Sept frères

Note: 2.88/5
(2.88/5 pour 8 avis)

Sept frères de loge maçonnique se retrouvent afin de démasquer celui qui a trahi leur réseau de résistance quelques années auparavant.


1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Esotérisme La Résistance Sept...

En 1943, leur réseau de Résistance a été décimé. Les hommes qui le composaient, tous francs-maçons, se vouaient une confiance aveugle. Ils ne pouvaient imaginer qu'un traître les vendrait aux Allemands. La paix revenue, ils ne sont plus que sept survivants, qu'une seule pensée anime désormais : la vengeance ! De nouveau réunis dans leur loge, ils tentent de faire éclater la vérité en réveillant les spectres du passé. [Texte de présentation de l'éditeur]

Scénaristes
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 13 Janvier 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Sept frères
Les notes (8)
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24/01/2016 | eric2vzoul
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L'avatar du posteur Noirdésir

Mouais. Je n’ai franchement été ni convaincu ni très intéressé par cet album, énième d’une série concept très inégale (et souvent décevante pour ce que j’ai pu en lire). La franc-maçonnerie est une sorte d’obsession pour Convard, mais il n’a pu en tirer grand-chose ici, dans un scénario « policier » assez convenu (sept anciens membres d’une loge maçonnique se retrouvent pour essayer de trouver celui d’entre eux qui les a trahis durant la Seconde guerre mondiale). J’ai trouvé un peu longue la « présentation » de chacun d’entre eux, et l’intrigue elle-même ne s’avère pas suffisamment surprenante. Je ne suis pas fin limier, mais il n’est pas difficile de deviner la vérité avant qu’elle ne soit révélée (du mauvais « Ludo » serais-je tenté d’écrire…). Agatha Christie a fait des choses plus captivantes sur un canevas proche. Et les dialogues entre les protagonistes lorsqu’ils essayent de trouver le coupable, sont eux aussi empesés et peu convaincants. Du classique donc, un suspens moyen et vite éventé, je n’ai pas trouvé cet album très original. Note réelle 2,5/5.

23/01/2017 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Sept frères franc-maçons reviennent ensemble, lors d'une séance ressemblant un peu à un tribunal, sur les circonstances de leurs arrestations respectives durant l'Occupation et de comment ils ont survécu à la guerre. L'objectif : trouver qui d'entre eux est le traître qui les a vendus à la Gestapo. A l'image du graphisme plutôt agréable, le ton est sobre et réaliste. Le récit se déroulant en 1961 est entrecoupé de nombreux flash-back donnant la vision des souvenirs et récits de chaque protagoniste. On sent les auteurs bien renseignés puisqu'ils transcrivent en détail les séances et coutumes des loges maçonniques et de leurs membres. L'histoire tient la route et contient différents aspects plutôt intéressants mais elle manque singulièrement d'action : au final, ce sont des discussions et récits de souvenirs, puis une sentence qui tombe sans véritable déduction, juste une révélation après coup de comment la vérité a été finalement mise à jour. Cela donne l'impression que l'histoire et tous ces interrogatoires ne servaient pas à grand chose en fait puisque le fin fond du mystère était déjà connu en fait. Et rien dans le récit ne permettait au lecteur de deviner lui-même qui était le coupable. Cet aspect un peu vain a de quoi frustrer le lecteur et du coup ce n'est pas un album qui marquera les mémoires, je pense.

20/10/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 L'idée de départ de cette histoire de la série 7 est assez intéressante: un franc-maçon a trahi son réseau durant la seconde guerre mondiale et les survivants de ce réseau sont réunis pour découvrir qui est le coupable. J'ai trouvé que c'était une bonne idée, mais qui n'est pas exécutée à son plein potentiel. Il y a un peu trop de flash-backs. Lorsqu'on voit chacun des sept personnages pour la première fois, il y a un flash-back sur ce qui leur est arrivé durant la guerre et ça m'a semblé un peu inutile vu qu'ensuite ils font chacun un témoignage sur cette période. De plus, je n'ai pas ressenti de tension durant ma lecture et particulièrement lorsqu'on dévoile le coupable ! Le dessin manque de vie. Au final, un album moyen qui ne sort pas du lot.

16/10/2016 (modifier)
Par Chéreau
Note: 2/5

Un des très nombreux albums de cette série Sept, qui offre l'intérêt de fournir une couverture marketing conséquente à des duos dessinateur-scénariste souvent peu connus. D'autres séries sont construites sur le même principe : l'Homme de l'année ou Jour J par exemple. L'obligation de tenir en 46 pages ne réussit pas de la même façon à tous les scénaristes. Convard et Camus se sont laissés piéger, malgré toute l'expérience de Convard, sans doute plus habitué aux histoires à rallonge. L'installation des personnages, un par un, se déroule tranquillement, sur une vingtaine de pages, avant que l'histoire ne s'enclenche vraiment. Faute de place, elle se dénoue en catastrophe, en quelques pages décevantes, laissant le lecteur sur sa faim. L'idée de départ était bonne, mais avec des personnages aussi fouillés, elle aurait mérité plus d'un album. Peut-être n'était-elle pas à sa place dans la série Sept... Le dessin de Boivin est maîtrisé, suffisamment lisible pour bien distinguer tous les personnages, mais un peu rigide. Bref, un album prometteur au démarrage mais pas un des meilleurs de la série.

25/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Je dirai enfin. En effet, peu de mes lectures de ce concept des sept n'était parvenu à atteindre les 4 étoiles. Ce récit m'a captivé bien que la construction peut apparaître comme répétitive à savoir l'arrestation des sept francs-maçons. Il est cependant dommage de ne pas avoir creusé un peu plus la motivation profonde de celui qui a trahi ses camarades. Certes, il y a l'argent mais visiblement, il n'était pas à plaindre. J'avoue qu'il n'était pas vraiment dans ma liste des suspects. C'est un scénario sans faute qui entretient une réelle tension sur une époque bien sombre de notre Histoire. Par ailleurs, c'est joliment bien dessiné dans un style réaliste et précis. J'ai passé un agréable moment de lecture. Oui, les 4 étoiles sont méritées.

23/07/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Le dessin propre et souple, d'une belle esthétique m'incite à me lancer dans cet opus Sept, j'aime les dessins soignés de ce style, même si la mise en page s'avère classique. Il s'agit de démasquer un traitre ? De réunir tous les membres d'une loge maçonnique qui étaient des résistants pendant la guerre, et de découvrir qui a vendu le réseau aux Boches ? Hola, mais cette histoire est simple, va droit au but et ne s'encombre pas de complications. L'ennui, c'est qu'elle n'est pas neuve ! C'est ni plus ni moins l'intrigue de Marie-Octobre, excellent film de Julien Duvivier en 1958, où les membres d'un ancien réseau de résistance se réunissent 10 ans après qu'il ait été dénoncé par un traitre. Ce film fit sensation dans les années 50, où une seule femme (Danièle Darrieux) dominait un casting exceptionnel et entièrement masculin qui permettait à de grands comédiens (Ventura, Blier, Meurisse, Reggiani, Roquevert, Frankeur...) de se livrer à de brillants numéros d'acteurs. Alors Convard a-t-il copié sur les auteurs de ce scénario ? J'en sais rien, mais cet album présente indéniablement de troublantes similitudes. Le début est long, avec la présentation des 7 personnages, la lettre qu'il reçoivent et les flashbacks de leur arrestation, mais le démarrage de l'intrigue est à ce prix, elle ne commence véritablement qu'en page 22. Dans cette collection Sept, le lecteur est maintenant habitué à cette formule. En tout cas, la Bd joue habilement sur les flashbacks et permet à travers ce gigantesque règlement de comptes, d'avoir une idée de cette sombre période d'Occupation et des dénonciations, par pure jalousie, mais plus souvent pour l'argent. C'est un formidable huis-clos dans la France de l'après-guerre, une très bonne lecture, sans ennui pour moi, malgré le film que j'évoquais et qui me trottait dans la tête tant il m'avait marqué.

26/05/2016 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
L'avatar du posteur Jetjet

Cela faisait longtemps que je n'avais plus rien lu de Didier Convard dont l'attachement aux Francs-Maçons n'est plus à démontrer et dont j'attends encore et toujours la fin hypothétique de sa saga Neige. Mais bon passons. "Sept" est une série concept qui aura fait couler pas mal d'encre, en bien comme en mal. Jonchée de petits chefs d’œuvre comme "Sept Yakusas" et également d'autres bien moins inspirées comme Sept guerrières. Néanmoins, impossible de s'y ennuyer tant le concept me parait intéressant avec ses qualités comme ses défauts. Justement, à propos de défauts, Convard ne déroge pas à la règle en présentant ses sept personnages tour à tour dans deux époques distinctes. Époques distinctes ? Tiens tiens.... En effet le sujet mérite un peu plus d'attention avant de poursuivre.... En effet sept anciens résistants impliqués dans la franc-maçonnerie et tous arrêtés en 1943 après avoir été balancés par l'un d'entre eux sont mystérieusement convoqués par un Corbeau à une nouvelle séance... C'est le moment pour tous de se remémorer des souvenirs douloureux pour la plupart et de faire ressortir des plaies qui ne seront jamais cicatrisées...mais également de régler leur compte une fois pour toutes avec ce passé malmené. Outre l'intrigue et les nombreux flashbacks entre 1943 et 1951, le récit est passionnant à lire, le portrait dressé de ces 7 fantômes et de la France sous occupation est magnifiée par le trait précis et inspiré du trop rare Hervé Boivin dont le style change radicalement de Pretty Little Nightmares. Alors certes l'image "angélique" allouée à la Franc-Maçonnerie ne me plait guère n'étant pas du tout fan de ce genre de communautés et l'intrigue à la "Dix Petits Nègres" est d'autant plus palpitante que sa conclusion sera plutôt décevante par manque d'intérêt pour la résolution de l'énigme.... Mais revenir sans cesse en arrière pour "combler" les flashbacks, tenter d'y lire des indices et relever les "énormités" du traitre forcément menteur est sacrément ludique et prenant. Le sombre visage de notre Histoire est également raconté de façon réaliste, touchant et pas forcément manichéen. L'exercice peut paraître vain et l'avis de eric2vzoul tout à fait respectable mais voilà, j'ai néanmoins passé un très bon moment de lecture avec l'envie probable de relire tout ceci... Un très bon cru de la série Sept.

08/02/2016 (modifier)
L'avatar du posteur eric2vzoul

On connaît la monomanie de Didier Convard. Il adore mettre en scène des récits qui se déroulent dans le milieu des francs-maçons. Depuis Le Triangle Secret, ça vire même un peu à l'obsession ! I.N.R.I, Hertz, Les Gardiens du sang… il a tendance à tourner en boucle. Dans le cas présent, il livre un scénario qui s'inscrit dans la troisième saison de la collection “Sept”, laquelle impose à divers auteurs la contrainte d'inventer une histoire mettant en scène sept personnages. Au bout de 16 albums, on a vu de tout sous l'estampille “Sept”, du franchement bien au médiocre. Et les Sept frères de Convard relèvent de la seconde catégorie. La faute en revient surtout à son scénario, bien trop stéréotypé. L'intrigue tourne autour de sept francs-maçons dont le réseau de résistance tombe en 1943 à cause de la trahison de l'un d'eux. Huit ans plus tard, ils sont mystérieusement convoqués pour faire la lumière sur cette affaire. L'album s'apparente donc à une sorte de whodunit à la Agatha Christie. Convard se sent d'abord contraint de présenter chacun des sept protagonistes au moment présent de l'intrigue (en 1951), puis dans le passé (en 1943), au moment de son arrestation. Il y met du cœur et essaie d'être original, mais au final, l'exercice est fastidieux et répétitif. Cette longue exposition amène le lecteur à la moitié de l'album sans que l'intrigue n'ait avancé d'un iota. S'ensuivent alors d'interminables séances de “tenues” maçonniques avant le dénouement, lequel s'avère décevant dans la mesure où le lecteur attentif n'aura eu aucune peine à déceler les grosses ficelles du récit. Au final, il ne reste que quelques peintures de personnages, rendus ternes et peu attachants à cause de la dispersion de l'auteur dans son souci de ne pas focaliser l'intention sur l'un plutôt que sur l'autre, ainsi qu'une évocation du folklore de la franc-maçonnerie, plus grotesque que passionnant. Au dessin, Boivin s'en tire honorablement, sans que son style ressorte parmi l'honnête production standardisée qui rempli les rayons des libraires. Bref, ce n'est clairement pas le meilleur album de la collection “Sept” (s'il n'en faut retenir que deux, je conseille Sept Missionnaires et Sept yakuzas), ni la meilleure intrigue policière (choisissez plutôt Sept détectives), ni la meilleure évocation de l'occupation (là, sans hésiter, il faut lire Il était une fois en France)… Il n'en reste pas grand chose quand on l'a refermé, et la franc-maçonnerie ne fait plus rêver quand on soulève le voile de mystère qui pourrait la rendre un peu glamour.

24/01/2016 (modifier)