparemment.
Ici, le mangaka montre tout le potentiel de son talent avec des histoires au ton varié. Si l'histoire touchant au transgenre est poignante, j'ai surtout aimé les courtes histoires en deux pages. L'auteur réussit le difficile exploit de rendre des récits captivants avec si peu de pages, ce qui est un exercice difficile selon moi. Certains récits sont moins bons, mais globalement c'est bien fait. Il y a juste la seconde histoire que je n'ai pas aimée parce que je ne comprends pas du tout ce qui se passe et je pense que cela doit être dû aux différences culturelles parce que j'ai souvent lu des récits de mangas où je ne rentre pas du tout dans le délire de l'auteur et du coup le récit est trop abscons pour moi.
Un recueil qui m'a fait découvrir un mangaka dont j'ai bien envie de suivre la carrière, qui j'espère va être longue !
Un autre manga où le mangaka raconte son quotidien d'homo dans un Japon où on est encore très conformiste et on n'aime pas les gens qui sortent du moule.
L'auteur utilise beaucoup l'humour et cela passe plus ou moins bien selon les scènes. On retrouve donc les thématiques liées à l'homosexualité comme les problèmes qu'a eu l'auteur durant son enfance et son adolescence: avoir peur de la réaction des autres lorsqu'il comprend son orientation sexuelle, les malaises dans les vestiaires ou les bains publics, les camarades qui le traitent d'homo parce qu'il n'agit pas à 100% comme un garçon conformiste et lorsqu'il est adulte il est confronté à des gens ayant des idées stéréotypées sur les gays etc et etc. Il y a aussi des moments plus joyeux, son entourage semble assez ouvert d'esprit même sa mère, mais bon on voit aussi qu'il y a encore du chemin à faire pour que la société japonaise accepte les LGBT.
De ce que j'ai compris, ça a été publié sous forme de blog sur internet, ce qui explique les chapitres courts et le dessin simple et efficace. Comme souvent avec ce style de BD, j'ai trouvé que les anecdotes étaient inégales, mais globalement la lecture est sympathique du moment qu'on s'intéresse un peu au sujet, quoique dans le même genre j'ai préféré ''Solitude d'un autre genre''.
Pas mieux que les autres aviseurs, un album intéressant mais qui reste un peu bancal à mes yeux.
Sa qualité première est de me faire découvrir cette histoire qui fit sensation début du XXème siècle, l’évasion de 2 sœurs Turques et une de leur amie pour l’Occident. Malheureusement leur aventure n’est pas des plus passionnantes à suivre.
J’ai bien aimé les interactions avec les personnalités de l’époque : Pierre Loti, Rodin, journalistes … et surtout le caractère et l’audace de ses femmes. Leurs motivations sont bien rendues mais les péripéties de leur fuite sont assez molles à suivre, mon intérêt a remonté quand elles sont arrivées à destination, chacune s’acclimatera différemment. Sauf que dommage, ce passage est assez court et subit quelques bons en avant maladroits, on termine sur un goût de trop peu et un sentiment que tout n’a pas été exploité. Le dossier final est sympa et termine de boucher un peu les trous du récit.
La mise en page en N&B est agréable, mais j’avoue avoir été souvent perdu entre les 2 sœurs. J’ai aussi eu un peu de mal à m’y plonger, le début m’a semblé assez ardu à suivre, en plus les impressions de 3, 4 pages sont loupées (perte de netteté, surimpression) et n’ont pas aidé à l’immersion.
Je suis content d’avoir découvert ce récit et la trajectoire finale des protagonistes m’a plu, mais il manque un truc pour que j’y revienne.
Une BD avec des qualités, mais aussi des défauts.
Je profite des récents avis de Noirdésir et Triskeriaki, que je rejoins sur de nombreux points, pour apporter mon "3 étoiles" à cette BD, qui à mon humble avis ne mérite pas toutes les louanges qui l'ont accompagnée lors de sa sortie. Mais bon, le marketing a fait son œuvre.
Primo, je trouve le titre mal approprié, tout a une fin. Nous sommes depuis 13 000 ans en pleine extinction de masse, la sixième déjà, due seulement à l'activité humaine et celle-ci s'accélère et risque de nous mener à notre perte. Tu vas me dire que ça ne fait pas 13 000 ans qu'on fout le bordel avec le climat. Tu as raison, on a commencé comme des amateurs avec le Quagga, l'Aurochs, le Dodo et le Thycaline pour ne citer que les plus connus. En 2014, une étude présentée par le WWF estimait que la moitié des populations d'animaux sauvages de la planète avait disparu du fait de l'activité humaine au cours des quarante dernières années, et on ne parle pas des végétaux. Tu vois ça s'accélère et maintenant on grignote sur le sauvage pour laisser place à d'horribles champs de panneaux solaires.
Secundo, ma lecture ne fût pas un long fleuve tranquille, si sur une bonne moitié de l'album j'ai aimé le travail de vulgarisation avec sa narration bien construite, attrayante et instructive, l'autre partie de l'album est très discutable. Je vais faire le même reproche à Christophe Blain que pour le Rural ! d'Étienne Davodeau, on a qu'un seul son de cloche, ici, celui de Jean-Marc Jancovici et ce monsieur ne fait pas l'unanimité dans son domaine. Je n'ai pas aimé le ton pro nucléaire comme étant la meilleure solution à tous les problèmes. Quatre pays nous ont approvisionné en 2022 en uranium : le Canada, le Kazakhstan, le Niger et l'Ouzbékistan. Deux pays sous l'influence Russe !!! À part le Canada, ces pays ne sont pas de vraies démocraties et/ou d'une stabilité à toute épreuve (problème au Niger actuellement). Et pour terminer sur cet épineux dossier, le risque "zéro" en sécurité n'existe pas.
Tertio, je ne suis pas un bon élève, je mange de la viande (en moindre quantité), je ne règle par forcément mon thermostat à 19°c et je continue de prendre l'avion (je ne me voyais pas aller en Géorgie en train cet été). Mais faut-il faire reposer une certaine culpabilité sur les citoyens ? Quid du capitalisme ?
Je vais m'arrêter là, la solution ne pourra être que mondiale et en disant cela, on voit bien que c'est mal barré.
Graphiquement, je dois reconnaître que le résultat est réussi, pourtant ce n'est pas le genre qui m'attire de prime à bord.
Une lecture recommandable, mais je conseille d'avoir d'autres sources d'information pour se faire sa propre opinion.
J'avais beaucoup apprécié la lecture de la série Witchazel qui reprend beaucoup à l'univers de Macherot dans Chlorophylle.
Dans mon enfance je n'étais pas trop lecteur de série animalière et donc je suis passé à côté de Chlorophylle. J'ai emprunté quelques albums mais je n'ai pas été conquis.
Les scénarii sont bien construits mais je trouve que les histoires longues manquent de dynamisme et trainent un peu en longueur. Cela a beaucoup vieilli.
De plus je trouve que Macherot a introduit beaucoup trop de personnages secondaires. Cela me donne un effet de remplissage qui ralentit la narration et la vivacité du récit.
De même le dessin présente les défauts de l'époque. Des personnages assez petits dans le cadre pour les premiers numéros ce qui les fait paraître un peu perdus dans un décor qui prend le dessus sur l'expressivité.
La série reste une référence mais je trouve que l'on a beaucoup progressé dans le genre animalier.
Je suis toujours ennuyé de faire rentrer un ouvrage d'une jeune artiste sympa où j'ai quelques réserves sur la série. Surtout dans la catégorie jeunesse.
Tanja Esch est une jeune artiste allemande qui propose un récit pour les enfants dès 6 ans. Le scénario est assez classique d'une bande de quatre enfants du primaire qui voient arriver une nouvelle.
Comme la bande veut jouer aux détectives dans une ville paisible, ils se montent un film autour des moindres petits riens de la copine.
Cela reste gentil mais je n'aime pas trop cette ambiance d'espionnage du voisin même par jeu. Lily, la copine se révèlera la plus maline pour un final joyeux.
Le texte est simple mais de bonne qualité pour les enfants. Ma réserve, en sus de l'espionnage, tient à la lenteur du récit.
Le graphisme de Tanja est particulier et original. Il rappelle un peu les personnages légumes, ici plutôt asperges ou aussi les marionnettes que l'on fait avec ses doigts pour raconter des histoires aux enfants.
Cela donne un visuel très souple et attrayant avec une mise en couleur très vive. Un dessin perso qui sort des standards de l'animation cela fait plaisir à voir.
Le scénario m'a un peu ennuyé (mais je n'ai plus l'âge cible) mais le graphisme m'a plu et c'est une bonne ambiance. Un 3 d'encouragement.
Chabouté au style graphique reconnaissable entre tous nous fait une fois encore entrer en douceur dans une histoire. Des pages muettes au début qui nous immergent dans un lieu puis peu à peu le récit s’anime, les langues se délient, les conversations s’animent et les personnages s’agitent. Côté visiteurs, le jour, ou côté œuvres, la nuit, les réactions en miroir sont finement imaginées, finement dessinées et poétiquement racontées. Il se dégage de cet album en noir en blanc, une profonde humanité et les œuvres que l’on voit froides et sans vie révèlent une sensibilité inattendue et une attention toute particulière pour les humains qui les surveillent ou qui leur rendent visite. C’est un très bel album, une émouvante déambulation. Le seul point faible est le côté "sans surprise" du récit. Hormis quelques pointes d’humour bien vues, le temps s’écoule lentement jusqu’à la dernière page.
Une idée de scénario intéressante mais au final un vague sentiment de déjà lu, de dénouement attendu surtout pour la première moitié de l’album. Mais peu importe, le récit est plaisant, le verbe riche, les situations tragi-comiques réussies et l’image de cette noblesse libertine, mesquine, arrogante et tellement ignorante des réalités du peuple est caricaturale à souhait. La seconde partie du récit est plus surprenante et l’ouverture sur le Nouveau Monde, ses promesses d’aventures et ses richesses laisse entrevoir une suite aux rebondissements assurés. L’ensemble est écrit avec finesse et intelligence mais la mise en forme du scénario est un peu complexe à suivre entre le fil rouge épistolaire et le contenu des pages correspondant aux lettres. Le lien entre les deux ne m’a pas toujours paru très clair. Savoir qui parle, qui s’adresse à qui et même qui est qui demande parfois de revérifier dans les pages précédentes. Du côté du dessin, c’est plutôt réussi. Guérineau nous plonge dans une belle ambiance, dans de très beaux décors et de riches costumes. L’album est de plus un bel objet par son grand format et sa superbe couverture. J’attends le second tome avec impatience ce qui me donnera l’occasion de relire le premier pour, je n’en doute pas, l’apprécier davantage.
Sans y être hyper accroché, une série qui me tient en haleine.
Ce monde post apocalypse est un peu convenu mais possède sa petite patte d’originalité avec cette histoire de rouille. C’est surtout le personnage du convoyeur qui est assez intriguant, le tome 2 apporte quelques débuts de réponses mais les zones d’ombre persistent, plutôt habile de la part du scénariste.
Le dessin accompagne bien le récit, un trait un peu gras mais efficace.
Une série bien faite, je jetterais un œil sur la suite.
Màj après lecture du tome 3 :
Oh que c’est sympa !! Ça marque la fin du 1er cycle. J’ai bien apprécié ma lecture et cette confrontation, je trouve que les auteurs maîtrisent de mieux en mieux leur univers. Le trait de Dimitri Armand s’affine, le scénario de Tristan Roulot est toujours aussi astucieux, quelques clés ont été données mais de belles interrogations subsistent. Finalement me voilà bien plus accroché pour la suite.
Après lecture du tome 1, une série qui a réussi à me surprendre positivement sur l’orientation de son histoire et héros. Vivement la suite.
MàJ tome 4 :
Bah credi ! Alors que je pensais repartir sur un nouveau cycle (au final les 3 premiers n’en forment pas vraiment un), les auteurs nous pondent une conclusion à leur récit post apo, la fin reste relativement ouverte pour une suite mais je n’y crois pas.
Nous aurons droit à la confrontation finale mais sans lever toutes les zones d’ombre de ce monde, un peu frustrant quand même.
Reste que j’ai bien accroché à cette série, les auteurs ne tirent pas artificiellement sur la corde pour prolonger leur univers, alors qu’ils en avaient encore sous le coude.
La tournure des événements autour du convoyeur m’a agréablement surpris à chaque tome (comme le final). Bref une série sans prétentions et plus que pas mal, elle gardera réellement ma sympathie par l’orientation de son intrigue et ces personnages que je n’ai pas deviné.
Une série prévue en 3 tomes, et qui se pose comme un préquel à Largo Winch.
J’en attendais pas grand chose mais les 2 tomes parus à ce jour m’ont bien bien plu, j’ai hâte de découvrir le dernier, qui devrait logiquement se centrer sur Nerio (le père adoptif de notre héros), et j’espère même une agréable surprise sur leurs liens ancestraux potentiels.
Un récit sans réelles originalités mais efficace dans son traitement, on retrouve l’amour de Van Hamme pour les fresques familiales sur plusieurs générations, je n’ai pas arrêté d’avoir Les maîtres de l’orge en tête durant ma lecture.
Certains éléments sont plutôt bien vus, il n’y a pas que des winners dans la famille. Idem pour le traitement de certains sujets, j’ai bondi dans le premier tome avec la position de Vanko sur l’avortement (croyant connement voir une position du scénariste) pour heureusement souffler quelques pages plus tard.
Au dessin, on ne présente plus Berthet au style lisible et tout aussi efficace que le scénario.
Rien de bien sorcier au final mais classe dans sa réalisation, une agréable surprise, qui j’espère, se bonifiera avec le dernier.
3,5
MàJ après lecture du dernier tome :
Alors que les 2 premiers m’avaient agréablement surpris, ce dernier tome m’a semblé bien trop académique et malheureusement sans surprises. J’attendais le petit plus qui ferait le sel de ce préquel, le scénariste se contente de raccrocher les wagons à la série mère.
Nous allons suivre Nério construire l’empire W, tout en cherchant son héritier. Ça va vite, trop même … quelques coups bas et trop d’ellipses, ce qui fait que je n’y ai jamais cru, et finalement les origines de Largo sont assez quelconques sauf si vous aimez pleurer dans les chaumières.
Quelques clins d’œil sympathiques comme l’origine de l’île mais d’autres éléments assez moyens (le frère de lait et cette temporalité massacrée), bref pas foncièrement mauvais mais je suis resté sur ma faim, j’arrondis à l’inférieur pour cette conclusion.
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L'Arrache-chair
Un recueil d'histoires fait par un mangaka non-binaire (du coup je sais pas trop quel prénom utiliser, alors je reste au masculin-neutre). Akata semble s'être spécialisé dans les mangas LGBT. Si l'histoire principale qui donne son titre à l'album parle du thème de la transsexualité avec le personnage principal qui est un homme transgenre qui aime la chasse et qui a un conflit avec un père qui ne semble pas comprendre sa situation et qui aurait bien voulu qu'il reste une gentille fille qui ne fait que des trucs de filles, les autres histoires abordent différents thèmes. J'avoue d'ailleurs que j'aime bien parce que trop souvent lorsqu'un auteur ou autrice est issue d'une minorité, on dirait qu'ils ne doivent uniquement parler des problèmes de leurs communautés, il y a juste les hommes-blancs-hétéro-cis-genre-et-etc qui peuvent faire toutes les sortes d'histoires existant dans le monde apparemment. Ici, le mangaka montre tout le potentiel de son talent avec des histoires au ton varié. Si l'histoire touchant au transgenre est poignante, j'ai surtout aimé les courtes histoires en deux pages. L'auteur réussit le difficile exploit de rendre des récits captivants avec si peu de pages, ce qui est un exercice difficile selon moi. Certains récits sont moins bons, mais globalement c'est bien fait. Il y a juste la seconde histoire que je n'ai pas aimée parce que je ne comprends pas du tout ce qui se passe et je pense que cela doit être dû aux différences culturelles parce que j'ai souvent lu des récits de mangas où je ne rentre pas du tout dans le délire de l'auteur et du coup le récit est trop abscons pour moi. Un recueil qui m'a fait découvrir un mangaka dont j'ai bien envie de suivre la carrière, qui j'espère va être longue !
Asana n'est pas hétéro
Un autre manga où le mangaka raconte son quotidien d'homo dans un Japon où on est encore très conformiste et on n'aime pas les gens qui sortent du moule. L'auteur utilise beaucoup l'humour et cela passe plus ou moins bien selon les scènes. On retrouve donc les thématiques liées à l'homosexualité comme les problèmes qu'a eu l'auteur durant son enfance et son adolescence: avoir peur de la réaction des autres lorsqu'il comprend son orientation sexuelle, les malaises dans les vestiaires ou les bains publics, les camarades qui le traitent d'homo parce qu'il n'agit pas à 100% comme un garçon conformiste et lorsqu'il est adulte il est confronté à des gens ayant des idées stéréotypées sur les gays etc et etc. Il y a aussi des moments plus joyeux, son entourage semble assez ouvert d'esprit même sa mère, mais bon on voit aussi qu'il y a encore du chemin à faire pour que la société japonaise accepte les LGBT. De ce que j'ai compris, ça a été publié sous forme de blog sur internet, ce qui explique les chapitres courts et le dessin simple et efficace. Comme souvent avec ce style de BD, j'ai trouvé que les anecdotes étaient inégales, mais globalement la lecture est sympathique du moment qu'on s'intéresse un peu au sujet, quoique dans le même genre j'ai préféré ''Solitude d'un autre genre''.
Évadées du Harem
Pas mieux que les autres aviseurs, un album intéressant mais qui reste un peu bancal à mes yeux. Sa qualité première est de me faire découvrir cette histoire qui fit sensation début du XXème siècle, l’évasion de 2 sœurs Turques et une de leur amie pour l’Occident. Malheureusement leur aventure n’est pas des plus passionnantes à suivre. J’ai bien aimé les interactions avec les personnalités de l’époque : Pierre Loti, Rodin, journalistes … et surtout le caractère et l’audace de ses femmes. Leurs motivations sont bien rendues mais les péripéties de leur fuite sont assez molles à suivre, mon intérêt a remonté quand elles sont arrivées à destination, chacune s’acclimatera différemment. Sauf que dommage, ce passage est assez court et subit quelques bons en avant maladroits, on termine sur un goût de trop peu et un sentiment que tout n’a pas été exploité. Le dossier final est sympa et termine de boucher un peu les trous du récit. La mise en page en N&B est agréable, mais j’avoue avoir été souvent perdu entre les 2 sœurs. J’ai aussi eu un peu de mal à m’y plonger, le début m’a semblé assez ardu à suivre, en plus les impressions de 3, 4 pages sont loupées (perte de netteté, surimpression) et n’ont pas aidé à l’immersion. Je suis content d’avoir découvert ce récit et la trajectoire finale des protagonistes m’a plu, mais il manque un truc pour que j’y revienne.
Le Monde sans fin
Une BD avec des qualités, mais aussi des défauts. Je profite des récents avis de Noirdésir et Triskeriaki, que je rejoins sur de nombreux points, pour apporter mon "3 étoiles" à cette BD, qui à mon humble avis ne mérite pas toutes les louanges qui l'ont accompagnée lors de sa sortie. Mais bon, le marketing a fait son œuvre. Primo, je trouve le titre mal approprié, tout a une fin. Nous sommes depuis 13 000 ans en pleine extinction de masse, la sixième déjà, due seulement à l'activité humaine et celle-ci s'accélère et risque de nous mener à notre perte. Tu vas me dire que ça ne fait pas 13 000 ans qu'on fout le bordel avec le climat. Tu as raison, on a commencé comme des amateurs avec le Quagga, l'Aurochs, le Dodo et le Thycaline pour ne citer que les plus connus. En 2014, une étude présentée par le WWF estimait que la moitié des populations d'animaux sauvages de la planète avait disparu du fait de l'activité humaine au cours des quarante dernières années, et on ne parle pas des végétaux. Tu vois ça s'accélère et maintenant on grignote sur le sauvage pour laisser place à d'horribles champs de panneaux solaires. Secundo, ma lecture ne fût pas un long fleuve tranquille, si sur une bonne moitié de l'album j'ai aimé le travail de vulgarisation avec sa narration bien construite, attrayante et instructive, l'autre partie de l'album est très discutable. Je vais faire le même reproche à Christophe Blain que pour le Rural ! d'Étienne Davodeau, on a qu'un seul son de cloche, ici, celui de Jean-Marc Jancovici et ce monsieur ne fait pas l'unanimité dans son domaine. Je n'ai pas aimé le ton pro nucléaire comme étant la meilleure solution à tous les problèmes. Quatre pays nous ont approvisionné en 2022 en uranium : le Canada, le Kazakhstan, le Niger et l'Ouzbékistan. Deux pays sous l'influence Russe !!! À part le Canada, ces pays ne sont pas de vraies démocraties et/ou d'une stabilité à toute épreuve (problème au Niger actuellement). Et pour terminer sur cet épineux dossier, le risque "zéro" en sécurité n'existe pas. Tertio, je ne suis pas un bon élève, je mange de la viande (en moindre quantité), je ne règle par forcément mon thermostat à 19°c et je continue de prendre l'avion (je ne me voyais pas aller en Géorgie en train cet été). Mais faut-il faire reposer une certaine culpabilité sur les citoyens ? Quid du capitalisme ? Je vais m'arrêter là, la solution ne pourra être que mondiale et en disant cela, on voit bien que c'est mal barré. Graphiquement, je dois reconnaître que le résultat est réussi, pourtant ce n'est pas le genre qui m'attire de prime à bord. Une lecture recommandable, mais je conseille d'avoir d'autres sources d'information pour se faire sa propre opinion.
Chlorophylle
J'avais beaucoup apprécié la lecture de la série Witchazel qui reprend beaucoup à l'univers de Macherot dans Chlorophylle. Dans mon enfance je n'étais pas trop lecteur de série animalière et donc je suis passé à côté de Chlorophylle. J'ai emprunté quelques albums mais je n'ai pas été conquis. Les scénarii sont bien construits mais je trouve que les histoires longues manquent de dynamisme et trainent un peu en longueur. Cela a beaucoup vieilli. De plus je trouve que Macherot a introduit beaucoup trop de personnages secondaires. Cela me donne un effet de remplissage qui ralentit la narration et la vivacité du récit. De même le dessin présente les défauts de l'époque. Des personnages assez petits dans le cadre pour les premiers numéros ce qui les fait paraître un peu perdus dans un décor qui prend le dessus sur l'expressivité. La série reste une référence mais je trouve que l'on a beaucoup progressé dans le genre animalier.
Les Détectives du Cagibi - La Nouvelle est une alien
Je suis toujours ennuyé de faire rentrer un ouvrage d'une jeune artiste sympa où j'ai quelques réserves sur la série. Surtout dans la catégorie jeunesse. Tanja Esch est une jeune artiste allemande qui propose un récit pour les enfants dès 6 ans. Le scénario est assez classique d'une bande de quatre enfants du primaire qui voient arriver une nouvelle. Comme la bande veut jouer aux détectives dans une ville paisible, ils se montent un film autour des moindres petits riens de la copine. Cela reste gentil mais je n'aime pas trop cette ambiance d'espionnage du voisin même par jeu. Lily, la copine se révèlera la plus maline pour un final joyeux. Le texte est simple mais de bonne qualité pour les enfants. Ma réserve, en sus de l'espionnage, tient à la lenteur du récit. Le graphisme de Tanja est particulier et original. Il rappelle un peu les personnages légumes, ici plutôt asperges ou aussi les marionnettes que l'on fait avec ses doigts pour raconter des histoires aux enfants. Cela donne un visuel très souple et attrayant avec une mise en couleur très vive. Un dessin perso qui sort des standards de l'animation cela fait plaisir à voir. Le scénario m'a un peu ennuyé (mais je n'ai plus l'âge cible) mais le graphisme m'a plu et c'est une bonne ambiance. Un 3 d'encouragement.
Musée
Chabouté au style graphique reconnaissable entre tous nous fait une fois encore entrer en douceur dans une histoire. Des pages muettes au début qui nous immergent dans un lieu puis peu à peu le récit s’anime, les langues se délient, les conversations s’animent et les personnages s’agitent. Côté visiteurs, le jour, ou côté œuvres, la nuit, les réactions en miroir sont finement imaginées, finement dessinées et poétiquement racontées. Il se dégage de cet album en noir en blanc, une profonde humanité et les œuvres que l’on voit froides et sans vie révèlent une sensibilité inattendue et une attention toute particulière pour les humains qui les surveillent ou qui leur rendent visite. C’est un très bel album, une émouvante déambulation. Le seul point faible est le côté "sans surprise" du récit. Hormis quelques pointes d’humour bien vues, le temps s’écoule lentement jusqu’à la dernière page.
L'Ombre des Lumières
Une idée de scénario intéressante mais au final un vague sentiment de déjà lu, de dénouement attendu surtout pour la première moitié de l’album. Mais peu importe, le récit est plaisant, le verbe riche, les situations tragi-comiques réussies et l’image de cette noblesse libertine, mesquine, arrogante et tellement ignorante des réalités du peuple est caricaturale à souhait. La seconde partie du récit est plus surprenante et l’ouverture sur le Nouveau Monde, ses promesses d’aventures et ses richesses laisse entrevoir une suite aux rebondissements assurés. L’ensemble est écrit avec finesse et intelligence mais la mise en forme du scénario est un peu complexe à suivre entre le fil rouge épistolaire et le contenu des pages correspondant aux lettres. Le lien entre les deux ne m’a pas toujours paru très clair. Savoir qui parle, qui s’adresse à qui et même qui est qui demande parfois de revérifier dans les pages précédentes. Du côté du dessin, c’est plutôt réussi. Guérineau nous plonge dans une belle ambiance, dans de très beaux décors et de riches costumes. L’album est de plus un bel objet par son grand format et sa superbe couverture. J’attends le second tome avec impatience ce qui me donnera l’occasion de relire le premier pour, je n’en doute pas, l’apprécier davantage.
Le Convoyeur
Sans y être hyper accroché, une série qui me tient en haleine. Ce monde post apocalypse est un peu convenu mais possède sa petite patte d’originalité avec cette histoire de rouille. C’est surtout le personnage du convoyeur qui est assez intriguant, le tome 2 apporte quelques débuts de réponses mais les zones d’ombre persistent, plutôt habile de la part du scénariste. Le dessin accompagne bien le récit, un trait un peu gras mais efficace. Une série bien faite, je jetterais un œil sur la suite. Màj après lecture du tome 3 : Oh que c’est sympa !! Ça marque la fin du 1er cycle. J’ai bien apprécié ma lecture et cette confrontation, je trouve que les auteurs maîtrisent de mieux en mieux leur univers. Le trait de Dimitri Armand s’affine, le scénario de Tristan Roulot est toujours aussi astucieux, quelques clés ont été données mais de belles interrogations subsistent. Finalement me voilà bien plus accroché pour la suite. Après lecture du tome 1, une série qui a réussi à me surprendre positivement sur l’orientation de son histoire et héros. Vivement la suite. MàJ tome 4 : Bah credi ! Alors que je pensais repartir sur un nouveau cycle (au final les 3 premiers n’en forment pas vraiment un), les auteurs nous pondent une conclusion à leur récit post apo, la fin reste relativement ouverte pour une suite mais je n’y crois pas. Nous aurons droit à la confrontation finale mais sans lever toutes les zones d’ombre de ce monde, un peu frustrant quand même. Reste que j’ai bien accroché à cette série, les auteurs ne tirent pas artificiellement sur la corde pour prolonger leur univers, alors qu’ils en avaient encore sous le coude. La tournure des événements autour du convoyeur m’a agréablement surpris à chaque tome (comme le final). Bref une série sans prétentions et plus que pas mal, elle gardera réellement ma sympathie par l’orientation de son intrigue et ces personnages que je n’ai pas deviné.
La Fortune des Winczlav
Une série prévue en 3 tomes, et qui se pose comme un préquel à Largo Winch. J’en attendais pas grand chose mais les 2 tomes parus à ce jour m’ont bien bien plu, j’ai hâte de découvrir le dernier, qui devrait logiquement se centrer sur Nerio (le père adoptif de notre héros), et j’espère même une agréable surprise sur leurs liens ancestraux potentiels. Un récit sans réelles originalités mais efficace dans son traitement, on retrouve l’amour de Van Hamme pour les fresques familiales sur plusieurs générations, je n’ai pas arrêté d’avoir Les maîtres de l’orge en tête durant ma lecture. Certains éléments sont plutôt bien vus, il n’y a pas que des winners dans la famille. Idem pour le traitement de certains sujets, j’ai bondi dans le premier tome avec la position de Vanko sur l’avortement (croyant connement voir une position du scénariste) pour heureusement souffler quelques pages plus tard. Au dessin, on ne présente plus Berthet au style lisible et tout aussi efficace que le scénario. Rien de bien sorcier au final mais classe dans sa réalisation, une agréable surprise, qui j’espère, se bonifiera avec le dernier. 3,5 MàJ après lecture du dernier tome : Alors que les 2 premiers m’avaient agréablement surpris, ce dernier tome m’a semblé bien trop académique et malheureusement sans surprises. J’attendais le petit plus qui ferait le sel de ce préquel, le scénariste se contente de raccrocher les wagons à la série mère. Nous allons suivre Nério construire l’empire W, tout en cherchant son héritier. Ça va vite, trop même … quelques coups bas et trop d’ellipses, ce qui fait que je n’y ai jamais cru, et finalement les origines de Largo sont assez quelconques sauf si vous aimez pleurer dans les chaumières. Quelques clins d’œil sympathiques comme l’origine de l’île mais d’autres éléments assez moyens (le frère de lait et cette temporalité massacrée), bref pas foncièrement mauvais mais je suis resté sur ma faim, j’arrondis à l’inférieur pour cette conclusion.