C’est pas terrible.
Pourtant concocté par 2 grands noms de la bd, je ne sais pas pourquoi mais je sens la future série abandonnée. Pas grand monde ne doit trépigner d’impatience pour la suite.
Je trouve que la vision très humoristique de Yann sur cette période ne s’associe pas du tout au trait de Jérôme Lereculey, ça donne un rendu très bancal.
Ajoutons qu’aucun ne force son talent, vous aurez une lecture dispensable.
Un petit ratage dans leurs parcours, la préhistoire ne leur sied pas.
Un comics agréable à lire.
Ahmet Abdol jeune égyptien est le descendant des pharaons. Comme eux, il va découvrir qu'il possède des pouvoirs hors normes.
David Michelinie nous dévoile les origines de Ahmet et sa rencontre avec les X-Men qui amèneront à son incarcération. Ensuite on suit son évasion et son parcours qui le conduira à devenir le monolithe vivant. Une lecture plaisante, elle reste cependant conventionnelle et prévisible.
Pour combattre ce monolithe, Spider-Man, Cap America et miss Hulk des quatre fantastiques sont au rendez-vous.
Le vivant en sortira gagnant.
Silvestri, dont son travail sur les X-MEN m'avait plu, réalise un travail honorable. Son dessin est dynamique et expressif.
Une colorisation année 80.
Une curiosité.
En 1989, Marvel passe commande pour la rencontre entre Nick Fury et Serval (le nom francisé de Wolverine, ce petit félin n'a vraiment rien à voir avec le glouton) et cela a accouché d'une petite souris.
Un scénario d'une grande pauvreté mais pouvait-il en être autrement avec Archie Goodwin ?
Une histoire peu crédible qui essaye d'exploiter la vie personnelle de notre directeur du Shield. Une narration monotone, stéréotypée et sans saveur.
Dommage, il y avait pourtant du potentiel avec nos deux héros charismatiques.
J'avais de grands espoirs avec Howard Chaykin, la couverture m'avait mis l'eau à la bouche, hélas il est en petite forme. Un dessin bâclé, une mise en couleur ratée.
Pas grand chose pour sauver ce comics.
Encore une série des années 80 qui a répondu à la mode du post apocalyptique. Comme beaucoup d'autres, c'est pauvre et bourré de faiblesses dans le scénario.
J'aime bien le dessin de Denayer, surtout dans ses paysages d'un Bruxelles où la nature a repris ses droits.
Je sursaute quand la belle Alba est vêtue d'un combinaison coquine au T1, suggérant au lecteur des idées érotiques. Puis après s'être retrouvée en haillons, on la retrouve au T2 avec une combinaison très sage. Voilà un tour de passe-passe ou une faute de raccord.
Les éditeurs ont-ils trouvé que cet embryon de sensualité était trop osé pour le public visé ?
Le scénario est à l'avenant, mi Mad Max et mi Star Wars, cela permet des raccourcis faciles et improbables.
Gord avec son look de surfeur californien présente une personnalité bien fadasse, jamais dans l'initiative. Franz utilisant la ficelle du coup monté par un vilain gouvernement pour punir le beau gosse. Alba, disposée à affronter les pires outrages pour SON Gord, se jette dans le lit du premier venu le soir de leurs retrouvailles !
Un Spitfire transportant des produits instables en faisant des cabrioles ! Une fois de plus, quand les méchants sont aussi stupides, la série est vouée à l'échec.
Je mets 2 étoiles pour les décors, je trouve le reste faible.
Ne surtout pas se fier au texte de l’éditeur « la rencontre de 2 monstres du 9ème Art bla-bla-bla ».
La seule qualité de l’album, pour les curieux, est le petit amusement éprouvé pour la rencontre entre le maître italien et l’univers Marvel.
Licence oblige, Manara est ici moins subversif, mais ses personnages féminins restent toujours un plaisir pour les yeux.
Malheureusement niveau histoire c’est bien pauvre, le scénario est aux abonnés absents et n’est qu’un prétexte pour aligner le maximum de x-women.
Trop faible pour un réel intérêt.
Une curiosité qui s’est transformée en déception.
Ça se laisse lire tranquille mais j’en attendais tellement plus à la vue des auteurs.
Aucun ne force véritablement son talent. On ne retrouve pas leurs pattes. L’histoire se tient mais n’est pas des plus folichonnes, quand au dessin c’est dynamique mais des fois limite moche.
Morvan et Buchet (que j’apprécie) se sont loupés à mes yeux. Je n’ai pas ressenti le « rêve de gosse » à travailler sur un tel personnage, ou leur version/vision ne m’a absolument pas touché.
Au final on est sur du comics lambda et interchangeable. Bien dommage.
Je suis plutôt circonspect après lecture de cette BD. Elle flirte entre le roman graphique et la BD intimiste, mais avec une dimension très américaine à mon sens. Je ne saurais le dire exactement, peut-être parce que c'est un ressenti très personnel, mais cette BD me fait très fortement penser à l'Amérique du Nord. Dans sa façon de représenter les choses, dans ses personnages, ses environnements et ses pensées.
Le récit étant avant tout un roman graphique intimiste se plongeant dans la pensée et les réflexions d'un personnage, il est assez évident que lorsqu'on est dérangé par ce qui est dit, c'est un énorme frein. Déjà, le côté culture d'entreprise avec management ultra-libérale tel que présenté dans la BD me dégoute au plus haut point. Je vois là une façon ignoble d'asservir les employés et causant bien souvent des traumatismes et souffrances dont on parle peu (parce que la protagoniste est dans le camp de ceux qui s'en sortent, on invisibilise tout ceux qui sont au chômage).
Ensuite, les problématiques de la protagonistes m'ont toujours paru futiles et sans importance. Déjà parce que l'on voit très peu les réelles interactions qu'elle a avec son travail (dans le sens, ce qu'elle fait au sein de l'entreprise) et bien plus la façon dont elle se considère et ce qu'elle veut faire. Et là, à mon avis, un écueil majeur apparait : d'avoir mis une femme qui entre dans les grands bureaux des juristes, ok, mais beaucoup de choses m'ont semblé fausses, notamment dans les interrogations qu'elle a vis-à-vis du monde et de sa place dedans. Parce que je me demande quel jeune ne se pose pas la question de ce que son travail lui apporte, à lui et à la société, à l'environnement et à l'humain. De plus en plus de choses sortent sur les bullshits jobs (dont le travail qu'elle fait semble faire partie), sur la catastrophe environnementale et sanitaire que nous vivons, sur la crise politique et sociale vécu par beaucoup de monde. Là, on dirait une BD sortie il y a plus de vingt ans où les problématiques sont très nombrilistes et les interrogations personnelles. C'est peut-être moi qui me trompe et généralise ce que je vois autour de moi, mais les réels questionnements que tout à chacun se pose parmi les jeunes englobe beaucoup plus large que leur simple vie. Pourquoi penser à une retraite ou une carrière quand on est pas sur que la planète nous permettra de vivre au-delà de nos cinquante ans ? Que le pétrole explose et se raréfie ? etc ...
Bref, je trouve les questionnements trop nombrilistes et vague par rapport à tout ce qui peut être exposé dans une œuvre parlant de jeunes en insertion professionnelle. D'autre part, et là c'est totalement mon côté anti-capitaliste qui parle, je déteste profondément la façon dont la BD expose une entreprise ultra-libérale et capitaliste comme un endroit d'accomplissement personnel. C'est une fraude horrible lorsqu'on connait le burnout, qu'on voit tant de personnes virées sans aucune possibilité de se défendre, tomber au chômage ou en dépression, mais aussi tant de personnes bosser jusqu'à l'épuisement physique et moral, sans pouvoir refaire une vie à côté (et non, aller se bourrer la gueule en soirée n'est pas avoir une vie. Je parle d'interactions sociales régulières). Bref, la BD défend ce que je déteste et ne parle pas de ce qui me semble pourtant crucial à des jeunes générations.
Le dessin est bon, avec un noir et blanc qui convient plutôt pour le propos. Je ne m'attarde pas trop dessus justement parce qu'il n'a rien de particulièrement notable.
En somme, je suis assez rude avec cette BD mais principalement parce que je ne m'y reconnais pas, et que je trouve le message derrière assez effroyable. J'ai vu bien trop d'horreur d'un système d'entreprise tel que montrée dans cette BD pour avoir envie de voir cela montré positivement (même si des critiques à son égard subsiste, on est pas dans une apologie capitaliste). D'autre part, le message m'a fait voir assez négativement le personnage principal, me détachant donc de tout affect à son égard. Cela a rendu la lecture plus ennuyeuse encore. Et d'autant que l'autre protagoniste, actrice débutante, ne connait pas non plus de problématique dans son parcours (alors que pour avoir été en école de théâtre et avoir ensuite tenté de trouver du travail ... Faut pas se leurrer, c'est moins de 1% de succès). Bref, je suis dans une opposition au message, aux protagonistes et à cette BD en général. Je lui vois les qualités, mais les défauts sont bien trop importants selon moi. C'est gentil, et cela en fait, par la même occasion, une œuvre qui atteint ses limites bien trop facilement. Impossible pour moi d'en conseiller la lecture.
Un comics qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Elena et Josefin sont les meilleures amies qui soient et même un peu plus. Josefin se fiche du regard des autres et veut rendre public leur amour ce qui n'est pas le cas d'Elena. Une dispute éclate et Josefin se place sur le rebord d'un pont et menace de sauter, on retrouvera son corps sans vie dans le lit de la rivière.
La vie continue dans l'école privée où son adaptation est difficile, ne venant pas du même milieu social et restant marquée par le suicide de son amie. De plus Elena subit les moqueries des autres filles et commence une idylle avec un jeune garçon. Mais l'ombre protectrice de Josefin plane autour d'Elena.
Une histoire sur la difficulté d'assumer son homosexualité, l'intégration et les problèmes psychologiques. Une narration linéaire sauf en début et fin d'album pour le suicide de Josefin. Un récit qui vire au cauchemar avec des scènes dignes de Scream ou Vendredi 13. Un fantastique qui ne révolutione pas le genre, des personnages stéréotypés et des raccourcis scénaristiques en sont les gros défauts ainsi qu'une fin prévisible.
Un dessin grossier, des protagonistes figés et manquant d'expression. Des couleurs qui donnent un climat anxiogène.
Même si la lecture de ce one shot ne fût pas un supplice, je ne vous le conseille pas.
Note réelle : 2,5.
Je comprends parfaitement que cette série Soleil soit tombée dans l'oubli (aucun avis depuis 15 ans !).
Dommage parce que le dessin est très bon et fait penser à de l'animation façon Disney (le design de certains personnages m'a d'ailleurs fait penser à ceux de Mulan). Le problème vient plutôt du scénario. Il y a rien de vraiment mauvais, le seul truc qui risque de choquer certains lecteurs est le fait que l'héroïne se promène souvent en tenue légère, voire même carrément nue, mais c'est très léger et banal.
En gros, rien dans le scénario n'a retenu mon attention et j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu les personnages et les péripéties au moins une bonne dizaine de fois. Le genre de BD où rien est mémorable et dont en oublie facilement l'existence. Ajoutons que l'intrigue de fond ne va jamais être résolue, vu l'abandon de la série, heureusement que je m'en fout de ne pas connaitre la fin....
1.5
Jusqu'à présent, si j'aime bien les récits autobiographiques de Jean-Christophe Menu, son œuvre de fiction ne m'a jamais emballé et c'est pas cet album qui va me faire changer d'idée.
C'est un récit d'une soixantaine de pages qui est très décousu et qui est juste un gros délire de la part de l'auteur. C'est censé être marrant et j'ai trouvé que cela tombait à plat sauf les interventions de Menu pour essayer de rendre son récit intéressant (un aveu qu'il ne savait vraiment pas quoi faire lorsqu'il a débuté son histoire ?) qui m'ont fait sourire même si vers la fin cela devenait un peu lourd. Le récit est vite devenu pénible à lire, il y a aucun scénario, on dirait vraiment que l'auteur utilisaient toutes les idées qu'il lui sortait par la tête au moment de la conception de l'album.
Dommage parce que je trouve que son dessin a un certain charme.
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C’est pas terrible. Pourtant concocté par 2 grands noms de la bd, je ne sais pas pourquoi mais je sens la future série abandonnée. Pas grand monde ne doit trépigner d’impatience pour la suite. Je trouve que la vision très humoristique de Yann sur cette période ne s’associe pas du tout au trait de Jérôme Lereculey, ça donne un rendu très bancal. Ajoutons qu’aucun ne force son talent, vous aurez une lecture dispensable. Un petit ratage dans leurs parcours, la préhistoire ne leur sied pas.
La Vengeance du monolithe vivant
Un comics agréable à lire. Ahmet Abdol jeune égyptien est le descendant des pharaons. Comme eux, il va découvrir qu'il possède des pouvoirs hors normes. David Michelinie nous dévoile les origines de Ahmet et sa rencontre avec les X-Men qui amèneront à son incarcération. Ensuite on suit son évasion et son parcours qui le conduira à devenir le monolithe vivant. Une lecture plaisante, elle reste cependant conventionnelle et prévisible. Pour combattre ce monolithe, Spider-Man, Cap America et miss Hulk des quatre fantastiques sont au rendez-vous. Le vivant en sortira gagnant. Silvestri, dont son travail sur les X-MEN m'avait plu, réalise un travail honorable. Son dessin est dynamique et expressif. Une colorisation année 80. Une curiosité.
Serval/Nick Fury - Scorpio connection
En 1989, Marvel passe commande pour la rencontre entre Nick Fury et Serval (le nom francisé de Wolverine, ce petit félin n'a vraiment rien à voir avec le glouton) et cela a accouché d'une petite souris. Un scénario d'une grande pauvreté mais pouvait-il en être autrement avec Archie Goodwin ? Une histoire peu crédible qui essaye d'exploiter la vie personnelle de notre directeur du Shield. Une narration monotone, stéréotypée et sans saveur. Dommage, il y avait pourtant du potentiel avec nos deux héros charismatiques. J'avais de grands espoirs avec Howard Chaykin, la couverture m'avait mis l'eau à la bouche, hélas il est en petite forme. Un dessin bâclé, une mise en couleur ratée. Pas grand chose pour sauver ce comics.
Gord
Encore une série des années 80 qui a répondu à la mode du post apocalyptique. Comme beaucoup d'autres, c'est pauvre et bourré de faiblesses dans le scénario. J'aime bien le dessin de Denayer, surtout dans ses paysages d'un Bruxelles où la nature a repris ses droits. Je sursaute quand la belle Alba est vêtue d'un combinaison coquine au T1, suggérant au lecteur des idées érotiques. Puis après s'être retrouvée en haillons, on la retrouve au T2 avec une combinaison très sage. Voilà un tour de passe-passe ou une faute de raccord. Les éditeurs ont-ils trouvé que cet embryon de sensualité était trop osé pour le public visé ? Le scénario est à l'avenant, mi Mad Max et mi Star Wars, cela permet des raccourcis faciles et improbables. Gord avec son look de surfeur californien présente une personnalité bien fadasse, jamais dans l'initiative. Franz utilisant la ficelle du coup monté par un vilain gouvernement pour punir le beau gosse. Alba, disposée à affronter les pires outrages pour SON Gord, se jette dans le lit du premier venu le soir de leurs retrouvailles ! Un Spitfire transportant des produits instables en faisant des cabrioles ! Une fois de plus, quand les méchants sont aussi stupides, la série est vouée à l'échec. Je mets 2 étoiles pour les décors, je trouve le reste faible.
X-Men - Jeunes filles en fuite
Ne surtout pas se fier au texte de l’éditeur « la rencontre de 2 monstres du 9ème Art bla-bla-bla ». La seule qualité de l’album, pour les curieux, est le petit amusement éprouvé pour la rencontre entre le maître italien et l’univers Marvel. Licence oblige, Manara est ici moins subversif, mais ses personnages féminins restent toujours un plaisir pour les yeux. Malheureusement niveau histoire c’est bien pauvre, le scénario est aux abonnés absents et n’est qu’un prétexte pour aligner le maximum de x-women. Trop faible pour un réel intérêt.
Wolverine - Saudade
Une curiosité qui s’est transformée en déception. Ça se laisse lire tranquille mais j’en attendais tellement plus à la vue des auteurs. Aucun ne force véritablement son talent. On ne retrouve pas leurs pattes. L’histoire se tient mais n’est pas des plus folichonnes, quand au dessin c’est dynamique mais des fois limite moche. Morvan et Buchet (que j’apprécie) se sont loupés à mes yeux. Je n’ai pas ressenti le « rêve de gosse » à travailler sur un tel personnage, ou leur version/vision ne m’a absolument pas touché. Au final on est sur du comics lambda et interchangeable. Bien dommage.
Ce que font les gens normaux
Je suis plutôt circonspect après lecture de cette BD. Elle flirte entre le roman graphique et la BD intimiste, mais avec une dimension très américaine à mon sens. Je ne saurais le dire exactement, peut-être parce que c'est un ressenti très personnel, mais cette BD me fait très fortement penser à l'Amérique du Nord. Dans sa façon de représenter les choses, dans ses personnages, ses environnements et ses pensées. Le récit étant avant tout un roman graphique intimiste se plongeant dans la pensée et les réflexions d'un personnage, il est assez évident que lorsqu'on est dérangé par ce qui est dit, c'est un énorme frein. Déjà, le côté culture d'entreprise avec management ultra-libérale tel que présenté dans la BD me dégoute au plus haut point. Je vois là une façon ignoble d'asservir les employés et causant bien souvent des traumatismes et souffrances dont on parle peu (parce que la protagoniste est dans le camp de ceux qui s'en sortent, on invisibilise tout ceux qui sont au chômage). Ensuite, les problématiques de la protagonistes m'ont toujours paru futiles et sans importance. Déjà parce que l'on voit très peu les réelles interactions qu'elle a avec son travail (dans le sens, ce qu'elle fait au sein de l'entreprise) et bien plus la façon dont elle se considère et ce qu'elle veut faire. Et là, à mon avis, un écueil majeur apparait : d'avoir mis une femme qui entre dans les grands bureaux des juristes, ok, mais beaucoup de choses m'ont semblé fausses, notamment dans les interrogations qu'elle a vis-à-vis du monde et de sa place dedans. Parce que je me demande quel jeune ne se pose pas la question de ce que son travail lui apporte, à lui et à la société, à l'environnement et à l'humain. De plus en plus de choses sortent sur les bullshits jobs (dont le travail qu'elle fait semble faire partie), sur la catastrophe environnementale et sanitaire que nous vivons, sur la crise politique et sociale vécu par beaucoup de monde. Là, on dirait une BD sortie il y a plus de vingt ans où les problématiques sont très nombrilistes et les interrogations personnelles. C'est peut-être moi qui me trompe et généralise ce que je vois autour de moi, mais les réels questionnements que tout à chacun se pose parmi les jeunes englobe beaucoup plus large que leur simple vie. Pourquoi penser à une retraite ou une carrière quand on est pas sur que la planète nous permettra de vivre au-delà de nos cinquante ans ? Que le pétrole explose et se raréfie ? etc ... Bref, je trouve les questionnements trop nombrilistes et vague par rapport à tout ce qui peut être exposé dans une œuvre parlant de jeunes en insertion professionnelle. D'autre part, et là c'est totalement mon côté anti-capitaliste qui parle, je déteste profondément la façon dont la BD expose une entreprise ultra-libérale et capitaliste comme un endroit d'accomplissement personnel. C'est une fraude horrible lorsqu'on connait le burnout, qu'on voit tant de personnes virées sans aucune possibilité de se défendre, tomber au chômage ou en dépression, mais aussi tant de personnes bosser jusqu'à l'épuisement physique et moral, sans pouvoir refaire une vie à côté (et non, aller se bourrer la gueule en soirée n'est pas avoir une vie. Je parle d'interactions sociales régulières). Bref, la BD défend ce que je déteste et ne parle pas de ce qui me semble pourtant crucial à des jeunes générations. Le dessin est bon, avec un noir et blanc qui convient plutôt pour le propos. Je ne m'attarde pas trop dessus justement parce qu'il n'a rien de particulièrement notable. En somme, je suis assez rude avec cette BD mais principalement parce que je ne m'y reconnais pas, et que je trouve le message derrière assez effroyable. J'ai vu bien trop d'horreur d'un système d'entreprise tel que montrée dans cette BD pour avoir envie de voir cela montré positivement (même si des critiques à son égard subsiste, on est pas dans une apologie capitaliste). D'autre part, le message m'a fait voir assez négativement le personnage principal, me détachant donc de tout affect à son égard. Cela a rendu la lecture plus ennuyeuse encore. Et d'autant que l'autre protagoniste, actrice débutante, ne connait pas non plus de problématique dans son parcours (alors que pour avoir été en école de théâtre et avoir ensuite tenté de trouver du travail ... Faut pas se leurrer, c'est moins de 1% de succès). Bref, je suis dans une opposition au message, aux protagonistes et à cette BD en général. Je lui vois les qualités, mais les défauts sont bien trop importants selon moi. C'est gentil, et cela en fait, par la même occasion, une œuvre qui atteint ses limites bien trop facilement. Impossible pour moi d'en conseiller la lecture.
Alena
Un comics qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Elena et Josefin sont les meilleures amies qui soient et même un peu plus. Josefin se fiche du regard des autres et veut rendre public leur amour ce qui n'est pas le cas d'Elena. Une dispute éclate et Josefin se place sur le rebord d'un pont et menace de sauter, on retrouvera son corps sans vie dans le lit de la rivière. La vie continue dans l'école privée où son adaptation est difficile, ne venant pas du même milieu social et restant marquée par le suicide de son amie. De plus Elena subit les moqueries des autres filles et commence une idylle avec un jeune garçon. Mais l'ombre protectrice de Josefin plane autour d'Elena. Une histoire sur la difficulté d'assumer son homosexualité, l'intégration et les problèmes psychologiques. Une narration linéaire sauf en début et fin d'album pour le suicide de Josefin. Un récit qui vire au cauchemar avec des scènes dignes de Scream ou Vendredi 13. Un fantastique qui ne révolutione pas le genre, des personnages stéréotypés et des raccourcis scénaristiques en sont les gros défauts ainsi qu'une fin prévisible. Un dessin grossier, des protagonistes figés et manquant d'expression. Des couleurs qui donnent un climat anxiogène. Même si la lecture de ce one shot ne fût pas un supplice, je ne vous le conseille pas. Note réelle : 2,5.
Akameshi
Je comprends parfaitement que cette série Soleil soit tombée dans l'oubli (aucun avis depuis 15 ans !). Dommage parce que le dessin est très bon et fait penser à de l'animation façon Disney (le design de certains personnages m'a d'ailleurs fait penser à ceux de Mulan). Le problème vient plutôt du scénario. Il y a rien de vraiment mauvais, le seul truc qui risque de choquer certains lecteurs est le fait que l'héroïne se promène souvent en tenue légère, voire même carrément nue, mais c'est très léger et banal. En gros, rien dans le scénario n'a retenu mon attention et j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu les personnages et les péripéties au moins une bonne dizaine de fois. Le genre de BD où rien est mémorable et dont en oublie facilement l'existence. Ajoutons que l'intrigue de fond ne va jamais être résolue, vu l'abandon de la série, heureusement que je m'en fout de ne pas connaitre la fin....
Couacs au Mont-Vérité
1.5 Jusqu'à présent, si j'aime bien les récits autobiographiques de Jean-Christophe Menu, son œuvre de fiction ne m'a jamais emballé et c'est pas cet album qui va me faire changer d'idée. C'est un récit d'une soixantaine de pages qui est très décousu et qui est juste un gros délire de la part de l'auteur. C'est censé être marrant et j'ai trouvé que cela tombait à plat sauf les interventions de Menu pour essayer de rendre son récit intéressant (un aveu qu'il ne savait vraiment pas quoi faire lorsqu'il a débuté son histoire ?) qui m'ont fait sourire même si vers la fin cela devenait un peu lourd. Le récit est vite devenu pénible à lire, il y a aucun scénario, on dirait vraiment que l'auteur utilisaient toutes les idées qu'il lui sortait par la tête au moment de la conception de l'album. Dommage parce que je trouve que son dessin a un certain charme.