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In Waves

Note: 3.91/5
(3.91/5 pour 11 avis)

La perte d’un être cher et la façon dont on traverse le deuil, en surfant comme on peut la crête d’une grosse vague. Tantôt au-dessus de l’écume, tantôt envahi et fracassé par le poids de l’eau.


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Avec beaucoup de finesse et de pudeur, AJ Dungo, immortalise les instants de grâce de sa relation avec Kristen. La légèreté et l’émotion des premières rencontres, la violence du combat contre la maladie, la noblesse de la jeune femme qui se bat avec calme. Il évoque en parallèle leur passion commune pour le surf, l’océan. Et évite très justement l’écueil du pathos en intercalant dans son récit personnel, un petit précis d’histoire du surf.

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Août 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série In Waves

13/08/2019 | Mac Arthur
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Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je me retrouve beaucoup plus dans les avis de Ro et de Ju, avec l'impression que cette BD est très bonne mais ne m'a pas touché. Sans doute parce que je suis assez réfractaire au dessin et à l'ambiance générale. Si je reconnais les qualités de l'histoire racontée ici, mélange de reportage sur la naissance du surf comme pratique de loisir et sa démocratisation par deux personnages sympathiques, je suis un peu plus circonspect sur l'histoire du narrateur, qui est certes touchante, mais dont j'ai trouvé les liens avec l'histoire du surf plutôt maigre. Outre la passion que les deux partageaient pour ce sport, il y a le commentaire final, très bien trouvé, et dont le comparatif est assez beau, certes. Mais en dehors de ces deux points, j'ai trouvé pendant un assez long moment que le lien entre les deux faisait un peu forcé. D'autre part, et malheureusement, j'ai eu assez peu d'intérêt pour l'histoire du protagoniste. C'est une histoire vraie et sincère, mais qui ne m'a pas réellement touché plus que ça. Le pire étant que je ne saurais même expliquer pourquoi, peut-être juste une impression de déjà vu et pas assez de ressenti personnel face à ça. Niveau dessin, ce n'est clairement pas mauvais, mais je suis assez peu fan. C'est un dessin que je trouve trop simple, un peu trop lisse à mon gout, surtout pour ce genre de sujet. Je suis assez critique sur la BD, mais c'est parce que les autres avis ont déjà exposé en long, en large et en travers les qualités qu'elle possède. Et parce que je pense que cette BD n'est tout simplement pas faite pour moi, même si je reconnais ses qualités. J'ai été bien plus intéressé par la partie documentaire sur le surf que par l'histoire du protagoniste,… (lire plus)

06/06/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Hachou Znarf

Emouvant et poignant. Pour ne rien vous cacher j'avais déjà vu cette BD au moment de sa sortie mais en la feuilletant elle ne me disait rien... Cette fois-ci je me suis penchée un peu plus sérieusement sur le sujet et quelle surprise ! Le sujet du deuil est traité de façon douce et délicate ce qui m'a profondément touché. Les dessins sont magnifiques et nous emportent dans ce récit en le rendant encore plus poignant. Une BD qui se dévore mais qui, selon moi, se dévore et se redévore sans faim. Un incontournable à avoir dans sa bédéthèque rien que pour le plaisir de feuilleter les pages et de repenser à ce sujet qui nous touche ou touchera toutes et tous un jour ou l'autre…

08/10/2020 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Canarde

Renversant. C'est un format très épais et souple avec des parties en bleu canard, l'histoire du narrateur, mises en vis-à-vis de passages en sépia qui racontent l'histoire des pionniers du surf. Pour quelqu'un de l'intérieur des terres, comme moi, cela ne parait pas très séduisant. Et pourtant... Vous sortez de la lecture comme si vous veniez de passer une journée à la mer. Lavé, fatigué, les yeux mouillés et les bras lourds. Il y a très peu de textes et peu de dialogues. Une voix off qui est le point de vue d'un des personnages et ...le dessin. C'est drôle comme il n'est pas vraiment habile, pas très contrasté non plus. Peu de traits, pas d'ombre. Un mystère. Si je vous raconte l'histoire, ça va vous plomber, donc n'y pensez même pas, l'intérêt est ailleurs, c'est une expérience de BD.

21/05/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Moi qui ai un attrait profond pour l'océan et qui aurais le plus grand mal à habiter à plus de 2kms de ses côtes, j'ai vraiment aimé cet album. Non pas seulement parce que la mer et sa "mécanique" y jouent un rôle central au travers du surf d'ailleurs, mais bien grâce à tous les artifices qu'a su déployer Aj Dungo pour construire ce roman graphique. Car avant tout, ce qui marque quand on ouvre cet album c'est son graphisme singulier si épuré. Pour le peu que j'en ai pratiqué, l'art des sports de glisse repose sur un fil tenu avec lequel il faut composer et qu'il ne faut pas rompre. C'est ce feeling subtil et difficilement explicable qui permet de garder l'équilibre nécessaire à l'exercice. Aj Jungo en nous racontant son expérience y parvient de façon subtile et merveilleuse, tout en nous narrant l'épreuve la plus difficile de son existence : la mort de sa petite amie atteinte très jeune d'un cancer. Tout en retenue, tout en justesse, il sait trouver les lignes et les signes pour poser sur ses planches son histoire, cet amour et le déchirement dû au décès de Kristen. Comme il le dit si bien, le deuil est à l'image de l'océan et de ses vagues perpétuelles sur lesquelles il faut savoir s'abandonner pour mieux en tirer parti et reprendre élan sur la suivante. Son trait minimaliste mais très évocateur nous ramène à l'essentiel, tout comme sa colorisation ramenée à deux couleurs qui marquent les deux faces d'un même récit ; le bleu quand il s'agit de sa vie avec Kristen, le sépia pour tout ce qui renvoie à la part historique du surf. Avec "In waves" Aj Dungo tient de la plus belle des manières sa promesse faite à Kristen et nous la fait… (lire plus)

25/03/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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J'ai eu du mal à accrocher à cette BD. Le premier tiers m'a clairement ennuyé. Autant j'aime l'océan et me baigner dans les rouleaux, autant l'état d'esprit du surf m'indiffère totalement. Du coup, l'aspect documentaire et légèrement philosophique à propos du surf de la moitié des chapitres de l'album ne m'a que peu enthousiasmé. Ce n'est que vers la seconde moitié, avec les développements apportés par Tom Blake que mon intérêt a été un petit peu avivé. Quant à l'autre moitié des chapitres, sur Kristen, son amour, sa famille et sa maladie, elle m'a elle aussi laissé indifférent pendant une bonne partie de l'album. Et là encore ce n'est que sur la seconde moitié que les émotions ont commencé à surgir pour de bon, d'autant plus quand j'ai fini par comprendre que c'était une histoire vraie. Alors forcément, il y a le moment très fort de la mort qui ne peut que toucher un père tel que moi, mais je crois bien que toute oeuvre qui raconterait un tel moment ne peut que donner le même résultat émotionnel aux lecteurs donc je ne le comptabilise pas vraiment comme faisant partie des grosses qualités de cet album. Bref, j'ai un sentiment partagé envers cette BD qui ne m'a plu que sur une moitié seulement, même si je reconnais qu'elle se lit bien, qu'elle a un graphisme intéressant et une mise en scène narrative qui sort plutôt de l'ordinaire.

14/03/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

J'avais à vrai dire un peu peur de m'attaquer à ce monument. En effet, lors de sa sortie ce roman graphique a connu les louanges du plus grand nombre. Dans ces cas là j'aurais tendance à me méfier. Si l'on y ajoute une quatrième de couverture dithyrambique et les précédents avis, je me suis dit ben faut y aller. Divine surprise, en premier lieu le graphisme qui ne fait pas partie de ma zone de confort, mais que j'ai trouvé particulièrement adapté au sujet. Je ne reprendrais pas tous les termes employés ailleurs, mais celui qui me semble le mieux convenir c'est fluidité. Toute la partie sépia sur l'histoire du surf m'a graphiquement moins emballé. En ce qui concerne le récit j'avais peur que l'auteur tombe dans le pathos, ce qui avouons le n'est pas du tout le cas. L'histoire est fort triste mais racontée de fort belle manière. Cet album est à coup sûr un album de résilience, chose en l'état très impossible pour l'auteur qui, s'il passe du temps sur l'eau, en passe aussi beaucoup à contempler les trottoirs. A lire même si vous n'êtes pas les acheteurs habituels de ce genre de BD.

28/02/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ju

Il s’agit d’une histoire assez émouvante. On sent que les deux protagonistes s’aimaient, et j’ai sincèrement été ému par cet amour. On sent que pour l’auteur AJ, Kristen était toute sa vie, qu’il ne voyait que par elle et qu’elle a été ce qui lui est arrivé de plus beau. Il fait bien ressentir ça, tout au long de la bd, ainsi que la souffrance de la maladie, pour lui même et pour elle. Mais le problème, c’est que ça n’est pas tout à fait assez développé, en comparaison avec le surf. J’ai trouvé que ce dernier prenait un peu trop de place, dans le sens où il y a pas mal de planches sur l’histoire du surf, qui me semblaient un peu déconnectées de l’histoire principale. On en apprend pas mal sur le surf, mais il m’en a manqué un peu sur le lien entre le surf et Kristen, j’ai trouvé que ce n’était pas assez développé, en tout cas pas assez pour baser le récit autour. Il y aurait pu y avoir quelques planches sur la jeunesse de Kristen et son attachement au surf, par exemple. Ça m’aurait permis de mieux comprendre le lien que l’auteur fait. Mais globalement, j’aurais aimé un peu moins de surf, et surtout moins d’histoire du surf pour un peu plus de développement de leur histoire d’amour qui est très belle et émotive. Évidemment, il ne s’agit que de mon ressenti, et le fait d’avoir raconté cette histoire de cette façon était sûrement la meilleure pour l’auteur de rendre hommage à l’amour de sa vie. J’avoue également que je n’ai pas été particulièrement séduit par l’aspect graphique. Le dessin est bien réalisé, mais n’est pas le style dont je suis le plus friand. Les personnages ont des corps un peu lâches, mous, et… (lire plus)

24/01/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Blue boy

Si le surf lui sert de fil rouge, « In Waves » est d’abord le livre d’un deuil. Comme le précise l’auteur en postface, ll n’est pas « expert en matière de surf », se définissant plutôt comme « amateur enthousiaste, que les grandes figures du surf inspirent ». Et d’évoquer cette obsession en commun « de chevaucher les vagues, ce profond respect pour l’océan, et le cœur brisé. » Un cœur brisé par la mort de sa petite amie. Il n’est donc nullement nécessaire de s’intéresser au surf pour apprécier ce très beau roman (autobio-)graphique, qui du coup nous fait voir cette discipline sous un jour nouveau, loin des clichés faciles sur les beaux gosses un peu benêts passant leur journée à se faire admirer par des meutes de filles éperdues. Nous sommes ici dans un registre très différent, beaucoup plus grave, plus mélancolique aussi. Aj Dungo évoque ici la maladie de sa petite amie Kristen, disparue bien trop tôt après des années de lutte pour rester en vie. Quel rapport entre le surf et la maladie me direz-vous ? On le comprend dès le début du livre, où tous les amis de Kristen se sont réunis sur la côte à l’occasion de son anniversaire pour la voir surfer, alors que celle-ci apparaît déjà passablement affaiblie. L’auteur, qui ne l’avait jamais vue sur une planche, connaissait sa passion pour ce sport qu’elle ne pratiquait presque plus depuis que son cancer avait été diagnostiqué. Aj Dungo va ainsi utiliser la passion de la jeune fille pour construire un récit alternant l’histoire du surf et la descente aux enfers de Kristen. Et contre toute attente, ce parti pris fonctionne formidablement bien, avec un code couleur bichromique pour chaque versant du récit, vert pour raconter l’intimiste, sepia pour évoquer le sport et… (lire plus)

12/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
L'avatar du posteur Erik

On croit souvent que la vie est éternelle, que les bons moments qu’on passe avec sa dulcinée vont durer. Quelquefois, cela s’arrête malgré la jeunesse de l’âge à cause d’une foutue maladie. C’est pourquoi, il faut profiter de chaque instant de bonheur comme si c’était le dernier. Vivre intensément et passionnément. L’auteur a rencontré Kristen alors qu’il était un jeune adolescent. Même pas 10 ans après, elle est morte suite à sa maladie. La relation s’est construite au gré de ces moments de répit avant les rechutes. Il y a comme un apaisement, une reconnaissance de ces belles années pendant lesquelles l’amour a pris son envol. Comme si la confiance apporte le réconfort et la consolation. Rien ne pourra altérer ce qui a été vécu. La majorité de ces scènes sont des morceaux de vie figés comme une compilation de moments suspendus. Cela libère une véritable authenticité qui laisse exprimer une vérité émotionnelle. Même le graphisme pourtant épuré et minimaliste suggère une profondeur de l’âme. Bref, les textes sonnent justes et nous touchent. De belles valeurs nous sont transmises. C’est beau, triste et percutant. Il y a surtout cette passion pour le surf, instrument de liberté, dont on va découvrir toute l’histoire et la philosophie des plages hawaïennes en 1800 à ce jour. Le surf est surtout une métaphore. En effet, les vagues sont les fiancées de l’Océan. Rien n’est plus beau que de glisser sur les eaux pour affronter les mastodontes géants qui se brisent dans un flot d’écumes. Les vagues sont immortelles mais malheureusement pas les humains. L’un des plus grands auteurs de comics à savoir Craig Thompson nous indiquait sur la préface qu’il s’agit du meilleur roman graphique au monde du moment. C’est fort. Je souligne en effet que c’est sans doute l’un des meilleurs romans graphiques… (lire plus)

18/11/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

« In Waves » est un voyage dans le monde du surf et dans l’intimité, l’amour puis le deuil d’AJ Dungo pour Kristen, fauchée par le cancer. Une véritable émotion se dégage de ce roman graphique, page après page. Malgré le caractère éminemment personnel du scénario, l’auteur parvient à garder une grande pudeur tout en faisant preuve d’une honnêteté qui force le respect. Pour écrire « In Waves », AJ Dungo se livre et a forcément dû mettre ses tripes sur la table. Parvenir à le faire avec tant de classe et une telle douceur, malgré la violence du sujet traité, a dû lui demander un immense travail d’introspection et du recul. Tout cela n’est pas sans me rappeler le fameux Pilules bleues de Frederik Peeters, la poésie en plus. La trame narrative mêle habilement l’histoire personnelle de Kristen et AJ et l’histoire du surf, notamment par les biographies de Duke Kahanamoku et Tom Blake, légendes de ce sport. Si ce mélange peut sembler étonnant, voire superficiel, au début de l’album, les liens entre l’autobiographie et le surf se resserrent peu à peu jusqu’à devenir une évidence. À ce propos, la citation qui suit, directement tirée de l’album, résume parfaitement le parallèle qu’AJ Dungo tire entre le deuil et l’océan : « Cela vient par vague. C’est une réponse un peu lapidaire, mais juste. Le vide est constant. Mais le chagrin du deuil n’a pas de forme propre. Il va et il vient. Il demeure imprévisible. Il naît d’une tempête au loin, au plus profond de l’océan, à l’abri des regards, en faisant gronder les flots. Il surgit, canalisé, concentré, se forme, se précipite, chargeant toute sa force avant d’atteindre le point de rupture. Il croît jusqu’à ne plus pouvoir tenir sa forme. Il devient instable et s’effondre. Il… (lire plus)

26/08/2019 (modifier)