The Last Detective est l'oeuvre de deux auteurs chiliens et elle a déjà été traduite et publiée dans plusieurs pays dont les USA puisque sur la forme elle s'apparente beaucoup à un comics classique.
Elle se déroule dans un cadre futuriste mais c'est un pur thriller.
Cela se passe dans l'état de New Amazonia, une nation qu'on imagine forcément en Amérique Latine, que ce soit sur l'ancien territoire du Brésil ou ailleurs, ce n'est pas expliqué et de toute façon, on ne verra rien de cette fameuse forêt. Tout au plus apprendra-t-on qu'il existe une autre nation regroupant les Mapuches, peuple indigène du Chili. Une nouvelle drogue fait des ravages dans la population et, pour résoudre le problème, le chef de la police est forcé de faire appel à un ancien flic mis au ban de la police des années plus tôt suite à la mort de sa partenaire. Malgré son implant cybernétique qu'il n'arrive pas à bien contrôler, malgré un nouveau partenaire robotique obtus et trop fidèle au règlement, et malgré l'hostilité de tous les autres policiers, Joe Santos va ainsi pourchasser le dangereux et mystérieux narcotrafiquant Black Joao.
Il y a quelques bons côtés dans cette BD. D'abord ce qu'on imagine de cette nation futuriste latino-américaine qui change un peu du cadre très Etatsuniens des comics classiques. Il y a aussi un peu les relations entre humains et robots, qui sont présentés ici presque sur un pied d'égalité. Il y a également l'idée de cette drogue qui modifie l'apparence humaine et permet de donner gloire et séduction au drogué pendant une semaine avant que ses organes ne finissent par exploser. Et puis il y a un dessin de type comics plutôt bien foutu, même s'il se révèle aussi inégal avec quelques bonnes pages et personnages, et d'autres moins réussis ou moins clairs.
Mais pour le reste, l'intrigue se révèle assez décevante. Hormis son amusant lapin cybernétique de compagnie, le héros est sans charisme ni réel intérêt. Le rythme de son enquête est trop rapide, un peu haché, trop souvent orienté vers l'action come s'il ne fallait surtout pas laisser au lecteur le temps de respirer. Peut-être est-ce fait exprès pour l'empêcher de réfléchir à l'intrigue car elle présente beaucoup de clichés du genre et quelques gros raccourcis. Tout parait bancal, artificiel, qu'il s'agisse du comportement des protagonistes et leur animosité envers le héros, ou des enchainements de l'enquête. Et surtout quand vient la révélation finale sur l'identité et les motivations du principal protagoniste, cela tourne presque au risible ou au caricatural.
Note : 2,5/5
Mouais. Ben, hélas pour la série, je me retrouve entièrement dans l'avis négatif de PAco.
En effet, si je suis particulièrement intéressé par tout ce qui peut être humour con, absurde, débile - ce qui est le créneau visé dans cet album, celui-ci manque cruellement sa cible. La mécanique des gags ne fonctionne pas, ce n'est quasiment jamais drôle (en fait jamais, et parfois - rarement - un peu amusant).
Nous suivons donc les péripéties de ces deux journalistes, un type et une sorte de clébard, tour à tour journalistes d'investigation, reporters de guerre, journalistes locaux, deux pauvres types peu professionnels et bas du front. Mais l'auteur peine à faire sortir ces historiettes d'un commun vaguement décalé.
Du coup, le dessin, ultra minimaliste (ce qui en soit ne pose pas de problème pour ce genre d'humour con) ne peut que faire ressortir l'aspect un peu "léger" et amateur de l'ensemble, pas assez caustique ou drôle pour me satisfaire.
Cela m'a pris deux lectures pour arriver au chapitre 6 et c'est là que j'ai pris ma décision que j'en avais assez.
L'album est un bel objet, mais qui a le défaut d'être lourd. Disons que ce n'est pas le genre de BD que j'emmènerais avec moi pour lire tranquillement dans l'autobus. La première chose qui frappe lorsqu'on commence la BD est le dessin. C'est de pure beauté, les couleurs sont parfaites et le dessinateur mélange bien les styles. C'est vraiment une merveille et je mettrais 5/5 rien que pour le dessin.
Sauf que c'est une bande dessinée et pas un artbook donc le scénario compte aussi dans la notation et c'est là que ça passe pas pour moi. C'est l'histoire d'un gamin, fils d'une hippie et d'un extraterrestre, qui part dans un espèce de voyage initiatique où le scénariste mélange la poésie, l'onirique et la satire sociale. C'est le genre d'histoire très étrange que j'aime bien, même si c'est parfois difficile de comprendre les motivations des personnages tellement l'univers est étrange. Le problème est que la narration est pas du tout fluide. C'est raconté comme les souvenirs du vieux Moonshadow, qui raconte ce qui lui est arrivé lorsqu'il était jeune et ce procédé devient vite saoulant. Il y a plein de textes narratifs qui deviennent vite ennuyeux à lire et ça manque de dynamisme.
Dommage parce que je trouve qu'il y a de bonnes idées, mais c'est raconté de manière trop lourdingue. J'ai passé des pages à espérer que j'allais enfin rentrer dans le récit et je suis toujours resté en dehors à me demander quand cela allait devenir captivant. J'ai arrêté vers le milieu parce que là c'était clair que ce moment n'allait jamais arriver. Une grosse déception parce que j'aurais vraiment voulu adorer ce récit très particulier.
Cette série du début des années 90 part sur le schéma intial à la Buck Danny: 3 officiers de l'U.S.Air Force sont démobilisés après la guerre du Pacifique.
Heureusement Greg revient sur terre et nos héros se retrouvent comme Privés avec un diplôme de droit en poche ( ce qui ajoute à la crédibilité du scénario).
J'aime bien les deux premiers tomes. Le premier scénario est ultra classique. C'est bien mené et très bien dessiné par Blanc-Dumont.
Le second est de loin le plus intéressant avec cette reprise de l'histoire des citoyens Américains d'origine Japonaise enfermés contre tout droit dans des camps surpeuplés.
Beaucoup y ont tout perdu et certains la vie. Je renvoie à l'excellent "Citoyenne 13660" de Miné Okubo pour approfondir le sujet. Le dessin et les couleurs sont toujours impeccables.
Pour le troisième opus Greg avait-il perdu son inspiration? On revient avec des avions style Buck Danny dans une histoire de frontière Mexicaine incompréhensible. Rien ne tient debout dans cette histoire.
De plus Greg y introduit des stéréotypes sociétaux dont l'exploitation est très douteuse à mon goût.
Ce dernier opus me fait baisser mon appréciation de façon significative. Dommage car j'ai bien aimé les dessins, les couleurs et les deux premiers scénarii.
Je suis vraiment désolé de ne mettre que deux étoiles à cet album de Kurtzman, auteur qui a eu une grande importance dans le développement d’une certaine BD adulte. Aux Etats-Unis bien sûr, mais aussi en Europe. Goscinny (qui avait travaillé avec lui) et Gotlib ont souvent dit tout ce qu’ils devaient à l’animateur de Mad, et Wolinski, dans sa longue préface, en remet une couche admirative.
Mais voilà, les 3 histoires regroupées ici (j’ai lu l’édition du Square de 1978) m’ont laissé de marbre – la dernière, sorte de parodie de western, étant peut-être celle qui passe le mieux. Mais pour le reste, ces histoires anciennes font leur âge (fin des années 1950 je crois), et l’humour développé ici par Kurtzman est encore très sage, qui plus est avec des références qui sans doute m’ont échappé.
J’avais été nettement plus convaincu par l’album que Gotlib avait publié l’année précédente chez Fluide Glacial (Hé les mecs !), où l’on retrouvait le côté déjanté, cartoonesque et irrévérencieux de Kurtzman.
Une lecture poussive, décevante donc. L’originalité et la force de Kurtzman sont probablement ailleurs.
Dans cette série, Grant Morrison propose de réinventer des personnages méconnus de l'univers DC et de les remettre au premier plan. Ensuite, il y a un gros crossover qui donne son titre à la série.
Les deux premiers tomes contiennet les 7 mini-séries toutes mettant en vedette un personnage différent et disons que mon intérêt varie selon si j'aimais le personnage ou nom. En gros, j'ai le plus accroché avec Klarion qui est un personnage que j'aime bien, il y a des bons moments dans les mini-séries de Zatanna, le Gardien et Bulleteer. Je n'ai pas accroché aux autres personnages quoique dans le cas de Mister Miracle, c'est plutôt à cause du dessin que je n'ai pas accroché car c'est un personnage que j'aime bien habituellement.
De toute façon, j'ai accroché très moyennement aux deux premiers tomes. On retrouve le style de Grant Morrison où les récits sont difficiles à suivre et il balance des centaines d'idées de qualité variable. Il y a des trucs que j'ai aimé, mais globalement j'ai trouvé que ça partait dans tous les sens, j'avais souvent l'impression qu'il manquait des scènes qui rendraient le scénario plus clair et il y a surement des références qui me sont passées au dessus de la tête. Bref, c'est pour les fans de Morrison qui aiment sont style et personnellement je préfère les récits où je suis capable de comprendre ce que je lis.
Ensuite vient le gros crossover et là le troisième tome m'est tombé des mains. Je commence un peu à en avoir marre des gros événements où il y a un million de personnages et il faut avoir des connaissances encyclopédiques pour tout comprendre parce qu'il ne suffit pas d'avoir lu les deux premiers tomes pour comprendre, il faut bien connaitre l'univers de DC Comics et disons que j'ai pas envie d'aller constamment vérifier sur wikipedia qui était Capitaine machin-chose ou mieux connaitre tel événement dont on fait référence. J'ai fini par feuilleter l'album.
Je ne pense pas lire du Grant Morrison avant longtemps....
Une série qui n'entrera pas dans la légende!
Un scénario confus et improbable pour une simple histoire de traffic de drogue avec des longueurs pénibles.
C'est peu réhaussé par un dessin parfois négligé et des couleurs monotones comme la tonne de cailloux sans intérêt qui a été dessinée.
Pour apprentis géologues seulement.
Avant tout, chapeau bas pour le titre très bien trouvé : il est poétique et annonce le début d'une nouvelle ère axée sur le déclin. Après l'âge d’or consumériste, le grand reset par les eaux, heureusement plus en douceur que du temps de Noé.
J'ai adoré Kililana Song qui m'a réellement transporté à des milliers de kilomètres. J'avais l'impression de retrouver la même chose en commençant le récit et puis non, ça ne prend pas. En 200 pages, il y a matière à développer, ici on est dans l'esquisse.
Le récit offre une palette de personnages magnifiques comme la famille de Hans. Chaque personnage a une vraie personnalité qui prend vite en quelques cases. Et d'autres, tout aussi bien travaillés, plombent le récit à l'image de la "punkette", rebelle-boulet.
On sent l'auteur engagé, la suite offrira sans doute des choses concrètes (que je vois bien préfacé par Alain Damasio), mais ce sera sans moi, de risque d'avoir encore l'impression de perdre du temps et pas mal d'argent.
Je suis surpris des avis plutôt positifs postés jusqu'a présent. Parce que franchement c'est vraiment pas terrible si on prend la peine de s'infliger la série en entier. Comme à son habitude Léo a imaginé une planète originale avec sa faune et ses particularités. Comme à son habitude il y aura quelques curiosités et juste ce qu'il faut de suspens pour avoir envie de lire le récit jusqu'au bout. Et c'est tout.
Car à part ça, c'est la cata. Le dessin est pas terrible, il est figé, les décors sont vides, les visages sonnent faux et crispés, les proportions sont parfois hasardeuses. Mais même si c'est pas un plaisir visuel, c'est pas ça le pire.
Le vrai drame ici ce sont les situations et les dialogues qui sont pathétiques. Si vous trouvez qu'Aldébaran c'est niais, il faut absolument lire Ultime Frontière, vous allez vous régalez !
- Je suis la nouvelle Shérif, le fait que je sois une femme vous dérange ?
- Non ce qui me perturbe c'est que vous êtes belle comme une actrice, que votre peau à l'air douce et vos seins magnifiques.
Pitié, quoi. Même AB production n'avait pas osé si pathétique. C'est comme ça pendant 4 tomes. Impossible d'y croire une seconde. Et c'est plus que dommage car encore une fois, il y a de l'idée dans l'intrigue. Je suis sur qu'il était possible d'exploiter bien mieux ces idées, en mettant en scène des personnages moins navrant et des dialogues moins affligeant. Malheureusement Léo ne sait pas, ou ne veux pas, faire autrement. Dommage car cette fois ça ne passe pas.
Malgré la sensibilité du sujet, malgré la fragilité du dessin, je n'ai pas été happé par ce récit d'une douleur intime. Trop lent ? Trop doux ? Pas assez marquant, en tous les cas car au final le mal douloureux qui ronge India m'a laissé bien trop indifférent pour que je puisse parler d'un album poignant. Or, avec ce type de sujet, soit les auteurs parviennent à faire en sorte que le lecteur partage la douleur de leur héroïne... soit ils n'atteignent pas l'objectif.
Pourtant je ne veux pas parler d'un album raté. Certaines lectrices et certains lecteurs seront très certainement plus sensibles à ce récit tant pour son fond que pour sa forme. Mais pour ma part, je n'ai pas été subjugué par le dessin, je n'ai pas ressenti d'empathie pour le personnage et j'ai trouvé la thérapie un peu trop cliché (même si c'est très certainement la meilleure solution à mettre en place face à des crises de panique).
Enfin, je trouve que le résumé de l'éditeur en dit beaucoup trop sur ce livre, qui n'offre par conséquent pas grand chose de plus dans ses développements. En clair, si vous avez lu le résumé, vous avez lu le bouquin.
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The Last Detective
The Last Detective est l'oeuvre de deux auteurs chiliens et elle a déjà été traduite et publiée dans plusieurs pays dont les USA puisque sur la forme elle s'apparente beaucoup à un comics classique. Elle se déroule dans un cadre futuriste mais c'est un pur thriller. Cela se passe dans l'état de New Amazonia, une nation qu'on imagine forcément en Amérique Latine, que ce soit sur l'ancien territoire du Brésil ou ailleurs, ce n'est pas expliqué et de toute façon, on ne verra rien de cette fameuse forêt. Tout au plus apprendra-t-on qu'il existe une autre nation regroupant les Mapuches, peuple indigène du Chili. Une nouvelle drogue fait des ravages dans la population et, pour résoudre le problème, le chef de la police est forcé de faire appel à un ancien flic mis au ban de la police des années plus tôt suite à la mort de sa partenaire. Malgré son implant cybernétique qu'il n'arrive pas à bien contrôler, malgré un nouveau partenaire robotique obtus et trop fidèle au règlement, et malgré l'hostilité de tous les autres policiers, Joe Santos va ainsi pourchasser le dangereux et mystérieux narcotrafiquant Black Joao. Il y a quelques bons côtés dans cette BD. D'abord ce qu'on imagine de cette nation futuriste latino-américaine qui change un peu du cadre très Etatsuniens des comics classiques. Il y a aussi un peu les relations entre humains et robots, qui sont présentés ici presque sur un pied d'égalité. Il y a également l'idée de cette drogue qui modifie l'apparence humaine et permet de donner gloire et séduction au drogué pendant une semaine avant que ses organes ne finissent par exploser. Et puis il y a un dessin de type comics plutôt bien foutu, même s'il se révèle aussi inégal avec quelques bonnes pages et personnages, et d'autres moins réussis ou moins clairs. Mais pour le reste, l'intrigue se révèle assez décevante. Hormis son amusant lapin cybernétique de compagnie, le héros est sans charisme ni réel intérêt. Le rythme de son enquête est trop rapide, un peu haché, trop souvent orienté vers l'action come s'il ne fallait surtout pas laisser au lecteur le temps de respirer. Peut-être est-ce fait exprès pour l'empêcher de réfléchir à l'intrigue car elle présente beaucoup de clichés du genre et quelques gros raccourcis. Tout parait bancal, artificiel, qu'il s'agisse du comportement des protagonistes et leur animosité envers le héros, ou des enchainements de l'enquête. Et surtout quand vient la révélation finale sur l'identité et les motivations du principal protagoniste, cela tourne presque au risible ou au caricatural. Note : 2,5/5
Scoop
Mouais. Ben, hélas pour la série, je me retrouve entièrement dans l'avis négatif de PAco. En effet, si je suis particulièrement intéressé par tout ce qui peut être humour con, absurde, débile - ce qui est le créneau visé dans cet album, celui-ci manque cruellement sa cible. La mécanique des gags ne fonctionne pas, ce n'est quasiment jamais drôle (en fait jamais, et parfois - rarement - un peu amusant). Nous suivons donc les péripéties de ces deux journalistes, un type et une sorte de clébard, tour à tour journalistes d'investigation, reporters de guerre, journalistes locaux, deux pauvres types peu professionnels et bas du front. Mais l'auteur peine à faire sortir ces historiettes d'un commun vaguement décalé. Du coup, le dessin, ultra minimaliste (ce qui en soit ne pose pas de problème pour ce genre d'humour con) ne peut que faire ressortir l'aspect un peu "léger" et amateur de l'ensemble, pas assez caustique ou drôle pour me satisfaire.
Moonshadow
Cela m'a pris deux lectures pour arriver au chapitre 6 et c'est là que j'ai pris ma décision que j'en avais assez. L'album est un bel objet, mais qui a le défaut d'être lourd. Disons que ce n'est pas le genre de BD que j'emmènerais avec moi pour lire tranquillement dans l'autobus. La première chose qui frappe lorsqu'on commence la BD est le dessin. C'est de pure beauté, les couleurs sont parfaites et le dessinateur mélange bien les styles. C'est vraiment une merveille et je mettrais 5/5 rien que pour le dessin. Sauf que c'est une bande dessinée et pas un artbook donc le scénario compte aussi dans la notation et c'est là que ça passe pas pour moi. C'est l'histoire d'un gamin, fils d'une hippie et d'un extraterrestre, qui part dans un espèce de voyage initiatique où le scénariste mélange la poésie, l'onirique et la satire sociale. C'est le genre d'histoire très étrange que j'aime bien, même si c'est parfois difficile de comprendre les motivations des personnages tellement l'univers est étrange. Le problème est que la narration est pas du tout fluide. C'est raconté comme les souvenirs du vieux Moonshadow, qui raconte ce qui lui est arrivé lorsqu'il était jeune et ce procédé devient vite saoulant. Il y a plein de textes narratifs qui deviennent vite ennuyeux à lire et ça manque de dynamisme. Dommage parce que je trouve qu'il y a de bonnes idées, mais c'est raconté de manière trop lourdingue. J'ai passé des pages à espérer que j'allais enfin rentrer dans le récit et je suis toujours resté en dehors à me demander quand cela allait devenir captivant. J'ai arrêté vers le milieu parce que là c'était clair que ce moment n'allait jamais arriver. Une grosse déception parce que j'aurais vraiment voulu adorer ce récit très particulier.
Colby
Cette série du début des années 90 part sur le schéma intial à la Buck Danny: 3 officiers de l'U.S.Air Force sont démobilisés après la guerre du Pacifique. Heureusement Greg revient sur terre et nos héros se retrouvent comme Privés avec un diplôme de droit en poche ( ce qui ajoute à la crédibilité du scénario). J'aime bien les deux premiers tomes. Le premier scénario est ultra classique. C'est bien mené et très bien dessiné par Blanc-Dumont. Le second est de loin le plus intéressant avec cette reprise de l'histoire des citoyens Américains d'origine Japonaise enfermés contre tout droit dans des camps surpeuplés. Beaucoup y ont tout perdu et certains la vie. Je renvoie à l'excellent "Citoyenne 13660" de Miné Okubo pour approfondir le sujet. Le dessin et les couleurs sont toujours impeccables. Pour le troisième opus Greg avait-il perdu son inspiration? On revient avec des avions style Buck Danny dans une histoire de frontière Mexicaine incompréhensible. Rien ne tient debout dans cette histoire. De plus Greg y introduit des stéréotypes sociétaux dont l'exploitation est très douteuse à mon goût. Ce dernier opus me fait baisser mon appréciation de façon significative. Dommage car j'ai bien aimé les dessins, les couleurs et les deux premiers scénarii.
C'est la jungle ! (Le livre de la jungle de Harvey Kurtzman)
Je suis vraiment désolé de ne mettre que deux étoiles à cet album de Kurtzman, auteur qui a eu une grande importance dans le développement d’une certaine BD adulte. Aux Etats-Unis bien sûr, mais aussi en Europe. Goscinny (qui avait travaillé avec lui) et Gotlib ont souvent dit tout ce qu’ils devaient à l’animateur de Mad, et Wolinski, dans sa longue préface, en remet une couche admirative. Mais voilà, les 3 histoires regroupées ici (j’ai lu l’édition du Square de 1978) m’ont laissé de marbre – la dernière, sorte de parodie de western, étant peut-être celle qui passe le mieux. Mais pour le reste, ces histoires anciennes font leur âge (fin des années 1950 je crois), et l’humour développé ici par Kurtzman est encore très sage, qui plus est avec des références qui sans doute m’ont échappé. J’avais été nettement plus convaincu par l’album que Gotlib avait publié l’année précédente chez Fluide Glacial (Hé les mecs !), où l’on retrouvait le côté déjanté, cartoonesque et irrévérencieux de Kurtzman. Une lecture poussive, décevante donc. L’originalité et la force de Kurtzman sont probablement ailleurs.
Final Crisis
Dans cette série, Grant Morrison propose de réinventer des personnages méconnus de l'univers DC et de les remettre au premier plan. Ensuite, il y a un gros crossover qui donne son titre à la série. Les deux premiers tomes contiennet les 7 mini-séries toutes mettant en vedette un personnage différent et disons que mon intérêt varie selon si j'aimais le personnage ou nom. En gros, j'ai le plus accroché avec Klarion qui est un personnage que j'aime bien, il y a des bons moments dans les mini-séries de Zatanna, le Gardien et Bulleteer. Je n'ai pas accroché aux autres personnages quoique dans le cas de Mister Miracle, c'est plutôt à cause du dessin que je n'ai pas accroché car c'est un personnage que j'aime bien habituellement. De toute façon, j'ai accroché très moyennement aux deux premiers tomes. On retrouve le style de Grant Morrison où les récits sont difficiles à suivre et il balance des centaines d'idées de qualité variable. Il y a des trucs que j'ai aimé, mais globalement j'ai trouvé que ça partait dans tous les sens, j'avais souvent l'impression qu'il manquait des scènes qui rendraient le scénario plus clair et il y a surement des références qui me sont passées au dessus de la tête. Bref, c'est pour les fans de Morrison qui aiment sont style et personnellement je préfère les récits où je suis capable de comprendre ce que je lis. Ensuite vient le gros crossover et là le troisième tome m'est tombé des mains. Je commence un peu à en avoir marre des gros événements où il y a un million de personnages et il faut avoir des connaissances encyclopédiques pour tout comprendre parce qu'il ne suffit pas d'avoir lu les deux premiers tomes pour comprendre, il faut bien connaitre l'univers de DC Comics et disons que j'ai pas envie d'aller constamment vérifier sur wikipedia qui était Capitaine machin-chose ou mieux connaitre tel événement dont on fait référence. J'ai fini par feuilleter l'album. Je ne pense pas lire du Grant Morrison avant longtemps....
Kim Wolf
Une série qui n'entrera pas dans la légende! Un scénario confus et improbable pour une simple histoire de traffic de drogue avec des longueurs pénibles. C'est peu réhaussé par un dessin parfois négligé et des couleurs monotones comme la tonne de cailloux sans intérêt qui a été dessinée. Pour apprentis géologues seulement.
L'Âge d'eau
Avant tout, chapeau bas pour le titre très bien trouvé : il est poétique et annonce le début d'une nouvelle ère axée sur le déclin. Après l'âge d’or consumériste, le grand reset par les eaux, heureusement plus en douceur que du temps de Noé. J'ai adoré Kililana Song qui m'a réellement transporté à des milliers de kilomètres. J'avais l'impression de retrouver la même chose en commençant le récit et puis non, ça ne prend pas. En 200 pages, il y a matière à développer, ici on est dans l'esquisse. Le récit offre une palette de personnages magnifiques comme la famille de Hans. Chaque personnage a une vraie personnalité qui prend vite en quelques cases. Et d'autres, tout aussi bien travaillés, plombent le récit à l'image de la "punkette", rebelle-boulet. On sent l'auteur engagé, la suite offrira sans doute des choses concrètes (que je vois bien préfacé par Alain Damasio), mais ce sera sans moi, de risque d'avoir encore l'impression de perdre du temps et pas mal d'argent.
Ultime Frontière
Je suis surpris des avis plutôt positifs postés jusqu'a présent. Parce que franchement c'est vraiment pas terrible si on prend la peine de s'infliger la série en entier. Comme à son habitude Léo a imaginé une planète originale avec sa faune et ses particularités. Comme à son habitude il y aura quelques curiosités et juste ce qu'il faut de suspens pour avoir envie de lire le récit jusqu'au bout. Et c'est tout. Car à part ça, c'est la cata. Le dessin est pas terrible, il est figé, les décors sont vides, les visages sonnent faux et crispés, les proportions sont parfois hasardeuses. Mais même si c'est pas un plaisir visuel, c'est pas ça le pire. Le vrai drame ici ce sont les situations et les dialogues qui sont pathétiques. Si vous trouvez qu'Aldébaran c'est niais, il faut absolument lire Ultime Frontière, vous allez vous régalez ! - Je suis la nouvelle Shérif, le fait que je sois une femme vous dérange ? - Non ce qui me perturbe c'est que vous êtes belle comme une actrice, que votre peau à l'air douce et vos seins magnifiques. Pitié, quoi. Même AB production n'avait pas osé si pathétique. C'est comme ça pendant 4 tomes. Impossible d'y croire une seconde. Et c'est plus que dommage car encore une fois, il y a de l'idée dans l'intrigue. Je suis sur qu'il était possible d'exploiter bien mieux ces idées, en mettant en scène des personnages moins navrant et des dialogues moins affligeant. Malheureusement Léo ne sait pas, ou ne veux pas, faire autrement. Dommage car cette fois ça ne passe pas.
La Mer verticale
Malgré la sensibilité du sujet, malgré la fragilité du dessin, je n'ai pas été happé par ce récit d'une douleur intime. Trop lent ? Trop doux ? Pas assez marquant, en tous les cas car au final le mal douloureux qui ronge India m'a laissé bien trop indifférent pour que je puisse parler d'un album poignant. Or, avec ce type de sujet, soit les auteurs parviennent à faire en sorte que le lecteur partage la douleur de leur héroïne... soit ils n'atteignent pas l'objectif. Pourtant je ne veux pas parler d'un album raté. Certaines lectrices et certains lecteurs seront très certainement plus sensibles à ce récit tant pour son fond que pour sa forme. Mais pour ma part, je n'ai pas été subjugué par le dessin, je n'ai pas ressenti d'empathie pour le personnage et j'ai trouvé la thérapie un peu trop cliché (même si c'est très certainement la meilleure solution à mettre en place face à des crises de panique). Enfin, je trouve que le résumé de l'éditeur en dit beaucoup trop sur ce livre, qui n'offre par conséquent pas grand chose de plus dans ses développements. En clair, si vous avez lu le résumé, vous avez lu le bouquin.