Les derniers avis (49039 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Grand incident
Le Grand incident

Les hommes majeurs obligés de se déshabiller complètement pour parcourir les allées du musée du Louvre ? Eh oui, suite à une révolte des statues et peintures de femmes nues, elles ont exigé cela sans quoi elles n'apparaitraient plus aux yeux du public. Mais comment en est-on arrivé là ? Zelba nous raconte une fable mêlant fantastique et comique pour nous parler à la fois du harcèlement sexuel et du traitement des nus dans l'Art. A force de se faire reluquer voire dégrader par les visiteurs, les artistes et même les autres statues, les nus féminins du Louvre en ont marre et décident de devenir invisibles tant qu'une solution n'est pas trouvée. Seule une femme de ménage capable de leur parler sait la raison de cette disparition mais elle ne parvient pas à faire passer son ménage à la direction du musée qui cherche une explication plus rationnelle. Jusqu'à ce que le directeur du musée, au coeur d'un drôle de duo avec sa soeur jumelle avec qui ils échangent régulièrement leurs identités, subissent lui aussi un tel type de harcèlement de rue et en vienne enfin à écouter le message des oeuvres d'art. Le graphisme de Zelba est léger et agréable. Son trait est souple, maîtrisé, et il est rehaussé par une esthétique à base de bichromie de rouge et de noir. L'histoire est amusante, à la fois dérisoire sur la forme et intéressante sur le fond. Comme souvent dans les albums dénonçant le harcèlement, j'ai trouvé le comportement des mâles harceleurs un peu abusé, ou alors peut-être suis-je aveugle pour ne jamais avoir été témoin d'attitudes aussi primitives et dégradantes envers la femme. Mais le message de fond fonctionne et surtout il m'a ouvert les yeux sur le traitement du nu dans l'Art, son évolution au fil des siècles et ce qu'il peut réfléter de la société patriarcale à chaque époque. Je n'y avais jamais réfléchi mais c'est vrai que cela parait évident une fois mis en lumière. Pour autant, étant très loin d'être naturiste moi-même, la résolution loufoque de toute cette situation ne m'a pas tellement fait rire, d'autant que l'autrice insiste fortement sur le sujet, de même que sur les messages répétés comme quoi les femmes sont plus sages et moins agressives que les hommes. Un sexisme dans l'autre sens qui m'a un peu agacé mais qui est heureusement adouci dans les dernières pages où il est proposé une véritable égalité qui est plus ma version du féminisme.

08/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Chevalier au Dragon
Le Chevalier au Dragon

Il y a dix ans de cela Stephen Greenblatt publiait « Quattrocento », best-seller mondial qui racontait comment Gian Francesco Bracciolini, dit Le Pogge, avait redécouvert le De Rerum Natura de Lucrèce qui donna un coup d’accélération à la Renaissance européenne. Un magnifique conteur narrant l’histoire d’un chasseur de manuscrits anciens. Pur fruit du hasard c’est de nouveau d’un italien dont il est question aujourd’hui : C’est en 2010 que Emanuele Arioli se lance tel un Guillaume de Baskerville dans une enquête qui durera près de 10 ans. Il part sur les traces d’un texte tombé dans l’oubli, dont il est peu voir jamais fait mention nul part, celui de Ségurant le chevalier au dragon. Il est pourtant relié à une des légendes les plus célèbres de l’Europe occidentale : celle des chevaliers de la table ronde. En 2023, il nous livre enfin le fruit de ses recherches… Le Chevalier au dragon est un projet multimédia, avec bien sûr la bande dessinée dont il est question plus bas, mais également d’un livre « Ségurant, le Chevalier au Dragon », et d’un documentaire à venir le 25 novembre prochain sur Arte. Pour plus d’infos à ce sujet, voici un lien bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=scm84wETJ84 Alors… la bd maintenant, oui. Emanuele Arioli a mené un travail formidable, notable, oui. Est-ce qu’on se rend bien compte de la découverte, ou bien seul le grand public était ignorant de cette histoire mais les historiens avaient-ils connaissance de cet épisode des chevaliers d’Arthur ? En tout cas ce Ségurant, « Sivar » dans la bd, n’est pas une création purement original. Il s’inspire énormément du Siegfried germanique qui combat le dragon Fafnir. Un moine italien, probable inventeur du conte, est à la fois allé puiser dans les mythologies germaniques, scandinaves, nordiques, et il a mêlé tout ça aux prophéties de Merlin, que l’on peut ensuite rattacher au roi Arthur. Arioli est meilleur enquêteur que conteur à mon humble avis cependant, car j’ai trouvé certaines maladresses dans le rythme du récit, des dialogues un peu niaiseux aussi parfois. Mais bon, scénariste, scénariste de bande dessinée notamment c’est un métier. Il s’en tire plutôt bien franchement pour une première bd, mais il y a des scories qui aurait pu être évité s’il avait été accompagné par un auteur chevronné. Je comprends aussi qu’il ait voulu aller au bout seul, c’est un travail de longue haleine qu’il a mené. Le travaille d’enquête doit être plus passionnant au final que la légende elle-même, car si elle ne manque pas de moments épiques (bien aidés pour cela par le dessin de Tanzillo), de bravoures, de courtes émotions, de légèreté et d’humour aussi ; on assiste néanmoins à une histoire hachurée, au rythme saccadé et aux raccourcis faciles qui nuisent à la fluidité d’ensemble. L’auteur précise en préambule que pour la bd il s’est permis quelques interprétations et libre adaptation pour facilité la lecture mais je pense qu’il aurait dû aller à fond dans le romanesque sur ce média. Les graphismes d’Emiliano Tanzillo sont enchanteurs, sa mise en couleur est ingénieuse et maîtrisée. Cela me fait penser parfois au style Miyazaki ou Guarnido avec cette palette de couleurs façon aquarelle et des dessins un peu façon studios Disney. C’est à la fois lisible dans le genre bd européenne et en même éclaté façon comics américain. Un artiste que je ne manquerai pas de suivre pour sûr.

07/11/2023 (modifier)
Couverture de la série La Malédiction de l'Immortel
La Malédiction de l'Immortel

Une intrigue qui insuffle dans l’Histoire du Fantastique, voire de l’ésotérisme, ça n’est pas nouveau, et surtout lorsque l’on parle des Nazis et du Troisième Reich. Mais le début de l’album est vraiment intrigant, et fait s’écarter l’histoire de ce que j’avais déjà vu ou lu dans ce genre de thématique. Une première partie plutôt entrainante donc, avec un personnage principal immortel, capable d’anticiper, voire de faire advenir certaines catastrophes, dont il sort indemne alors que ses voisins, pour peu qu’ils le menacent, font les frais. Je me demandais juste comment Taboada allais bien pouvoir finir cette histoire, par quelle pirouette il allait retomber sur ses pattes. Et je dois dire que la seconde partie de l’album est moins captivante. Il y a des longueurs, mais aussi une intrigue elle-même dont le soufflet retombe peu à peu, dans un ordinaire du coup décevant. Le dessin est certes un peu brouillon, et le rendu pas toujours très clair, mais je l’ai plutôt bien aimé. Au final, un album qui se laisse lire, mais qui n’a pas tenu toutes les promesses entrevues au départ.

07/11/2023 (modifier)
Couverture de la série L'Homme qui plantait des arbres
L'Homme qui plantait des arbres

Un roman de Jean Giono adapté pour une série jeunesse, cela mérite d'être découvert. En effet les dialogues et l'univers de Giono ne sont pas des plus simples. Sandra Hernàndez adapte une fiction de Giono qui était tellement belle et optimiste que les gens ont longtemps voulu croire à sa véracité. L'esprit du récit n'a rien perdu de sa pertinence à notre époque où la préservation de notre environnement est devenu un enjeu majeur. Grâce à une narration fluide l'autrice réussit très bien à traduire l'ambiance d'optimisme un peu naïf qui sourde de l'oeuvre originale. C'est aussi un formidable message d'encouragement à ne pas se laisser abattre devant l'adversité. Cette série illustre à merveille le fameux dicton : la foi soulève les montagnes. Le personnage d'Elzéard Bouffier donne ainsi une belle leçon de résistance pacifique. C'est une belle valeur à laquelle j'adhère. Le graphisme de Sandra sort des sentiers battus pour nous offrir des images dans un style naïf proche Douanier Rousseau. Les personnages sont souvent de face dans une fixité picturale au milieu d'une nature qui participe à sa propre renaissance. Cela donne un visuel très coloré dans une ambiance faussement enfantine. Une belle lecture à partager avec ses enfants. 3.5

07/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Journal Tintin - Spécial 77 ans
Journal Tintin - Spécial 77 ans

Ne l’ayant pas connu, je n’ai aucune nostalgie pour ce journal mais la curiosité l’a emporté à la vue du casting : auteurs comme héros. Une œuvre dense, j’ai aimé papillonner parmi la multitude de récits proposés, et les articles sont plutôt sympas à lire. Je dirais que c’est un beau pavé à parcourir mais à l’intérêt un peu disparate : obligatoire pour ceux qui ont suivi ces héros mais plutôt quelconque pour ceux qui sont allergiques au style BD à papa. Personnellement je me situerai entre les deux. La grande qualité de cet album et que j’ai vraiment trouvé l’ensemble des participants investis, que ce soit pour un hommage, un pastiche ou un dernier clin d’œil à leur célèbre héros. Le tout est vraiment bienveillant. Malheureusement mon intérêt vacillait en fonction du héros ou de sa reprise. Je dois dire que je ne suis pas un fan absolu de la plupart, les articles mettent bien ça en exergue, le journal accusait pas mal de retard sur ces concurrents niveau éclectisme de leurs têtes d’affiche. Ici c’est un rien monolithique, boy-scout et compagnie : le héros droit et un peu fade. Du coup les hommages directs ou 1er degré, malgré le plaisir graphique sont restés un peu froids à mes yeux, je pense à Michel Vaillant, Blake et Mortimer… mais il y a cependant quelques bonnes surprises comme celles sur Bob Morane, Le chevalier blanc… aux styles plus modernes. Et j’ai apprécié de découvrir des héros qui m'étaient inconnus (même si je ne me pencherai jamais sur leurs propres aventures) : Bob et Bobette, Spaghetti… Ensuite, il y a les pastiches affichés que j’ai trouvés très bons et pleins de tendresse : Toundra, B&M par Trondheim… Et enfin les hommages remplis d’émotions, mention spéciale à Alix Garin avec Modeste et Pompon, à Cosey avec Jonathan, celui de Clarke… et bien d’autres. En fonction de votre sensibilité à cette époque, ne faites pas une priorité de l’achat mais un recueil que j’encourage à parcourir pour se (re)plonger dans tout un pan de la BD d’antan. Je serais loin d’être exhaustif mais ça regorge de chouettes récits : Comanche, Luc Orient, Lester Cockney, Julie, Claire, Cécile… ou trouvailles comme l’apparition régulière d’un héros de Boucq.

07/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série La Mort à lunettes
La Mort à lunettes

Une étrange BD qui m'a demandé deux lectures pour comprendre le déroulé précis de l'histoire, puisque la scène d'ouverture est la conclusion du récit. Lorsqu'on le relit, tout devient plus clair au niveau du déroulé et apporte cette ironie qui semblait sous-jacente dans le récit. Par contre, une fois cette compréhension de l'histoire terminée, je n'ai pas très envie d'y revenir. C'est une variation sur l'Amérique et ses contradictions, avec en thématique le racisme et l'ostracisation des personnes musulmanes, que l'armée tente de recruter pour bien se faire voir. Le récit semble à la fois critique envers cette Amérique prête à tout pour avoir d'autres personnes à envoyer dans ses guerres absurdes, mais aussi une peinture de différentes personnes de l'Amérique, rejetées à plusieurs époques pour différentes raisons, qui se retrouvent ici. La pauvreté, le judaïsme (évoqué mais jamais mentionné), la drogue, la couleur de peau, tout peut concourir pour vous pousser dans le camp des perdants. Le hic, c'est que l'histoire suit le principe du road-movie entre les deux personnages que tout semble opposer mais qui sont en fin de compte bien plus liés qu'on ne le pense, sans pour autant que je ne comprenne vraiment où l'auteur voulait en venir. Plusieurs choses sont évoquées, notamment à la fin avec l'excellent dossier récapitulatif (avec un hommage à Tome au passage), mais je pense que j'aurais plus apprécié de les voir développées en substance dans la BD. Pour ma part, cette histoire m'a laissé plus circonspect que satisfait. Je ne crache pas sur la qualité du dessin, qui reste maitrisé de bout en bout et s'amuse très nettement des cadrages et des angles de vues, découpant le scénario comme un film. C'est assumé et ça fonctionne très bien, je n'étais jamais perdu à aucun moment de l'histoire. Reste une impression de BD sympathique mais pas inoubliable et que j'aurais plus de mal à conseiller que d'autres sur ces thématiques là.

07/11/2023 (modifier)
Couverture de la série La Revanche des espèces menacées
La Revanche des espèces menacées

J’aime bien cette maison d’édition, et cet auteur (découvert avec l’intriguant Un monde en pièces). Je l’ai brièvement rencontré il y a peu sur le stand de l’éditeur à Quai des Bulles, pour une dédicace lors de mon achat de Pour quelques degrés de plus. Ayant découvert ce petit album juste à côté, je l’ai aussi acheté, étant plutôt amateur de strips d’humour. Je dois dire que j’en suis sorti un peu déçu. Un chouia moins que pour l’avis précédent, mais je reste sur ma faim. Les intentions, les propos, sont louables, et je souscris sans vraiment d’hésitation aux idées qui les sous-tendent. Et il y a de bonnes idées, comme de localiser sur un « continent de plastique » - hélas bien réel, ces animaux au comportement humain, dirigés par un dodo (qui symbolise les espèces disparues du fait de l’action humaine). Ces strips ont été publiés dans Médiapart, et je pense qu’ils passaient sans doute mieux par petites touches, comme des pastilles illustrant l’actualité. Mais la lecture d’un trait de l’ensemble les dessert. D’abord parce que le ton est un peu monocorde. Ensuite parce que l’humour n’est pas assez noir et percutant (affaire de goût). Enfin parce que parfois, comme le souligne l’avis de cac, il y a un peu de donneur de leçon, leçon pas inutile, mais cela anesthésie l’humour, et donne parfois dans l’évidence. Mais bon, la lecture n’est pas désagréable, il y a quelques strips amusants, et le propos est globalement intelligent, rebondissant sur l’actualité ou des déclarations publiques (nombreuses citations et sources en fin d’album). C’est juste que j’en attendais si ce n’est plus, tout du moins autre chose (de plus noir et percutant). Note réelle 2;5/5.

06/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Little Big Horn
Little Big Horn

Vaincu, humilié et tué lors de cette bataille, Custer y a pourtant acquis une bonne partie de sa renommée. Pourtant, c’est un homme raciste et méprisant, assoiffé de gloire après la fin de la guerre de Sécession – ce que les guerres indiennes vont lui permettre d’obtenir. Ce qui est plus surprenant dans l’aura qu’il acquiert ici de façon posthume, c’est qu’en tant que militaire, il s’est avéré être complètement nul. Son mépris de l’adversaire l’a amené à se jeter dans une bataille sans connaitre les forces et l’emplacement de ses ennemis, après avoir épuisé ses hommes dans une marche forcée, en ayant mal disposé ses réserves en hommes et munitions. Humainement détestable (mais plutôt dans l’air du temps de l’époque), militairement mauvais, sa mort le fait entrer dans la légende – et fait ainsi oublier les mensonges et dénis, les violations des traités de l’armée américaine face aux peuples indigènes – ici Cheyennes et Sioux. Le dossier final est bien fichu, et complète bien le récit BD (docs, photos et rappel du contexte). Mais je pense que pour bien traiter cette bataille, que ce soit son contexte, le cheminement depuis le traité de Laramie (jamais respecté par les USA), la personnalité de Custer ou des chefs comme Sitting Bull ou Crazy Horse, mais aussi les conséquences de cet affrontement, il aurait été bon d’étoffer davantage la pagination (un autre tome, ou alors une quinzaine de pages supplémentaires n’auraient pas été superflus). Mais bon, la bataille en elle-même est globalement bien présentée (elle n’est pas expédiée), et les grossières erreurs de Custer apparaissent au grand jour. Sa personnalité avait été traitée de façon volontairement grotesque dans l’excellent film de Penn « Little Big Man », et on le voit ici obtus et sûr de lui, jusqu’au carnage final, certains côtés du Custer de Penn transparaissant quand même, même s’il est plus près de la version donnée par Giraud dans Blueberry sous le surnom de général Tête jaune. La scène du massacre du village cheyenne de Two Moons page 13 s’inspire d’une scène de Little Big Man, mais aussi du film « Soldat bleu ». Malgré mes petites réserves, ça reste un album intéressant, bien fichu, et le dessin de Giner-Belmonte (qui donne une vision peut-être moins baroque de la bataille que Palacios dans Mac Coy) est dynamique, dans un style réaliste classique et de bonne tenue. Les amateurs de westerns historiques apprécieront.

06/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Grâce
Grâce

J'ai trouvé cette série à base de gags assez divertissante même si elle ne réinvente pas le genre. Grâce est une petite princesse d'un âge indéterminé qui renvoie à la fois aux contes détournés et à une saga familiale princière de la côte d'azur. C'est ma lecture de cette princesse troublion qui en fait voir de toutes les couleurs à ses parents. Les gags sont d'un humour gentil qui m'ont fait sourire. Chaque gag se joue en une dizaine de cases bien rythmées. Cela renvoie parfois sur des thématiques modernes (bien-être des animaux, rôle de la femme) mais sans insister plus que ça. La lecture est destinée en priorité à un public d'une dizaine d'années pour faire rire. Je regrette simplement le manque de présence des personnages secondaires (en dehors de la maman) pour donner plus de corps aux histoires. Le graphisme est très simple et plaisant. Il y a beaucoup de dynamisme dans la gestuelle de la petite Grâce. Le trait est fin et très expressif pour une lecture facile et divertissante. Une belle mise en couleur complète une série facile pour les enfants et qui ne prend pas la tête.

06/11/2023 (modifier)
Couverture de la série L'Âge d'eau
L'Âge d'eau

C'est le premier ouvrage de Benjamin Flao que je lis et je l'ai trouvé assez déroutant. Ce mélange de récit métaphorique, poétique voire politique m'a laissé perplexe. Tout d’abord je n'ai pas été saisi par la poésie du texte de Flao. Ensuite j'ai assez vite déconnecté dans le suivi des objectifs de chaque personnage. Comme la narration prend son temps je me suis ennuyé dans les méandres du voyage de Hans et de son frère. Quant à la fille de Hans je ne partage pas ses réponses qui font appel à la violence. Le graphisme est vraiment original et porte une grande part de la puissance de l'auteur. Son trait proche de la caricature porte bien les expressions des intervenants. Toutefois ce n'est pas le style que je préfère et le visuel pourtant de qualité ne m'a pas fait vibrer. Des qualités mais pas une lecture pour moi.

06/11/2023 (modifier)