Avis pour le tome 1
« Aire libre » est une de mes collections préférées, elle regroupe des albums aux thématiques très variées et au contenu très intéressant. C’est donc avec un certain empressement que je me suis mis à lire cet album d’autant plus que Tronchet est un des auteurs que je ne connais pas vraiment.
« Le peuple des endormis » est une adaptation d’un roman de Richaud. L’histoire se passe au XVIIIe siècle, elle a pour héros principal, Jean, un adolescent tiraillé entre sa mère qui veut parfaire son éducation par les études et son désir d’évasion. Il trouvera son salut dans les bras d’un père bizarre qui a pour seul objectif dans sa vie de vouloir trouver l’alchimie du parfait empaillage pour le compte du Marquis de Dunan.
Le récit de Richaud m’est apparu très farfelu… je me demande encore où il a été cherché ce scénario !
Personnellement, je n’ai pas été emballé par cette histoire. Je l’ai trouvé assez ennuyeuse, le récit peine vraiment à démarrer et j’ai refermé l’album avec un sentiment d’incompréhension. Le lecteur est invité à suivre les aventures de Jean sans connaître les raisons qui poussent les différents protagonistes à faire telle ou telle action.
Jean est un personnage assez attachant qui semble se laisser faire comme si sa vie était désormais entre les mains du destin. Les personnages du Marquis de Dunan et du père de Jean sont très pittoresques et apparaissent complètement en dehors de la réalité quotidienne.
J’apprécie peu le style de Tronchet, son trait est gras et un peu trop relâché à mon goût. Néanmoins, son dessin sombre et baroque m’est apparu bien adapté à ce scénario étrange.
J’ai refermé le premier tome du « peuple des endormis » avec un sentiment mitigé : autant les personnages principaux de cette histoire farfelue me sont apparus attachants, autant l’histoire peine à démarrer et m’a semblé incohérente dans ses enchaînements. Finalement, je suis ressorti un peu déçu de cette lecture.
Note finale : 2/5
Avis pour le tome 1 « Reproduction interdite »
« Reproduction interdite » est le premier album de Laurel et de Lorris Murail en tant que scénariste de bandes dessinées. La série nous conte les aventures et malheurs de Carmilla, une adolescente de 13 ans accompagnée de sa petite sœur Nima et de ses trois copines.
L’album est une succession de récits d’une ou deux pages. Ces histoires tournant sur l’espérance de Carmilla que son ami footballeur l’aime et sur l’espoir que ses parents ne lui donnent pas un petit frère sont souvent sympathiques et mignonnes à défaut d’être hilarantes. Je trouve que les gags sont répétitifs et terriblement prévisibles, je n’ai pas ressenti d’émotion particulière en lisant cette BD.
Par conséquent, bien que le sourire m’ait accompagné tout au long de la lecture, j’avoue que je me suis lassé à la longue des « aventures » de cette adolescente.
Petite remarque : je trouve que « Le journal de Carmilla » ressemble beaucoup à la série « Mertowville » dans sa façon de raconter l’histoire.
A mon avis, le gros point fort de l’album est le dessin de Laurel. J’aime beaucoup son trait épais et les expressions de ses personnages. L’auteur possède un style assez personnel tout en rondeur et en douceur qui m’est apparu adapté à ce scénario. Le peu de décors n’est pas préjudiciable à cette BD où l’action est essentiellement concentrée sur les personnages. Cependant, sur certaines planches, la mise en couleurs est parfois un peu trop « flashy » à mon goût.
A mon avis, « Le journal de Carmilla » est une série assez sympathique qui manque des scènes suffisamment émotives pour « accrocher » les lecteurs. Cependant, je reconnais que la BD se lit sans déplaisir grâce au dessin agréable de Laurel.
Note finale : 2,5/5
Avis pour le tome 1 :
C’est le résumé de l’histoire lu dans un magazine BD qui m’a motivé la lecture de l’album. En effet, j’ai été assez intéressé par ce scénario se situant dans un monde sans terre.
Imaginez un univers semblable au notre avec pour grosse différence l’inexistence d’une terre. Les hommes vivent sur des îles flottantes, ils se communiquent entre eux au moyen d’engins volants. Ils n’ont pas de repères fiables étant donné que les « îles » ont tendance à s’éloigner les unes des autres. Ils évoluent donc constamment dans un ciel sans fin et sont soumis aux caprices de dame nature telles que des « raz de ciel » par exemple.
Je dois avouer que je suis plutôt ressorti déçu de cette lecture. J’ai eu l’impression que les auteurs ont vite atteint les limites imaginatives de ce scénario original qui, à première vue, me semblait très vastes. Dès la seconde moitié du livre, j’ai éprouvé de l’ennui car l’intrigue se tendait de plus en plus vers une histoire de vampires sortis de nulle part qui ne m’intéresse pas vraiment. A partir de là, mon intérêt pour cette BD est vite tombé à plat… De plus, les personnages ne me sont pas apparus réellement attachants.
Le dessin m’a semblé assez « fouillis ». J’ai éprouvé énormément de difficultés à bien distinguer ce qui se passait lors des scènes d’action… j’ai eu la sensation que le découpage et les cadrages étaient assez hasardeux par moments, ce qui a eu pour conséquence pas mal de retour de lecture de ma part pour bien saisir la compréhension de ces scènes.
Le dessin de Di Giandomenico est un style que j’apprécie moyennement. Il est complété par une mise en couleurs informatique trop présente à mon goût. A mon avis, le coloriste a mis trop de dégradés et de détails (qui sont non encrés) dans les arrières plans. Par conséquent, de nombreuses cases présentent une « surcharge » de couleurs qui m’est apparu nuisible à la bonne lisibilité de la BD.
Le monde imaginé et mis en place dans « la lande des aviateurs » avait tout pour me plaire. Hélas, les auteurs ont fait un virement scénaristique au milieu de la BD qui finalement ne me passionne pas vraiment. J’aurai préféré, au contraire, qu’ils continuent de nous faire découvrir ce monde (un peu à la manière de Loisel et Tripp dans Magasin général) que de mettre en place une sombre histoire de vampires. Dommage…
Note finale : 2/5
Avis sur « Le chant des stryges saison 1 »
Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Delcourt pour avoir réaliser des belles intégrales à prix réduits comme « le chant des stryges saison 1 » dont je fais une chronique ci-dessous.
« Le chant des stryges » est une des séries phare des éditions Delcourt. C’est à partir des « chants des stryges » que d’autres séries scénarisées par Corbeyran comme « le clan des chimères », « le maître de jeu » et plus récemment « Asphodèle » (les similitudes avec la série mère étaleront dès le 3ème tome) sont apparues. Mais revenons sur « le chant des stryges » :
Le « chant des stryges » est une BD action mélangée d’ésotérisme, d’enquêtes, de fantastique et de complots politiques. La première saison est composée de 6 albums.
Le premier album « Ombres » est un tome d’introduction terriblement musclé : Nivek le responsable de la sécurité rapprochée du président est viré pour ne pas l’avoir protégé efficacement lorsque celui-ci s’est rendu dans une base secrète. Nivek vit mal cette mise à l’écart et entreprend de connaître réellement les raisons d’autant plus qu’il a été tout près d’être victime plus ou moins d’un meurtre. Au cours de ses péripéties, il fera la connaissance de « Ombre », une ravissante jeune femme mystérieuse et au tempérament « guerrière » qui va devenir rapidement son principal allié…
C’est en souvenir de ce premier album très réussi que j’ai eu la motivation d’acheter cette intégrale. Hélas, la série va me paraître s’essouffler assez rapidement…
Les tomes suivants me sont apparus moins accrocheur que « Ombres », l’intrigue initiale qui était un mélange de triller, d’enquête et de fantastique va vite se pencher vers l’ésotérisme avec la présence dans les tomes 4 (« Expériences ») et 5 (« Vestiges ») de scènes d’incantation qui ne m’ont pas paru vraiment indispensables à l’histoire. Du coup, comme je n’ai jamais vraiment aimé les récits d’ésotérisme, j’ai eu la nette impression que la série baissait brutalement de rythme. Par conséquent, mon intérêt pour cette histoire diminuait à fur et à mesure que l’ésotérisme prenait le dessus sur le triller.
J’ai plusieurs d’autres remarques à formuler qui m’ont tiqué lors ma lecture parmi lesquelles :
- j’aurais aimé savoir un peu plus sur « Ombre », cette femme surgit de nulle part dans cette histoire et peu d’éléments sont dévoilés sur elle par la suite… c’est un peu maigre pour une première saison qui comporte 6 tomes !
- les scènes d’action mettant en scène « Ombre » sont parfois totalement irréalistes, on la voit par exemple sauter pratiquement du haut d’un immeuble et s’en tirer sans une égratignure.
- je n’ai pas aimé le dénouement qui est trop ouvert à mon goût et par conséquent force les lecteurs à lire la prochaine saison…
A noter également la présence de nombreux clins d'oeil aux feuilletons « X-Files » de la part du scénariste dont la plus notable est l’apparition d’un personnage qui ressemble beaucoup à « l’homme à la cigarette ». N’oubliez pas que « le chant des stryges » a été réalisé pratiquement en même temps que le feuilleton « X-Files »…
Graphiquement, le style semi-réaliste de Guérineau est parfaitement adapté à la série. Ses décors fourmillent de détails et ses personnages sont facilement reconnaissables. Le découpage et les cadrages semblent sortir tout droit du cinéma, en tout cas j’aime beaucoup ce sens du rythme.
Je préfère la mise en couleurs directes de Merlet (du tome 1 au tome 4) à la colorisation faite par ordinateur de Ruby. A mon avis, Ruby dernière utilise des trames trop lisses et des tons trop froids par rapport à Merlet qui emploie des couleurs chaudes plus appropriées au récit.
Si vous avez les moyens, je vous recommande les versions normales au format de l’intégrale sortie à l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Delcourt. En effet, la mise en page est trop condensée et le lettrage trop petit pour que le lecteur puisse apprécier pleinement « le chant des stryges » en version poche.
« Le chant des stryges » est une série qui m’a finalement déçu surtout au regard des avis très favorables de la majorité des bédéphiles, peut-être que j’attendais un peu trop de cette BD ? Je n’ai pas aimé le passage d’une histoire d’action, de fantastiques et de complots politiques vers un récit de plus en plus orienté vers l’ésotérisme. De plus, le dénouement de cette première saison est trop ouverte et par conséquent, force les lecteurs à découvrir la suivante pour avoir (je l’espère) des réponses aux énigmes des 6 premiers tomes... chose que je déteste beaucoup. En conclusion, je ne suivrai pas les prochains albums de la série.
Note finale : 2,5/5
Je partais avec une énorme envie de lire enfin du Comes et au final j'ai été vraiment déçu.
Je comprends très vaguement la filiation qu'on lui prête avec Pratt, mais sérieusement c'est mauvais.
Les dessins sont moches, faussement naïfs et répétitifs. Du coté du scénario, en effet les personnages parlent (et vu les réflexions c'était pas la peine) tout haut ce qui leur enlève toute subtilité au cheminement psychologique.
Le coté ésotérique rebouteux à 2 euros est minable avec en prime des pensées écolo à la limite du niais (lisez Andreas c’est autre chose !!). J'ai eu l'impression de regarder le téléfilm de France 3 du samedi soir.
Bref pour le dessin et le scénario je préfère relire Pratt et pour l'ambiance ésotérique on est loin très loin de la qualité de Andreas. J'ai mis 2 parce qu'il reste effectivement une touche toute personnelle à l'auteur.
Giuseppe part à la recherche de ce qui est pour lui la "grande aventure". En chemin, il va croiser son "maître" ; un certain HP où l'on reconnaît Hugo Pratt.
Manara a essayé de m'entraîner dans des voyages imaginaires, sur des sortes de terrains narratifs encore inconnus.
Mais vider des cases de leur "contenu illustré", parfois réduire son graphisme à un simple jet de quelques traits... euh... faut se calmer, "l'ami" !...
Bon, c'est vrai, ce n'est pas ici une sorte de plagiat, les héros refusent de jouer leur rôle -souvent imposé- mais... sincèrement... cette série ne m'apporte pas grand chose d'attachant.
C'est déroutant, surprenant certes, ambitieux certainement ; mais j'ai peine à m'accorder avec cette sorte de virtuosité élitiste où voudrait m'emmener Manara.
Fort peu pour moi, donc, cette démarche de l'auteur qui voudrait créer une osmose entre fiction et réalité ; mais qui n'a su -en ce qui me concerne- attirer que mon désintérêt.
Je reconnais néanmoins la puissance graphique de Manara ; d'où mon "2". Mais à part ça...
Voici une Bd que j’ai acheté il y a un an et que je viens juste de terminer (si, si….). Non pas que le temps m’ait manqué, mais je ne suis jamais arrivé à lire plus de 10 pages consécutives sans avoir l’irrésistible envie de refermer l’album pour en choisir un autre…
Pourtant, les critiques sont bonnes, j’apprécie beaucoup les auteurs pour ce qu’ils ont pu faire par ailleurs, l’objet en lui-même est en plus très beau et je ne m’explique toujours pas le sentiment d’indifférence que j’éprouve pour cette Bd qui au départ avait tout pour me plaire.
Celle-ci n’était tout simplement pas pour moi…
Bof, l’auteur a fait beaucoup de recherches, interviewé des survivants, mais j’ai vraiment envie de dire « tout ça pour ça » :(
L’histoire est d’une banalité affligeante, ce qui est quand même incroyable quand on considère le sujet traité. De la première à la dernière page j’avais une impression de déjà vu… Déjà vu au cinéma dans "La liste de Schindler", dans "La vie est belle"… et déjà lu dans Maus par exemple.
En plus la narration est confuse, et le dessin pas vraiment adapté (par moment les visages défigurés et diaboliques des nazis me rappellent les nains de Ségur dans "Les Légendes des Contrées Oubliées").
Vraiment bof :(
Hultrasson fait son entrée dans l'hebdo Spirou n° 1351 du 5 Mars 1964. Il y tire sa révérence dans le n° 1973 du 5 Février 1976
Une bonne série -sans plus, personnellement- qui met en scène une joyeuse bande de Vikings ; tout comme Astérix et "ses" Gaulois.
Ils sont joyeux, oui, mais aussi stupides ; tout comme le héros -un peu fade- et au léger embonpoint.
Remacle joue ici d'un comique de situation, mais aux gags un peu téléphonés ; en deçà de son autre série "Le vieux Nick" que je préfère nettement.
Tout comme dans Astérix j'ai eu droit -bon lecteur- à de véritables batailles homériques, explosives, mais qui -avis personnel- ne m'ont jamais apporté un vrai plaisir de lecture.
Heureusement, le tout est bien mené par un trait tout en rondeurs, lequel attire une certaine sympathie envers les personnages. Mais à part ça...
Hultrasson, une série "pour rien" ?... Non, mais.... ses albums sont rangés sur une étagère et je n'ai vraiment aucune envie d'en relire un. Un jour... peut-être...
Note approximative: 2,5/5
Voici une Bd utilisant gags et petites histoires courtes axées sur les péripéties d'un coiffeur.
Le dessin est très simple, en noir et blanc, ressemblant un peu à ceux que l'on peut trouver dans les hebdomadaires satyriques. Celui-ci ne me plait pas vraiment, constat peu important si le contenu humoristique est bon....
Pourtant, je dois dire que certains gags sont vraiment très bons, le problème est que l'on peut les réunir en une quinzaine de pages...alors que l'album en fait 80, et même si l'exercice est difficile, c'est au final très très inégal et c'est pour cela que je n'en conseille pas l'achat.
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Le Peuple des endormis
Avis pour le tome 1 « Aire libre » est une de mes collections préférées, elle regroupe des albums aux thématiques très variées et au contenu très intéressant. C’est donc avec un certain empressement que je me suis mis à lire cet album d’autant plus que Tronchet est un des auteurs que je ne connais pas vraiment. « Le peuple des endormis » est une adaptation d’un roman de Richaud. L’histoire se passe au XVIIIe siècle, elle a pour héros principal, Jean, un adolescent tiraillé entre sa mère qui veut parfaire son éducation par les études et son désir d’évasion. Il trouvera son salut dans les bras d’un père bizarre qui a pour seul objectif dans sa vie de vouloir trouver l’alchimie du parfait empaillage pour le compte du Marquis de Dunan. Le récit de Richaud m’est apparu très farfelu… je me demande encore où il a été cherché ce scénario ! Personnellement, je n’ai pas été emballé par cette histoire. Je l’ai trouvé assez ennuyeuse, le récit peine vraiment à démarrer et j’ai refermé l’album avec un sentiment d’incompréhension. Le lecteur est invité à suivre les aventures de Jean sans connaître les raisons qui poussent les différents protagonistes à faire telle ou telle action. Jean est un personnage assez attachant qui semble se laisser faire comme si sa vie était désormais entre les mains du destin. Les personnages du Marquis de Dunan et du père de Jean sont très pittoresques et apparaissent complètement en dehors de la réalité quotidienne. J’apprécie peu le style de Tronchet, son trait est gras et un peu trop relâché à mon goût. Néanmoins, son dessin sombre et baroque m’est apparu bien adapté à ce scénario étrange. J’ai refermé le premier tome du « peuple des endormis » avec un sentiment mitigé : autant les personnages principaux de cette histoire farfelue me sont apparus attachants, autant l’histoire peine à démarrer et m’a semblé incohérente dans ses enchaînements. Finalement, je suis ressorti un peu déçu de cette lecture. Note finale : 2/5
Le Journal de Carmilla
Avis pour le tome 1 « Reproduction interdite » « Reproduction interdite » est le premier album de Laurel et de Lorris Murail en tant que scénariste de bandes dessinées. La série nous conte les aventures et malheurs de Carmilla, une adolescente de 13 ans accompagnée de sa petite sœur Nima et de ses trois copines. L’album est une succession de récits d’une ou deux pages. Ces histoires tournant sur l’espérance de Carmilla que son ami footballeur l’aime et sur l’espoir que ses parents ne lui donnent pas un petit frère sont souvent sympathiques et mignonnes à défaut d’être hilarantes. Je trouve que les gags sont répétitifs et terriblement prévisibles, je n’ai pas ressenti d’émotion particulière en lisant cette BD. Par conséquent, bien que le sourire m’ait accompagné tout au long de la lecture, j’avoue que je me suis lassé à la longue des « aventures » de cette adolescente. Petite remarque : je trouve que « Le journal de Carmilla » ressemble beaucoup à la série « Mertowville » dans sa façon de raconter l’histoire. A mon avis, le gros point fort de l’album est le dessin de Laurel. J’aime beaucoup son trait épais et les expressions de ses personnages. L’auteur possède un style assez personnel tout en rondeur et en douceur qui m’est apparu adapté à ce scénario. Le peu de décors n’est pas préjudiciable à cette BD où l’action est essentiellement concentrée sur les personnages. Cependant, sur certaines planches, la mise en couleurs est parfois un peu trop « flashy » à mon goût. A mon avis, « Le journal de Carmilla » est une série assez sympathique qui manque des scènes suffisamment émotives pour « accrocher » les lecteurs. Cependant, je reconnais que la BD se lit sans déplaisir grâce au dessin agréable de Laurel. Note finale : 2,5/5
La Lande des aviateurs
Avis pour le tome 1 : C’est le résumé de l’histoire lu dans un magazine BD qui m’a motivé la lecture de l’album. En effet, j’ai été assez intéressé par ce scénario se situant dans un monde sans terre. Imaginez un univers semblable au notre avec pour grosse différence l’inexistence d’une terre. Les hommes vivent sur des îles flottantes, ils se communiquent entre eux au moyen d’engins volants. Ils n’ont pas de repères fiables étant donné que les « îles » ont tendance à s’éloigner les unes des autres. Ils évoluent donc constamment dans un ciel sans fin et sont soumis aux caprices de dame nature telles que des « raz de ciel » par exemple. Je dois avouer que je suis plutôt ressorti déçu de cette lecture. J’ai eu l’impression que les auteurs ont vite atteint les limites imaginatives de ce scénario original qui, à première vue, me semblait très vastes. Dès la seconde moitié du livre, j’ai éprouvé de l’ennui car l’intrigue se tendait de plus en plus vers une histoire de vampires sortis de nulle part qui ne m’intéresse pas vraiment. A partir de là, mon intérêt pour cette BD est vite tombé à plat… De plus, les personnages ne me sont pas apparus réellement attachants. Le dessin m’a semblé assez « fouillis ». J’ai éprouvé énormément de difficultés à bien distinguer ce qui se passait lors des scènes d’action… j’ai eu la sensation que le découpage et les cadrages étaient assez hasardeux par moments, ce qui a eu pour conséquence pas mal de retour de lecture de ma part pour bien saisir la compréhension de ces scènes. Le dessin de Di Giandomenico est un style que j’apprécie moyennement. Il est complété par une mise en couleurs informatique trop présente à mon goût. A mon avis, le coloriste a mis trop de dégradés et de détails (qui sont non encrés) dans les arrières plans. Par conséquent, de nombreuses cases présentent une « surcharge » de couleurs qui m’est apparu nuisible à la bonne lisibilité de la BD. Le monde imaginé et mis en place dans « la lande des aviateurs » avait tout pour me plaire. Hélas, les auteurs ont fait un virement scénaristique au milieu de la BD qui finalement ne me passionne pas vraiment. J’aurai préféré, au contraire, qu’ils continuent de nous faire découvrir ce monde (un peu à la manière de Loisel et Tripp dans Magasin général) que de mettre en place une sombre histoire de vampires. Dommage… Note finale : 2/5
Le Chant des Stryges
Avis sur « Le chant des stryges saison 1 » Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Delcourt pour avoir réaliser des belles intégrales à prix réduits comme « le chant des stryges saison 1 » dont je fais une chronique ci-dessous. « Le chant des stryges » est une des séries phare des éditions Delcourt. C’est à partir des « chants des stryges » que d’autres séries scénarisées par Corbeyran comme « le clan des chimères », « le maître de jeu » et plus récemment « Asphodèle » (les similitudes avec la série mère étaleront dès le 3ème tome) sont apparues. Mais revenons sur « le chant des stryges » : Le « chant des stryges » est une BD action mélangée d’ésotérisme, d’enquêtes, de fantastique et de complots politiques. La première saison est composée de 6 albums. Le premier album « Ombres » est un tome d’introduction terriblement musclé : Nivek le responsable de la sécurité rapprochée du président est viré pour ne pas l’avoir protégé efficacement lorsque celui-ci s’est rendu dans une base secrète. Nivek vit mal cette mise à l’écart et entreprend de connaître réellement les raisons d’autant plus qu’il a été tout près d’être victime plus ou moins d’un meurtre. Au cours de ses péripéties, il fera la connaissance de « Ombre », une ravissante jeune femme mystérieuse et au tempérament « guerrière » qui va devenir rapidement son principal allié… C’est en souvenir de ce premier album très réussi que j’ai eu la motivation d’acheter cette intégrale. Hélas, la série va me paraître s’essouffler assez rapidement… Les tomes suivants me sont apparus moins accrocheur que « Ombres », l’intrigue initiale qui était un mélange de triller, d’enquête et de fantastique va vite se pencher vers l’ésotérisme avec la présence dans les tomes 4 (« Expériences ») et 5 (« Vestiges ») de scènes d’incantation qui ne m’ont pas paru vraiment indispensables à l’histoire. Du coup, comme je n’ai jamais vraiment aimé les récits d’ésotérisme, j’ai eu la nette impression que la série baissait brutalement de rythme. Par conséquent, mon intérêt pour cette histoire diminuait à fur et à mesure que l’ésotérisme prenait le dessus sur le triller. J’ai plusieurs d’autres remarques à formuler qui m’ont tiqué lors ma lecture parmi lesquelles : - j’aurais aimé savoir un peu plus sur « Ombre », cette femme surgit de nulle part dans cette histoire et peu d’éléments sont dévoilés sur elle par la suite… c’est un peu maigre pour une première saison qui comporte 6 tomes ! - les scènes d’action mettant en scène « Ombre » sont parfois totalement irréalistes, on la voit par exemple sauter pratiquement du haut d’un immeuble et s’en tirer sans une égratignure. - je n’ai pas aimé le dénouement qui est trop ouvert à mon goût et par conséquent force les lecteurs à lire la prochaine saison… A noter également la présence de nombreux clins d'oeil aux feuilletons « X-Files » de la part du scénariste dont la plus notable est l’apparition d’un personnage qui ressemble beaucoup à « l’homme à la cigarette ». N’oubliez pas que « le chant des stryges » a été réalisé pratiquement en même temps que le feuilleton « X-Files »… Graphiquement, le style semi-réaliste de Guérineau est parfaitement adapté à la série. Ses décors fourmillent de détails et ses personnages sont facilement reconnaissables. Le découpage et les cadrages semblent sortir tout droit du cinéma, en tout cas j’aime beaucoup ce sens du rythme. Je préfère la mise en couleurs directes de Merlet (du tome 1 au tome 4) à la colorisation faite par ordinateur de Ruby. A mon avis, Ruby dernière utilise des trames trop lisses et des tons trop froids par rapport à Merlet qui emploie des couleurs chaudes plus appropriées au récit. Si vous avez les moyens, je vous recommande les versions normales au format de l’intégrale sortie à l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Delcourt. En effet, la mise en page est trop condensée et le lettrage trop petit pour que le lecteur puisse apprécier pleinement « le chant des stryges » en version poche. « Le chant des stryges » est une série qui m’a finalement déçu surtout au regard des avis très favorables de la majorité des bédéphiles, peut-être que j’attendais un peu trop de cette BD ? Je n’ai pas aimé le passage d’une histoire d’action, de fantastiques et de complots politiques vers un récit de plus en plus orienté vers l’ésotérisme. De plus, le dénouement de cette première saison est trop ouverte et par conséquent, force les lecteurs à découvrir la suivante pour avoir (je l’espère) des réponses aux énigmes des 6 premiers tomes... chose que je déteste beaucoup. En conclusion, je ne suivrai pas les prochains albums de la série. Note finale : 2,5/5
La Belette
Je partais avec une énorme envie de lire enfin du Comes et au final j'ai été vraiment déçu. Je comprends très vaguement la filiation qu'on lui prête avec Pratt, mais sérieusement c'est mauvais. Les dessins sont moches, faussement naïfs et répétitifs. Du coté du scénario, en effet les personnages parlent (et vu les réflexions c'était pas la peine) tout haut ce qui leur enlève toute subtilité au cheminement psychologique. Le coté ésotérique rebouteux à 2 euros est minable avec en prime des pensées écolo à la limite du niais (lisez Andreas c’est autre chose !!). J'ai eu l'impression de regarder le téléfilm de France 3 du samedi soir. Bref pour le dessin et le scénario je préfère relire Pratt et pour l'ambiance ésotérique on est loin très loin de la qualité de Andreas. J'ai mis 2 parce qu'il reste effectivement une touche toute personnelle à l'auteur.
Giuseppe Bergman
Giuseppe part à la recherche de ce qui est pour lui la "grande aventure". En chemin, il va croiser son "maître" ; un certain HP où l'on reconnaît Hugo Pratt. Manara a essayé de m'entraîner dans des voyages imaginaires, sur des sortes de terrains narratifs encore inconnus. Mais vider des cases de leur "contenu illustré", parfois réduire son graphisme à un simple jet de quelques traits... euh... faut se calmer, "l'ami" !... Bon, c'est vrai, ce n'est pas ici une sorte de plagiat, les héros refusent de jouer leur rôle -souvent imposé- mais... sincèrement... cette série ne m'apporte pas grand chose d'attachant. C'est déroutant, surprenant certes, ambitieux certainement ; mais j'ai peine à m'accorder avec cette sorte de virtuosité élitiste où voudrait m'emmener Manara. Fort peu pour moi, donc, cette démarche de l'auteur qui voudrait créer une osmose entre fiction et réalité ; mais qui n'a su -en ce qui me concerne- attirer que mon désintérêt. Je reconnais néanmoins la puissance graphique de Manara ; d'où mon "2". Mais à part ça...
Le sourire du clown
Voici une Bd que j’ai acheté il y a un an et que je viens juste de terminer (si, si….). Non pas que le temps m’ait manqué, mais je ne suis jamais arrivé à lire plus de 10 pages consécutives sans avoir l’irrésistible envie de refermer l’album pour en choisir un autre… Pourtant, les critiques sont bonnes, j’apprécie beaucoup les auteurs pour ce qu’ils ont pu faire par ailleurs, l’objet en lui-même est en plus très beau et je ne m’explique toujours pas le sentiment d’indifférence que j’éprouve pour cette Bd qui au départ avait tout pour me plaire. Celle-ci n’était tout simplement pas pour moi…
Auschwitz
Bof, l’auteur a fait beaucoup de recherches, interviewé des survivants, mais j’ai vraiment envie de dire « tout ça pour ça » :( L’histoire est d’une banalité affligeante, ce qui est quand même incroyable quand on considère le sujet traité. De la première à la dernière page j’avais une impression de déjà vu… Déjà vu au cinéma dans "La liste de Schindler", dans "La vie est belle"… et déjà lu dans Maus par exemple. En plus la narration est confuse, et le dessin pas vraiment adapté (par moment les visages défigurés et diaboliques des nazis me rappellent les nains de Ségur dans "Les Légendes des Contrées Oubliées"). Vraiment bof :(
Hultrasson
Hultrasson fait son entrée dans l'hebdo Spirou n° 1351 du 5 Mars 1964. Il y tire sa révérence dans le n° 1973 du 5 Février 1976 Une bonne série -sans plus, personnellement- qui met en scène une joyeuse bande de Vikings ; tout comme Astérix et "ses" Gaulois. Ils sont joyeux, oui, mais aussi stupides ; tout comme le héros -un peu fade- et au léger embonpoint. Remacle joue ici d'un comique de situation, mais aux gags un peu téléphonés ; en deçà de son autre série "Le vieux Nick" que je préfère nettement. Tout comme dans Astérix j'ai eu droit -bon lecteur- à de véritables batailles homériques, explosives, mais qui -avis personnel- ne m'ont jamais apporté un vrai plaisir de lecture. Heureusement, le tout est bien mené par un trait tout en rondeurs, lequel attire une certaine sympathie envers les personnages. Mais à part ça... Hultrasson, une série "pour rien" ?... Non, mais.... ses albums sont rangés sur une étagère et je n'ai vraiment aucune envie d'en relire un. Un jour... peut-être...
Journal d'un coiffeur
Note approximative: 2,5/5 Voici une Bd utilisant gags et petites histoires courtes axées sur les péripéties d'un coiffeur. Le dessin est très simple, en noir et blanc, ressemblant un peu à ceux que l'on peut trouver dans les hebdomadaires satyriques. Celui-ci ne me plait pas vraiment, constat peu important si le contenu humoristique est bon.... Pourtant, je dois dire que certains gags sont vraiment très bons, le problème est que l'on peut les réunir en une quinzaine de pages...alors que l'album en fait 80, et même si l'exercice est difficile, c'est au final très très inégal et c'est pour cela que je n'en conseille pas l'achat.