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Mourir au paradis

Note: 2.38/5
(2.38/5 pour 13 avis)

La plongée en enfer des habitants d'un lotissement ultra-protégé aux USA...


Coupés du monde... Pierre Christin

Aujourd’hui aux USA, dans un ghetto réservé aux riches, village reconstitué, aux sublimes résidences, gardé par des vigiles, un groupe de jeunes gens bien nés, s’ennuie. Bart, notamment, le chef de bande, qui découvre ses derniers achats commandés sur le net : un superbe uniforme de colonel nazi et un fusil d’assaut dernier cri. Alors, avec quelques-uns de ses amis, il va fêter ses nouvelles acquisitions et troubler le bonheur léthargique de cette prison pour riches. Christin, scénariste de Valérian et de Partie de Chasse, brosse un portrait terrifiant et pourtant terriblement réaliste de cette perversion ultime du capitalisme, mis en image par le trait réaliste de Mounier, dessinateur d’Exit. Une oeuvre de politique-fiction qui fait froid dans le dos.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2005
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Mourir au paradis
Les notes (13)
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23/11/2005 | iannick
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Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Mais que c'est dommage, quel potentiel qui est malheureusement très mal exploité ! Au scénario P. Christin qui n'est tout de même pas un lapin de six semaines. Pendant un moment je me suis demandé s'il s'agissait vraiment d'une dénonciation d'un type de comportement tel que celui de vouloir vivre dans ces villes ultra sécurisées et gardées par des milices. Il me semble que de telles expériences sont à l’œuvre dans notre pays. Je ne suis pas un barbare mais il est évident que si ce type de projet s'accentue des gens vont avoir envie de foutre le truc en l'air. Pour revenir à notre histoire je trouve que le trait manque cruellement de férocité, pendant une bonne partie de l'album on se dit que finalement tous ces braves gens sont finalement plutôt sympathiques et que s'ils vivent à l'écart c'est plus pour soigner leurs angoisses qu'autres choses. Non c'est vraiment pas assez percutant à mon goût, c'est même mou du genou, de plus on se doute très rapidement que ce jeune nazillon avec son nouveau jouet va faire du dégât. Le dessin n'est pas vraiment transcendant et parce que le sujet est mal exploité je ne conseille pas la lecture.

05/08/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Oui, comme c'est dit dans la page de présentation, c'est un récit qui fait froid dans le dos, parce que des merdeux friqués, bas du bulbe ou pro-nazis, et qui ne savent pas quoi faire pour s'ennuyer, ça existe bel et bien. C'est pourquoi je n'aime pas trop ce sujet, même si je reconnais que c'est très instructif de dénoncer ce genre de déviances et de dérapages indirectement dus à l'isolement d'un microcosme d'individus. Christin imagine en effet une micro-société ultra protégée et régie par ses propres codes, dans un huis-clos édifiant pour montrer où peut conduire la connerie humaine. L'ennui, c'est qu'il ne se passe rien pendant les 3/4 de l'album, jusqu'à ce que ça bascule vers la fin ; le drame qui survient arrive après un trop grand vide à la narration molle, c'est le gros défaut de cette Bd. Sinon, heureusement qu'il y a le dessin de Mounier, très appliqué et fin, ça aide à tenir et à accepter certains détails peu crédibles de cet univers factice..

06/10/2014 (modifier)
Par graveen
Note: 2/5
L'avatar du posteur graveen

J'avais manqué ce titre. Et j'aurais du passer à côté ! Une déception, associée au nom de Christin, je n'imaginais pas une oeuvre si plate. Les personnages sont plats, peu développés. Le dessin les rend sans saveurs, et leur manque de vitalité (au sens sociétal: réaction devant le nazisme, considération de l'amitié, considération de la vie d'autrui....) les rend plus proches de lemmings que d'humains. C'est le principal reproche: le scénario, relativement banal, construit sur l'existence d'une prison dorée, va tenter de mettre en valeur le décalage qu'il induit. Les protagonistes sont totalement caricaturaux, et il n'y a aucune empathie ou profondeur chez ces personnages. Bref, à éviter.

15/01/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Je me suis fortement ennuyé à cette lecture pourtant agrémentée d'un dessin réaliste tout à fait correct. La faute à un scénario qui tire trop sur la ficelle avec une de ces intrigues malheureusement des plus loufoques. Le concept se base sur la critique de ces nouveaux quartiers pour gens fortunés qui cherchent avant tout leur sécurité ainsi que pour leur famille. C'est au coeur même de ces gated city que va se jouer un drame. On peut donc mourir au paradis. Peut-on se protéger contre soi-même ? C'est le genre humain qui est bien la cause de l'insécurité. Bref, la réflexion était tout à fait intéressante même si on connait les réponses. Cependant, la mise en oeuvre de l'idée est désastreuse. Cela part véritablement dans tous les sens telle une panoplie de tous les déguisements de la terre. Ainsi, s'habiller en uniforme nazi ne surprendra personne. Est-ce pour souligner un laisser-aller des adultes ayant baissé les bras ? La caricature de tous les maux de la terre sera représentée avec un message subliminal du style "ce qui vient des USA n'est pas une bonne idée à importer chez nous". Bien entendu, on ne dira rien sur ce qui a poussé des gens à créer une bulle protectrice autour de leurs maisons...

17/07/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Mon dieu que s'est pathétique. Pierre Christin est l'exemple même de l'artiste qui veut dénoncer des choses, mais c'est fait avec aucune nuance et subtilité au point que la dénonciation devient ridicule alors qu'à la base ça aurait pu donner une œuvre intéressante qui fait réfléchir. Ici, le scénario est invraisemblable. Les histoires futuristes de 'Valérian' sont plus réalistes et je ne blague pas. Les personnages sont normaux bien qu'un peu stéréotypés, mais le problème vient du néo-nazi. Tout d'abord, pourquoi personne n'est choqué par le fait qu'il est un néo-nazi ? L'intrigue ne se passe pas à Redneck City et il y a plusieurs groupes ethniques et ils n'ont pas trop l'air dérangé par les idées politiques du gars. Ensuite, le néo-nazi a plusieurs armes à feu et personne ne semblent avoir peur de ce qu'un extrémiste comme lui pourrait faire. Mais bon comme les États-Unis ont un amour un peu étrange pour les armes à feux, je vais accepter cela comme étant crédible. Ensuite, lorsque l'action arrive enfin, les personnages agissent tellement de manière stupide que ça m'a exaspéré. Lorsque le néo-nazi fait quelque chose de grave, il y a deux personnages qui sont clairement choqués par ce qu'il a fait, mais ils écoutent tout de même ses ordres. Je demande vraiment comment ils ont fait pour vivre si longtemps parce qu'ils sont clairement trop stupides pour vivre.

26/01/2011 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Cet album m’a fait penser à une autre œuvre de Pierre Christin : « La Nuit des Clandestins ». Non qu’il y ait un véritable rapport entre les thèmes mais le mode narratif y est fort semblable, surtout dans la manière de nous présenter les différents lieux, personnages et faits. J’aime assez bien cette manière de procéder, cela donne un ton juste un brin décalé, à la fois réaliste et analytique. Un peu comme si l’auteur nous exposait une étude de cas. Et c’est bien ce dont il s’agit puisque Pierre Christin nous propose de pénétrer dans un village américain clos et ultra sécurisé. Je croyais que ce concept se limitait à une clientèle âgée mais j’imagine la chose plausible pour une population hétéroclite huppée. Malheureusement, Pierre Christin ne peut cacher ses goûts politiques et son analyse, une fois de plus, manque de nuance. A un point tel que ce récit devient improbable par bien des aspects. Le goût des Américains pour les armes à feu m’incite à accepter la première partie du récit. J’ai toutefois du mal à croire que tous les Américains sont des crétins ou des moutons de Panurge. Par conséquent, la seconde partie du récit me parait disproportionnée. Dans la Nuit des Clandestins, j’avais aimé la fable, aussi utopique que révolutionnaire. Dans Mourir au Paradis, j’ai eu plaisir à suivre le récit mais je ne retrouve pas cette dimension. En fait, s’il arrivait dans la réalité ce qui arrive dans cet album, j’aurais plutôt envie de dire « Et alors ? Bien fait pour leur gueule ! » et ne verrai là qu’un fait divers quelconque. Le sujet ne m’interpelle pas. Reste donc un récit correct, bien illustré par un Mounier bien plus convaincant que sur « Exit ». Son trait a gagné en précision et en propreté. Sans sortir du lot, ce style est idoine pour le sujet de l’album. Pas mal, sans plus. Distrayant mais moins pertinent que d’autres concepts développés par Christin.

30/09/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai commencé par trouver l'idée intéressante. Cette ville enfermé derrière son propre grillage, ses superbes villas toutes différentes, ses habitants variés et tous plus riches les uns que les autres. Décor plein d'intérêt et ne manquant pas de potentiel. D'autant plus que le dessin est sympathique et la narration très fluide et bien construite. Cependant, au fil de l'histoire, j'ai commencé à trouver que cela manquait de crédibilité. Dès le départ, je me suis demandé quand est-ce que tout allait éclater. En effet, il y a trop de personnages dans ce récit dont n'importe qui se méfierait au premier regard. Il y a trop de "fous" (au sens violents, dangereux ou simplement idiots) dans l'enceinte de cette ville et du coup, on ne s'imagine pas une seconde que les choses puissent y tourner correctement. A partir de la moitié de l'album, quand le drame commence vraiment à se mettre en place, trop de personnages avaient des comportements complètement stupides à mon goût, entre les adorateurs du nazillon de service, les autres qui les suivent quand même malgré le comportement de ce dernier, leurs réactions placides après le drame, la réaction ultra-violente et de meute de ces adultes qui sont sensés être d'intelligents hommes d'affaires, etc. Tant et si bien que la fin assez abrupte de cet album ne m'a pas convaincu du tout. Malgré tout, le récit est bien fait, l'idée bonne et le décor de qualité. Je n'ai pas donc pas trouvé cette lecture désagréable, juste un peu trop artificielle par moment.

12/02/2009 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Mouais... elle se laisse lire cette BD. Le titre, le lieu et surtout un des personnages permettent en à peine 3 pages d'avoir déjà une idée assez précise des événements auxquels on va assister. Au départ ça ne semble pas trop grave, j'aime bien le dessin, le cadre me parait assez original, et sans doute un peu trop optimiste je pensais qu'il était possible que le scénario réserve quelques surprises. Mais voilà 60 pages plus tard il faut bien reconnaître qu'on n'est pas du tout surpris par ce qu'on vient de lire, tout s'est passé exactement comme attendu. Un peu de déception de ce coté là. Et en plus comme il y a peu de rythme, et que l'auteur s'éternise un peu trop sur la description des personnages, caricaturaux au possible, et bien le tout s'enlise un peu au fur et à mesure des pages. Au final, pas grand chose à retenir de cette lecture.

10/02/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Ce one shot m'a fait penser aux excellentes séries de Luc Brunschwig, mais en étant très loin de ces références. Le récit a une trame beaucoup trop linéaire, les personnages tombent dans le caricatural. Le dessin est de son côté honnête mais classique. L'histoire m'a semblé sans queue ni tête. C'est lu mais il n'y aura pas une seconde lecture... Une BD décevante.

06/01/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

Ce "Mourir au paradis", scénarisé par Christin (Valérian), pourrait être la copie "américaine" de son bien connu huis clos Partie de chasse, dessiné par Enki Bilal. Ce dernier photographiait alors la nomenklatura de l'autre côté du rideau de fer dans sa décrépitude. Ici aussi c'est le même microcosme fétide, le même ressort tragique. Ce n'est pas parce que l'on habite dans un quartier hautement sécurisé, isolé, que l'on ne risque absolument rien. Car : quand le ver est DEJA dans le fruit... Dès la seconde page tournée, la tension est déjà patente. Et il en sera ainsi tout au long de ce bon opus. Au point de vue graphique, Mounier -c'est vrai- n'est pas Bilal. N'empêche, excepté une fin un peu expéditive, l'album est un peu à l'image du monde actuel : vu par par le bout d'une caméra de surveillance. Angoissant et, forcément, inquiétant. J'aime vraiment et déteste en même temps. Un album à deux faces : c'est peut-être ça qui fait sa force...

13/01/2007 (modifier)