C'est une série que j'ai décidée d'arrêter, le tome 9 (Scala) restera dans les rayons.
Je dois admettre que les histoires d'espionnage ne m'ont jamais intéressé et que les affrontements CIA et KGB me semblent peu distrayants, mais pourtant j'avais bien apprécié les premiers tomes. La raison était simple, scénario complexe à souhait et dessin efficace.
Mais c'est une bd pour fan d'espionnage et l'impression globale qui émane de cette série c'est qu'au fur et à mesure des tomes elle m'est apparue comme très ennuyeuse. De plus, il n'y a aucune évolution dans les personnages (le héros principal est austère et sans charisme) et on peut pas dire qu'on va se marrer en lisant la bd car elle est totalement dénué d'humour !
Bref, le tout est à l'image des agents du KGB... glacial !
Par contre, mention spéciale pour le dessinateur et pour le coloriste, c'est excellent! Les décors, les villes, les routes, les bâtiments, les bateaux et surtout les bagnoles, dans le style bd réaliste, ça frise la perfection!
Ma note réelle est de 2,5/5
Qu'ai-je devant moi ?!?...
Une bande de jeunes qui, aux quatre coins de la planète, vont être confrontés à un grand nombre d'intrigues assez farfelues.
Ca, c'est original !...
La bande ?... Normale, standardisée : le "chef", l'intello à lunettes, la fifille pleine de bon sens, et l'élément "comique" : le bon gros éternellement affamé. Ah oui, il y a aussi un chien -Oscar-, un brave toutou qui n'a pas peur de montrer les dents quand il le faut...
Les histoires ?... basées sur des romans écrits par Georges Chaulet, et parus dès 1957 chez Casterman. Elles sont de style "Bibliothèque Verte" et mettent en avant l'esprit de groupe, de camaraderie, l'honnêteté, le courage ; le tout dans des intrigues assez linéaires qui mêlent aventure(s) et exotisme.
Tout cela aurait pu donner une bonne série à lire. Et pourtant... elle m'attire peu. Ca gesticule, s'énerve, se démène, crie, bondit, court partout... pour pas grand chose en fait.
Le dessin ?... J'aime bien le style réaliste de Craenhals lorsqu'il s'occupe de Chevalier Ardent ou Pom et Teddy ; mais le "style comique" ne lui sied pas fort (avis personnel).
Et bien qu'ici le graphisme soit net, bien lisible, je ne ressens aucune attirance réelle pour les personnages ou situations dans lesquelles ils se trouvent.
Série "pour rien" ?... Non, assurément, mais à réserver aux "plus jeunes" ou aux très vieux gagas retombés dans l'enfance...
J’ai acheté cet album suite à un avis élogieux paru dans un vieux Pavillon Rouge. Mal m’en a pris.
"Sangsuc" lorgne du côté du fantastique sans vraiment franchir le pas (sauf à la toute fin ?). L’univers assez mystérieux et glauque par moment m’a fait penser à Ne touchez à rien, qui lui est pourtant postérieur : Un homme se retrouve dans une vieille demeure bourgeoise où habitent une dame et ses trois enfants qui semblent renfermer un lourd secret. Il y est aussi question d’un tableau, celui du mari et père défunt. L’ambiance est ainsi posée mais la sauce ne prend pas. De plus, la narration manque de fluidité. Plusieurs fois, j’ai dû revenir quelques pages en arrière pour comprendre alors que c’était un flash back.
Et le dessin ? Du Bézian ! Enfin, pas tout a fait. Le trait de Jailloux s’en rapproche mais de loin. L’encrage en dents de scie ne donne pas un rendu terrible. De plus, l’expression des personnages semble figée avec un regard livide. Ca donne du style mais ce n’est pas franchement une réussite. A noter que cet album n’appelle pas de suite.
Bref, moi qui m’attendais à quelque chose de bien, ce fut une déception.
"Wolverine - Saudade" par les auteurs de SillageMorvan signe une histoire qui bourrine pas mal avec une petite pincée de bons sentiments. Ça se lit très bien et rapidement. C’est un bon scénar pop-corn, mais je suis un peu déçu que nos frenchies n’apportent pas grand-chose de nouveau à l’univers des X-Men car l’histoire reste très conventionnelle. Bon, ce n’est bien sûr pas un défaut, c’est d’ailleurs sûrement le but recherché. Mais personnellement, j’attendais ce petit plus de je ne sais quoi.
Je n’aime pas beaucoup la tronche du Wolverine de Buchet, je la trouve bizarre surtout les cheveux (Vraiment bizarre car les coupes de cheveux généralement ne lui posent aucun problème avec Nävis.). Sinon, le reste est à l’image de ce qu’on a l’habitude de voir : des scènes d’action parfaites aux mouvements et à la mise en scène toujours justes.
Sur les couleurs de Walter, pas grand-chose à dire, si ce n’est que c’est ce que l’on a l’habitude de voir sur les comics : des couleurs informatisées qui tombent quelquefois dans la facilité tout en restant acceptables.
Enquête policière dans le monde des mines nordistes. Ca se lit vite, trop vite, avec un dessin honnête, genre réaliste en N&B.
Ce qui m'a déplu est le peu de vraisemblance du scénario et de l'intrigue principale. De plus les personnages restent très superficiels (et oui, la BD étant courte, pas le temps de les développer). Impossible de rentrer dans les détails sans gâcher la lecture aux éventuels intéressés. Il faudrait un forum à part pour en discuter. Mais le sujet n'en vaut pas vraiment le coup de toute façon.
Livre sans doute intéressant pour les chtis, ou ceux qu'ont eu un grand-père mineur, ou les inconditionnels de polars réalisés par Mako / Daeninckx sur les mines...
Détective "comico-typique" dès années 50, Pat Rac se situe en bonne place dans cette sorte de "lignée".
Ses aventures débutent dans l'hebdo "Coeurs Vaillants" n° 15 du 13 Avril 1952. L'air de rien, elle ne s'achèveront que 15 ANS PLUS TARD (!) dans "Fripounet et Marisette" n° 22 du 1er Juin 1967.
Mais qui se souvient de ce personnage ?... Personnellement, c'est en reclassant ces "vieux machins" que j'ai eu à me souvenir de Pat Rac.
Pourtant, c'est "amusant". Erik, l'auteur, met en scène des personnages loufoques, invente des machines très sophistiquées... mais inutiles, le tout par le suivi d'un graphisme rond, bien lisible.
Mais, bon, il y eut tant de héros de ce type que je suppose les éditeurs avoir fait un tri dans la production de cette époque, tous hebdos confondus, pour n'en "sortir" que ce qui était le plus rentable.
Et c'est vrai que Pat Rac, même si la lecture en est agréable, n'a rien de vraiment attirant dans cette suite d'aventures policières.
En vérité, pas grand chose à dire : Pat Rac possède des qualités, oui, mais n'a pas ce "petit quelque chose" qui aurait pu en faire une bien bonne série.
Les albums :
Un opus édité chez Fleurus en 1959.
Il faudra attendre 1980 pour un second tome chez Horus (avec une horrible couverture).
Cette BD est un exercice de style très sympa.
Le lecteur découvre deux histoires aux même textes mais chacune dans un registre très différent. Autant la première partie est classique, autant la deuxième est assez coquine. Je trouve cela fort réussi et original.
Le trait de Guibert est net et précis, l’auteur délaisse les décors et ne met que l’essentiel. Le lecteur est donc invité à se concentrer sur les personnages et à se laisser guider par une narration exemplaire. La lecture m’est donc apparue très plaisante.
Seulement voilà, si l’album est très bien relié, il se présente comme un objet de luxe et se lit très vite (moins de dix minutes suffisent pour feuilleter le livre)… tout cela pour la modique somme de 22 euros ! C’est trop ! Du coup, ma note est sévère pour cet ouvrage… en attendant qu’une éventuelle édition à moindre coût apparaisse…
La note que j’ai attribuée ne reflète pas du tout les qualités de l’unique album de cette série sorti jusqu’à ce jour. Ma sévérité est due essentiellement par ma frustration qu’aucun autre tome ne sortira, cela est du –parait-il- à une querelle entre le scénariste et l’éditeur. Décidément, c’est devenu une habitude chez cet éditeur…
« Tierras Calientes » est bonne BD dans le style western spaghetti.
L’histoire se passe au Mexique et autour d’Amélia, une magnifique jeune femme courtisée par de nombreux hommes. Amours tragiques, enfance malheureuse, violence, Tequilas à gogos, sales gueules, soleil torride sont essentiellement les ingrédients qui composent l’album…comme dans un bon film de Sergio Leone à la différence près que l’humour est quasiment absent dans la BD.
Les personnages de Camélia dans la peau d’une femme au fort tempérament qui refuse de se aller mener par les hommes et celui de Joachim, l’homme sincère et brave perdu au beau milieu d’un monde sans pitié, me sont révélés attachants.
Le scénario est assez complexe à cause de la présence de nombreux flash-back. Les changements de lieux me sont apparus assez brutaux et par conséquent m’ont obligé parfois à revenir en arrière pour voir si je n’avais pas raté la lecture d’une page.
Malgré tout, « Tierras Calientes » m’est apparu plaisant à lire notamment grâce au dessin de Cassini.
J’ai beaucoup aimé la mise en couleurs de cet album, elle m’est apparue parfaitement adaptée à l’ambiance western avec ses tons ocres et orangés annonciateurs de danger imminent. « Tierras Calientes » a été réalisé après que Cassini ait fini la série « Bouffe Doublon », cette dernière avait servi à l’auteur d’essayer une nouvelle technique de coloriage (visible entre les tomes 2 et 3) dont il reprend les bases pour dessiner « Tequila Desperados ». Le résultat m’est apparu plus convaincant que dans « Bouffe Doublon » car l’encrage y est plus visible.
Malgré un scénario riche en dialogues et en cases, Cassini a réussi à aérer correctement et suffisamment la mise en page. Ainsi, la présence de quelques planches muettes permet d’accentuer certaines scènes dramatiques.
Le premier tome de « Tequila Desperato » m’est apparu plaisant à lire notamment grâce au graphisme de Cassini et inaugurait une série western qui m’avait l’air prometteuse… hélas, mille fois hélas, il a fallu une mésentente entre le scénariste et l’éditeur pour que la série cesse aussitôt alors que l’histoire était loin d’être finie… Rageant !
« Les poussières de l’infini » aurait pu être une série de science fiction assez plaisante à lire et elle est graphiquement impressionnante à contempler… mais une brouille entre les auteurs et l’éditeur a fait capoté la série puisque le prochain tome ne sortira probablement jamais alors que ce dernier est –parait-il- terminé et que la série a -semble t-il- bien marché !
Personnellement, cela m’attriste et je n’aime pas du tout de ne jamais voir la fin d’une histoire qui me plaisait jusqu’à maintenant… alors mon avis sur « les poussières de l’infini » sera forcément négatif… dommage !
Mon avis pour le 2ème tome :
Bien qu'appréciant moyennement le style manga et le coloriage à la photoshop, j'ai aimé le 2ème tome des "poussières de l'infini", c'est un récit de science-fiction qui m’est apparu assez impressionnant graphiquement. Le moins qu'on puisse dire dans cet album, c'est que le dessin est en net progrès sur tous les plans par rapport au 1er tome.
Au niveau du dessin, Zerriouh a apparemment simplifié la mise en page, l'ensemble est plus fluide et agréable à lire que le premier tome. Cependant, je déplore les quelques cases où les personnages semblent "flotter" dans leur environnement et un choix du cadrage par moments difficilement lisible lors des scènes d’action.
Le futur est bien imaginé, le design des véhicules et des bâtiments sont particulièrement plaisants et recherchés même si on sent une (bonne) inspiration liée au film "le 5ème élément".
A mon avis, la mise en couleurs est exceptionnelle, le studio 2HB a fait du beau travail pour un coloriage qui s’approche de la technique utilisée pour réaliser des images de synthèse. Ce studio de création graphique montre, à l'occasion, qu'une utilisation intelligente de l'outil informatique peut créer une ambiance adéquate à chaque séquence (gros progrès sur ce point par rapport au premier tome !). J'ai vraiment adoré les doubles pages et il me semble que les effets de lumières sont mieux maîtrisés dans ce deuxième tome que dans le premier.
L'histoire avance doucement, un peu trop même à mon goût car j’ai eu l’impression que la scénariste a voulu cacher l’intrigue principale pendant deux albums alors qu’il m’est apparu évident dès le début que le récit abordait le problème de la manipulation génétique... Néanmoins, les personnages m’ont semblé de plus en plus attachants au fil des tomes.
"Les poussières de l'infini" est une BD assez plaisante à lire et qu’il régalera tous les amateurs de science-fiction qui aime les images de synthèse et accessoirement les mangas. De plus, au risque de me répéter, la mise en couleurs est vraiment magnifique ! Une bonne découverte finalement !
Note finale : 3/5
Avis pour le tome 1 « Damonte »
Avec ce nouvel album, Christophe Bec continue à explorer des atmosphères malsaines et fantastiques qu’il affectionnait pour ses séries Sanctuaire et Zéro Absolu. Les fans de cet auteur ne seront donc pas dépaysés. A propos, sachiez juste que pour « le temps des loups », Bec abandonne le huit clos pour des grands espaces.
Cette fois-ci, l’action se passe après une énième guerre mondiale dans un décor qui rappelle fortement les Hautes-Alpes où des corps sont mystérieusement retrouvés morts. Le personnage central est un homme très énigmatique, dont on ne connaît rien de ses origines, qui se rend dans un des villages de cette région. La particularité de cet homme, c’est qu’on ne sait pas d’où il vient, ni ce qu'il veut faire dans ce bled paumé.
L’histoire est longue à démarrer, le tome sert de mise en place de l’intrigue et de l’ambiance. C’est d’ailleurs l’atmosphère étrange et assez désagréable de la BD que j’y ai retenue le plus.
En gros, à la fin de la lecture, je ne vous cache pas que je me suis senti frustré de ne pas savoir davantage sur l’histoire.
Le dessin réaliste de Christophe Bec pour « Le temps des loups » m’a semblé moins travaillé que dans ses séries phares surtout au niveau des décors où de nombreuses cases n’en possèdent pas. Ce qui a pour conséquence de centraliser l’action sur les personnages.
Il m’est apparu assez bizarre de voir des cases avec des décors réels travaillés par ordinateur, celles-ci détonnent un peu par rapport aux styles « classiques » des autres cases.
« Damonte » m’est apparu comme un album classique dans le genre. L’histoire est très longue à démarrer et très peu de nouveaux éléments vont apparaître à la suite… bref, j’avoue que la lecture terminée, je suis resté sur ma faim.
Note finale : 2,5/5
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C'est une série que j'ai décidée d'arrêter, le tome 9 (Scala) restera dans les rayons. Je dois admettre que les histoires d'espionnage ne m'ont jamais intéressé et que les affrontements CIA et KGB me semblent peu distrayants, mais pourtant j'avais bien apprécié les premiers tomes. La raison était simple, scénario complexe à souhait et dessin efficace. Mais c'est une bd pour fan d'espionnage et l'impression globale qui émane de cette série c'est qu'au fur et à mesure des tomes elle m'est apparue comme très ennuyeuse. De plus, il n'y a aucune évolution dans les personnages (le héros principal est austère et sans charisme) et on peut pas dire qu'on va se marrer en lisant la bd car elle est totalement dénué d'humour ! Bref, le tout est à l'image des agents du KGB... glacial ! Par contre, mention spéciale pour le dessinateur et pour le coloriste, c'est excellent! Les décors, les villes, les routes, les bâtiments, les bateaux et surtout les bagnoles, dans le style bd réaliste, ça frise la perfection! Ma note réelle est de 2,5/5
Les 4 As
Qu'ai-je devant moi ?!?... Une bande de jeunes qui, aux quatre coins de la planète, vont être confrontés à un grand nombre d'intrigues assez farfelues. Ca, c'est original !... La bande ?... Normale, standardisée : le "chef", l'intello à lunettes, la fifille pleine de bon sens, et l'élément "comique" : le bon gros éternellement affamé. Ah oui, il y a aussi un chien -Oscar-, un brave toutou qui n'a pas peur de montrer les dents quand il le faut... Les histoires ?... basées sur des romans écrits par Georges Chaulet, et parus dès 1957 chez Casterman. Elles sont de style "Bibliothèque Verte" et mettent en avant l'esprit de groupe, de camaraderie, l'honnêteté, le courage ; le tout dans des intrigues assez linéaires qui mêlent aventure(s) et exotisme. Tout cela aurait pu donner une bonne série à lire. Et pourtant... elle m'attire peu. Ca gesticule, s'énerve, se démène, crie, bondit, court partout... pour pas grand chose en fait. Le dessin ?... J'aime bien le style réaliste de Craenhals lorsqu'il s'occupe de Chevalier Ardent ou Pom et Teddy ; mais le "style comique" ne lui sied pas fort (avis personnel). Et bien qu'ici le graphisme soit net, bien lisible, je ne ressens aucune attirance réelle pour les personnages ou situations dans lesquelles ils se trouvent. Série "pour rien" ?... Non, assurément, mais à réserver aux "plus jeunes" ou aux très vieux gagas retombés dans l'enfance...
Sangsuc
J’ai acheté cet album suite à un avis élogieux paru dans un vieux Pavillon Rouge. Mal m’en a pris. "Sangsuc" lorgne du côté du fantastique sans vraiment franchir le pas (sauf à la toute fin ?). L’univers assez mystérieux et glauque par moment m’a fait penser à Ne touchez à rien, qui lui est pourtant postérieur : Un homme se retrouve dans une vieille demeure bourgeoise où habitent une dame et ses trois enfants qui semblent renfermer un lourd secret. Il y est aussi question d’un tableau, celui du mari et père défunt. L’ambiance est ainsi posée mais la sauce ne prend pas. De plus, la narration manque de fluidité. Plusieurs fois, j’ai dû revenir quelques pages en arrière pour comprendre alors que c’était un flash back. Et le dessin ? Du Bézian ! Enfin, pas tout a fait. Le trait de Jailloux s’en rapproche mais de loin. L’encrage en dents de scie ne donne pas un rendu terrible. De plus, l’expression des personnages semble figée avec un regard livide. Ca donne du style mais ce n’est pas franchement une réussite. A noter que cet album n’appelle pas de suite. Bref, moi qui m’attendais à quelque chose de bien, ce fut une déception.
Wolverine - Saudade
"Wolverine - Saudade" par les auteurs de Sillage Morvan signe une histoire qui bourrine pas mal avec une petite pincée de bons sentiments. Ça se lit très bien et rapidement. C’est un bon scénar pop-corn, mais je suis un peu déçu que nos frenchies n’apportent pas grand-chose de nouveau à l’univers des X-Men car l’histoire reste très conventionnelle. Bon, ce n’est bien sûr pas un défaut, c’est d’ailleurs sûrement le but recherché. Mais personnellement, j’attendais ce petit plus de je ne sais quoi. Je n’aime pas beaucoup la tronche du Wolverine de Buchet, je la trouve bizarre surtout les cheveux (Vraiment bizarre car les coupes de cheveux généralement ne lui posent aucun problème avec Nävis.). Sinon, le reste est à l’image de ce qu’on a l’habitude de voir : des scènes d’action parfaites aux mouvements et à la mise en scène toujours justes. Sur les couleurs de Walter, pas grand-chose à dire, si ce n’est que c’est ce que l’on a l’habitude de voir sur les comics : des couleurs informatisées qui tombent quelquefois dans la facilité tout en restant acceptables.
Le Train des Oubliés
Enquête policière dans le monde des mines nordistes. Ca se lit vite, trop vite, avec un dessin honnête, genre réaliste en N&B. Ce qui m'a déplu est le peu de vraisemblance du scénario et de l'intrigue principale. De plus les personnages restent très superficiels (et oui, la BD étant courte, pas le temps de les développer). Impossible de rentrer dans les détails sans gâcher la lecture aux éventuels intéressés. Il faudrait un forum à part pour en discuter. Mais le sujet n'en vaut pas vraiment le coup de toute façon. Livre sans doute intéressant pour les chtis, ou ceux qu'ont eu un grand-père mineur, ou les inconditionnels de polars réalisés par Mako / Daeninckx sur les mines...
Pat Rac reporter
Détective "comico-typique" dès années 50, Pat Rac se situe en bonne place dans cette sorte de "lignée". Ses aventures débutent dans l'hebdo "Coeurs Vaillants" n° 15 du 13 Avril 1952. L'air de rien, elle ne s'achèveront que 15 ANS PLUS TARD (!) dans "Fripounet et Marisette" n° 22 du 1er Juin 1967. Mais qui se souvient de ce personnage ?... Personnellement, c'est en reclassant ces "vieux machins" que j'ai eu à me souvenir de Pat Rac. Pourtant, c'est "amusant". Erik, l'auteur, met en scène des personnages loufoques, invente des machines très sophistiquées... mais inutiles, le tout par le suivi d'un graphisme rond, bien lisible. Mais, bon, il y eut tant de héros de ce type que je suppose les éditeurs avoir fait un tri dans la production de cette époque, tous hebdos confondus, pour n'en "sortir" que ce qui était le plus rentable. Et c'est vrai que Pat Rac, même si la lecture en est agréable, n'a rien de vraiment attirant dans cette suite d'aventures policières. En vérité, pas grand chose à dire : Pat Rac possède des qualités, oui, mais n'a pas ce "petit quelque chose" qui aurait pu en faire une bien bonne série. Les albums : Un opus édité chez Fleurus en 1959. Il faudra attendre 1980 pour un second tome chez Horus (avec une horrible couverture).
Va & Vient
Cette BD est un exercice de style très sympa. Le lecteur découvre deux histoires aux même textes mais chacune dans un registre très différent. Autant la première partie est classique, autant la deuxième est assez coquine. Je trouve cela fort réussi et original. Le trait de Guibert est net et précis, l’auteur délaisse les décors et ne met que l’essentiel. Le lecteur est donc invité à se concentrer sur les personnages et à se laisser guider par une narration exemplaire. La lecture m’est donc apparue très plaisante. Seulement voilà, si l’album est très bien relié, il se présente comme un objet de luxe et se lit très vite (moins de dix minutes suffisent pour feuilleter le livre)… tout cela pour la modique somme de 22 euros ! C’est trop ! Du coup, ma note est sévère pour cet ouvrage… en attendant qu’une éventuelle édition à moindre coût apparaisse…
Tequila Desperados
La note que j’ai attribuée ne reflète pas du tout les qualités de l’unique album de cette série sorti jusqu’à ce jour. Ma sévérité est due essentiellement par ma frustration qu’aucun autre tome ne sortira, cela est du –parait-il- à une querelle entre le scénariste et l’éditeur. Décidément, c’est devenu une habitude chez cet éditeur… « Tierras Calientes » est bonne BD dans le style western spaghetti. L’histoire se passe au Mexique et autour d’Amélia, une magnifique jeune femme courtisée par de nombreux hommes. Amours tragiques, enfance malheureuse, violence, Tequilas à gogos, sales gueules, soleil torride sont essentiellement les ingrédients qui composent l’album…comme dans un bon film de Sergio Leone à la différence près que l’humour est quasiment absent dans la BD. Les personnages de Camélia dans la peau d’une femme au fort tempérament qui refuse de se aller mener par les hommes et celui de Joachim, l’homme sincère et brave perdu au beau milieu d’un monde sans pitié, me sont révélés attachants. Le scénario est assez complexe à cause de la présence de nombreux flash-back. Les changements de lieux me sont apparus assez brutaux et par conséquent m’ont obligé parfois à revenir en arrière pour voir si je n’avais pas raté la lecture d’une page. Malgré tout, « Tierras Calientes » m’est apparu plaisant à lire notamment grâce au dessin de Cassini. J’ai beaucoup aimé la mise en couleurs de cet album, elle m’est apparue parfaitement adaptée à l’ambiance western avec ses tons ocres et orangés annonciateurs de danger imminent. « Tierras Calientes » a été réalisé après que Cassini ait fini la série « Bouffe Doublon », cette dernière avait servi à l’auteur d’essayer une nouvelle technique de coloriage (visible entre les tomes 2 et 3) dont il reprend les bases pour dessiner « Tequila Desperados ». Le résultat m’est apparu plus convaincant que dans « Bouffe Doublon » car l’encrage y est plus visible. Malgré un scénario riche en dialogues et en cases, Cassini a réussi à aérer correctement et suffisamment la mise en page. Ainsi, la présence de quelques planches muettes permet d’accentuer certaines scènes dramatiques. Le premier tome de « Tequila Desperato » m’est apparu plaisant à lire notamment grâce au graphisme de Cassini et inaugurait une série western qui m’avait l’air prometteuse… hélas, mille fois hélas, il a fallu une mésentente entre le scénariste et l’éditeur pour que la série cesse aussitôt alors que l’histoire était loin d’être finie… Rageant !
Les Poussières de l'infini
« Les poussières de l’infini » aurait pu être une série de science fiction assez plaisante à lire et elle est graphiquement impressionnante à contempler… mais une brouille entre les auteurs et l’éditeur a fait capoté la série puisque le prochain tome ne sortira probablement jamais alors que ce dernier est –parait-il- terminé et que la série a -semble t-il- bien marché ! Personnellement, cela m’attriste et je n’aime pas du tout de ne jamais voir la fin d’une histoire qui me plaisait jusqu’à maintenant… alors mon avis sur « les poussières de l’infini » sera forcément négatif… dommage ! Mon avis pour le 2ème tome : Bien qu'appréciant moyennement le style manga et le coloriage à la photoshop, j'ai aimé le 2ème tome des "poussières de l'infini", c'est un récit de science-fiction qui m’est apparu assez impressionnant graphiquement. Le moins qu'on puisse dire dans cet album, c'est que le dessin est en net progrès sur tous les plans par rapport au 1er tome. Au niveau du dessin, Zerriouh a apparemment simplifié la mise en page, l'ensemble est plus fluide et agréable à lire que le premier tome. Cependant, je déplore les quelques cases où les personnages semblent "flotter" dans leur environnement et un choix du cadrage par moments difficilement lisible lors des scènes d’action. Le futur est bien imaginé, le design des véhicules et des bâtiments sont particulièrement plaisants et recherchés même si on sent une (bonne) inspiration liée au film "le 5ème élément". A mon avis, la mise en couleurs est exceptionnelle, le studio 2HB a fait du beau travail pour un coloriage qui s’approche de la technique utilisée pour réaliser des images de synthèse. Ce studio de création graphique montre, à l'occasion, qu'une utilisation intelligente de l'outil informatique peut créer une ambiance adéquate à chaque séquence (gros progrès sur ce point par rapport au premier tome !). J'ai vraiment adoré les doubles pages et il me semble que les effets de lumières sont mieux maîtrisés dans ce deuxième tome que dans le premier. L'histoire avance doucement, un peu trop même à mon goût car j’ai eu l’impression que la scénariste a voulu cacher l’intrigue principale pendant deux albums alors qu’il m’est apparu évident dès le début que le récit abordait le problème de la manipulation génétique... Néanmoins, les personnages m’ont semblé de plus en plus attachants au fil des tomes. "Les poussières de l'infini" est une BD assez plaisante à lire et qu’il régalera tous les amateurs de science-fiction qui aime les images de synthèse et accessoirement les mangas. De plus, au risque de me répéter, la mise en couleurs est vraiment magnifique ! Une bonne découverte finalement ! Note finale : 3/5
Le Temps des loups
Avis pour le tome 1 « Damonte » Avec ce nouvel album, Christophe Bec continue à explorer des atmosphères malsaines et fantastiques qu’il affectionnait pour ses séries Sanctuaire et Zéro Absolu. Les fans de cet auteur ne seront donc pas dépaysés. A propos, sachiez juste que pour « le temps des loups », Bec abandonne le huit clos pour des grands espaces. Cette fois-ci, l’action se passe après une énième guerre mondiale dans un décor qui rappelle fortement les Hautes-Alpes où des corps sont mystérieusement retrouvés morts. Le personnage central est un homme très énigmatique, dont on ne connaît rien de ses origines, qui se rend dans un des villages de cette région. La particularité de cet homme, c’est qu’on ne sait pas d’où il vient, ni ce qu'il veut faire dans ce bled paumé. L’histoire est longue à démarrer, le tome sert de mise en place de l’intrigue et de l’ambiance. C’est d’ailleurs l’atmosphère étrange et assez désagréable de la BD que j’y ai retenue le plus. En gros, à la fin de la lecture, je ne vous cache pas que je me suis senti frustré de ne pas savoir davantage sur l’histoire. Le dessin réaliste de Christophe Bec pour « Le temps des loups » m’a semblé moins travaillé que dans ses séries phares surtout au niveau des décors où de nombreuses cases n’en possèdent pas. Ce qui a pour conséquence de centraliser l’action sur les personnages. Il m’est apparu assez bizarre de voir des cases avec des décors réels travaillés par ordinateur, celles-ci détonnent un peu par rapport aux styles « classiques » des autres cases. « Damonte » m’est apparu comme un album classique dans le genre. L’histoire est très longue à démarrer et très peu de nouveaux éléments vont apparaître à la suite… bref, j’avoue que la lecture terminée, je suis resté sur ma faim. Note finale : 2,5/5