Mwouais, bof, bof, pas mal mais bof…
Après un début prometteur (La belle province et La corde au cou sont deux albums bien sympathiques, je trouve), les différents scénaristes vont avoir du mal à maintenir un niveau digne des attentes légitimes des fans. Pennac et Benacquista vont signer deux albums corrects mais pas transcendants, Gerra va décliner au fil des tomes (je n’aime décidément pas ses Tonton Dalton) et Jul n’a pas encore réussi à me convaincre (paradoxalement, lui, je trouve qu’il progresse au fil des tomes).
Par contre, au niveau du dessin, Achdé est impressionnant ! Le profane s’y laissera prendre tant le trait est proche de celui de Morris dans la seconde moitié de sa carrière. Là, franchement, je m’incline respectueusement !!
Sinon, bah voilà, quoi, ce genre de série gardera toujours un potentiel marketing intéressant auprès des acheteurs nostalgiques, collectionneurs ou ne sachant pas quoi offrir à Noël au gamin de la belle-fille du cousin qu’on sait même pas comment il s’appelle… mais on est très loin de la grande période du cowboy solitaire et loin de son foyer !
Entre le bof et le pas mal, mon cœur balance…
Chatons & Dragons est une série de BD dont vous êtes le héros destinée aux enfants, avec éventuellement même la possibilité qu'ils ne sachent pas encore lire puisqu'elle fonctionne en partie avec des couleurs et des symboles pour savoir où se rendre selon le choix qui est fait, et que les dialogues sont prévus pour être lus à haute voix par les parents.
Je suis un grand amateur de livres dont vous êtes le héros et j'ai (vainement) tenté d'y initier mes enfants. L'initiative de créer une BD de ce type destinée aux plus jeunes a donc de quoi me ravir. Hélas, je n'ai pas été convaincu du tout, plus à cause de sa structure et son fonctionnement que du fait de son contenu graphique et de son histoire.
Il s'agit d'albums BD au format moyen, couverture cartonnée, avec des couvertures simples qui attirent l'oeil comme un livre-jeu.
Sur la page de garde se trouve le mode d'emploi de l'ouvrage, expliquant comment fonctionne le système de numéros, de symboles et de couleurs qui mènent le lecteur au paragraphe suivant par le biais d'intercalaires colorés, comment gérer les dialogues et comment gérer le sac du héros et son contenu. Alors déjà, sur ce dernier point, ça a raté pour moi car j'ai eu toutes les peines du monde à comprendre comment utiliser les objets de mon sac en cours de route : en gros, si je comprends bien, le moment venu, il aurait fallu que j'aille à la page où se trouve le sac pour voir ce qu'il y avait dedans et que je choisisse ce que je voulais utiliser, et là le paragraphe concerné te dit que si tu avais choisi tel objet alors c'est bien, tu as gagné. Mais je n'ai compris ça que vers la fin de ma lecture, donc le mode d'emploi n'a pas été assez explicite pour moi, je le crains.
Bref, passé ces deux pages de mode d'emploi, l'album s'entame une poignée de pages d'introduction de l'histoire en pure bande dessinée, au sens narratif du terme.
Puis l'aventure commence et chacune des pages suivantes sera composée de deux cases, qui sont autant d'étapes différentes du voyage, avec ces fameux symboles colorés et numérotés placés aux différents endroits où le héros a le choix de se rendre, et qui le renvoient vers la page et la case où il pourra suivre le reste de son aventure. Exactement comme les livres dont vous êtes le héros donc, à la différence près que pour aider le jeune lecteur, il n'y a pas qu'un numéro de chapitre à rejoindre mais aussi une couleur pour trouver plus facilement où dans le livre se situe ce chapitre. Sauf que plusieurs couleurs se ressemblent et quand il faut se rendre sur une page grise par exemple, il ne faut pas confondre le gris neutre, le bleu un peu gris ou le vert un peu gris.
En outre, comme chaque "chapitre" de l'aventure est constitué d'une unique case, généralement avec très peu de texte narratif, on se retrouve rapidement à enchainer les tours de pages pour passer d'une case à sa suite, de manière un peu rébarbative. Une petite succession de cases par chapitre plutôt qu'une seule aurait été plus appréciable, même si ça aurait impliqué moins de choix possibles.
Mais de toute façon, ces choix sont assez limités puisqu'au final, on se retrouve souvent à fouiller tous les lieux d'un même endroit, voire à revenir sans arrêt sur ses pas car il faut régulièrement chercher une certaine quantité d'objets ou bien un artefact bien particulier pour passer à la suite de l'aventure. Sans parler de ces marais dans lesquels je me suis perdu de manière un peu agaçante dans le premier tome, avant d'enfin trouver le bon numéro qui m'en faisait sortir.
Beaucoup de ces cases-chapitres proposent des mini-jeux tels que trouver un certain nombre de pommes ou encore de cœurs cachés dans le décor, trouver son chemin dans un labyrinthe le plus souvent extrêmement facile pour convenir aux tous petits, ou encore trouver un passage secret sous la forme d'un chiffre caché parfois de manière peu lisible car écrit d'une couleur très proche de celle du décor. Beaucoup de chapitres proposent aussi aux jeunes lecteurs de se reposer, faire une pause voire faire dodo, puis revenir plus tard. Concrètement, si j'avais suivi cette proposition, mon enfant serait allé se coucher la première fois à peine 3 minutes après avoir commencé l'aventure. Mouairf...
Ces albums s'adressent à de jeunes lecteurs mais aussi à leurs parents qui doivent leur lire et les amuser avec, mais je pense que je passerais mon chemin car outre un scénario et des lieux à visiter pas très palpitants, et des jeux un peu trop simples pour certains, un peu trop frustrants pour d'autres, c'est surtout le fait devoir sans arrêt sauter d'une page à une autre car on n'a droit qu'à une seule case par "chapitre" qui m'a été pénible.
Recueil de tableaux n’offrant aucun fil narratif mais illustrant tous l’Afrique, cet album n’a à mes yeux aucun rapport avec de la bande dessinée.
Certes, chaque tableau raconte une histoire mais c’est le propre de bien des tableaux.
Certes, le trait de Jano est agréable, ses couleurs chaudes conviennent bien au sujet et on sent dans ces scènes toute l’affection qu’il porte à l’Afrique mais on pourrait dire pareil de bien des tableaux sans les qualifier de bande dessinée pour autant.
Pour la qualité des tableaux, je pourrais mettre 3/5 mais pour moi, on est surtout hors sujet. Et autant je peux comprendre qu’un amateur d’images et de dessins d’Afrique puisse investir dans un tableau extrait de ce recueil pour l’admirer tout à loisir sur le mur de sa bibliothèque, autant je pense que ce genre de recueil n’a que peu d’intérêt à la lecture.
Bof donc…
Après Bloodborne par exemple, voici de nouveau une adaptation d'un jeu vidéo célèbre en Comics ! Mais pourquoi ça marcherait en bouquin alors que ce n'est pas du tout le même média après tout ?
Et bien là c'est l'évidence même, pour ceux du fond qui ne touchent pas aux pads ou les férus d'Alix (la bd à Papy, pas le webmaster du présent site voyons), Cuphead ne risque pas beaucoup de parler et pourtant il s'agit d'un Shoot'em up aussi difficile à jouer que magnifique à regarder.... C'est simple, ce style directement emprunté à celui des premiers court métrages de tonton Disney ou de Max Fleischer ne pouvait que s'adapter de façon fidèle sur un album cartonné. Mais au fait de quoi ça parle ?
Merci d'avoir demandé ! En gros Cuphead et Mugman sont deux jeunes garçons avec des têtes de euh tasse (si si matez le visuel si vous ne me croyez pas !) un rien candides et jouant sans le savoir leurs âmes dans un casino tenu par le diable lui-même ! Le but maintenant est de contrer le diable et tous ses serviteurs dans un monde coloré et jazzy mais rempli de dangers !
Voici un bref résumé du pitch du jeu vidéo (une série d'animation reprenant peu ou prou ces faits et d'excellente qualité vient également de sortir) mais cela ne va guère vous aider à apprécier la bd car elle est tout simplement très décevante en bien des points.
Malgré les talents évidents de l'illustrateur qui reprend le code visuel rétro vintage et l'a bien digéré, ce sont les histoires en elle même qui sont pénibles à avaler. En effet il ne s'agit que d'histoires courtes sans queue ni tête voulant reprendre et réinterpréter les personnages du jeu dans des situations pas très finaudes. Cuphead va au cirque, Cuphead fait du ski, Cuphead fait cac.... ah non celle-ci sera surement reprise pour un prochain tome.
Bref c'est uniquement à réserver aux fans complétistes du jeu (les dessins restent de toute beauté et la conception du format du livre très réussie) mais le contenu m'en a touché une sans en bousculer l'autre. C'est un style pourtant recherché et que j'apprécie habituellement fortement mais je m'en vais retrouver Pinocchio (Winshluss) et surtout le très injustement mésestimé mais splendide Stum de Taillefer pour y retrouver ma came. Peut-être ai je perdu également sans le savoir mon âme d'enfant ? Va savoir...
Ou cette série a beaucoup vieilli ou ce n’est pas du tout ma tasse de thé. L’inspiration puisée dans Sherlock Holmes dépasse les bornes (mêmes habitudes, même lieu d’habitation, même fonctionnement intellectuel…). Ca enlève beaucoup d’intérêt au duo d’enquêteurs et aux énigmes qu’ils ont à résoudre, mystères fortement imprégnés de mysticisme : savant fou, démon en liberté, jeune femme possédée, landes sauvages battue par les vents… Nos enquêteurs à la « Sherlock » ont trop peu de charisme et s’expriment dans une langue peu naturelle. Tout est raide dans cette série. Malgré tout, j’ai aimé le dessin détaillé qui utilise la ligne claire. A l’inverse, la colorisation gâche un peu... Au final, je ne recommande pas du tout. Je l’ai lu par curiosité mais ça s’arrête là !
Avis tout aussi nostalgique que pour Izbarkan mais je vais être plus dur.
Je trouvais le dessin nettement moins réussi et expressif. Les gags plus poussifs et redondants.
Reste que je reste attaché à cette série, tout une époque à mes yeux.
Un petit péché de jeunesse.
C’est la 1ère œuvre de Guillaume Bianco, un auteur que je trouve très attachant et que j’aime suivre.
Son trait et son univers étant devenu très personnel avec le temps.
Une série qui dure 19 ans et affiche 21 opus a trouvé son public. C'est le cas des " Casseurs".
Les dessins de Denayer, très réalistes et bons pour les engins motorisés et les paysages, pourraient inciter à lire les albums comme une série policière.
A mon avis c'est une erreur. Les intrigues et les enquêtes sont pour la plupart ineptes, répétitives et pleines d'impossibilités procédurières. Le gros du travail des auteurs n'a pas été dans cette direction.
Al et Brock, symboles macho de l'homme au volant, arrêtent les malfrats une fois le quota de cascades atteint.
C'est très infantile et me fait penser aux enfants qui jouent avec leurs petites voitures en se télescopant.
La naïveté du scénario est soulignée par l'absence de sang malgré les nombreux accidents ou fusillades. On s'attend toujours à voir les victimes se relever dans leurs tenues impeccablement propres.
Une série à ne pas prendre au sérieux, du divertissement pour garçons en cours de récréation avec ce niveau de dialogues.
J'ai acheté cet album, séduite par
-la beauté de son ange Gabriel préraphaélite (un courant d'artistes anglais de la fin du XIXème siècle qui estimaient que la vraie peinture s'était arrêtée avec Raphaël, et qu'il fallait retrouver l'inventivité artisanale du Moyen-Age, en réalité leur peinture est terriblement bourgeoise et si peu médiévale mais élégante, avec des personnages souvent androgynes à la peau éclairée de l'intérieur),
-les dialogues décontractés, et souvent drôles
-et le pitch aventureux : l'Ange Gabriel est chargé par Dieu (monsieur loyal ventripotent en costume blanc et chapeau claque assorti, regard jaune, moustache bouclée et cigare) de lui trouver une vierge Marie à engrosser dans le but de changer le monde des humains salement mal parti.
A la première lecture, le sentiment d'avoir été flouée : pour vous donner une idée, j'ai envoyé le livre derrière une armoire pour ne plus avoir à supporter sa couverture qui me rappelait cette erreur d'appréciation cuisante. Et inutile de dire que je n'avais pas le cœur à rédiger un avis.
Les couleurs éclatantes, les visages sensuels, les références littéraires, picturales, variétoches, ou mythologiques se télescopent dans un non sens répété et fatigant. On ne connait pas toutes les inspirations multiformes proposées, de long passages de textes littéraires sont cités in extenso dans les bulles, (vous trouverez les sources en fin d'album), couplées à des morceaux de tableaux célèbres. Le road-movie s'éternise sur 176 pages avec chaque nouvelle beauté que Gabriel/Don Juan entreprend et qui se retrouve dans sont lit. La belle n'étant plus vierge, l'ange doit reprendre sa recherche, aidé de son téléphone portable en ligne directe avec le bureau R&D du paradis. Et tout ça pour aboutir à quoi ? je vous laisse le découvrir, mais je n'ai trouvé aucun sens à cette pénible lecture.
En lisant les avis des collègues sur bdthèque, quelques mois plus tard, l'envie de réviser mon opinion m'est venue et j'ai secoué l'album couvert de poussière et entamé une deuxième lecture. L'assemblage érudit dans les références, virtuose dans le dessin, et provocateur continue de me filer la nausée.
Trop long, trop incompréhensible dans son propos. On peut facilement supporter d'être malmené si la fin justifie les moyens, mais là, quel est le message ? L’échec est inéluctable ? Les Don Juan doivent finir homme au foyer ? Dieu est mort ? La femme est l'avenir de l'homme?
J''étais peut-être victime d'une sorte d'incompréhension générationnelle, mais en fait, je ne saurais dire à quelle génération appartiennent les auteurs... (un vieux et un jeune peut-être ?) La soupe comporte trop de légumes différents : le goût s'affadit. Ou alors j'ai perçu une misogynie sous-jacente dans cette succession de conquêtes sexuelles qui laissent les proies sur le carreau, dans l'attente ? Misogynie aussi dans la nécessité de la virginité de la femme, qu'en est-il de celle de Dieu ?
Un interminable rêve qui remâche l'imaginaire masculin de deux talentueux auteurs de bande dessinée. Qui pourra s'y retrouver ?
"Alors, calmement, sans élever la voix, cet homme, son frère, sans même non plus cesser de s'éponger le front, le regard sourdant de la lisière du feutre qu'il rabaissait constamment entre deux mouvements du mouchoir, cet homme, donc, s'était mis à lui annoncer que sa femme, sa femme à lui, Williams, venait d'être découverte sur le bord d'une route, à quelques mètres d'un cabriolet éventré. Non, elle n'était pas morte, mais ce n'était sans doute qu'une question de minutes, car un nègre avait raconté que son tailleur blanc était devenu à peu près aussi rouge qu'un soleil du soir, même que, peut-être, après tout, était-il possible qu'elle soit déjà morte..."
Ca vous a plu ? Vous en voulez encore ? Parce que des phrases de cet acabit, vous en trouverez plus d'une dans ce diptyque ! Alain Streng utilise en effet un style plein d'emphase pour retranscrire les textes d'un écrivain possédé, rongé par la mort de sa soeur et alcoolique. Honnêtement, à plus d'une reprise, j'avais oublié le début de la phrase avant d'arriver à la fin et je ne compte pas les fois où j'ai lu et relu une phrase pour comprendre de quoi ça causait. Quant au "nègre" écrit dans le texte ci-dessus, je n'en suis en rien responsable. Je suppose qu'il a été employé à la fois pour choquer et pour marquer l'époque (années 50) à laquelle ce récit se déroule.
L'histoire ? Le premier tome est extrêmement nébuleux, enchainant des scènes dont j'avais du mal à bien saisir le sens avant d'en lire le résumé au début du tome 2. Le deuxième tome conclut ce thriller et m'est apparu plus clair... mais pas spécialement passionnant pour la cause. Les scènes dénudées sont fréquentes et assez gratuites.
Heureusement, le dessin de Baudouin Deville, très typé années 80, et le caractère sulfureux d'une héroïne provocante et la plupart du temps peu ou pas vêtue m'ont poussé à ne pas lâcher l'affaire. Il règne sur ce récit une ambiance très proche des premiers Jessica Blandy. Ce sont vraiment des récits d'un autre temps, qui coïncide avec la fin de mon adolescence, d'où un certain parfum de nostalgie à la lecture de ces deux albums un peu trouvés par hasard. Je ne peux pas dire que j'ai aimé... mais je ne peux pas dire que j'ai détesté non plus, alors même que je ne peux fermer les yeux sur de multiples défauts.
A noter que si les deux tomes parus forment un diptyque, un troisième tome était annoncé mais n'est jamais sorti. Quelque part, je le regrette car j'aurais quand même bien voulu savoir où les auteurs voulaient aboutir. Là on a juste deux tomes étranges, nébuleux, bourrés de défauts, avec des scènes dénudées plus racoleuses que sulfureuses, un dessin très lisible, une mise en page soignée, des personnages improbables et une fin qui se tient... Une vraie curiosité qui pourrait plaire à certains et répulser d'autres (Yann135, si tu lis cet avis, je pense que c'est le genre de truc qui pourrait bien te plaire).
Bon allez, une dernière pour la route :
"Il ignorait les blés, le soleil, et sans doute même le reste de la création, incapable d'arrêter de frapper sur ce visage noir, hurlant et priant pour que, sang pour sang, de ce massacre sans nom ne ressuscite cette femme alanguie dans son tailleur de sang, et ni son frère, ni même Dieu -Dieu, non surtout pas Dieu !- n'auraient pu l'empêcher de frapper, d'encore et encore frapper jusqu'à ce que le chapeau de paille ne s'en aille rehausser, de sa clarté poisseuse, la purulence éclatante des blés -et alors, alors seulement, ce coup sur la nuque le fit glisser vers le sol, où il demeura, à genoux et vomissant, entre les jambes de son frère, pour, lentement, embrasser le sol, ses lèvres déchirées allant à la rencontre de la main de sa femme, exactement, oui, exactement comme, des années plus tôt, l'avaient fait les vagues de l'océan -cet océan à jamais décédé en ce jour qui était un samedi... "
Pourtant amateur du genre, je n’ai pas du tout adhéré à ce moyen âge de légende, un mélange trop fourre-tout de divers univers.
De plus, l’ensemble est très linéaire et mollasson, aucun personnage ne m’a intéressé. Lecture très plate et sans passion.
J’en attendais beaucoup à la vue des auteurs ... la déception n’en fut que plus grande.
Ça se laisse lire mais bof bof.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Aventures de Lucky Luke d'après Morris
Mwouais, bof, bof, pas mal mais bof… Après un début prometteur (La belle province et La corde au cou sont deux albums bien sympathiques, je trouve), les différents scénaristes vont avoir du mal à maintenir un niveau digne des attentes légitimes des fans. Pennac et Benacquista vont signer deux albums corrects mais pas transcendants, Gerra va décliner au fil des tomes (je n’aime décidément pas ses Tonton Dalton) et Jul n’a pas encore réussi à me convaincre (paradoxalement, lui, je trouve qu’il progresse au fil des tomes). Par contre, au niveau du dessin, Achdé est impressionnant ! Le profane s’y laissera prendre tant le trait est proche de celui de Morris dans la seconde moitié de sa carrière. Là, franchement, je m’incline respectueusement !! Sinon, bah voilà, quoi, ce genre de série gardera toujours un potentiel marketing intéressant auprès des acheteurs nostalgiques, collectionneurs ou ne sachant pas quoi offrir à Noël au gamin de la belle-fille du cousin qu’on sait même pas comment il s’appelle… mais on est très loin de la grande période du cowboy solitaire et loin de son foyer ! Entre le bof et le pas mal, mon cœur balance…
Chatons & Dragons
Chatons & Dragons est une série de BD dont vous êtes le héros destinée aux enfants, avec éventuellement même la possibilité qu'ils ne sachent pas encore lire puisqu'elle fonctionne en partie avec des couleurs et des symboles pour savoir où se rendre selon le choix qui est fait, et que les dialogues sont prévus pour être lus à haute voix par les parents. Je suis un grand amateur de livres dont vous êtes le héros et j'ai (vainement) tenté d'y initier mes enfants. L'initiative de créer une BD de ce type destinée aux plus jeunes a donc de quoi me ravir. Hélas, je n'ai pas été convaincu du tout, plus à cause de sa structure et son fonctionnement que du fait de son contenu graphique et de son histoire. Il s'agit d'albums BD au format moyen, couverture cartonnée, avec des couvertures simples qui attirent l'oeil comme un livre-jeu. Sur la page de garde se trouve le mode d'emploi de l'ouvrage, expliquant comment fonctionne le système de numéros, de symboles et de couleurs qui mènent le lecteur au paragraphe suivant par le biais d'intercalaires colorés, comment gérer les dialogues et comment gérer le sac du héros et son contenu. Alors déjà, sur ce dernier point, ça a raté pour moi car j'ai eu toutes les peines du monde à comprendre comment utiliser les objets de mon sac en cours de route : en gros, si je comprends bien, le moment venu, il aurait fallu que j'aille à la page où se trouve le sac pour voir ce qu'il y avait dedans et que je choisisse ce que je voulais utiliser, et là le paragraphe concerné te dit que si tu avais choisi tel objet alors c'est bien, tu as gagné. Mais je n'ai compris ça que vers la fin de ma lecture, donc le mode d'emploi n'a pas été assez explicite pour moi, je le crains. Bref, passé ces deux pages de mode d'emploi, l'album s'entame une poignée de pages d'introduction de l'histoire en pure bande dessinée, au sens narratif du terme. Puis l'aventure commence et chacune des pages suivantes sera composée de deux cases, qui sont autant d'étapes différentes du voyage, avec ces fameux symboles colorés et numérotés placés aux différents endroits où le héros a le choix de se rendre, et qui le renvoient vers la page et la case où il pourra suivre le reste de son aventure. Exactement comme les livres dont vous êtes le héros donc, à la différence près que pour aider le jeune lecteur, il n'y a pas qu'un numéro de chapitre à rejoindre mais aussi une couleur pour trouver plus facilement où dans le livre se situe ce chapitre. Sauf que plusieurs couleurs se ressemblent et quand il faut se rendre sur une page grise par exemple, il ne faut pas confondre le gris neutre, le bleu un peu gris ou le vert un peu gris. En outre, comme chaque "chapitre" de l'aventure est constitué d'une unique case, généralement avec très peu de texte narratif, on se retrouve rapidement à enchainer les tours de pages pour passer d'une case à sa suite, de manière un peu rébarbative. Une petite succession de cases par chapitre plutôt qu'une seule aurait été plus appréciable, même si ça aurait impliqué moins de choix possibles. Mais de toute façon, ces choix sont assez limités puisqu'au final, on se retrouve souvent à fouiller tous les lieux d'un même endroit, voire à revenir sans arrêt sur ses pas car il faut régulièrement chercher une certaine quantité d'objets ou bien un artefact bien particulier pour passer à la suite de l'aventure. Sans parler de ces marais dans lesquels je me suis perdu de manière un peu agaçante dans le premier tome, avant d'enfin trouver le bon numéro qui m'en faisait sortir. Beaucoup de ces cases-chapitres proposent des mini-jeux tels que trouver un certain nombre de pommes ou encore de cœurs cachés dans le décor, trouver son chemin dans un labyrinthe le plus souvent extrêmement facile pour convenir aux tous petits, ou encore trouver un passage secret sous la forme d'un chiffre caché parfois de manière peu lisible car écrit d'une couleur très proche de celle du décor. Beaucoup de chapitres proposent aussi aux jeunes lecteurs de se reposer, faire une pause voire faire dodo, puis revenir plus tard. Concrètement, si j'avais suivi cette proposition, mon enfant serait allé se coucher la première fois à peine 3 minutes après avoir commencé l'aventure. Mouairf... Ces albums s'adressent à de jeunes lecteurs mais aussi à leurs parents qui doivent leur lire et les amuser avec, mais je pense que je passerais mon chemin car outre un scénario et des lieux à visiter pas très palpitants, et des jeux un peu trop simples pour certains, un peu trop frustrants pour d'autres, c'est surtout le fait devoir sans arrêt sauter d'une page à une autre car on n'a droit qu'à une seule case par "chapitre" qui m'a été pénible.
Carnet d'Afrique
Recueil de tableaux n’offrant aucun fil narratif mais illustrant tous l’Afrique, cet album n’a à mes yeux aucun rapport avec de la bande dessinée. Certes, chaque tableau raconte une histoire mais c’est le propre de bien des tableaux. Certes, le trait de Jano est agréable, ses couleurs chaudes conviennent bien au sujet et on sent dans ces scènes toute l’affection qu’il porte à l’Afrique mais on pourrait dire pareil de bien des tableaux sans les qualifier de bande dessinée pour autant. Pour la qualité des tableaux, je pourrais mettre 3/5 mais pour moi, on est surtout hors sujet. Et autant je peux comprendre qu’un amateur d’images et de dessins d’Afrique puisse investir dans un tableau extrait de ce recueil pour l’admirer tout à loisir sur le mur de sa bibliothèque, autant je pense que ce genre de recueil n’a que peu d’intérêt à la lecture. Bof donc…
Cuphead
Après Bloodborne par exemple, voici de nouveau une adaptation d'un jeu vidéo célèbre en Comics ! Mais pourquoi ça marcherait en bouquin alors que ce n'est pas du tout le même média après tout ? Et bien là c'est l'évidence même, pour ceux du fond qui ne touchent pas aux pads ou les férus d'Alix (la bd à Papy, pas le webmaster du présent site voyons), Cuphead ne risque pas beaucoup de parler et pourtant il s'agit d'un Shoot'em up aussi difficile à jouer que magnifique à regarder.... C'est simple, ce style directement emprunté à celui des premiers court métrages de tonton Disney ou de Max Fleischer ne pouvait que s'adapter de façon fidèle sur un album cartonné. Mais au fait de quoi ça parle ? Merci d'avoir demandé ! En gros Cuphead et Mugman sont deux jeunes garçons avec des têtes de euh tasse (si si matez le visuel si vous ne me croyez pas !) un rien candides et jouant sans le savoir leurs âmes dans un casino tenu par le diable lui-même ! Le but maintenant est de contrer le diable et tous ses serviteurs dans un monde coloré et jazzy mais rempli de dangers ! Voici un bref résumé du pitch du jeu vidéo (une série d'animation reprenant peu ou prou ces faits et d'excellente qualité vient également de sortir) mais cela ne va guère vous aider à apprécier la bd car elle est tout simplement très décevante en bien des points. Malgré les talents évidents de l'illustrateur qui reprend le code visuel rétro vintage et l'a bien digéré, ce sont les histoires en elle même qui sont pénibles à avaler. En effet il ne s'agit que d'histoires courtes sans queue ni tête voulant reprendre et réinterpréter les personnages du jeu dans des situations pas très finaudes. Cuphead va au cirque, Cuphead fait du ski, Cuphead fait cac.... ah non celle-ci sera surement reprise pour un prochain tome. Bref c'est uniquement à réserver aux fans complétistes du jeu (les dessins restent de toute beauté et la conception du format du livre très réussie) mais le contenu m'en a touché une sans en bousculer l'autre. C'est un style pourtant recherché et que j'apprécie habituellement fortement mais je m'en vais retrouver Pinocchio (Winshluss) et surtout le très injustement mésestimé mais splendide Stum de Taillefer pour y retrouver ma came. Peut-être ai je perdu également sans le savoir mon âme d'enfant ? Va savoir...
Harry Dickson
Ou cette série a beaucoup vieilli ou ce n’est pas du tout ma tasse de thé. L’inspiration puisée dans Sherlock Holmes dépasse les bornes (mêmes habitudes, même lieu d’habitation, même fonctionnement intellectuel…). Ca enlève beaucoup d’intérêt au duo d’enquêteurs et aux énigmes qu’ils ont à résoudre, mystères fortement imprégnés de mysticisme : savant fou, démon en liberté, jeune femme possédée, landes sauvages battue par les vents… Nos enquêteurs à la « Sherlock » ont trop peu de charisme et s’expriment dans une langue peu naturelle. Tout est raide dans cette série. Malgré tout, j’ai aimé le dessin détaillé qui utilise la ligne claire. A l’inverse, la colorisation gâche un peu... Au final, je ne recommande pas du tout. Je l’ai lu par curiosité mais ça s’arrête là !
Kegoyo et Klamedia
Avis tout aussi nostalgique que pour Izbarkan mais je vais être plus dur. Je trouvais le dessin nettement moins réussi et expressif. Les gags plus poussifs et redondants. Reste que je reste attaché à cette série, tout une époque à mes yeux. Un petit péché de jeunesse. C’est la 1ère œuvre de Guillaume Bianco, un auteur que je trouve très attachant et que j’aime suivre. Son trait et son univers étant devenu très personnel avec le temps.
Les Casseurs
Une série qui dure 19 ans et affiche 21 opus a trouvé son public. C'est le cas des " Casseurs". Les dessins de Denayer, très réalistes et bons pour les engins motorisés et les paysages, pourraient inciter à lire les albums comme une série policière. A mon avis c'est une erreur. Les intrigues et les enquêtes sont pour la plupart ineptes, répétitives et pleines d'impossibilités procédurières. Le gros du travail des auteurs n'a pas été dans cette direction. Al et Brock, symboles macho de l'homme au volant, arrêtent les malfrats une fois le quota de cascades atteint. C'est très infantile et me fait penser aux enfants qui jouent avec leurs petites voitures en se télescopant. La naïveté du scénario est soulignée par l'absence de sang malgré les nombreux accidents ou fusillades. On s'attend toujours à voir les victimes se relever dans leurs tenues impeccablement propres. Une série à ne pas prendre au sérieux, du divertissement pour garçons en cours de récréation avec ce niveau de dialogues.
Le Divin Scénario
J'ai acheté cet album, séduite par -la beauté de son ange Gabriel préraphaélite (un courant d'artistes anglais de la fin du XIXème siècle qui estimaient que la vraie peinture s'était arrêtée avec Raphaël, et qu'il fallait retrouver l'inventivité artisanale du Moyen-Age, en réalité leur peinture est terriblement bourgeoise et si peu médiévale mais élégante, avec des personnages souvent androgynes à la peau éclairée de l'intérieur), -les dialogues décontractés, et souvent drôles -et le pitch aventureux : l'Ange Gabriel est chargé par Dieu (monsieur loyal ventripotent en costume blanc et chapeau claque assorti, regard jaune, moustache bouclée et cigare) de lui trouver une vierge Marie à engrosser dans le but de changer le monde des humains salement mal parti. A la première lecture, le sentiment d'avoir été flouée : pour vous donner une idée, j'ai envoyé le livre derrière une armoire pour ne plus avoir à supporter sa couverture qui me rappelait cette erreur d'appréciation cuisante. Et inutile de dire que je n'avais pas le cœur à rédiger un avis. Les couleurs éclatantes, les visages sensuels, les références littéraires, picturales, variétoches, ou mythologiques se télescopent dans un non sens répété et fatigant. On ne connait pas toutes les inspirations multiformes proposées, de long passages de textes littéraires sont cités in extenso dans les bulles, (vous trouverez les sources en fin d'album), couplées à des morceaux de tableaux célèbres. Le road-movie s'éternise sur 176 pages avec chaque nouvelle beauté que Gabriel/Don Juan entreprend et qui se retrouve dans sont lit. La belle n'étant plus vierge, l'ange doit reprendre sa recherche, aidé de son téléphone portable en ligne directe avec le bureau R&D du paradis. Et tout ça pour aboutir à quoi ? je vous laisse le découvrir, mais je n'ai trouvé aucun sens à cette pénible lecture. En lisant les avis des collègues sur bdthèque, quelques mois plus tard, l'envie de réviser mon opinion m'est venue et j'ai secoué l'album couvert de poussière et entamé une deuxième lecture. L'assemblage érudit dans les références, virtuose dans le dessin, et provocateur continue de me filer la nausée. Trop long, trop incompréhensible dans son propos. On peut facilement supporter d'être malmené si la fin justifie les moyens, mais là, quel est le message ? L’échec est inéluctable ? Les Don Juan doivent finir homme au foyer ? Dieu est mort ? La femme est l'avenir de l'homme? J''étais peut-être victime d'une sorte d'incompréhension générationnelle, mais en fait, je ne saurais dire à quelle génération appartiennent les auteurs... (un vieux et un jeune peut-être ?) La soupe comporte trop de légumes différents : le goût s'affadit. Ou alors j'ai perçu une misogynie sous-jacente dans cette succession de conquêtes sexuelles qui laissent les proies sur le carreau, dans l'attente ? Misogynie aussi dans la nécessité de la virginité de la femme, qu'en est-il de celle de Dieu ? Un interminable rêve qui remâche l'imaginaire masculin de deux talentueux auteurs de bande dessinée. Qui pourra s'y retrouver ?
Les Esclaves de la torpeur
"Alors, calmement, sans élever la voix, cet homme, son frère, sans même non plus cesser de s'éponger le front, le regard sourdant de la lisière du feutre qu'il rabaissait constamment entre deux mouvements du mouchoir, cet homme, donc, s'était mis à lui annoncer que sa femme, sa femme à lui, Williams, venait d'être découverte sur le bord d'une route, à quelques mètres d'un cabriolet éventré. Non, elle n'était pas morte, mais ce n'était sans doute qu'une question de minutes, car un nègre avait raconté que son tailleur blanc était devenu à peu près aussi rouge qu'un soleil du soir, même que, peut-être, après tout, était-il possible qu'elle soit déjà morte..." Ca vous a plu ? Vous en voulez encore ? Parce que des phrases de cet acabit, vous en trouverez plus d'une dans ce diptyque ! Alain Streng utilise en effet un style plein d'emphase pour retranscrire les textes d'un écrivain possédé, rongé par la mort de sa soeur et alcoolique. Honnêtement, à plus d'une reprise, j'avais oublié le début de la phrase avant d'arriver à la fin et je ne compte pas les fois où j'ai lu et relu une phrase pour comprendre de quoi ça causait. Quant au "nègre" écrit dans le texte ci-dessus, je n'en suis en rien responsable. Je suppose qu'il a été employé à la fois pour choquer et pour marquer l'époque (années 50) à laquelle ce récit se déroule. L'histoire ? Le premier tome est extrêmement nébuleux, enchainant des scènes dont j'avais du mal à bien saisir le sens avant d'en lire le résumé au début du tome 2. Le deuxième tome conclut ce thriller et m'est apparu plus clair... mais pas spécialement passionnant pour la cause. Les scènes dénudées sont fréquentes et assez gratuites. Heureusement, le dessin de Baudouin Deville, très typé années 80, et le caractère sulfureux d'une héroïne provocante et la plupart du temps peu ou pas vêtue m'ont poussé à ne pas lâcher l'affaire. Il règne sur ce récit une ambiance très proche des premiers Jessica Blandy. Ce sont vraiment des récits d'un autre temps, qui coïncide avec la fin de mon adolescence, d'où un certain parfum de nostalgie à la lecture de ces deux albums un peu trouvés par hasard. Je ne peux pas dire que j'ai aimé... mais je ne peux pas dire que j'ai détesté non plus, alors même que je ne peux fermer les yeux sur de multiples défauts. A noter que si les deux tomes parus forment un diptyque, un troisième tome était annoncé mais n'est jamais sorti. Quelque part, je le regrette car j'aurais quand même bien voulu savoir où les auteurs voulaient aboutir. Là on a juste deux tomes étranges, nébuleux, bourrés de défauts, avec des scènes dénudées plus racoleuses que sulfureuses, un dessin très lisible, une mise en page soignée, des personnages improbables et une fin qui se tient... Une vraie curiosité qui pourrait plaire à certains et répulser d'autres (Yann135, si tu lis cet avis, je pense que c'est le genre de truc qui pourrait bien te plaire). Bon allez, une dernière pour la route : "Il ignorait les blés, le soleil, et sans doute même le reste de la création, incapable d'arrêter de frapper sur ce visage noir, hurlant et priant pour que, sang pour sang, de ce massacre sans nom ne ressuscite cette femme alanguie dans son tailleur de sang, et ni son frère, ni même Dieu -Dieu, non surtout pas Dieu !- n'auraient pu l'empêcher de frapper, d'encore et encore frapper jusqu'à ce que le chapeau de paille ne s'en aille rehausser, de sa clarté poisseuse, la purulence éclatante des blés -et alors, alors seulement, ce coup sur la nuque le fit glisser vers le sol, où il demeura, à genoux et vomissant, entre les jambes de son frère, pour, lentement, embrasser le sol, ses lèvres déchirées allant à la rencontre de la main de sa femme, exactement, oui, exactement comme, des années plus tôt, l'avaient fait les vagues de l'océan -cet océan à jamais décédé en ce jour qui était un samedi... "
Sept mages
Pourtant amateur du genre, je n’ai pas du tout adhéré à ce moyen âge de légende, un mélange trop fourre-tout de divers univers. De plus, l’ensemble est très linéaire et mollasson, aucun personnage ne m’a intéressé. Lecture très plate et sans passion. J’en attendais beaucoup à la vue des auteurs ... la déception n’en fut que plus grande. Ça se laisse lire mais bof bof.