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Couverture de la série Marvel zombies
Marvel zombies

Je me suis arrêté au 5ème tome. Le début est plutôt pas mal (les 3 premiers), le mélange Marvel/zombies m’a distrait et amusé, ça change des histoires « classiques » de super-héros. Lecture sympathique de médiathèque. Par contre le 4 et 5ème me sont tombés des mains, une pitié à tout niveau, dessin comme scénario. On tombe dans le grand guignolesque, l’éditeur a toujours la mauvaise habitude de tirer jusqu’à plus soif un filon. L’ouverture rapide des tomes suivants m’a convaincu de ne pas continuer. Un emprunt du début de série, à la limite, pour les amateurs qui ont fait le tour des rayons.

25/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Quatorze juillet
Quatorze juillet

Bizarre cet album, drôle d’ambiance. Ça se laisse lire, mais je n’ai pas vraiment saisi où les auteurs voulaient nous emmener. L’histoire ne décolle jamais vraiment et le personnage du gendarme m’a horripilé. Bref certains pourront s’y retrouver, mais je conseille pas spécialement. Heureusement, Vivès et Quenehen feront bien mieux sur la reprise de Corto Maltese.

25/03/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Regard d'un père
Le Regard d'un père

Alors qu'il est devenu père à son tour, l'auteur décide de rendre hommage à son propre père tant qu'il est encore en vie et de s'interroger plus généralement sur la paternité et les rapports de parents à enfants, notamment sur le sujet de la sensibilité et de l'écoute. Je suis père moi aussi et j'aime mon père ; je loue donc l'initiative de rendre ainsi hommage à l'homme qui vous a élevé et a fait de vous en partie ce que vous êtes devenus quand il y a eu de l'amour. Mais je me suis clairement ennuyé à la lecture de cet album. J'y vois un long monologue monotone où l'auteur diffuse ses idées comme elles lui viennent, sans structure, avec des dessins qui accompagnent ce texte sans tellement y avoir de rapport et surtout quasiment pas de narration graphique. Ce dessin est celui d'un illustrateur, d'un artiste graphiste plus que d'un auteur de BD. Il présente plusieurs techniques différentes, parfois même sur une même case. Il alterne aussi très régulièrement des portions dessinées de manière ultra-réaliste et beaucoup d"autres à peine esquissées, comme des dessins inachevés. D'une part, je ne suis pas très adepte de ces essais graphiques, et d'autre part comme dit plus haut, ils ne servent quasiment pas la narration, donc je n'apprécie pas. Quant au message de l'auteur, j'avoue avoir du mal à le capter. Malgré les 120 pages, j'ai l'impression que peu est dit puisqu'il n'y a finalement qu'une ou deux bulles de texte par page, et ce qui est dit m'est resté en partie hermétique. C'est le discours de quelqu'un qui se parle en grande partie à lui-même et essaie aussi de s'adresser à son père, ainsi qu'en petite partie à son propre fille dans l'attente qu'elle soit en âge de le lire, mais je suis resté distant de ces paroles qui n'ont pas su me toucher, pas su me parler. Je lis ça et là que d'autres ont été bien davantage touchés que moi par cet album : peut-être est-ce moi qui y suis hermétique du coup, mais je n'ai en tout cas ressenti ni plaisir ni réel intérêt à cette lecture.

24/03/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Mon Papa
Mon Papa

Oeuvre visiblement la plus marquante de Reiser, elle ne va pas me reconcilier avec cet auteur auquel j'ai toujours été plus ou moins hermétique. L'album se scinde en deux moitiés. La première, comme le titre l'indique, porte sur un père, peut-être celui de l'auteur mais je n'en sais rien, qui est complètement alcoolique, se faisant livrer ses 5 bouteilles de vin quotidienne par son fils qui le regarde avec des yeux entre tendresse et effarement. C'est cette moitié qui est la plus marquante ici car elle traite de manière surprenante de l'alcoolisme et de l'échec de la paternité. Elle est sensée être composée de gags mais ceux-ci respirent l'amertume, un humour noir dont on ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer. L'auteur pose silencieusement ses saynètes parfois terribles, charge au lecteur de les encaisser et de savoir ce qu'il doit ressentir. Pour ma part, je suis resté perplexe, ne riant pas car aucun gag ne m'a paru drôle, et ne sachant pas non plus comment appréhender le fond de ces histoires, s'il s'agissait d'une triste réalité ou d'une fiction exagérée. La seconde moitié est plus classique, avec des gags aux thèmes plus variés, mais toujours avec un fond d'humour noir ou du moins de causticité. Cette fois, le ton est moins marquant et la dérision plus discernable, mais là encore je ne suis pas sensible au style de Reiser et à son humour. En plus, beaucoup des thèmes abordés sont liés à l'actualité et l'état d'esprit de leur époque et ne me parlent pas aujourd'hui. Je me suis un peu ennuyé sur cette partie de l'album.

24/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Créatures
Créatures

Grosse déception pour moi que cette série qui après deux tomes ne parvient toujours pas à me convaincre. J’ai vraiment trop le sentiment que les éditions Dupuis ont cherché à reproduire le succès de « Seuls » en sortant une série présentant beaucoup de points communs avec cette dernière. Certes, « Créatures » ne se limite pas à ça mais l’autre élément principal semble lui tout droit sorti d’une vision simplifiée des œuvre de Lovecraft. J’ai par conséquent un sentiment de déjà-vu encore accentué par celui d’avoir à lire un assemblage de thématiques un peu artificiel, calculé pour plaire à un public précis mais sans la spontanéité que je recherche. Le panel de jeunes héros est très classique et répond à un cahier des charges bien étudié, qui permet de couvrir un large spectre de personnalités auxquelles le jeune lecteur pourra s’identifier. Le seul adulte ayant un rôle important apporte un peu d’humour par son comportement pour le moins perturbé. L’aspect fantastique est fort présent et après deux tomes nous sommes toujours un peu au même point : un brouillard étrange transforme les humains en ‘zombies’ en quête de mets sucrés, seuls certains enfants semblent avoir échappé à la contamination (et on ne sait trop pourquoi eux et pas des adultes qui se seraient eux aussi protégés du brouillard), certains de ces enfants développent des pouvoirs psychiques puissants (là aussi, aucune raison ni explication n’est apportée alors qu’ils semblent avoir vu le jour avant la grande catastrophe), un de ces enfants est albinos mais c’est le seul dans le cas, donc là aussi le lien de cause à effet n’est pas établi (alors pourquoi est-il albinos sinon pour l’aspect visuel ?), une terrible menace s’étend sous la ville alors qu’une complice zélée cherche à lui apporter les enfants aux pouvoirs psychiques, aidée par les zombies… Nos jeunes héros se retrouvent souvent dans des situations sans issues mais parviennent jusqu’à présent à s’en sortir sans dommages (le tome 2 se termine sur un gros cliffhanger mais allez savoir pourquoi, je ne m’inquiète absolument pas du sort, pourtant désespéré en apparence, de la jeune héroïne). Peut-être suis-je trop vieux, peut-être qu’un jeune public encore vierge face à ce type d’histoire va accrocher comme pas permis… mais pour moi, l’aventure s’arrête là.

24/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Sept macchabées
Sept macchabées

Mon avis ne fera pas remonter la moyenne de ce tome, ultime album de la collection des « Sept ... », il était temps que ça s’arrête. L’histoire m’intriguait avec cette course au pôle sud, mais finalement elle tombe à plat. Dessin comme couleur sont assez faibles à mes yeux, surtout connaissant les 2 artistes, je n’ai pas senti d’implication plus que de raison, un travail de commande. Pas le pire des tomes de la collection, ça se laisse lire, mais il reste clairement dispensable.

23/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Sept frères
Sept frères

Bof bof bof, rien de marquant durant la lecture. Dessin et couleur passent bien, c’est propre sur ce point. C’est au niveau de l’histoire que le bas blesse, je me suis vraiment ennuyé. Cette traque au traître est soporifique au possible, 0 tension, on ne s’attache pas aux personnages. On tourne les pages en mode automatique et la divulgation du fameux traître fait l’effet d’un pétard mouillé. A tel point que quelques semaines après ma lecture, je ne me rappelle même plus de son identité. Franchement moyen, même les fans de récits sur la franc-maçonnerie ne trouveront pas leur bonheur.

23/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Barbeük & Biaphynn
Barbeük & Biaphynn

Série découverte dans Lanfeust Mag. Pas désagréable pour quelques gags mensuels mais ça peine à tenir la longueur sur un album complet. C’est un copier/coller de Kegoyo et Klamedia en version plus moderne. On retrouve le même duo de personnages, à savoir un dragon et son acolyte féminine (ici une princesse mais qui n’en a pas le comportement) dans un univers Fantasy. L’accent étant plus mis sur les histoires princesses/chevalier avec un côté trash gentillet et un peu sexy. Ça peut faire sourire mais le tout est dispensable.

22/03/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Copra
Copra

Copra est un comics indépendant dont l'auteur a cherché à revenir aux sources du comics de super-héros et d'action. Il y développe son équipe de mercenaires au gré de ses inspirations dans une intrigue bourrée de testostérone et de combats. Copra est le nom d'une équipe de baroudeurs dotés de super-pouvoirs et autres talents envoyés sur le front par une organisation secrète pour faire les basses besognes. Jusqu'au jour où une bande de super-méchants vient tuer plusieurs d'entre eux et leur mettre sur le dos la mort de milliers de civils, les abaissant au rang de parias mais les libérant du coup de toute contrainte et leur permettant de se venger sans limite. Le graphisme a quelque chose d'enthousiasmant, un côté underground qui se lâche, rappelant parfois un mix entre Frank Miller, Kevin O'Neill et Paul Pope, le tout pour servir un récit façon Hard Boiled. On dirait que l'auteur n'arrive pas à se figer sur un style, en changeant régulièrement d'une case à la suivante, ce qui donne au passage des personnages pas toujours reconnaissables qu'on confond facilement. Je me suis plusieurs fois demandé lequel d'entre eux on suivait à tel ou tel moment. Et c'est bien le soucis de ce comics. Autant il est admirable par son sens de la liberté et du retour aux instincts primaires du comics de super-héros, autant il est aussi confus que s'il était improvisé à chaque page. Après une introduction plutôt claire, hormis pour ce qui est des motivations des méchants, on s'enlise dans une longue mise en place de la revanche des héros qui vont recruter d'anciens partenaires ça et là. Certains d'entre eux sont directement pompés de super-héros célèbres, le plus reconnaissable étant Doctor Strange mais ce n'est pas le seul. Mais tout est confus, alternant lenteurs embrouillées et passages d'action sévèrement burnés. Il n'y a pas d'intrigue consistante et prenante qui se met en place, juste le déroulé d'une suite d'évènements pas toujours bien reliés entre eux, comme un gamin qui jouerait avec ses GI-Joe et leur inventerait des aventures au fur et à mesure de ses envies, bien souvent pour n'aboutir nulle part. Cela peut séduire certains lecteurs amateurs d'authenticité graphique et narrative, mais moi ça m'ennuie.

22/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Désiré Gogueneau
Désiré Gogueneau

Je n’ai eu que le premier tome publié par Futuropolis sous la main – et je n’ai d’ailleurs eu connaissance des deux autres (publiés par les Humanos) qu’en préparant la fiche de la série. Je n’ai aucun regret en tout cas, tant je suis resté largement sur ma faim après la lecture des histoires plus ou moins courtes regroupées dans cet album. Une ambiance mollassonne et je-m’en-foutiste, un personnage éponyme qui l’est tout autant, Schlingo développe un univers désinvolte, avec des situations et des dialogues parsemés de quelques petites provocations. Il faut dire que ces histoires (dont je pense qu’une partie a été reprise avec d’autres par L’Association dans Gaspation !) étaient publiées dans Hara-Kiri et Charlie (Mensuel et Hebdo). On ne recherchait donc pas à faire dans la dentelle. Cet aspect ne me gêne pas. C’est- juste que je n’ai jamais ri, et que je me suis ennuyé à plusieurs reprises, finissant avec peine l’album. Le côté provoc est même franchement atténué, et il ne reste qu'une forme d'inconsistance - des personnages (Désiré n'est pas le seul à apparaitre, et certaines histoires se font sans lui), mais aussi des petites histoires, qui manquent de fond souvent. Schlingo est un auteur clivant, qui passe difficilement la barrière du changement d’époque. Et ces histoires pouvaient sans doute mieux passer au milieu d’autres délires dans les journaux où elles étaient publiées. En l’état, cette série risque de ne plus accrocher grand monde (encore faut-il tomber dessus).

21/03/2022 (modifier)