2,5.
Voici une histoire assez banale de sorcellerie et de forêt enchantée… rien que l'on ne connaisse déjà. Malgré tout le récit garde un bon rythme et les évènements s’enchainent avec logique, mais c’est beaucoup trop basique, une histoire parmi tant d’autres, une fois la bd refermée tout est oublié. De plus les personnages ne sont pas particulièrement attachants et leurs destinées m'ont laissée relativement indifférente.
Le dessin est assez spécial, beaucoup de vert fluo et de jaune, couleurs qui contrastent avec le noir aussi omniprésent. Ce n’est pas vilain, j’ai même trouvé ce choix intéressant mais le trait est beaucoup trop gras et le tout manque de détails, dommage ça aurait pu rehausser le niveau et donner un peu plus de poids au récit.
Y’a d’l’idée… Y’a d’l’idée…
Mais le scénario n’est pas bien exploité, un chauffeur routier se retrouve à transporter un béluga, animal au pouvoir psychique pour le moins surprenant et surtout qu’il aurait été intéressant de mieux développer, mais l’auteur reste surtout centré sur le chauffeur et sa vie de chauffeur bien chiante et qui ne présente que peu d'intérêt.
Le plus grand manque c'est celui de l'humour, j’ai souri deux fois, pour une bd qui se veut drôle c’est assez raté. Le dessin est basique, il va à l’essentiel et les couleurs sont plutôt jolies, rien à dire de ce côté-là, mais il n’apporte rien à cette histoire plate et pas spécialement divertissante. L'avant dernier chapitre est assez touchant mais l'ensemble reste léger.
Il ne suffit pas d'exploiter un thème très sérieux comme un génocide pour obtenir mon adhésion ne serait-ce que par sympathie. Encore faut 'il que cela soit traité correctement. Au fil de ma lecture, la construction et les enchaînements sont si mal réalisés qu'on ne sait plus où l'on se situe réellement au niveau des flash-back sur l'avant et l'après.
Des contradictions, un contexte inexpliqué : cette BD se contemple comme une forteresse imprenable. C'est âpre et dur à la fois mais les promesses de cette Bd ne sont pas tenues. C'est bourré d'idées mais trop complexes pour convaincre.
Par ailleurs, le dessin ne m'a pas convaincu tant le trait semble gras et simpliste. C'est vrai que le graphisme est une question de goût personnel. En l'espèce, je n'adhère pas.
Pour autant, j'admets que l'auteur avait au moins essayé de faire passer un message selon sa propre construction. Je dois également tenir compte de cela dans ma notation pour éviter la note minimale.
J'ai lu quelques albums et je ne suis pas très impressionné. J'aime bien lire de vieilles séries, mais parfois le ton est tellement désuet que ça devient chiant à lire. Les histoires sont remplies de bons sentiments boy-scouts. Mention spéciale à l'album 'Le Secret de Jimmy Torrent'.
Pour être honnête, je dois avouer que les débuts des récits sont un peu captivants car j'ai envie de connaître la clé du mystère, mais après que je sais ce qui se passe, mon intérêt retombe aussitôt et je lis les pages avec aucune passion. Je pense que le gros problème vient du dessin qui n'est pas du tout dynamique. Ça ne me dérangerait pas habituellement, mais il y a souvent beaucoup de texte dans une case et ça rend la lecture un peu difficile.
Bof bof... Cette bande dessinée se la joue polar noir dans une ambiance de guerres entre mafias, police et autres comploteurs brutaux dans le décor de New York. Il y a des hommes de mains, des flics corrompus, des chasseurs de primes, des mercenaires, des voyous, des politiciens véreux, des riches influents... mais le récit est vraiment trop confus.
Le graphisme noir et blanc me fait penser à un mélange du style des polars de la BD argentine et du trait anguleux de Frank Miller. L'ambiance rugueuse de ce combat de "vieux de la vieille" rappelle d'ailleurs un peu celle de Sin City.
La narration graphique n'est cependant vraiment pas claire. Certaines scènes sont dures à déchiffrer et les passages d'action sont plutôt ratés.
Les motivations des personnages sont incompréhensibles et changeantes.
A force de péripéties et de retournements de situations aussi peu crédibles les uns que les autres, j'ai rapidement été lassé. Je suis quand même allé jusqu'au bout de ce trop long album mais sa conclusion peu convaincante m'a donné l'impression d'avoir en grande partie perdu mon temps.
Voilà un album dont j'ai beaucoup de mal à comprendre :
- l'intérêt
- comment on a pu publier ça.
Ce n'est pas un bouquin pornographique, donc ce n'est pas franchement excitant. C'est peut être alors une sorte de récit intimiste à la mode où l'auteur fait part de ses sentiments et de ses états d'âme ? Si c'est ça c'est franchement raté car il n'est jamais question de sentiments, on ne plonge jamais dans la tête de l'auteure, elle ne fait passer aucun message... C'est uniquement une liste quasi exhaustive des relations sexuelles qu'elle a eues pendant quelques mois.
Il n'y a même pas une intro qui tiennent la route pour introduire (si j'ose dire) le sujet, décrire le début de sa relation. Et il y a encore moins de conclusion. Non par contre tout ceux qui ont lu le bouquin connaissent maintenant la liste complète des rapports qu'elle a eus durant cette période, les positions qu'elle a pratiquées, le nombre de fois ou elle à joui, où, comment, combien de temps ... etc.
Sans le moindre intérêt. Si, peut-être que ses parents ont été ravi d'apprendre tout ça en lisant une BD.
Pas une lecture ennuyeuse, mais une lecture totalement dispensable.
Bonjour l'arnaque !
Tiens et si on profitait du succès de Happy Sex pour ressortir une vieillerie en augmentant le prix de 30 ou 40%. Voilà à mon avis ce qu'ont dû se dire l'éditeur et l'auteur pour en arriver à cette réédition.
Autant j'ai trouvé Happy Sex plaisant à lire et drôle (sans en faire la bd de l'année non plus), autant là je dois dire que c'est bof. Il y a quelques gags sympas mais il m'ont tout au plus fait sourire.
Empruntez cette bd à la bibliothèque du coin s'il le faut, mais je vous déconseille l'achat.
« Le Signe de la Lune » : en voilà un titre bien mystérieux qui cultive la curiosité du lecteur. Ma curiosité a été d’autant plus piquée que la couverture est une vrai réussite et dégage une vraie force.
Le dessin est dans la même veine. Un superbe noir et blanc peint avec intensité, des gris appliqués avec justesse, des scènes forestières avec pour source de lumière la lune, froide et énigmatique. Le dessin est donc le gros point fort de ce one shot.
Pourtant, c’est du côté scénario que ça pèche... je n’ai malheureusement pas adhéré à l’histoire ou à l’atmosphère. Les personnages sont rustres, superstitieux, sombres, inutilement méchants et cruels pour certains, et finalement assez superficiels malgré de fausses apparences de profondeur.
Supposé être un conte sombre aux touches fantastiques, « Le Signe de la Lune » ne remplit pas ses promesses du côté fantastique. La magie et le mysticisme sont abordés superficiellement et sans réelle explication ou justification. En conséquence, cet aspect de l’histoire devient inutile et donne un faux volume au scénario... je ne suis pas dupe.
Ayant lu cette bande dessinée il y a deux semaines, je suis de plus en mesure d’affirmer que « Le Signe de la Lune » ne laisse pas une trace impérissable dans ma mémoire. Vous l’aurez compris, cet album est une déception.
Je suis un athée franchement convaincu, mais je lis tout ce qui me tombe entre les mains. Voir Crumb, cette icône hippie s’attaquer à la Genèse m’a surpris, interrogé. Mais ma lecture fut franchement décevante. Pas d’irrévérence, et pire, une interprétation trop sage, voire absolument fainéante. Je n’ai jamais ouvert de Bible de ma vie, mais y’a-t-il réellement autant de redites ? Les descendances d’Abraham sont-elles autant détaillées, ad nauseam ? Je l’avoue, j’ai carrément sauté quelques pages lorsqu’il s’agissait de véritables arbres généalogiques…
Dans l’ensemble c’est très bavard, le récit aurait gagné à être élagué… et quelle idée de faire des récitatifs ! « Machin dit à son fils : Fais ceci et ceci et ceci (je vous passe les détails de la liste) ». A la case d’après, le fils fait ceci, et ceci et ceci… (mêmes détails). Et puis, est-ce qu’on a besoin de commentaires avec « le père dit à son fils » et ensuite les bulles concernées. C’est juste ultra-lourd. Et puis certains récits m’ont franchement énervé… Celui concernant Abraham, qui ne peut pas, visiblement, faire une promenade, sortir pisser derrière sa grange ou dormir sans que Dieu ne lui apparaisse pour lui dire « tu vas faire ceci, tu vas faire cela ». Bon, c’est sympa. Mais apparaître trois jours de suite pour lui dire la même chose, c’est gonflant. Ou alors Dieu radotait déjà.
Le dessin de Crumb est très particulier, reconnaissable entre mille. Ici il s’avère particulièrement… étrange. Les femmes aux tétons souvent durs et surdimensionnés, les hommes qui ont l’air vieux à quinze ans et ont tous la même allure passés les 30 ans... Du coup les récitatifs dont je parlais plus haut deviennent presque utiles pour savoir qui agit dans l’image. Parlons-en des femmes tiens. Si l’adaptation est fidèle, elles ne « servent » qu’à enfanter. Celles qui ne se marient pas « légalement » se font violer ou sont des perverses prêtes à jeter l’opprobre sur celui qui se refusera à elles. Belle image de la gent féminine. Mais cessons là le procès de la Bible, ce n’est pas le but.
Mais à la limite, que Crumb ait voulu faire une adaptation fidèle, sans irrévérence ou iconoclasme (ça se dit, ça ?) de la Genèse ne me gêne pas tant que ça. Pourquoi pas, effectivement, permettre à des gens qui n’ouvrent jamais un livre mais lisent des comics, d’approcher par ce biais ce texte. Admettons. Non, là où à mon avis il se plante dans les grandes largeurs, c’est en en faisant une version par trop frileuse. Je pense que cela aurait gagné en dynamisme si l’adaptateur avait choisi d’éliminer les redites, les récitatifs complètement superfétatoires, et en évitant l’imagerie un peu trop classique (Dieu à une apparence de vieillard à barbe blanche… original non ?), et en choisissant de moderniser un peu le texte. Cela n’aurait en rien dénaturé sa force (enfin je présume, personnellement ça n’a rien changé dans mes convictions) et je pense que les ligues puritaines n’auraient rien dit.
Crumb respecte ses propres intentions de départ, mais celles-ci sont biaisées, et du coup on se retrouve avec un pavé de 220 pages bavard, voire bavasseur, trop dense au niveau du dessin également (mais ça c’est le style crumbien) et sans originalité aucune. Commercial, frileux le Crumb ? Je n’irais pas jusque-là. Mis à part les théologiens, et les croyants, je suis prêt à parier que 90% des autres lecteurs de cette adaptation la laisseront tomber au bout d’une trentaine de pages. Et se feront une belle bosse sur le pied.
Je n’ai pas lu l’œuvre originelle de Mary Shelley et, sincèrement, ce n’est pas cette adaptation qui m’en donnerait envie !
En effet, je ne peux que confirmer que cet album souffre de nombreux raccourcis scénaristiques et que le rythme du récit est passablement malmené. Le dessin m’a par ailleurs généralement semblé trop flou et le choix des couleurs rarement heureux.
Je commence à avoir tout doucement fait le tour de l’œuvre de Denis Deprez. Je dirais que, même si la lecture de ce ‘Frankenstein’ ne se révèle pas aussi pénible que celle de Les champs d’honneur, on reste quand même un bon cran en-dessous d’Othello et de Moby Dick. Il ne me reste à présent plus qu’à lire Rembrandt, mais le seul avis du site s’y rapportant n’étant pas particulièrement engageant, j’appréhende quelque peu l’expérience…
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Le Rire de l'Ancien
2,5. Voici une histoire assez banale de sorcellerie et de forêt enchantée… rien que l'on ne connaisse déjà. Malgré tout le récit garde un bon rythme et les évènements s’enchainent avec logique, mais c’est beaucoup trop basique, une histoire parmi tant d’autres, une fois la bd refermée tout est oublié. De plus les personnages ne sont pas particulièrement attachants et leurs destinées m'ont laissée relativement indifférente. Le dessin est assez spécial, beaucoup de vert fluo et de jaune, couleurs qui contrastent avec le noir aussi omniprésent. Ce n’est pas vilain, j’ai même trouvé ce choix intéressant mais le trait est beaucoup trop gras et le tout manque de détails, dommage ça aurait pu rehausser le niveau et donner un peu plus de poids au récit.
Melo Bielo
Y’a d’l’idée… Y’a d’l’idée… Mais le scénario n’est pas bien exploité, un chauffeur routier se retrouve à transporter un béluga, animal au pouvoir psychique pour le moins surprenant et surtout qu’il aurait été intéressant de mieux développer, mais l’auteur reste surtout centré sur le chauffeur et sa vie de chauffeur bien chiante et qui ne présente que peu d'intérêt. Le plus grand manque c'est celui de l'humour, j’ai souri deux fois, pour une bd qui se veut drôle c’est assez raté. Le dessin est basique, il va à l’essentiel et les couleurs sont plutôt jolies, rien à dire de ce côté-là, mais il n’apporte rien à cette histoire plate et pas spécialement divertissante. L'avant dernier chapitre est assez touchant mais l'ensemble reste léger.
Déogratias
Il ne suffit pas d'exploiter un thème très sérieux comme un génocide pour obtenir mon adhésion ne serait-ce que par sympathie. Encore faut 'il que cela soit traité correctement. Au fil de ma lecture, la construction et les enchaînements sont si mal réalisés qu'on ne sait plus où l'on se situe réellement au niveau des flash-back sur l'avant et l'après. Des contradictions, un contexte inexpliqué : cette BD se contemple comme une forteresse imprenable. C'est âpre et dur à la fois mais les promesses de cette Bd ne sont pas tenues. C'est bourré d'idées mais trop complexes pour convaincre. Par ailleurs, le dessin ne m'a pas convaincu tant le trait semble gras et simpliste. C'est vrai que le graphisme est une question de goût personnel. En l'espèce, je n'adhère pas. Pour autant, j'admets que l'auteur avait au moins essayé de faire passer un message selon sa propre construction. Je dois également tenir compte de cela dans ma notation pour éviter la note minimale.
Jari
J'ai lu quelques albums et je ne suis pas très impressionné. J'aime bien lire de vieilles séries, mais parfois le ton est tellement désuet que ça devient chiant à lire. Les histoires sont remplies de bons sentiments boy-scouts. Mention spéciale à l'album 'Le Secret de Jimmy Torrent'. Pour être honnête, je dois avouer que les débuts des récits sont un peu captivants car j'ai envie de connaître la clé du mystère, mais après que je sais ce qui se passe, mon intérêt retombe aussitôt et je lis les pages avec aucune passion. Je pense que le gros problème vient du dessin qui n'est pas du tout dynamique. Ça ne me dérangerait pas habituellement, mais il y a souvent beaucoup de texte dans une case et ça rend la lecture un peu difficile.
Au nom de la famille
Bof bof... Cette bande dessinée se la joue polar noir dans une ambiance de guerres entre mafias, police et autres comploteurs brutaux dans le décor de New York. Il y a des hommes de mains, des flics corrompus, des chasseurs de primes, des mercenaires, des voyous, des politiciens véreux, des riches influents... mais le récit est vraiment trop confus. Le graphisme noir et blanc me fait penser à un mélange du style des polars de la BD argentine et du trait anguleux de Frank Miller. L'ambiance rugueuse de ce combat de "vieux de la vieille" rappelle d'ailleurs un peu celle de Sin City. La narration graphique n'est cependant vraiment pas claire. Certaines scènes sont dures à déchiffrer et les passages d'action sont plutôt ratés. Les motivations des personnages sont incompréhensibles et changeantes. A force de péripéties et de retournements de situations aussi peu crédibles les uns que les autres, j'ai rapidement été lassé. Je suis quand même allé jusqu'au bout de ce trop long album mais sa conclusion peu convaincante m'a donné l'impression d'avoir en grande partie perdu mon temps.
Fraise et Chocolat
Voilà un album dont j'ai beaucoup de mal à comprendre : - l'intérêt - comment on a pu publier ça. Ce n'est pas un bouquin pornographique, donc ce n'est pas franchement excitant. C'est peut être alors une sorte de récit intimiste à la mode où l'auteur fait part de ses sentiments et de ses états d'âme ? Si c'est ça c'est franchement raté car il n'est jamais question de sentiments, on ne plonge jamais dans la tête de l'auteure, elle ne fait passer aucun message... C'est uniquement une liste quasi exhaustive des relations sexuelles qu'elle a eues pendant quelques mois. Il n'y a même pas une intro qui tiennent la route pour introduire (si j'ose dire) le sujet, décrire le début de sa relation. Et il y a encore moins de conclusion. Non par contre tout ceux qui ont lu le bouquin connaissent maintenant la liste complète des rapports qu'elle a eus durant cette période, les positions qu'elle a pratiquées, le nombre de fois ou elle à joui, où, comment, combien de temps ... etc. Sans le moindre intérêt. Si, peut-être que ses parents ont été ravi d'apprendre tout ça en lisant une BD. Pas une lecture ennuyeuse, mais une lecture totalement dispensable.
Happy Girls (Les Filles Electriques)
Bonjour l'arnaque ! Tiens et si on profitait du succès de Happy Sex pour ressortir une vieillerie en augmentant le prix de 30 ou 40%. Voilà à mon avis ce qu'ont dû se dire l'éditeur et l'auteur pour en arriver à cette réédition. Autant j'ai trouvé Happy Sex plaisant à lire et drôle (sans en faire la bd de l'année non plus), autant là je dois dire que c'est bof. Il y a quelques gags sympas mais il m'ont tout au plus fait sourire. Empruntez cette bd à la bibliothèque du coin s'il le faut, mais je vous déconseille l'achat.
Le Signe de la Lune
« Le Signe de la Lune » : en voilà un titre bien mystérieux qui cultive la curiosité du lecteur. Ma curiosité a été d’autant plus piquée que la couverture est une vrai réussite et dégage une vraie force. Le dessin est dans la même veine. Un superbe noir et blanc peint avec intensité, des gris appliqués avec justesse, des scènes forestières avec pour source de lumière la lune, froide et énigmatique. Le dessin est donc le gros point fort de ce one shot. Pourtant, c’est du côté scénario que ça pèche... je n’ai malheureusement pas adhéré à l’histoire ou à l’atmosphère. Les personnages sont rustres, superstitieux, sombres, inutilement méchants et cruels pour certains, et finalement assez superficiels malgré de fausses apparences de profondeur. Supposé être un conte sombre aux touches fantastiques, « Le Signe de la Lune » ne remplit pas ses promesses du côté fantastique. La magie et le mysticisme sont abordés superficiellement et sans réelle explication ou justification. En conséquence, cet aspect de l’histoire devient inutile et donne un faux volume au scénario... je ne suis pas dupe. Ayant lu cette bande dessinée il y a deux semaines, je suis de plus en mesure d’affirmer que « Le Signe de la Lune » ne laisse pas une trace impérissable dans ma mémoire. Vous l’aurez compris, cet album est une déception.
La Genèse
Je suis un athée franchement convaincu, mais je lis tout ce qui me tombe entre les mains. Voir Crumb, cette icône hippie s’attaquer à la Genèse m’a surpris, interrogé. Mais ma lecture fut franchement décevante. Pas d’irrévérence, et pire, une interprétation trop sage, voire absolument fainéante. Je n’ai jamais ouvert de Bible de ma vie, mais y’a-t-il réellement autant de redites ? Les descendances d’Abraham sont-elles autant détaillées, ad nauseam ? Je l’avoue, j’ai carrément sauté quelques pages lorsqu’il s’agissait de véritables arbres généalogiques… Dans l’ensemble c’est très bavard, le récit aurait gagné à être élagué… et quelle idée de faire des récitatifs ! « Machin dit à son fils : Fais ceci et ceci et ceci (je vous passe les détails de la liste) ». A la case d’après, le fils fait ceci, et ceci et ceci… (mêmes détails). Et puis, est-ce qu’on a besoin de commentaires avec « le père dit à son fils » et ensuite les bulles concernées. C’est juste ultra-lourd. Et puis certains récits m’ont franchement énervé… Celui concernant Abraham, qui ne peut pas, visiblement, faire une promenade, sortir pisser derrière sa grange ou dormir sans que Dieu ne lui apparaisse pour lui dire « tu vas faire ceci, tu vas faire cela ». Bon, c’est sympa. Mais apparaître trois jours de suite pour lui dire la même chose, c’est gonflant. Ou alors Dieu radotait déjà. Le dessin de Crumb est très particulier, reconnaissable entre mille. Ici il s’avère particulièrement… étrange. Les femmes aux tétons souvent durs et surdimensionnés, les hommes qui ont l’air vieux à quinze ans et ont tous la même allure passés les 30 ans... Du coup les récitatifs dont je parlais plus haut deviennent presque utiles pour savoir qui agit dans l’image. Parlons-en des femmes tiens. Si l’adaptation est fidèle, elles ne « servent » qu’à enfanter. Celles qui ne se marient pas « légalement » se font violer ou sont des perverses prêtes à jeter l’opprobre sur celui qui se refusera à elles. Belle image de la gent féminine. Mais cessons là le procès de la Bible, ce n’est pas le but. Mais à la limite, que Crumb ait voulu faire une adaptation fidèle, sans irrévérence ou iconoclasme (ça se dit, ça ?) de la Genèse ne me gêne pas tant que ça. Pourquoi pas, effectivement, permettre à des gens qui n’ouvrent jamais un livre mais lisent des comics, d’approcher par ce biais ce texte. Admettons. Non, là où à mon avis il se plante dans les grandes largeurs, c’est en en faisant une version par trop frileuse. Je pense que cela aurait gagné en dynamisme si l’adaptateur avait choisi d’éliminer les redites, les récitatifs complètement superfétatoires, et en évitant l’imagerie un peu trop classique (Dieu à une apparence de vieillard à barbe blanche… original non ?), et en choisissant de moderniser un peu le texte. Cela n’aurait en rien dénaturé sa force (enfin je présume, personnellement ça n’a rien changé dans mes convictions) et je pense que les ligues puritaines n’auraient rien dit. Crumb respecte ses propres intentions de départ, mais celles-ci sont biaisées, et du coup on se retrouve avec un pavé de 220 pages bavard, voire bavasseur, trop dense au niveau du dessin également (mais ça c’est le style crumbien) et sans originalité aucune. Commercial, frileux le Crumb ? Je n’irais pas jusque-là. Mis à part les théologiens, et les croyants, je suis prêt à parier que 90% des autres lecteurs de cette adaptation la laisseront tomber au bout d’une trentaine de pages. Et se feront une belle bosse sur le pied.
Frankenstein
Je n’ai pas lu l’œuvre originelle de Mary Shelley et, sincèrement, ce n’est pas cette adaptation qui m’en donnerait envie ! En effet, je ne peux que confirmer que cet album souffre de nombreux raccourcis scénaristiques et que le rythme du récit est passablement malmené. Le dessin m’a par ailleurs généralement semblé trop flou et le choix des couleurs rarement heureux. Je commence à avoir tout doucement fait le tour de l’œuvre de Denis Deprez. Je dirais que, même si la lecture de ce ‘Frankenstein’ ne se révèle pas aussi pénible que celle de Les champs d’honneur, on reste quand même un bon cran en-dessous d’Othello et de Moby Dick. Il ne me reste à présent plus qu’à lire Rembrandt, mais le seul avis du site s’y rapportant n’étant pas particulièrement engageant, j’appréhende quelque peu l’expérience…