Les derniers avis (20760 avis)

Couverture de la série Jeremie dans les îles
Jeremie dans les îles

Lu jeune adolescent (début 90), les 3ers albums étaient dans la bibliothèque familiale. Les péripéties m’ont marqué (j’ai encore bien en tête l’histoire avec la mégère et la mijaurée) mais je n’éprouve aucune nostalgie, les personnages étant assez tête à claques. Déjà à l’époque le style faisait vieillot et lourd, lu par boulimie, alors aujourd’hui vous pouvez passer votre chemin.

20/03/2022 (modifier)
Par greg
Note: 2/5
Couverture de la série Revanche
Revanche

Revanche, une espèce de justicier qui va combattre les patrons voyous tout en étant inflitré au coeur du système, son job d'assistant de direction de la patrone du Medef (appelé ici Modef) lui servant de couverture. En soit, c'est pas mal, assez distrayant. Le format consiste en une succession d'histoires courtes (5-8 pages) montrant Revanche exécuter méthodiquement son plan vis-à-vis du patron indélicat, en le forçant la plupart du temps à payer un gros chèque à ses employés. Le seul reproche que je peux faire à cette série, mais qui est de taille, c'est son côté manichéen et caricatural : je veux bien entendre qu'elle n'ait pas vocation à être réaliste, mais j'aurais apprécié un peu plus de nuances. Les employés sont tous des gentils, les patrons et les membres du Medof tous des enfoirés méritant la corde (un patron se révèle innocent mais cela ne mène à aucun cas de conscience). Il y a quelque chose de profondément malsain en fait qui se dégage de cette atmosphère, donnant un peu (beaucoup) le sentiment que la BD a été éditée par une organisation d'extrême-gauche.

19/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Âges perdus
Les Âges perdus

Pas convaincu par ce 1er tome. Le concept aurait pu être sympa et je suis plutôt amateur de ce type d’histoire, mais j’ai trouvé le rendu assez bancal. Premier mauvais point, à aucun moment j’ai vraiment cru au monde mis en place. Cette régression de l’humanité, quelques milliers d’années après l’apocalypse, n’est pas crédible à mes yeux. Leur façon de vivre (langage, armes ...) et le « savoir » oublié ne collent pas, ça m’a chiffonné tout le long de ma lecture. Et si on accepte le postulat de départ, l’histoire reste très linéaire et aucun personnage ne m’a intéressé. La partie graphique est correcte mais ne m’a pas subjugué. Je lui ai trouvé bien plus de maladresses (cadrages, proportions ...) que d’autres dans le même style (Lauffray, Henninot, Dellac ...). C’est moins flamboyant que ces aînés. C'est calibré blockbuster et ça se laisse lire facilement mais trop de défauts pour en faire une priorité.

19/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Après l'Incal
Après l'Incal

Avis que sur le 1er tome avec Moebius J’admire le maître et la série mère m’a marqué à vie, mais cette suite/version est complètement dispensable. Une grosse désillusion à sa sortie, histoire pas terrible et surtout les couleurs, elles me rebutent toujours autant, ça donne un rendu froid, sans âme à mes yeux, et du coup dénature le trait de Moebius (qui c’était pas trop forcé non plus). Bref c’était pas Jojo par rapport à l’attente suscitée. Et il n’y aura pas de suite « direct » en plus, la série a été refondue dans « Final incal » avec un autre dessinateur. Je déconseille même pour les fans hard core de l’auteur.

18/03/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Shunga - La Peur d'aimer
Shunga - La Peur d'aimer

Une lecture rapide et plutôt décevante. Ukiyo est l'institutrice du petit village où elle est née. N'ayant aucune envie pour les plaisir de la chair et ne voulant se donner à son mari qu'elle n'a pas choisi, elle est repudiée par celui-ci. Sa famille l'envoie chez une cousine à Kawasaki pour éviter la honte. Qui se cache sous le pseudonyme de Katsukazan ? D'abord la traduction : "volcan actif". Un auteur atteint de troubles du spectre autistique et d'agoraphobie. Il ne sort que très rarement de son appartement à Tokyo où il vit. Et lorsqu'il met le nez dehors c'est avec un casque de moto sur la tête. C'est à travers les toiles du maître Hiroshi Yoshida qu'il va puiser son inspiration  pour les décors de cet album. Un graphisme qui tend vers l'estampe dans des couleurs mates et chaudes. Très beau. Par contre les visages ne se ressemblent pas toujours d'une case à l'autre. Mais il est facile de reconnaître le peu de personnages avec leurs vêtements. Le point faible est l'histoire en elle-même, bien trop simpliste avec une fin peu crédible. Je n'ai pas adhéré à ce tremblement de terre qui redonne l'envie de faire des galipettes. Un récit où la voix off de notre héroïne prédomine et qui traite de la transidentité de façon superficielle. Une lecture trop rapide qui ne permet pas de s'attacher aux personnages. Note réelle : 2,5. Malgré le dessin.

18/03/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série René·e aux bois dormants
René·e aux bois dormants

Ma note est sévère car cette BD fait preuve de beaucoup d'originalité tant en terme de graphisme que sur le fond de son histoire, mais cela reflète mon ressenti et la pénibilité que j'ai éprouvée à lire la plus grosse moitié de l'album. Sur la forme, René·e aux bois dormants est un grand album cartonné, presque de la taille de ces grands livres d'illustrations. Son graphisme est très artistique, de grandes peintures aux couleurs intenses, des formes parfois légèrement abstraites et toute une ambiance visuelle qui va coller à l'atmosphère onirique de son récit. C'est un graphisme d'école d'arts décoratifs qui parle peu à l'amateur de ligne claire et d'encrages marqués que je suis. Mais je lui reconnais du talent et quelques belles planches. L'histoire commence de manière très absconse, très onirique. Après quelques pages, on comprend qu'on y suit un petit garçon qui s'enfonce dans son imaginaire, rêve, jeu ou cauchemar, et qui y croise une foule de lieux étranges et changeants, et de créatures dont on va s'apercevoir au fur et à mesure qu'elles sont pour la plupart liées au folklore des peuples natifs d'Amérique du Nord. La première moitié de l'album passe ici, comme un rêve embrouillé, avec différentes sous-intrigues qui se mettent en place puis s'étiolent, ne gardant pour fil rouge narratif que la quête éperdue de ce gamin, devenue en cours de route une gamine, à la recherche de son doudou lapin, comme une Alice au pays des Merveilles à la poursuite du lapin blanc. J'ai trouvé cette partie pénible à la lecture par son inconsistance, sa confusion et à quel point ses nombreux symboles et messages m'échappaient. J'en étais à me demander si tout l'album allait faire preuve de cette même impression d'être improvisé au fur et à mesure des inspirations de l'artiste. La seconde moitié cependant devient plus linéaire et un peu plus claire tandis qu'elle se rattache également davantage au monde réel et plus seulement à cet univers onirique. Mais là encore, je restais circonspect devant certains éléments a priori contradictoires, comme ce personnage moustachu qui à un moment donné est rejeté car étant un homme mais dont on apprend plus tard qu'il ou elle s'appelle en réalité Judith et est une fille... dans un corps d'homme ? Au vu du discours tenu en fin d'album d'album, je ne peux qu'envisager qu'il s'agisse d'un hermaphrodite, physiquement ou moralement, mais sans aucune certitude. Et ce n'est que sur le dernier quart de l'ouvrage qu'on comprend enfin pour de bon où l'auteure voulait en venir, son message et surtout ce qu'elle voulait dénoncer, relatif à l'histoire du Canada et à la culture de ses peuples natifs. Alors oui, une fois cela dévoilé, la majorité du contenu des planches précédentes trouve une forme d'explication, de raison, mais le mal était fait pour moi : j'avais ressenti de manière désagréable la majorité de ma lecture et s'il me fallait attendre cette révélation pour pouvoir la relire et bien la comprendre et l'apprécier, c'était trop tard et je n'en avais plus envie. Note : 2,5/5

18/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Prisonniers du ciel
Prisonniers du ciel

Je me retrouve dans les avis précédents, et suis sorti déçu de cette lecture. D’abord par ce que je n’ai pas tout saisi, malgré des efforts. J’ai décroché à plusieurs reprises de l’intrigue, n’arrivant pas toujours à raccrocher les wagons, à bien lier entre eux les différents protagonistes, tant dès le départ ça part dans tous les sens, avec plein de personnages. Du coup, la lecture est devenue laborieuse (peut-être que le roman d’origine, que je ne connais pas, était plus fluide, plus clair). D’autant plus que le dessin, au trait très gras (une sorte de mixe de Loustal et de Götting), mais surtout assez approximatif (perspectives), avare de détails, plutôt statique, n’aide pas à dynamiser cette histoire qui, malgré un certain nombre de péripéties, m’est apparue quelque peu lente (peut-être que mes difficultés à tout saisir ont pu jouer sur cette impression). Bref, un polar qui m’a laissé sur ma faim.

18/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Sept macchabées
Sept macchabées

Je n’ai pas vraiment été convaincu par cette histoire. Si le dessin est globalement bon, et si la partie « aventure » vers le pôle sud peut se laisser lire, cela manque singulièrement de consistance. Le point de départ est à la fois simple et gore : dans la rivalité qui l’oppose à l’Empire allemand, l’Angleterre utilise les découvertes de Frankenstein pour redonner vie – et une force et une endurance surhumaine – à 7 personnes, qui doivent planter le drapeau britannique sur le pôle avant le rival teuton. Mais, une fois accepté ce départ abracadabrantesque, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les 7 personnages de l’expédition n’ont pas une personnalité très approfondie, et leurs relations ne servent pas assez à faire monter la tension. L’expédition antarctique se révèle donc insipide – mise à part la putréfaction qui gagne leurs corps (petit ajout glauque, mais qui n’apporte rien à l’intrigue, qui reste trop creuse à mon goût). A emprunter à l’occasion, mais c’est une lecture sans grande saveur.

17/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke - Lucky Luke se recycle
Lucky Luke - Lucky Luke se recycle

Mouais. Bof bof. Pas convaincu, pas intéressé par cette version de Lucky Luke. Je ne suis pas fan du graphisme de Mawil, mais il pourrait passer sur une parodie réussie. Ce qui n’est pas le cas ici. Je ne sais d’ailleurs pas quel était son positionnement, car ni l’aspect humour (finalement peu présent), ni le côté aventure, ne m’ont paru digne d’intérêt. En fait, je me suis pas mal ennuyé. La version de Bouzard m’avait davantage convaincu. Ici, je reste clairement sur ma faim. A voir ce qu’un autre allemand (König en l’occurrence) a pu faire avec « Choco-boys ».

17/03/2022 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
Couverture de la série Dark Souls
Dark Souls

Etant moi-même un grand fan des jeux From Software (dont Bloodborne est également une adaptation), je ne vais pas faire l’affront de répéter les principales caractéristiques de ces jeux exigeants et punitifs mais ô combien gratifiants par un gameplay aux petits oignons. C’est toujours la même recette avec quelques variations (un aventurier dans un monde cryptique dévasté et inhospitalier). Dark Souls est le jeu le plus populaire de la série. Le succès aidant, il apparait presque comme logique d’en faire une libre adaptation d’autant plus que le thème Heroic Fantasy a toujours fait recette en bande dessinée franco-belge, manga ou comics. Chaque histoire est indépendante et complète et on en compte 5 en version originale. A priori Hachette n’a guère l’intention de tout publier et s’en tiendra aux deux présents tomes. Hélas on peut comprendre pourquoi à la lecture même si cette dernière n’offre rien de honteux. Il s’agit toujours et encore de la même quête éculée du simple mortel défiant des demi-dieux enragés même si la frontière entre le bien et le mal s’amincit considérablement ici pour une bonne et simple raison : les héros sont déjà morts et poursuivent un cycle de vengeance tout en réfutant un passé bien peu glorieux. Le souci reste constamment le même : les récits sont parsemés de quelques clins d’œil aux amoureux des jeux (coucou Chevalier Solaire !) mais abandonnent rapidement la poésie morbide et solitaire des jeux. Ici on passe d’un ennemi à l’autre sans se soucier d’une quelconque cohérence narrative. Les décors sont interchangeables et l’ensemble va bien trop vite pour captiver l’attention. Il reste de jolies pages bien dessinées mais peu encrées, une lecture sans ennui ni intérêt quelconque et je doute fortement que les amateurs des jeux comme les non initiés soient marqués par une histoire générique. Rien de honteux ni de mémorable, il y a bien mieux en Dark Fantasy et pouvant même rappeler Dark Souls. Le travail des deux auteurs prouve une fois encore qu’une adaptation d’un jeu vidéo n’est pas une mince affaire et que beaucoup peuvent encore s’y casser les dents.

17/03/2022 (modifier)