Kililana Song

Note: 3.81/5
(3.81/5 pour 16 avis)

2013 : Grand prix RTL de la bande dessinée (tome 2). Après La Ligne de fuite et Mauvais garçons, Benjamin Flao signe seul Kililana Song, un récit inspiré par ses voyages au Kenya, dans un pays qui se prête à l'aventure. Avec son dessin éblouissant il nous plonge au coeur d'une Afrique ancestrale et contemporaine peuplée de personnages inoubliables.


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Dans l’archipel de Lamu, au large du Kenya, Naim, un orphelin de 11 ans habite chez sa tante Maïmounia, qu’il adore. Refusant d’aller à l’école coranique car peu enclin à la discipline, il préfère l’école buissonnière, et malgré son frère Hassan qui le course régulièrement, il passe son temps à flâner, déambuler et traîner dans les faubourgs de la ville, vivant de petites magouilles. D’un naturel curieux, ouvert à la vie et aux autres, chaque moment de ses journées, chaque rencontres qu’il fait, lui donnent matière à réfléchir avec le bon sens qui le caractérise. Il croise ainsi Günter, un capitaine de marine hollandais, échoué sur ces côtes pour cause de trafic illicite de hash, qui se doit de trouver dare-dare 70 000 dollars afin de récupérer et son navire et ses papiers. Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Mars 2012
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Kililana Song
Les notes (16)
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02/03/2012 | Alix
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Par Puma
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Graphiquement, ouvrage le plus abouti de ce qu'à pu sortir Sébastien Flao, avec des recherches sur la lumière très réussies dans sa couleur directe, et quelques magnifiques pages entières et double pages sans texte en pur ravissement visuel. Les personnages sont magnifiquement campés, tous avec une épaisseur psychologique et une justesse rare dans le monde de la BD. Ils transpirent de vérité et d'évidence. L'auteur semble connaître la région et les habitants comme sa poche tant les protagonistes sont bien rendus dans un naturel déconcertant, et au bout des 2 tomes, il me semble avoir réellement voyagé dans un village côtier du Kenya donnant sur l'océan indien avec non loin un archipel de mangroves. L'histoire est bien menée avec rythme, et l'on s'attache directement à tous les personnages bons comme mauvais, signe d'un très grand talent narratif. Un très belle réussite ! Bravo à son auteur !

05/08/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’avais découvert – et déjà beaucoup aimé ! – le dessin de Benjamin Flao sur La Ligne de fuite. C’est ici aussi superbe, avec un joli travail à l’aquarelle, sur des tons jaunes, rouille, et un trait plus ou moins détaillé, précis (on touche parfois à l’épure). Certaines planches muettes sont d’une rare intensité. Les deux albums se laissent lire agréablement et relativement rapidement, malgré leur ample pagination (plus de 130 pages chacun !). L’intrigue brasse pas mal de thèmes (néocolonialisme ; animisme ; mondialisation ; djihadisme, etc.), sans que ce soit au détriment de l’histoire ni que ce soit artificiel. Mais surtout, ce qui est le mieux réussi je trouve, c’est le formidable portrait d’un gamin plein de vie, d’un gosse des rues débrouillard, ambitieux et débordant d’énergie, Naïm, qui possède une belle faculté d’adaptation aux événements. Voilà un diptyque dépaysant, rondement mené, superbement mis en images : c’est une série dont je vous recommande chaudement la lecture !

01/05/2017 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Blue Boy

Les mots me manquent pour décrire cette magnifique bande dessinée traversée par un puissant souffle mystique ! « Kililana Song » est une réussite sur tous les tableaux, tant pour le scénario que le dessin, et on se doute que raconter une histoire de manière fluide avec autant de personnages n’a pas dû être une mince affaire. Parmi ceux-ci, le plus important est peut-être bien cet arbre imposant, mausolée naturel d’un illustre héros du pays gardé par le vieux chamane et menacé par un projet industriel géant. Benjamin Flao semble avoir été littéralement porté par ce récit vibrant d’humanisme et de spiritualité, avec ses somptueuses aquarelles qui jaillissent par moments tels des bouquets chatoyants de lumière exprimant l’indicible. Mais Flao sait rester dans la retenue quand il s’agit d’exprimer le silence d’une mer calme, évitant ainsi à son histoire de tomber dans la grandiloquence par ce graphisme à l’équilibre très subtil, avec un trait alliant à la fois assurance et fragilité. De façon remarquable, l’auteur a su représenter les personnages dans des poses très naturelles et très vivantes, l’aspect inachevé du dessin passant ainsi au second plan. Quant à la narration, son intérêt réside dans la grande variété de protagonistes, ce qui autorise une passionnante diversité de points de vue. Le jeune Naïm joue un peu le rôle de fil rouge, à la fois attachant dans sa soif inextinguible de liberté et son insoumission vis-à-vis de son grand frère, qui s’est donné pour mission d’en faire un bon petit musulman. Celui-ci n’hésite pas à le pourchasser dans les rues pour l’obliger à suivre les cours à la madrass, alors que Naïm refuse de se laisser dresser « comme un petit animal parfaitement idiot »… Ce qui au passage confère à l’histoire une tonalité burlesque assez réjouissante. Et si la bêtise religieuse est pertinemment épinglée ici, le néo-colonialisme occidental n’est pas en reste. La communauté d’expatriés blancs venus pour le business, au mépris de la population locale, est dépeinte de manière peu reluisante, le plus emblématique étant le crétin blond jetsetter et junkie venu au Kenya pour la vie facile. En comparaison, le capitaine à la gouaille « vieille école » apparaîtrait presque sympathique, comme dans cette scène jubilatoire du bar où il fait parfaitement ressortir la lâcheté et la morgue de ses compatriotes, se targuant lui-même d’être un « authentique fils de pute, un animal dangereux, ex-para, ex-légionnaire, ex-mercenaire, ce que l’on fait de pire en la matière ! » Tous les représentants de la bêtise humaine en prennent pour leur grade dans ce diptyque, mélange d’aventure, de critique politique et d’onirisme rageur. En matière de BD, on mesure le chemin parcouru depuis « Tintin au Congo » où l’Afrique était décrite comme un continent peuplé de grands enfants que l’Homme blanc, « dans sa générosité toute désintéressée », s’était donné pour mission d’instruire et d’éduquer. Certes, le colonialisme est toujours là, avec un visage plus lisse et néanmoins plus sournois, mais l’angle descriptif s’est élargi, soucieux de tous les points de vue. Rejoignant les incontournables du neuvième art, « Kililana Song » est une merveilleuse chanson, un conte moderne qui devrait imprimer pour longtemps votre âme par son intelligence et sa beauté poétique.

04/10/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Je me joins à l’enthousiasme général même si le premier tome m’avait laissé un peu sur ma faim. Je le trouvais en effet quelque peu décousu. Il est un fait que les personnages d’importance sont multiples et que, donc, il fallait du temps à l’auteur pour tous nous les présenter. Mais dès que cette présentation est faite, la richesse de cet univers se dévoile pleinement. On a là un large panel de caractères dont tous me semblent totalement appropriés pour nous parler de l’Afrique. Le dessin est particulier, pas toujours très précis mais empli de lumière. De plus, l’auteur n’hésite pas à s’aventurer dans des planches plus expérimentales qui s’intègrent parfaitement au récit. Ces planches arrivent toujours au bon moment et apportent leur propre éclairage narratif. Enfin, le final est très bien trouvé et plein d’ironie. Un beau diptyque pour un portrait à la fois sombre et lumineux de l'Afrique d'aujourd'hui.

28/05/2014 (modifier)
Par Sejy
Note: 5/5
L'avatar du posteur Sejy

Si l’Afrique m’était racontée… Comme une invitation au songe. Comme un époustouflant voyage des sens. Au pouls d’un chant noir, qui, dès les premières figurations, me ferait basculer, entrevoir les traditions colorées de l’oralité, pittoresque. En hardi citoyen du monde, me laisser happer, porté par le vent revigorant de la mutinerie dans la galopade d’un gamin de Lamu, puis poussé, chahuté, échevelé par les brises irrésistibles d’un conte moderne où chaque rafale, charriant les mots, les personnages nombreux, les images, nourrirait le tourbillon d’une force narrative qui emporte tout sur son passage, parfois jusqu’à me couper le souffle… Quelque sagesse swahilie promettrait : ce n’est pas la main, mais le cœur qui donne. Benjamin Flao ne lui ment pas. C’est bien une touche d’âme qui affleure dans chacune de ses aquarelles étourdissantes. Tant de présents pour les yeux, nés au bout de doigts exécutant le vibrato saisissant du vivant. Une humanité sans doute ramenée dans son sac à dos. Éloquente, radotante, elle hurle à pleins pinceaux des figures étrangères dont je reconnais, ici, une moue familière, là, un sourire ou une rogne fluente de sincérité. De la vie, authentique, universelle, restituée dans le mouvement et la chaleur de ses scènes, entre vadrouille et spiritualité, célébrée par les effusions opalescentes d’un chromatisme impétueux où le chaud embrasse le froid, où le fantasme embrase le réel. Malgré mon ardeur pour les tenir en respect, quelques jurons intérieurs s’échapperont au hasard d’une case, au détour d’une peinture plus passionnée. Exclamations arrachées par les évidences de cet esthétisme intense qui joue avec mes entrailles. En tous sens. Depuis l’empathie fulgurante d’un baiser dérobé saupoudrant la tendresse ou le tableau, emprunté à l’obscurité, d’une étreinte charnelle fugace qui, en un croche-patte habile à cette volupté trop facile, bouscule l’émotion, puis me mue en voyeur involontaire, un peu gêné d’être ici. Dans le courroux pétulant d’un marinier au langage de charretier, convaincant, légitime à en serrer les poings pour m’inviter dans sa bigorne. Devant la beauté symbolique d’un arbre sacré ou l’expression de la puissance des éléments, au coeur d’échappées sous-marines envoûtantes, quand je me surprends à retenir ma respiration. Parmi des tapisseries superstitieuses, irréelles, où, vagabond ébahi, je touche la légende et ses icônes inquiétantes. Jusqu’aux quatre cents coups d’une bande de gosses malicieux et leurs appels du pied appuyés : spectateur, comparse, complice grisé, je prends mes jambes à mon cou pour rattraper la flamme de l’aventure… Hors champ, contre champ, contre-jour. Plan reculé ou angle intimiste. Oeil aérien. Perspectives imprudentes. Horizon éthéré et regard plus paisible : au fil des cabrioles je déambule, dans la mise en scène admirable, sur les mesures inspirantes d’une narration gigogne qui distribue les rôles à pleines mains, autour d’un héros irrésistible. Naïm bien sûr. Sauvageon libre, intenable dans le zèle à esquiver l’école coranique et ses coups de bâton pédagogiques. Les hasards de ses escapades croiseront la philosophie aux zestes de qat du vieux Nacuda, esgourderont les grossièretés routinières du trivial Günter, un capitaine margoulin affreusement mal léché, attirant curieusement la sympathie, et achèveront son apprentissage dans les visions désincarnées d’un chaman animiste ou celles, plus prosaïques, esquissées dans les formes, les charmes de demoiselles adorablement vénales. Un carnet de route serpentant entre appétits néo-colonialistes et ascensions djihadistes, une traversée initiatique à hauteur d’enfant qui se perd les crayons dans les tentacules d’un imaginaire magnifiquement halluciné. Le boudeur (scrogneugneu !) blâmera des tempéraments marqués, effleurant la caricature dans le verbiage ou le contexte, accablera une trame jugée dilettante. Ces chouias d’exubérance, dans la manière et la matière, je les suppose comme le remarquable écho à la singularité d’un continent qui abandonne dans la marge ses réalités les plus préoccupantes pour mieux réveiller, révéler toute sa magie. Au moins pour un instant. Mais quiconque osera le reproche aura affaire à moi ! … Immense.

08/03/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 1/5

Aie, grosse déception pour moi… J’attendais beaucoup de ce diptyque, dont le deuxième tome s’est tout de même retrouvé dans la sélection officielle du festival d’Angoulême. J’ai lu le premier tome en suivant avec intérêt, pendant quelques dizaines de planches, le petit Naïm. Complètement dépaysé, je trouvais l’introduction du récit bien foutue. Mais le problème est arrivé quand le corps du récit n’est, selon moi, jamais arrivé. En gros, j’ai fermé le premier volume en me demandant pourquoi j’avais toujours l’impression d’être dans une introduction… Il en fut de même dans les premières dizaines de planches du deuxième tome, que j’ai fini par refermer en toute indifférence. Dommage, d’autant que le dessin est super beau, en particulier sur certaines planches où le travail est tout simplement sublime… Malgré cette belle qualité graphique, vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché !

01/03/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Watchaw ! Dans la famille "album qui fait briller les yeux" je demande la paire ! A quand la sortie du second albuuumm !!! Rhalala... Bande de feignasse d'auteur à toi tout seul Môssieur Ben Flao !!! C'est ça ! C'est pas humain de nous laisser comme ça, la bave aux lèvres, suspendus au regard si vivant de Naïm comme son frère à ses talons ! On est là comme deux ronds de flan à se remettre de ce qu'on a pris dans les mirettes pendant près de 140 pages... Couleurs chaudes et chatoyantes qui rendent à merveille l'ambiance de cette région d'Afrique si lointaine et inconnue pour ce qui me concerne ; pleines doubles pages vives et élancées quand l'envie lui en prend, cadrages intelligents et mise en page soignée : l'a bouffé du lion le Benjamin Flao ! C'est tellement vivant, le quotidien filtre à travers son trait et ses dialogues : ça sent le vécu ! Et J'en redemande ! Et j'en reveux ! Et j'en re-REVEUX ! Rien que la couverture te donne envie de clouer cet album au mur tellement elle en jette ! Et dire que l'intérieur est du même tenant ! On est là à se balader, à suivre ces destins malicieusement amenés à se croiser, pour quelque chose de plus grand, qui prend racine dans les légendes de la corne africaine et qu'on découvre insidieusement au fil des pages... Alors môsssieur Flao, merci pour ce voyage, merci pour ce bout de rêve partagé ! C'est bien, mais c'est pas le moment de mollir et de nous laisser moisir ! A vos crayons, pinceaux, bout de branche ou tout ce que vous voulez, et que l'esprit de Kililana vous mène à bon port, pour nous sortir de la transe dans laquelle vous nous avez plongé ! ***** Après lecture du second tome ***** (je monte la note à 5/5) Ba voilà, une série de plus qui rentre dans mon petit panthéon des séries cultes ! Franchement, rien à redire à ce second tome qui clôt magnifiquement ce diptyque. Benjamin Flao réussit quand même le tour de force de me surprendre en poussant du côté sombre de son histoire. Les démons de l'Afrique moderne prennent corps de façons multiples (terrorisme, drogue, mondialisation...) et donnent à ce récit force et réalisme, tout en préservant cet aspect si chaleureux et magique de la tradition qu'avait introduit le premier tome. Le seul petit reproche que je ferais concerne certaines planches que j'ai trouvées un brin moins travaillées que l'ensemble que compose le premier opus. Mais vu les planches magnifiques et tout simplement hallucinantes qui viennent donner cet élan tout en couleur au récit, je m'incline. Une série en deux tomes qu'il ne faut surtout pas manquer, tant par la qualité de son graphisme que par la force de son récit.

03/04/2012 (MAJ le 06/02/2014) (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Après lecture du deuxième et dernier tome, je laisse ma note à 3/5. Cette série a su allier un très bon dessin avec un scénario mêlant l'ancien et le nouveau. Benjamin Flao nous parle de l'Afrique, celle qui sort du marasme dans lequel elle a été si longtemps, qui oscille entre anciennes traditions et nouvelle économie, qui connait la pauvreté et l'illettrisme, mais aussi les conflits religieux, ethniques, sociaux ... L'histoire en soi n'est pas extraordinaire et il reste beaucoup de zones d'ombre une fois le récit terminé, mais l'ensemble tient bien la route et nous voyons avec ravissement le quotidien des habitants de cette péninsule, entre la nouveauté qui s'installe, le néo-colonialisme et tout ce qui découle également des trafics. D'ailleurs c'est assez amusant la façon dont les blancs sont peu mis à l'honneur dans ce récit (et avec raisons d'ailleurs), ainsi que la morale qui s'en dégage, où finalement ce ne sont pas les mieux intentionnés qui sont les plus sympathiques ... Bref, c'est un récit qui sait allier plusieurs bonnes idées. Je regrette simplement que l'ensemble n'ait pas plus de consistance, certaines zones d'ombre restent, tout n'est pas clairement dit. Pour certaines idées, tant mieux, mais pour d'autres c'est dommage. Le reste est très bon, et j'ai pris un grand plaisir à lire les deux tomes jusqu'au final en beauté qui m'a bien plu. C'est une bonne série, je vous la recommande !

06/04/2012 (MAJ le 16/01/2014) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Benjamin Flao prend son envol en tant qu'auteur complet avec ce nouveau diptyque chez Futuro. Il y a probablement dit beaucoup de chose qui lui tiennent à coeur : l'ambiance particulière de la Corne de l'Afrique, les contes et légendes swahilis, les ambiances maritimes, la suffisance colonialiste des Européens... On sent qu'il y a mis tout son coeur et ses tripes, et ça, pour un auteur, je pense que cela n'a pas de prix. Le récit peut paraître un peu complexe avec ses intrigues diverses, qui même si elles se passent géographiquement proches les unes des autres, mettent un peu de temps à se rejoindre. On comprend toutefois que le jeune Naïm est le fil conducteur de l'histoire,et peut-être même son moteur. A ce sujet, l'auteur l'a particulièrement soigné graphiquement parlant : l'enfant est magnifique. Il fait aussi preuve d'un caractère bien trempé, c'est un véritable héros de bande dessinée. Dans le deuxième volet du diptyque, pas mal d'intrigues secondaires et parallèles sont menées à bien, entre réalisme et onirisme. Flao s'est visiblement régalé en dessinant ses décors, qui sont peut-être le fruit de repérages faits sur place. Les vues en haute mer, le décor de la ville, il y a de très belles planches. Flao prend d'ailleurs toute la place nécessaire pour nous faire profiter de son talent. Curieusement je lui ai trouvé une parenté graphique avec Dany, peut-être le caractère un peu comique de certaines situations, de certains visages... Quant à la maquette de l'album, elle est impeccable. Encore une réussite indéniable chez Futuropolis...

09/03/2012 (MAJ le 03/11/2013) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai aimé suivre les aventures de ce petit garçon vif et curieux dans le Kenya, loin de la représentation touristique que nous en avons. Nous découvrons un très beau pays qui est mis en valeur par un graphisme époustouflant. J'ai beaucoup aimé la finesse du trait. Certaines planches sont d'une exceptionnelle somptuosité. C'est le même auteur qui avait réalisé "La ligne de trait" dont la lecture ne m'avait pas laissé indifférent. On voit qu'il a progressé et plutôt dans le bon sens avec ici la fraîcheur et l'espièglerie du regard d'un enfant. Il y a une atmosphère qui semble unique avec des personnages plus vrais que nature. On se laisse véritablement entraîner par l'ambiance, les couleurs, les rues, la mer. C'est virevoltant comme la poursuite de Naïm par son frère Hassan pour le ramener sur les chaises de l'école coranique. Cependant, le contact direct de la vraie vie sera le plus fort. En résumé: un très beau récit initiatique pour un diptyque de qualité !

26/10/2013 (modifier)