Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Mauvais garçons

Note: 3.38/5
(3.38/5 pour 8 avis)

L'amour, le flamenco.


Espagne Musique Roms, Gitans et autres Bohémiens

En Andalousie, de nos jours. Il se nomme Manuel, sa famille est originaire d’Andalousie, mais il a vécu en France jusqu'à ce qu'il décide de revenir s'y installer. Il a un ami gitan qui se nomme Benito, un chanteur hors norme. Manuel et Bénito sont inséparables. Car, ce qui lie avant tous les deux jeunes hommes, c’est l’amour du flamenco, le vrai, le pur, pas le flamenco rock comme peuvent le jouer certains frimeurs méprisables (mais qui, à contrario, gagnent très bien leur vie). Ces « mauvais garçons » vivent au jour le jour d’expédients. Seul leur amour des femmes leur fait tourner la tête.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Octobre 2009
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Mauvais garçons
Les notes (8)
Cliquez pour lire les avis

28/10/2009 | Spooky
Modifier


Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Voilà ce que l'on pourrait appeler une BD d'atmosphère. Ici il me semble que les cases ne sont là que pour exprimer une ambiance, des ressentis. Il n'y a pas à proprement parler d'histoire, nous suivons les errances de deux jeunes plutôt paumés dans une Andalousie abrutie de soleil. Ce qui les fait avancer c'est le flamenco, le chant et la danse. Le flamenco c'est le blues espagnol alors autant dire que cette histoire n'est pas spécialement réjouissante. Elle est cependant magnifiée par le dessin de Flao qui arrive à retranscrire de fort belle manière ces ambiances et la tension perpétuelle qui anime les deux personnages. Au final beaucoup de qualité pour cette oeuvre mais qui ne se laisse pas aborder facilement. A voir.

07/08/2015 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Olé ! Surprenant que ce diptyque. J’ai lu une histoire forte, prenante, qui met en scène ce que l’on pourrait appeler deux « laissés pour compte » qui vivent leur passion mais ont du mal à EN vivre. Dabitch crée ici un sacré duo avec Flao. Un sacré dessinateur. Une « patte » qui vous jette vraiment l’Andalousie à la figure. Ses cases sont plutôt des ambiances que les « bêtes » vignettes que l’on voit si souvent. Son trait dégage une véritable chaleur dans les allures de ses personnages qu’il nous donne à « lire » et auxquels on s’attarde. Noie et blanc ?… si l’on veut… Mais un troisième ton –le sépia- vient s’y mélanger et donne une véritable profondeur , une sorte de relief sur lequel je me suis souvent attardé. Albums accrocheurs, tant par le fond que par la forme, cette série mérite que l’on s’y attarde. C’est vrai que cela est assez épais et peut sembler rébarbatif au vu et lu du thème traité. Mais c’est comme le flamenco. Faut prendre son temps pour le savourer à sa juste (dé)mesure. Joli.

21/06/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Après la lecture des 2 tomes. Le rapprochement avec une autre BD Futuropolis sortie cette année est presque évident. Comme d'autres aviseurs, j'ai pensé à Rébétiko qui mêle culture musicale et roman graphique. L'ambiance est excellente grâce aux superbes dessins de Flao. Je m'étonne d'avoir enquiller les deux tomes d'une traite sans m'en rendre compte. C'est un gage de qualité. Le flamenco, c'est une musique et une danse, mais également un mode de vie. Le récit ne peut pas nous faire entendre des notes mais il réussit à faire ressentir cette ambiance si particulière. L'histoire de ces 2 amis est plus dense qu'il ne parait. Il se passe pas mal de choses influençant la suite des évènements. En un laps de temps réduit, leurs vies évoluent grandement. Les auteurs sortent du rang, grâce à Futuropolis, et nous offre une oeuvre d'une grande qualité. Il y a tout ce que j'attends dans cette série. Le 9ème art a de l'avenir avec de tels auteurs.

21/12/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

J’ai eu la même l’impression qu’en lisant « Rébétiko » avec « Mauvais garçons » : une superbe ambiance, un graphisme qui me plait mais rien finalement question scénario ! « Mauvais garçons » met en scène des gitans en mal de vivre, fainéants et ne rêvant qu’à une chose : vivre de leur passion pour le flamenco. Ça se passe dans un village andalous et il ne se passe pas grand’chose en fait… « Mauvais garçons » me fait penser aussi au film « Les valseuses » sans les scènes de cul. Dans cette bd en deux tomes, on suit deux jeunes paumés et puis voilà, on les suit et il n’y a rien de spécial à se mettre sous la dent lorsqu’on arrive à la fin… du moins, pour ma part ! Je n’ai même pas eu de frissons à suivre les péripéties de ces deux feignasses, que dalle ! Pourtant, en général, j’aime les romans graphiques. Même les scènes où le flamenco est mis en avant ne m’ont pas donné l’envie de connaître un peu mieux cette musique qui m’est inconnue et qui me restera inconnue pendant un bon moment car je n’aime pas ce chant… Au niveau du dessin, moi qui aime l’aquarelle et les tons ocres (à première vue, on dirait que Benjamin Flao a utilisé l’encre aquarellée de marque « Pébéo » de couleur « tabac »), j’ai été gâté en contemplant ces planches ! La mise en page m’est apparue vraiment excellente avec la présence de grandes cases qui permettent d’aérer le dessin et qui nous offrent de superbes dessins. Au fait, j’ai trouvé le coup de crayon de Benjamin Flao très vivant, cette impression est due –à mon avis- au choix de l’auteur de laisser ses dessins à l’état de crayonnés. Finalement, « Mauvais garçons » est une bd qui ne m’a pas emballé car son scénario m’est apparu creux : le lecteur suivra deux gitans paumés et c’est tout ! « Mauvais garçons » est aussi une série qui nous présente le flamenco et qui ne m’a pas vraiment donné l’envie de le découvrir. Dommage car j’ai vachement apprécié le graphisme de Benjamin Flao.

14/12/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Même si je lui trouve de vraies qualités, je n'ai pas tellement accroché à cette série. D'abord parce que c'est un pur roman graphique, à la manière de ces récits qu'on verrait bien servir de scénario à un film d'art et d'essai où il ne se passe pas grand chose si ce n'est suivre des personnages un peu particuliers dans une ambiance particulière. D'autre part parce que le thème principal de ce récit est le flamenco, musique que je connais mal, qui ne m'a jamais trop attiré et parce que cette bande dessinée ne m'en a pas donné plus envie que cela, ne réussissant pas à me transmettre les sensations qu'un film d'Almodovar sait transmettre sur le même thème notamment. Le dessin est très intéressant. Il a une vraie âme et on sent que l'auteur se fait plaisir à représenter certaines scènes. Vivant et très personnel, je regrette juste le côté un peu flou de son trait et ses visages qu'on confond parfois un peu, notamment les deux héros malgré leurs différences manifestes de physionomies. L'histoire est assez originale par son cadre, son ambiance et son sujet. Mais je n'y ai pas plus accroché que cela. Les personnages sont trop distants de moi et les auteurs n'ont pas su me les rendre attachants.

29/11/2009 (modifier)

Ce récit en deux tomes nous présente l’aventure de deux hommes. Enfin l’aventure, disons plutôt leurs turpitudes et doutes. Le matériel d’excellente facture forme un écrin valorisant le travail graphique des auteurs. Les dessins illustrent avec force une ambiance gitane, un lancinant appel, une complainte écorchée. Une bichromie étouffante renforce les traits noirs pour transmettre les ambiances, les tensions. Tout participe à l’ambiance lourde qui pèse sur le lecteur tout au long du récit. En cela chapeau. Le scénario se fait en revanche moins percutant. Le récit n’avance guère, les états d’âme des deux protagonistes principaux traînent en longueurs, nos personnages subissent leur sort, et comme le dit cette héroïne, c’est très beau de chanter le malheur, mais à un moment donné il faut essayer d’en sortir, sinon ça ne sert à rien. Cet album nous raconte l’art de l’inutile dans une tradition artistique revendicative. Complètement hermétique la logique m’est étrangère et se veut telle : témoins les nombreuses allusions péremptoires et méprisantes sur les non gitans qui ne peuvent pas comprendre. Du dédain du commercial en passant par le mépris du non membre du clan, nos héros vivent leur amertume, pleurent des larmes artistiques sur leur sort tout en refusant toute initiative qui pourrait justement les sortir de ce sort, là est le paradoxe brillamment décliné : celui qui cherche à sortir de la douce misère trahit et sort du clan (témoins celui qui fait du rock ou encore cette femme avec qui ça ne peut marcher.). Inutile d’aller chercher plus loin, toutes les turpitudes tournent autour d’une façon de vivre, d’une façon de penser. Il y a de la violence, du pathos, tous les ingrédients de ceux qui raisonnent avec leur affectif. Finalement, le graphisme sert admirablement le scénario, même dans les planches uniquement graphiques, le trait dégage une violence de sentiments transposant le ressenti que le lecteur peut imaginer au personnage. Le graphisme inégal ne pénalise pas le récit : entendez par là que sur certaines planches le trait trop haché et déstructuré nuit à la qualité graphique, mais pas à la tension que cela instaure chez les personnages ou les situations. Il reste une chose : le lecteur, à moins d’être du milieu ne peut que rester étranger au récit tant le mépris suinte des personnages pour qui ne partage par leurs idéaux. De fait j’ai fini par admirer quelques moments graphiques agréables lors de danses ou de chants tout en étant complètement indifférent au sort des personnages, à la fin du récit je me fous complètement de ce qui peut leur arriver, et les leçons d’honneur à deux pesos me font plutôt rire que frissonner. En cela le récit n’atteint pas son but : celui de me toucher, il me reste quelques moments graphiques agréables à base de flamenco et de soirées mais quoi d’autre ? Pas mal, sans plus et je ne conseille pas l’achat car la relecture de la fin du tome 1 avant d’enchaîner le 2 m’a donné un sentiment de suranné, d’inutile. De l’art de l’inutilité : à connaître pour faire un joli voyage mais de là à adopter le style de vie et les « valeurs »… Peu pour moi…

25/11/2009 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Quand j'ai feuilleté pour la première fois "mauvais garçons" ça a été un choc graphique. Un vrai coup de foudre. Le dessin y est sublime, précis et spontané, avec je trouve un petit côté Pratt mais avec un amour du modelé en plus... c'est vraiment beau. Je pourrais passer des heures rien qu'à me repaître de ces images et de ces séquences tellement elles me transportent. Un vrai, réel coup de cœur, comme je n'en ai pas eu depuis longtemps. Le scénario quant à lui semble dicté par l'envie qu'a eu le dessinateur de représenter telle ou telle séquence : une corrida entre un homme et son chien, un groupe de flamenco qui joue, chante et danse, deux amoureux qui s'enlacent dans la verdure... cela a l'avantage de produire des saynètes belles et inspirées, mais rend l'histoire quelque peu décousue, ce qui pourra en rebuter certains. J'ai personnellement bien aimé, bien que je sois restée un peu sur ma faim. Mais aucun, non, aucun amoureux du beau dessin ne devrait passer à côté de cet album graphiquement exceptionnel.

16/11/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Décidément ces deux-là ont un grand talent ! On avait découvert Benjamin Flao et son trait réaliste dans La Ligne de fuite, il y a deux ans. A l'époque son trait me semblait manquer d'un peu de maturité, mais il me semblait voué à faire de grandes choses. C'est déjà chose faite avec ces "Mauvais garçons", cette chronique désenchantée de deux chiens fous que l'amour du flamenco consume. La plupart des planches sont juste magnifiques, une petite minorité manquant un peu de maîtrise. Mais le choix des cadrages, des ambiances et des plans montre la maturité du jeune auteur nantais. Son complice Christophe Dabitch a planté cette fois le décor en Andalousie, de nos jours, dans un village où le temps semble paresseux, où les deux héros traînent leur mélancolie au milieu des vieux qui radotent, mégotent, ergotent tout en sirotant leur jaja quotidien. Un village dont quelques tranches de vie sont montrées, comme des ponctuations à l'histoire de Manuel et Benito, l'un espagnol ayant vécu en France, l'autre d'origine gitane, si différents et si riches de cette différence... Leur amour du flamenco et des femmes les mènera à leur perte... ou pas. C'est dans ce jeu des nuances que se situe l'âme de ce diptyque plein de grâce, de splendeur et de rythme chaloupé. L'amour de la musique, après Rébétiko, semble inspirer les gens chez Futuropolis...

28/10/2009 (modifier)