C’est une collection très inégale, et souvent décevante de mon point de vue. Et cet album peine à faire monter la moyenne.
L’histoire se laisse lire, il y a du rythme, et certains lecteurs pourront peut-être y trouver leur bonheur (un emprunt suffira je pense).
Mais pour cela il faut faire abstraction de certaines choses.
Un dessin honnête mais sans plus, des clichés (le coup de la prison sur la Lune, c’est quand même du déjà vu – même si certains originaux en situent parfois sur Mars…).
Et puis des trucs improbables (les explications à propos de la grotte et de son contenu, la forêt, etc.).
Bref, de la SF basique, qui mise sur une certaine mansuétude du lecteur. Après, si on accepte ces facilités, cette aventure peut trouver son lectorat. Mais je n’y reviendrai pas.
Note réelle 2,5/5.
Je vais faire court et simple, même si je n'ai pas lu les 5 volumes.
Ça me rappelle les "gags" que dessinait Hergé durant les années 30. Malgré le fait que les décors et surtout les "outillages" soient plus récents, c'est tout aussi désuet, et allègrement dépassé. L'auteur est un fana du dessinateur de Tintin, je n'en doute pas une seule seconde, et ça va faire plusieurs décennies que je le sais, mais il aurait pu éviter d'imiter son glorieux modèle en ce qui concerne les gags eux-mêmes. De plus, l'ouvrage donne une impression (sic) élitiste avec des clins d'œil uniquement compréhensibles par les experts qui ont consacré toute leur vie à la Sainte Ligne Claire.
Au bout de quelques pages, on frôle vite l'overdose...
À posséder dans sa bibliothèque pour frimer auprès des "vrais" amateurs de "vraie" Bande Narrative :)
Album qui a clôturé la saison 2 de la collection. Un beau bof à mon niveau, elle ne se termine pas en apothéose.
Ça se laisse lire mais pas du tout emballé.
J’ai trouvé la partie graphique assez fade, dessin quelconque et couleurs moyennes.
Côté scénario, c’est pas mieux, on repassera pour l’originalité, je ne suis pas contre quelques hommages mais là c’est le catalogue de la redoute, toutes les références du western y passent (acteurs, films ...), perso c’est pas passé, ça a été l’indigestion.
La fin ne relève pas l’ensemble.
Il y a bien mieux dans le genre.
Le personnage de François l'Olonais, m'a toujours fasciné, comme beaucoup je pense. Il fait partie de la mythologie des pirates.
Intrigué car ne connaissant que quelques petits bouts d'anecdotes, j'ai été ravi de tomber sur cette bd, à la couverture très réussie.
Elle se lit avec plaisir, et retrace visiblement les quelques anecdotes et informations que l'on connait sur ce pirate.
Sans être extrêmement fan des dessins, qui oscillent entre le très réussi et un côté un peu bancal à mon sens, l'ensemble s'enchaine plutôt bien. Une colorisation assez réussie.
Au fond, après lecture, on reste sur une impression de "trop peu", même si la philosophie de pensée de Lolonois imaginée par l'auteure, colle assez bien à l'image de ce pirate et de ce que l'on en connait..
Finalement on se dit que l'on aurait aimé un récit plus riche, avec de l'aventure et du romanesque, plutôt qu'un entre-deux fiction légère/histoire.
Je suis un fan de Saint-Ex ou Kessel. Alors après la lecture de "Courrier Sud" "Vol de Nuit" ou Mermoz les aventures de Clarence Babel Man sont d'une fadeur totale. Je pense qu'il y avait beaucoup mieux à faire pour honorer les pionniers de l'aéropostale.
Je ne suis jamais entré dans cette série. Le scénario est simpliste avec une jolie petite amie ex bad girl, des rencontres avec ses anciens collègues et une pirouette acrobatique finale pour la chute du vilain.
Je trouve que même les avions sont dessinés de façon assez sommaires. J'ai le même désappointement pour les textes avec des dialogues assez faibles et trop de voix-off à mon goût.
Il reste le dessin des personnages, fluide et élégant. Les décors intérieurs de l'époque Art Déco auraient mérité plus de détails dans le T2. C'est aussi le cas pour l'ambiance extérieure de l'orage.
Sans être repoussante je ne trouve pas cette série attirante.
Lorsque Christin tente de se lancer dans la dénonciation de problèmes sociétaux, il est souvent maladroit, et peine à bâtir un récit équilibré et crédible (voir son ratage sur La Nuit des Clandestins qui, comme le remarque Mac Arthur est aussi construit sur une longue mise en place, avant un dénouement final assez brutal). Et je trouve qu’ici aussi il rate son objectif.
Le récit m’a fait penser à Van Hamme, par sa construction (assez cinématographique – ou plus précisément très « série télé américaine »), mais aussi par le cadre choisi, en l’occurrence une riche copropriété fermée.
L’intrigue est une sorte de huis-clos, se déroulant donc dans une de ces gated cities qui essaiment, aux États-Unis (mais aussi de plus en plus chez nous). Mais la présentation des habitants est bien trop longue et lente (je me suis ennuyé au bout d’un moment), et les personnages sont presque tous caricaturaux (en plus d’être fortement typés), comme l’est d’ailleurs l’intrigue elle-même, manquant de crédibilité sur la fin.
La dénonciation du communautarisme des riches est certes louable, mais ici sa formulation est contreproductive. Idem pour le racisme, incarné par des personnages par trop caricaturaux. Mais c’est surtout la narration, franchement chiante par moment, qui pêche, et le dessin de Mounier, pourtant bon, ne parvient pas à équilibrer l’ensemble.
Je suis un peu perplexe à propos de cette adaptation du Pierre et le Loup de Serge Prokofiev.
En effet à ma connaissance Pierre et le Loup est une création originale et pas un conte issu de la culture populaire russe avec de nombreuses versions.
La fin et la morale que propose Prado s'écarte trop du conte de Prokofiev pour que ce soit en accord avec l'idée première du compositeur.
Car si l'idée de Prokofiev était de faire découvrir des instruments de musique d'un orchestre symphonique, il y avait aussi la morale du courage des petits pioniers soviétiques dans un esprit de paix.
Ce dernier point disparait et c'est dommage. De plus il n'y a aucune trace de musique ni d'instrument.
En ce qui concerne les peintures, elles sont assez sombres et trop réalistes pour le public visé.
C'est une déception et je ne lirai pas cette version avec mes enfants. C'est trop éloigné de l'esprit voulu par Prokofiev à mon avis pour s'approprier cette référence. 2-
Pas pour moi !!
Un western uchronique qui n’apporte pas grand chose au genre. C’est finalement assez bourrin.
Un dessin et découpage typé comics plutôt moyen.
Mais la faute de goût ultime s’est avérée être la colorisation, inesthétique à mes yeux.
Le tout se veut moderne mais je ne suis jamais rentré dans le récit.
A la vue des avis, un album qui partage ... le mien étant qu’Ankama a bien d’autres cartouches dans sa ceinture. Tir à blanc sur ce coup.
Je me retrouve complètement dans l’avis de MacArthur.
Je suis passé à travers de ma lecture.
L’auteur m’a perdu en cours de route et n’a du coup finalement pas su me toucher.
Un gros bof
Grosse déception au final que cette série de fantasy prétendument prévue en trois tomes.
Pour de multiples raisons :
- Tout d’abord, le manque d’originalité de l’univers proposé. Quand on me promet une série de fantasy, je m’attends à autre chose qu’une reproduction simpliste de l’occupation de l’Europe par les troupes romaines, période mur d’Hadrien. Or là, des costumes aux paysages en passant par l’évocation de druides ou l’opposition entre une armée très hiérarchisée et des barbares attaquant en meute désorganisée, on a tout d’une version caricaturale de ce contexte historique. En soi, je dis pourquoi pas ? Cette optique permet de ne pas devoir se concentrer sur l’élaboration d’un univers cohérent à faire découvrir aux lecteurs. Mais cet aspect prive le lecteur du plaisir de se plonger dans un univers éloigné de ses repères, ce qui pour moi constitue un des charmes d’une bonne série de fantasy.
- Ensuite vient l’absence totale d’explications quant à différents aspects de l’intrigue. On ne saura rien des pierres druidiques (si tant est qu’il s’agisse de cela), de l’étendue des pouvoirs des sorciers (ni même de leur rôle précis dans la structure sociétale des barbares), de la stratégie et des objectifs des barbares venus envahir l’Empire. Le personnage central semble à un moment rongé par un conflit intérieur mais là encore cet aspect est vite oublié pour ne garder qu’un fil narratif très linéaire et simpliste. Du coup, le déroulé de l’histoire, s’il est aisé à suivre, n’offre pas de moment fort.
- Et puis il y a ces ébauches de sous-intrigues qui ne mènent à rien. La relation entre un soldat et une jeune paysanne, l’opposition entre le chef des barbares et certains des membres de son clan, l’origine des artefacts… Autant de portes ouvertes qui donnent en définitive sur des pièces vides.
- Et même les choix des personnages deviennent incohérents.
- Et puis, il y a cette prétendue fin. Une dernière case que j’ai du mal à interpréter et qui surtout appelle une suite. Car là, au bout de ce troisième tome, j’ai juste l’impression que l’histoire commence. On abandonne des personnages sur la route, un autre se retrouve doté de pouvoirs immenses (ou pas, ça dépend de l’interprétation que l’on donne à cette dernière case), une menace apocalyptique semble flotter dans le ciel (mais on ne sait pas ce que c’est).
En résumé, rien n’est fini alors que plusieurs aspects ont volé à la trappe en cours de route, nous laissant devant une intrigue simpliste dans un univers très basique. Je ne sais pas si le scénariste est fait pour la bande dessinée. Ecrivain à la base, il est très certainement plus habitué à pouvoir construire patiemment ses intrigues. Ici, en trois tomes, il me semble avoir constamment été pris de court, s’égarant dans des scènes qui ne servent à rien au final (la scène d’ouverture est un excellent exemple en la matière), cherchant à développer la psychologie et le background de ses personnages pour ne pas s’en servir par la suite et finissant par ne nous offrir qu’un scénario simpliste porté par des personnages dont j’ai eu du mal à comprendre les motivations profondes.
Côté dessin, côté découpage, ça reste agréable à lire et assez bien fait à mes yeux.
Côté ambiance générale, j’aurais aimé quelques notes d’humour de temps à autre mais bon, ce n’est pas l’aspect très noir du scénario qui m’a le plus dérangé.
A mes yeux, difficile objectivement d’accorder plus qu’un 2/5. Une grosse déception.
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Sept prisonniers
C’est une collection très inégale, et souvent décevante de mon point de vue. Et cet album peine à faire monter la moyenne. L’histoire se laisse lire, il y a du rythme, et certains lecteurs pourront peut-être y trouver leur bonheur (un emprunt suffira je pense). Mais pour cela il faut faire abstraction de certaines choses. Un dessin honnête mais sans plus, des clichés (le coup de la prison sur la Lune, c’est quand même du déjà vu – même si certains originaux en situent parfois sur Mars…). Et puis des trucs improbables (les explications à propos de la grotte et de son contenu, la forêt, etc.). Bref, de la SF basique, qui mise sur une certaine mansuétude du lecteur. Après, si on accepte ces facilités, cette aventure peut trouver son lectorat. Mais je n’y reviendrai pas. Note réelle 2,5/5.
Passi, Messa !
Je vais faire court et simple, même si je n'ai pas lu les 5 volumes. Ça me rappelle les "gags" que dessinait Hergé durant les années 30. Malgré le fait que les décors et surtout les "outillages" soient plus récents, c'est tout aussi désuet, et allègrement dépassé. L'auteur est un fana du dessinateur de Tintin, je n'en doute pas une seule seconde, et ça va faire plusieurs décennies que je le sais, mais il aurait pu éviter d'imiter son glorieux modèle en ce qui concerne les gags eux-mêmes. De plus, l'ouvrage donne une impression (sic) élitiste avec des clins d'œil uniquement compréhensibles par les experts qui ont consacré toute leur vie à la Sainte Ligne Claire. Au bout de quelques pages, on frôle vite l'overdose... À posséder dans sa bibliothèque pour frimer auprès des "vrais" amateurs de "vraie" Bande Narrative :)
Sept pistoleros
Album qui a clôturé la saison 2 de la collection. Un beau bof à mon niveau, elle ne se termine pas en apothéose. Ça se laisse lire mais pas du tout emballé. J’ai trouvé la partie graphique assez fade, dessin quelconque et couleurs moyennes. Côté scénario, c’est pas mieux, on repassera pour l’originalité, je ne suis pas contre quelques hommages mais là c’est le catalogue de la redoute, toutes les références du western y passent (acteurs, films ...), perso c’est pas passé, ça a été l’indigestion. La fin ne relève pas l’ensemble. Il y a bien mieux dans le genre.
Lolonoa - Journal d'un pirate des Caraïbes
Le personnage de François l'Olonais, m'a toujours fasciné, comme beaucoup je pense. Il fait partie de la mythologie des pirates. Intrigué car ne connaissant que quelques petits bouts d'anecdotes, j'ai été ravi de tomber sur cette bd, à la couverture très réussie. Elle se lit avec plaisir, et retrace visiblement les quelques anecdotes et informations que l'on connait sur ce pirate. Sans être extrêmement fan des dessins, qui oscillent entre le très réussi et un côté un peu bancal à mon sens, l'ensemble s'enchaine plutôt bien. Une colorisation assez réussie. Au fond, après lecture, on reste sur une impression de "trop peu", même si la philosophie de pensée de Lolonois imaginée par l'auteure, colle assez bien à l'image de ce pirate et de ce que l'on en connait.. Finalement on se dit que l'on aurait aimé un récit plus riche, avec de l'aventure et du romanesque, plutôt qu'un entre-deux fiction légère/histoire.
Air Mail
Je suis un fan de Saint-Ex ou Kessel. Alors après la lecture de "Courrier Sud" "Vol de Nuit" ou Mermoz les aventures de Clarence Babel Man sont d'une fadeur totale. Je pense qu'il y avait beaucoup mieux à faire pour honorer les pionniers de l'aéropostale. Je ne suis jamais entré dans cette série. Le scénario est simpliste avec une jolie petite amie ex bad girl, des rencontres avec ses anciens collègues et une pirouette acrobatique finale pour la chute du vilain. Je trouve que même les avions sont dessinés de façon assez sommaires. J'ai le même désappointement pour les textes avec des dialogues assez faibles et trop de voix-off à mon goût. Il reste le dessin des personnages, fluide et élégant. Les décors intérieurs de l'époque Art Déco auraient mérité plus de détails dans le T2. C'est aussi le cas pour l'ambiance extérieure de l'orage. Sans être repoussante je ne trouve pas cette série attirante.
Mourir au paradis
Lorsque Christin tente de se lancer dans la dénonciation de problèmes sociétaux, il est souvent maladroit, et peine à bâtir un récit équilibré et crédible (voir son ratage sur La Nuit des Clandestins qui, comme le remarque Mac Arthur est aussi construit sur une longue mise en place, avant un dénouement final assez brutal). Et je trouve qu’ici aussi il rate son objectif. Le récit m’a fait penser à Van Hamme, par sa construction (assez cinématographique – ou plus précisément très « série télé américaine »), mais aussi par le cadre choisi, en l’occurrence une riche copropriété fermée. L’intrigue est une sorte de huis-clos, se déroulant donc dans une de ces gated cities qui essaiment, aux États-Unis (mais aussi de plus en plus chez nous). Mais la présentation des habitants est bien trop longue et lente (je me suis ennuyé au bout d’un moment), et les personnages sont presque tous caricaturaux (en plus d’être fortement typés), comme l’est d’ailleurs l’intrigue elle-même, manquant de crédibilité sur la fin. La dénonciation du communautarisme des riches est certes louable, mais ici sa formulation est contreproductive. Idem pour le racisme, incarné par des personnages par trop caricaturaux. Mais c’est surtout la narration, franchement chiante par moment, qui pêche, et le dessin de Mounier, pourtant bon, ne parvient pas à équilibrer l’ensemble.
Pierre et le Loup
Je suis un peu perplexe à propos de cette adaptation du Pierre et le Loup de Serge Prokofiev. En effet à ma connaissance Pierre et le Loup est une création originale et pas un conte issu de la culture populaire russe avec de nombreuses versions. La fin et la morale que propose Prado s'écarte trop du conte de Prokofiev pour que ce soit en accord avec l'idée première du compositeur. Car si l'idée de Prokofiev était de faire découvrir des instruments de musique d'un orchestre symphonique, il y avait aussi la morale du courage des petits pioniers soviétiques dans un esprit de paix. Ce dernier point disparait et c'est dommage. De plus il n'y a aucune trace de musique ni d'instrument. En ce qui concerne les peintures, elles sont assez sombres et trop réalistes pour le public visé. C'est une déception et je ne lirai pas cette version avec mes enfants. C'est trop éloigné de l'esprit voulu par Prokofiev à mon avis pour s'approprier cette référence. 2-
Horseback 1861
Pas pour moi !! Un western uchronique qui n’apporte pas grand chose au genre. C’est finalement assez bourrin. Un dessin et découpage typé comics plutôt moyen. Mais la faute de goût ultime s’est avérée être la colorisation, inesthétique à mes yeux. Le tout se veut moderne mais je ne suis jamais rentré dans le récit. A la vue des avis, un album qui partage ... le mien étant qu’Ankama a bien d’autres cartouches dans sa ceinture. Tir à blanc sur ce coup.
Un été sans maman
Je me retrouve complètement dans l’avis de MacArthur. Je suis passé à travers de ma lecture. L’auteur m’a perdu en cours de route et n’a du coup finalement pas su me toucher. Un gros bof
La Pierre du Chaos
Grosse déception au final que cette série de fantasy prétendument prévue en trois tomes. Pour de multiples raisons : - Tout d’abord, le manque d’originalité de l’univers proposé. Quand on me promet une série de fantasy, je m’attends à autre chose qu’une reproduction simpliste de l’occupation de l’Europe par les troupes romaines, période mur d’Hadrien. Or là, des costumes aux paysages en passant par l’évocation de druides ou l’opposition entre une armée très hiérarchisée et des barbares attaquant en meute désorganisée, on a tout d’une version caricaturale de ce contexte historique. En soi, je dis pourquoi pas ? Cette optique permet de ne pas devoir se concentrer sur l’élaboration d’un univers cohérent à faire découvrir aux lecteurs. Mais cet aspect prive le lecteur du plaisir de se plonger dans un univers éloigné de ses repères, ce qui pour moi constitue un des charmes d’une bonne série de fantasy. - Ensuite vient l’absence totale d’explications quant à différents aspects de l’intrigue. On ne saura rien des pierres druidiques (si tant est qu’il s’agisse de cela), de l’étendue des pouvoirs des sorciers (ni même de leur rôle précis dans la structure sociétale des barbares), de la stratégie et des objectifs des barbares venus envahir l’Empire. Le personnage central semble à un moment rongé par un conflit intérieur mais là encore cet aspect est vite oublié pour ne garder qu’un fil narratif très linéaire et simpliste. Du coup, le déroulé de l’histoire, s’il est aisé à suivre, n’offre pas de moment fort. - Et puis il y a ces ébauches de sous-intrigues qui ne mènent à rien. La relation entre un soldat et une jeune paysanne, l’opposition entre le chef des barbares et certains des membres de son clan, l’origine des artefacts… Autant de portes ouvertes qui donnent en définitive sur des pièces vides. - Et même les choix des personnages deviennent incohérents. - Et puis, il y a cette prétendue fin. Une dernière case que j’ai du mal à interpréter et qui surtout appelle une suite. Car là, au bout de ce troisième tome, j’ai juste l’impression que l’histoire commence. On abandonne des personnages sur la route, un autre se retrouve doté de pouvoirs immenses (ou pas, ça dépend de l’interprétation que l’on donne à cette dernière case), une menace apocalyptique semble flotter dans le ciel (mais on ne sait pas ce que c’est). En résumé, rien n’est fini alors que plusieurs aspects ont volé à la trappe en cours de route, nous laissant devant une intrigue simpliste dans un univers très basique. Je ne sais pas si le scénariste est fait pour la bande dessinée. Ecrivain à la base, il est très certainement plus habitué à pouvoir construire patiemment ses intrigues. Ici, en trois tomes, il me semble avoir constamment été pris de court, s’égarant dans des scènes qui ne servent à rien au final (la scène d’ouverture est un excellent exemple en la matière), cherchant à développer la psychologie et le background de ses personnages pour ne pas s’en servir par la suite et finissant par ne nous offrir qu’un scénario simpliste porté par des personnages dont j’ai eu du mal à comprendre les motivations profondes. Côté dessin, côté découpage, ça reste agréable à lire et assez bien fait à mes yeux. Côté ambiance générale, j’aurais aimé quelques notes d’humour de temps à autre mais bon, ce n’est pas l’aspect très noir du scénario qui m’a le plus dérangé. A mes yeux, difficile objectivement d’accorder plus qu’un 2/5. Une grosse déception.