Une série qui a le mérite d’être terminée, mais qui s’est autosabordée au fil de ses parutions.
A l’époque, j’avais bien aimé le 1er tome, scénario sans plus mais je portais Springer en grande estime et j’étais curieux de connaître la suite.
Malheureusement cette dernière n’a pas été à la hauteur.
La qualité graphique n’a eu de cesse de décliner, depuis j’ai vraiment du mal avec cet auteur, et le scénario emprunte finalement trop de facilités et de raccourcis.
Une sacré déception au final.
Visiblement monsieur Bucquoy voulait régler ses comptes avec la famille royale de Belgique.
Cela a tellement vieilli et c'est expédié de façon tellement schématique que je me demande qui cela peut intéresser encore aujourd'hui? .
J'ai vraiment du mal à accrocher à ce type de scénario même en tenant compte du côté fantastique.
C'est lent, d'un discours politique d'un autre âge emprunt d'une vieille phraséologie pompeuse des années 70. Dans le style : tous les politiciens s'en mettent plein les poches c'est un brin populiste.
Le côté policier est presque burlesque ( échanger un jeune homme Tchèque pour un Belge bien mûr afin d'assurer une conf ,avec la même voix et le même accent?)
Une vision politique et historique démentie par la fin de la décennie.
Le dessin est très classique sans originalité et assez peu dynamique. Seuls les décors extérieurs sont à mon goût.
Je passe. Il y avait bien mieux à l'époque
Étrange série, j’avais craqué pour le 1er tome à l’époque mais la suite s’est faite en bibliothèque (d’ailleurs je n’en garde pas un grand souvenir).
Un début sf qui part rapidement en Fantasy, une situation de « genre » inversée, une prophétie... de bonnes idées mais maladroitement réalisées.
Le style graphique me fait penser à du Segrelles ou du Dim. D, ça passe mais pas spécialement fan de leurs couleurs, le rendu me paraît trop étrange.
Une autre étrangeté sur cette série, c’est sa place dans la collection Vécu chez Glénat, alors là pas compris ?!
Mouais. Je n’ai pas été convaincu par cet album.
Sorel est un dessinateur que j’aime bien. Sans pour autant que je sois fan de son style, mais je l’ai souvent trouvé très beau. C’est encore le cas ici, avec une colorisation jouant essentiellement sur des gris et marron délavés. Cet aspect est le plus réussi de l’album.
Car les histoires courtes développées par Mosdi m’ont laissé de marbre. Pas assez fouillées, je n’ai pas réussi à entrer dans cet univers. Au point que parfois je les survolais en me concentrant sur le dessin de Sorel (qui parvient très bien à développer l’ambiance adéquate, sans que l’intrigue se révèle assez forte ou claire pour que je sois satisfait).
Quand on s'embarque dans ce genre de Bd, il faut s'attendre à se laisser envahir par le jargon financier des banques, mais au final ce n'est pas si rébarbatif que ça. Quoique, je n'ai pas vraiment retenu ce qu'est un délit d'initié, tous ces termes m'ennuient profondément. Toujours est-il que si la série se résumait au tome 1, j'aurais noté 3 voire plus, car ce premier tome ne perd pas de temps et embraye rapido avec un scénario bien construit qui s'annonce prometteur, c'est le thriller type sur les arcanes du monde de la finance et des crimes en col blanc.
Seulement voila, ça dérape ; à ce 1er tome bien ficelé, succède un tome 2 qui dérive vers l'espionnage et non vers le polar financier à la I.R.$. . Du coup, c'est pas du tout le deal qui était proposé au début, on se retrouve avec une série de manipulations, manigances, assassinats, sociétés secrètes et du terrorisme, et des rebondissements en veux-tu en voila, c'est blindé de grosses ficelles qui rendent la bande prévisible et sans trop de surprise, et surtout on ne peut s'empêcher de penser à I.R.$. dont "Section financière" est par endroits un véritable décalque. Les tomes suivants dévient carrément vers le côté James Bond avec de grosses scènes d'action, c'est pas ce que j'attendais de cette Bd, c'est brouillon, avec des approximations, des invraisemblances et des personnages pas du tout sympathiques. Bref, j'ai vu ça cent fois, j'ai pas envie d'en revoir encore, surtout que dans I.R.$., c'est mieux foutu.
Reste le dessin auquel je pouvais un peu m'accrocher, Mutti réussit de bonnes planches, j'avais déja apprécié son dessin sur Campus Stellae, sur les chemins de Compostelle, même si en règle général, il a une allure un peu statique et des visages d'hommes pas toujours très jolis, les visages de femmes sont plus réussis, mais ce dessin rend la série heureusement pas trop mal à lire, à défaut d'être passionnante. Je suis quand même déçu, je m'attendais à nettement mieux, c'est d'autant plus regrettable que la bande partait bien dès le tome 1.
Stan Lee reprend la plume en 1990 pour l'un de ses héros préférés, ce qui n'est pas mon cas, il manque de charisme.
Ce qui plombe ce one shot c'est son scénario, il manque de profondeur.
Des cauchemars rongent notre héros, après un passage chez les quatre fantastiques, il repart aux confins du cosmos pour retrouver son grand amour : Shalla-Bal. Entre temps des aliens venus de l'espace menacent la Terre : les prédateurs, une sorte de vampires. A leur tête, Mrrungo-Mu (pas facile à prononcer) le tout puissant. Tous les héros sont fait prisonniers en deux temps trois mouvements.
On nous sert de la psychologie à deux balles et une histoire tirée par les cheveux.
Un récit typé années 60, du Stan Lee tout craché. Médiocre.
Le seul intérêt de ce comics reste le dessin de Pollard. Un trait fin, élancé avec de superbes vues de l'espace. Un découpage dynamique. De jolies couleurs.
Visuellement très beau.
Dispensable.
Note réelle : 2,5.
Si j'ai trouvé original et plutôt intéressant le sujet de fond de ce comics, j'ai trouvé la mise en scène assez mal foutue et je trouve surtout qu'il y a trop d'invraisemblances qui donnent un aspect immature à cette aventure.
Le sujet, c'est le shangaïage qui régnait à Portland, Oregon à la fin du 19e siècle : à savoir, l'embarquement forcé de pauvres hères dans des équipages de navires à destination de l'Asie pour y servir de matelots contre leur gré, dans des circonstances tenant parfois de l'esclavage. Et par extension, le récit aborde la corruption qui imprégnait cette ville à l'époque. En racontant la vengeance d'une victime de toute cela, il y avait matière à raconter quelque chose d'intéressant.
Mais je n'y ai pas accroché.
D'abord le graphisme ne me plait pas trop, même si, objectivement , il n'est pas mauvais. Je le trouve trop sombre, trop inégal.
Ensuite, l'histoire elle-même ne m'a pas passionné car je l'ai trouvée superficielle, trop centrée vers l'action avec des personnalités monolithiques et sans profondeur.
Et surtout, j'ai trouvé risible certaines invraisemblances qui m'ont parfois donné l'impression de lire le scénario d'un adolescent qui ne s'est pas du tout documenté. Cela commence avec une fille déguisée en homme qui maintient le secret pendant plus de 2 ans à vivre à bord d'un bateau sans aucune intimité. Puis ce même vieux gréement, un 3 mâts du 19e siècle, qui se fait manœuvrer par seulement 5 hommes d'équipage, puis deux, voire même un seulement : j'imagine qu'il suffit qu'il tienne le volant et appuie sur l'accélérateur : vroum vroum ! Et ensuite, tout le long de l'intrigue, nous avons cette héroïne, petite et menue, qui affronte des hommes de main et autres boxeurs et les bat à mains nues comme si le fait de se sentir comme un homme suffisait à la rendre plus forte qu'eux physiquement. Ce sont ici et là tant de petites facilités que je pourrais accepter dans un récit léger qui ne se prend pas au sérieux, mais c'est bien l'inverse ici puisque nous sommes dans le ton de l'aventure tragique et ça ne colle pas pour moi.
Bref, pas convaincu du tout.
J'ai lu ces histoires dans l'édition Casterman de 1991 de la collection Studio (A Suivre), car ces récits ont été d'abord publiés dans le magazine A Suivre de 1988 à 1991. Je ne me souviens pas d'en avoir lu à cette époque lorsque je lisais A Suivre, de façon irrégulière il faut bien le dire.
Comme Voyages de rêve, je n'ai pas été conquis totalement par ces réctis courts de longueur inégale, ce sont des histoires à caractère policier qui évoluent de la même façon dans des contrées exotiques, des lieux de villégiature luxueux réservés à des gens aisés, et qui sont basées sur des chutes censées être surprenantes. En gros ce sont des vacances de rêve qui tournent au cauchemar ; est-ce la juste rançon des vacances de riches qui ne peuvent être que tragiques ? Je ne me risquerais pas dans ce genre d'assertion.
Toujours est-il que la lecture n'en est pas foncièrement désagréable, mais pas plus que dans Voyages de rêve, cet album ne m'a pas passionné comme je l'aurais souhaité, je le regrette car j'aime bien les Bd de Giardino en règle générale. Son dessin est classique, lisible et fin, mettant en valeur les femmes comme souvent, accentuant une ambiance de sensualité, et pourtant je le trouve légèrement différent de ses autres bandes, moins léché, c'est peut-être une fausse impression... bref c'est pas la meilleure Bd de Giardino, mais ce n'est pas non plus la pire.
Mouais. Je ne suis pas convaincu par cette lecture. Qui se laisse lire, mais qui m’est apparue très creuse.
Dès le départ les auteurs mettent l’accent sur une sorte de nostalgie d’une certaine époque, ambiance, matérialisée par la musique. La première page s’ouvre sur des images rappelant la pochette d’Animals de Pink Floyd, puis la quasi entièreté de l’histoire va être traversée par un fil rouge musical : le « concert » des Sex Pistols donné sur la Tamise le jour du jubilée de la Reine. Pas inintéressant pour un vieux lecteur comme moi, mais on se demande quand même le rapport avec l’intrigue.
De la même manière, les incessants va-et-vient entre différents personnages et moments (plusieurs flash-back successifs), s’ils dynamisent une histoire somme toute assez linéaire, ont plutôt pour effet de me perdre (un suspens bien artificiel). Et après cette mise en place alambiquée et brumeuse, tout est réglé dans un déchainement de violence. Bon. La lecture finie, je n’étais pas loin de penser que la principale escroquerie venait de ce scénario finalement très léger, malgré de faux airs de puzzle.
Quant au rebondissement final, qui oscille entre ironie et humour noir, il fait d’autant plus regretter que Duval n’ait pas choisi d’emblée de centrer son intrigue sur un plan plus thriller, et non sur ces divertissements (dans tous les sens du terme) musicaux.
Bof donc.
A mon avis cette série est un beau raté. Dany a fait bien meilleur et Van Hamme, heureusement pour lui et la BD, fera bien mieux.
Cette très pâle copie de la série tv " Amicalement vôtre" tombe à plat. Les ingrédients sont là, ambiance luxueuse, couple d'aventuriers socialement différents, jolie femme en détresse, cascades et bagarres et un zest d'humour.
Sauf qu'ici presque tout à un temps de retard et la mayonnaise ne prend pas. Le couple Lavanel-Mc Callum est si déséquilibré par rapport au couple Moore-Curtis que cela est franchement pénible.
Les jolies femmes sont au second plan et à peine sexy (loin de Colombe Tiredaile),les cascades invraisemblables ( une Lamborghini dans le désert! Xlol) et des textes qui confondent parfois humour et insulte.
Le Baleine du T3 fait référence au poids du chef de village et ce langage en direction d'un jeune public a participé à l'entretien d'un vocabulaire grossophobe encore en cours aujourd'hui. Cela me contrarie beaucoup.
Si Moore incarne un aristocrate anglais crédible, Lavenel frise le ridicule pour moi.
Que dire du dessin? Dany sort de la série Olivier Rameau où il est excellent, probablement bien cadré par Maître Greg. Ici il s'essaie à un style plus réaliste façon Hermann ou Giraud. Je trouve qu'il en est très très loin.
Il semble que les quatre opus de reprise soient un ton en dessous. Sans moi.
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Une série qui a le mérite d’être terminée, mais qui s’est autosabordée au fil de ses parutions. A l’époque, j’avais bien aimé le 1er tome, scénario sans plus mais je portais Springer en grande estime et j’étais curieux de connaître la suite. Malheureusement cette dernière n’a pas été à la hauteur. La qualité graphique n’a eu de cesse de décliner, depuis j’ai vraiment du mal avec cet auteur, et le scénario emprunte finalement trop de facilités et de raccourcis. Une sacré déception au final.
Jaunes
Visiblement monsieur Bucquoy voulait régler ses comptes avec la famille royale de Belgique. Cela a tellement vieilli et c'est expédié de façon tellement schématique que je me demande qui cela peut intéresser encore aujourd'hui? . J'ai vraiment du mal à accrocher à ce type de scénario même en tenant compte du côté fantastique. C'est lent, d'un discours politique d'un autre âge emprunt d'une vieille phraséologie pompeuse des années 70. Dans le style : tous les politiciens s'en mettent plein les poches c'est un brin populiste. Le côté policier est presque burlesque ( échanger un jeune homme Tchèque pour un Belge bien mûr afin d'assurer une conf ,avec la même voix et le même accent?) Une vision politique et historique démentie par la fin de la décennie. Le dessin est très classique sans originalité et assez peu dynamique. Seuls les décors extérieurs sont à mon goût. Je passe. Il y avait bien mieux à l'époque
La Roue
Étrange série, j’avais craqué pour le 1er tome à l’époque mais la suite s’est faite en bibliothèque (d’ailleurs je n’en garde pas un grand souvenir). Un début sf qui part rapidement en Fantasy, une situation de « genre » inversée, une prophétie... de bonnes idées mais maladroitement réalisées. Le style graphique me fait penser à du Segrelles ou du Dim. D, ça passe mais pas spécialement fan de leurs couleurs, le rendu me paraît trop étrange. Une autre étrangeté sur cette série, c’est sa place dans la collection Vécu chez Glénat, alors là pas compris ?!
Mort à outrance
Mouais. Je n’ai pas été convaincu par cet album. Sorel est un dessinateur que j’aime bien. Sans pour autant que je sois fan de son style, mais je l’ai souvent trouvé très beau. C’est encore le cas ici, avec une colorisation jouant essentiellement sur des gris et marron délavés. Cet aspect est le plus réussi de l’album. Car les histoires courtes développées par Mosdi m’ont laissé de marbre. Pas assez fouillées, je n’ai pas réussi à entrer dans cet univers. Au point que parfois je les survolais en me concentrant sur le dessin de Sorel (qui parvient très bien à développer l’ambiance adéquate, sans que l’intrigue se révèle assez forte ou claire pour que je sois satisfait).
Section financière
Quand on s'embarque dans ce genre de Bd, il faut s'attendre à se laisser envahir par le jargon financier des banques, mais au final ce n'est pas si rébarbatif que ça. Quoique, je n'ai pas vraiment retenu ce qu'est un délit d'initié, tous ces termes m'ennuient profondément. Toujours est-il que si la série se résumait au tome 1, j'aurais noté 3 voire plus, car ce premier tome ne perd pas de temps et embraye rapido avec un scénario bien construit qui s'annonce prometteur, c'est le thriller type sur les arcanes du monde de la finance et des crimes en col blanc. Seulement voila, ça dérape ; à ce 1er tome bien ficelé, succède un tome 2 qui dérive vers l'espionnage et non vers le polar financier à la I.R.$. . Du coup, c'est pas du tout le deal qui était proposé au début, on se retrouve avec une série de manipulations, manigances, assassinats, sociétés secrètes et du terrorisme, et des rebondissements en veux-tu en voila, c'est blindé de grosses ficelles qui rendent la bande prévisible et sans trop de surprise, et surtout on ne peut s'empêcher de penser à I.R.$. dont "Section financière" est par endroits un véritable décalque. Les tomes suivants dévient carrément vers le côté James Bond avec de grosses scènes d'action, c'est pas ce que j'attendais de cette Bd, c'est brouillon, avec des approximations, des invraisemblances et des personnages pas du tout sympathiques. Bref, j'ai vu ça cent fois, j'ai pas envie d'en revoir encore, surtout que dans I.R.$., c'est mieux foutu. Reste le dessin auquel je pouvais un peu m'accrocher, Mutti réussit de bonnes planches, j'avais déja apprécié son dessin sur Campus Stellae, sur les chemins de Compostelle, même si en règle général, il a une allure un peu statique et des visages d'hommes pas toujours très jolis, les visages de femmes sont plus réussis, mais ce dessin rend la série heureusement pas trop mal à lire, à défaut d'être passionnante. Je suis quand même déçu, je m'attendais à nettement mieux, c'est d'autant plus regrettable que la bande partait bien dès le tome 1.
Silver Surfer - Les Prédateurs
Stan Lee reprend la plume en 1990 pour l'un de ses héros préférés, ce qui n'est pas mon cas, il manque de charisme. Ce qui plombe ce one shot c'est son scénario, il manque de profondeur. Des cauchemars rongent notre héros, après un passage chez les quatre fantastiques, il repart aux confins du cosmos pour retrouver son grand amour : Shalla-Bal. Entre temps des aliens venus de l'espace menacent la Terre : les prédateurs, une sorte de vampires. A leur tête, Mrrungo-Mu (pas facile à prononcer) le tout puissant. Tous les héros sont fait prisonniers en deux temps trois mouvements. On nous sert de la psychologie à deux balles et une histoire tirée par les cheveux. Un récit typé années 60, du Stan Lee tout craché. Médiocre. Le seul intérêt de ce comics reste le dessin de Pollard. Un trait fin, élancé avec de superbes vues de l'espace. Un découpage dynamique. De jolies couleurs. Visuellement très beau. Dispensable. Note réelle : 2,5.
Shanghai Red
Si j'ai trouvé original et plutôt intéressant le sujet de fond de ce comics, j'ai trouvé la mise en scène assez mal foutue et je trouve surtout qu'il y a trop d'invraisemblances qui donnent un aspect immature à cette aventure. Le sujet, c'est le shangaïage qui régnait à Portland, Oregon à la fin du 19e siècle : à savoir, l'embarquement forcé de pauvres hères dans des équipages de navires à destination de l'Asie pour y servir de matelots contre leur gré, dans des circonstances tenant parfois de l'esclavage. Et par extension, le récit aborde la corruption qui imprégnait cette ville à l'époque. En racontant la vengeance d'une victime de toute cela, il y avait matière à raconter quelque chose d'intéressant. Mais je n'y ai pas accroché. D'abord le graphisme ne me plait pas trop, même si, objectivement , il n'est pas mauvais. Je le trouve trop sombre, trop inégal. Ensuite, l'histoire elle-même ne m'a pas passionné car je l'ai trouvée superficielle, trop centrée vers l'action avec des personnalités monolithiques et sans profondeur. Et surtout, j'ai trouvé risible certaines invraisemblances qui m'ont parfois donné l'impression de lire le scénario d'un adolescent qui ne s'est pas du tout documenté. Cela commence avec une fille déguisée en homme qui maintient le secret pendant plus de 2 ans à vivre à bord d'un bateau sans aucune intimité. Puis ce même vieux gréement, un 3 mâts du 19e siècle, qui se fait manœuvrer par seulement 5 hommes d'équipage, puis deux, voire même un seulement : j'imagine qu'il suffit qu'il tienne le volant et appuie sur l'accélérateur : vroum vroum ! Et ensuite, tout le long de l'intrigue, nous avons cette héroïne, petite et menue, qui affronte des hommes de main et autres boxeurs et les bat à mains nues comme si le fait de se sentir comme un homme suffisait à la rendre plus forte qu'eux physiquement. Ce sont ici et là tant de petites facilités que je pourrais accepter dans un récit léger qui ne se prend pas au sérieux, mais c'est bien l'inverse ici puisque nous sommes dans le ton de l'aventure tragique et ça ne colle pas pour moi. Bref, pas convaincu du tout.
Vacances fatales
J'ai lu ces histoires dans l'édition Casterman de 1991 de la collection Studio (A Suivre), car ces récits ont été d'abord publiés dans le magazine A Suivre de 1988 à 1991. Je ne me souviens pas d'en avoir lu à cette époque lorsque je lisais A Suivre, de façon irrégulière il faut bien le dire. Comme Voyages de rêve, je n'ai pas été conquis totalement par ces réctis courts de longueur inégale, ce sont des histoires à caractère policier qui évoluent de la même façon dans des contrées exotiques, des lieux de villégiature luxueux réservés à des gens aisés, et qui sont basées sur des chutes censées être surprenantes. En gros ce sont des vacances de rêve qui tournent au cauchemar ; est-ce la juste rançon des vacances de riches qui ne peuvent être que tragiques ? Je ne me risquerais pas dans ce genre d'assertion. Toujours est-il que la lecture n'en est pas foncièrement désagréable, mais pas plus que dans Voyages de rêve, cet album ne m'a pas passionné comme je l'aurais souhaité, je le regrette car j'aime bien les Bd de Giardino en règle générale. Son dessin est classique, lisible et fin, mettant en valeur les femmes comme souvent, accentuant une ambiance de sensualité, et pourtant je le trouve légèrement différent de ses autres bandes, moins léché, c'est peut-être une fausse impression... bref c'est pas la meilleure Bd de Giardino, mais ce n'est pas non plus la pire.
Le Casse - La Grande Escroquerie
Mouais. Je ne suis pas convaincu par cette lecture. Qui se laisse lire, mais qui m’est apparue très creuse. Dès le départ les auteurs mettent l’accent sur une sorte de nostalgie d’une certaine époque, ambiance, matérialisée par la musique. La première page s’ouvre sur des images rappelant la pochette d’Animals de Pink Floyd, puis la quasi entièreté de l’histoire va être traversée par un fil rouge musical : le « concert » des Sex Pistols donné sur la Tamise le jour du jubilée de la Reine. Pas inintéressant pour un vieux lecteur comme moi, mais on se demande quand même le rapport avec l’intrigue. De la même manière, les incessants va-et-vient entre différents personnages et moments (plusieurs flash-back successifs), s’ils dynamisent une histoire somme toute assez linéaire, ont plutôt pour effet de me perdre (un suspens bien artificiel). Et après cette mise en place alambiquée et brumeuse, tout est réglé dans un déchainement de violence. Bon. La lecture finie, je n’étais pas loin de penser que la principale escroquerie venait de ce scénario finalement très léger, malgré de faux airs de puzzle. Quant au rebondissement final, qui oscille entre ironie et humour noir, il fait d’autant plus regretter que Duval n’ait pas choisi d’emblée de centrer son intrigue sur un plan plus thriller, et non sur ces divertissements (dans tous les sens du terme) musicaux. Bof donc.
Arlequin
A mon avis cette série est un beau raté. Dany a fait bien meilleur et Van Hamme, heureusement pour lui et la BD, fera bien mieux. Cette très pâle copie de la série tv " Amicalement vôtre" tombe à plat. Les ingrédients sont là, ambiance luxueuse, couple d'aventuriers socialement différents, jolie femme en détresse, cascades et bagarres et un zest d'humour. Sauf qu'ici presque tout à un temps de retard et la mayonnaise ne prend pas. Le couple Lavanel-Mc Callum est si déséquilibré par rapport au couple Moore-Curtis que cela est franchement pénible. Les jolies femmes sont au second plan et à peine sexy (loin de Colombe Tiredaile),les cascades invraisemblables ( une Lamborghini dans le désert! Xlol) et des textes qui confondent parfois humour et insulte. Le Baleine du T3 fait référence au poids du chef de village et ce langage en direction d'un jeune public a participé à l'entretien d'un vocabulaire grossophobe encore en cours aujourd'hui. Cela me contrarie beaucoup. Si Moore incarne un aristocrate anglais crédible, Lavenel frise le ridicule pour moi. Que dire du dessin? Dany sort de la série Olivier Rameau où il est excellent, probablement bien cadré par Maître Greg. Ici il s'essaie à un style plus réaliste façon Hermann ou Giraud. Je trouve qu'il en est très très loin. Il semble que les quatre opus de reprise soient un ton en dessous. Sans moi.