Moby Dick (Casterman)

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Adaptation du célèbre roman d'Herman Melville...


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Adaptations de romans en BD Moby Dick Vieux gréements

Un jeune marin, Ishmael, rêve de s’embarquer sur un navire baleinier et de vivre l’extraordinaire aventure de ces hommes qui passent trois ans sur un bateau à traquer les cétacés au péril de leur vie. Il fait la connaissance de Queequeg, un fascinant indien harponneur et tous deux s’engagent sur le Pequod, dont le mystérieux capitaine va les entraîner dans une vengeance personnelle contre le cachalot qui lui a arraché une jambe. Mais Moby Dick se laissera-t-il faire ?

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Avril 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Moby Dick (Casterman)
Les notes (3)
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10/03/2008 | Spooky
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L'avatar du posteur Noirdésir

Je n’ai pas grand-chose à dire après la lecture de cet album. Il se laisse lire, et plutôt rapidement, car il n’y a pas beaucoup de dialogues, et plusieurs cases, voire pages en sont dépourvues. Le dessin de Deprez, sans être forcément ma tasse de thé, est plutôt bon, avec un travail à l’aquarelle intéressant. Même si certaines planches ne sont pas réussies. Par contre, je reste sur ma faim concernant l’histoire elle-même. Intemporelle, monument de la littérature mondiale, elle me paraît avoir été ici réduite à la portion congrue. En effet, les enchaînements sont trop rapides, on n’a pas le temps de s’imprégner de la froideur et de l’immensité des mers australes. Le capitaine Achab, sa personnalité, la relation qu’il entretient avec la baleine, tout me parait n’avoir été qu’esquissé ici. Moby Dick elle-même ne fait qu’une courte apparition, finalement. Les lecteurs de l’œuvre de Melville seront sûrement déçus par cette adaptation, pourtant pas catastrophique. Il y manque le souffle épique de l’œuvre originale.

11/06/2017 (modifier)

Une adaptation réussie, mais sans plus… La brume et la misère ambiante de New Bedford et de Nantucket sont, par exemple, bien rendues. La relation et la différence de culture entre Ishmaël et Quiequeg font souvent sourire. Le personnage d’Achab est terrible et tourmenté au possible. Par contre, le récit m’a semblé trop court et la fin aurait gagné à être davantage développée. L’affrontement final avec le cachalot blanc manque quelque peu de panache. Par ailleurs, le dessin de Deprez est – comme bien souvent – inégal : si certaines cases sont véritablement majestueuses, d’autres semblent trop naïves. Enfin, son format trapu et son papier de qualité font de cet album un bel objet. En conclusion, je ne conseillerais cet album qu’à ceux qui n’ont pas lu le roman de Melville…

19/01/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

J'ai eu la chance de découvrir Moby Dick, l'oeuvre maîtresse d'Herman Melville, à l'université, et de pouvoir en découvrir les nombreux aspects sous l'égide d'un enseignant à la fois habité, passionné et illuminé. Il m'en reste une sorte d'expérience mystique, un peu comme si j'avais consommé du mezcal. C'est pourquoi j'ai abordé cette adaptation avec une certaine méfiance. Méfiance qui s'est avérée au fil des pages. Car cette adaptation montre que Moby Dick est une oeuvre intemporelle, extrêmement riche, et que les autres media sont incapables de retranscrire. Je ne jette pas particulièrement la pierre à Jean Rouaud, qui a essayé de préserver l'essentiel de l'oeuvre malgré les embruns, les quarantièmes rugissants et le Pot-au-noir. Mais la puissance, la complexité, l'ambigüité de la relation entre Achab et le cachalot blanc, les personnalités contrastées des officiers, l'insupportable attente, l'obsession inhumaine du capitaine, tout cela ne figure pas dans cette adaptation. De même, l'apparition de la baleine est à mon sens un peu expédiée, alors que Melville prend le temps de décrire minutieusement le monstre. De plus, je dois dire que l'aquarelle de Denis Deprez ne me convient absolument pas. Certes, il essaie de provoquer le trouble avec un flou ambiant. Mais à mon sens cela manque de noirceur, de grisaille authentique. L'ambiance de Nantucket, dont j'avais ainsi une interprétation très précise, est complètement flinguée. Cela manque singulièrement de souffle, de magnificence, de grandeur, des qualificatifs qui accompagnent immanquablement le passage de Moby Dick. Une adaptation ratée, mais qui pourrait la réussir ?

10/03/2008 (modifier)