A l’image de ses deux héros, je me demande si Jean-Blaise Djian avait plus de douze ans le jour où il a imaginé cette histoire. Parce que, là, on est proche du grand n’importe quoi.
Donc, nous avons deux gamins de douze ans, mais qui en paraissent quinze précise le script, envoyés par les plus hautes autorités sur une planète peuplée uniquement d’enfants (et créée par les autorités elles-mêmes) afin d’enquêter en secret sur l’origine de l’étrange comportement des jeunes adultes qui en reviennent (de la planète, puisqu’une fois leur majorité atteinte, ils sont censés revenir sur terre). Munis d’un gros flingue, ils dégomment rapidement tout ce qui bouge (enfin, ce qui s’oppose à eux), circulent dans des boîtes de strip-tease, dans d’anciennes mines, dans des bars louches, etc.
Je rappelle que les héros ont douze ans et je précise que leurs adversaires ont, en moyenne, 15 ans.
Et ce n’est qu’un début puisque des adultes, des scientifiques sortis d’on ne sait où et même des tyrannosaures apparaitront en cours de récit.
Donc, pour résumer, le synopsis est à chier.
Mais Djian n’est pas dépourvu de talent et parvient à enchainer les séquences musclées, les poursuites effrénées, les fusillades mouvementées avec fluidité. Donc, si on ne recherche pas de logique dans cette histoire, ça se laisse lire.
Et j’ai lu les deux tomes avec d’autant plus de facilité que j’ai bien aimé le style graphique d’Olivier Rouan. Ce dessinateur s’est révélé être un honnête artisan de la bd grand public, et si je regrette ses décors trop vides, je ne serais pas effrayé à l’idée de le retrouver sur une autre série. Maintenant, il faudrait qu’il soigne ses planches bien plus en profondeur pour totalement me convaincre …
Pour la colorisation, là, par contre, la marge de progression est conséquente !
Pas terrible du tout, donc, mais je ne serai pas aussi sévère que les précédents aviseurs. Etant donné que je suis arrivé au terme du deuxième tome, je lui accorde 2/5.
J’ai connu pire … mais pas souvent ! De fait, pas une fois je n’ai souri à la lecture de ce premier et, il faut l’espérer, unique tome des aventures de Pierre Palmade en bande dessinée.
La série nous propose diverses histoires courtes (de une à cinq planches) entrecoupées de gags en une case, eux-mêmes en rapport avec les histoires auxquelles ils sont accolés. Tout ça pour dire qu’il y a tout de même une certaine recherche d’originalité dans cette classique structure de bd d’humour.
Le trait d’André Bibeur Lu est des plus approximatifs. C’est un style, dirons certains … c’est surtout peu engageant, peu expressif et très vide dirais-je, personnellement.
Les histoires sont bien dans l’esprit de l’humoriste mais ne font pas vraiment mouche. Ce genre d’humour « désespéré » pourrait pourtant convenir au format bd mais le manque de dynamisme, d’explosivité dans l’écriture (auquel s’ajoute le manque d’expressivité du dessin) rend ces planches poussives. De plus, ces gags sont rarement vraiment originaux. On est donc loin du meilleur niveau de l’humoriste, scénariste pour la circonstance.
Alors oui, je l’ai lu, lu jusqu’au bout même, sans trop y penser. Mais bon, lorsqu’on se dit que le plus grand mérite d’un album de bd c’est qu’il se lit très vite, il faut admettre la médiocrité de l’ensemble.
Allez, aujourd’hui, c’est jour de bonté : 2/5, parce que je suis arrivé au bout, certes sans aucune passion, mais sans peine non plus.
La Bouille est une bande dessinée-reportage sur la vie et le travail d'un bouilleur de cru. Je dois avouer que j'ai trouvé cela assez bavard car il y a pas mal de textes dans ces planches. C'est construit à la manière d'un journal de bord (à une époque pas si lointaine où les "blogs" étaient moins à la mode que le papier) où l'auteur consigne presque jour par jour entre 1999 et 2000 les faits marquants de son apprentissage de bouilleur.
Au début c'était plutôt intéressant de mieux connaître ce métier. Mon grand-père avait des droits comme beaucoup de paysans pour faire de la goutte. Comme l'explique la conclusion, ces droits qui se transmettaient entre générations ont été arrêté par Mendès France. Mais ça devient plus une sorte de description des indigènes de la campagne charentaise, de leur physique, de leurs mœurs réels ou fantasmés du genre tel jour on a rencontré machin, il est célibataire mais il parait qu'il a une aventure avec la femme de ménage du voisin. Ou encore untel va à la chasse et son chien ne veut plus revenir, du coup il tue son chien. J'ai eu l'impression qu'on y croisait un taux bien trop élevé d'abrutis, ce qui peut laisser à penser que c'est "ça" le monde rural.
Objectivement c'est un bon travail de documentaire qui marque par son originalité, mais cet univers campagnard n'a pas su distiller beaucoup plus d'intérêt chez moi.
Un huis-clos étrange. On a du mal à comprendre où l’auteur veut en venir. Mais si le scénario se révèle très léger, l’ambiance pesante et paranoïaque est par contre extrêmement bien rendue.
Le dessin n’est pas assez net à mon goût, mais les couleurs très sombres collent parfaitement avec l’atmosphère oppressante.
En conclusion, il s’agit d’un album peu commun, à lire par curiosité, si vous n'avez rien d'autre sous la main.
C’était donc ça, le fameux ‘Fléau des dieux’ !?! :?) Aïe aïe aïe ! Je me sens obligé de descendre sa moyenne, pour éviter aux futurs lecteurs de la série d’éprouver la déception qui est la mienne aujourd’hui.
Tous semblent s’entendre sur la qualité du dessin. Eh bien, personnellement, je l’ai trouvé plutôt moyen. Techniquement, la maîtrise de la couleur directe est certes indéniable, mais les couleurs justement sont trop ternes. Et puis, le trait de l’auteur ne me plaît pas (c’est comme ça !).
Mais c’est surtout le scénario qui m’a laissé sur ma faim. Il y a sans doute quelques idées originales (les Léviathans, p.ex.). Au-delà de ça, les deux personnages principaux se révèlent nuls. Par ailleurs, le récit manque cruellement de rythme. Et alors qu’il n’est pourtant déjà pas vraiment intéressant à la base, le scénario tourne franchement au n’importe quoi dans les deux derniers tomes, où les retournements de situation se multiplient et peinent de plus en plus à convaincre. Ah ! Qu’est-ce que j’ai dû me forcer pour venir à bout de cette série !
En choisissant 'Le fléau des dieux', j’entendais commencer à combler mes lacunes en matière de S.F. J’espère sincèrement que les autres titres réputés du genre que je compte aborder (tels La caste des méta-barons et U.W.1) seront d’un tout autre niveau !
Très étrange cette histoire. A vrai dire elle sort tout droit de l’imagination débridée de Philippe Druillet, qui s’est adjoint pour l’occasion les services graphiques de Mr Picotto, un auteur à la trajectoire météoritique…
Un auteur qui a un trait assez intéressant, hésitant constamment entre réalisme à la Picasso et fantaisie caricaturale, capable de faire des pleines pages aux constructions géométriques qui rappellent un peu Druillet et des mises en pages éclatées. Hélas, un traitement des couleurs catastrophique écrase complètement son trait, et on a l’impression de lire par moments des planches à la limite du lisible, qui grouillent de personnages et de détails, tout cela dans une couleur vomi.
L’histoire n’a pas vraiment de queue ni de tête, même si le sexe est présent (le roi éphémère est invité à jouir de tous les plaisirs durant son sursis), et le personnage de Firaz manque complètement d’épaisseur.
A réserver aux curieux.
Une affaire de meurtre semble-t-il maquillé en mort par infarctus, une jeune et jolie fille avec de la cocaïne sous les ongles, il n’en faut pas plus pour lancer une enquête qui se déroule sur un rythme de sénateur, avec des poursuites en Lada et des ambiances très fraîches… Un polar truffé de clichés, et une histoire sans aucun ressort dramatique. On se désintéresse assez vite du récit. Le dessin quant à lui est racé, élégant, un peu dans le style de Moebius, mais hélas, trop glacé, trop lisse. Le héros n’est pas antipathique, mais ne dégage aucune chaleur. On a un peu l’impression de voir Schwarzenegger dans le film Double détente : un monolithe sans aucune aspérité.
Une enquête policière très classique, vite oubliée, menée sur un rythme pépère, avec un joli graphisme.
Bof... L'univers futuriste crée par Yann n'est pas dénué d'intérêt, mais la mayonnaise ne prend pas avec moi. Les personnages ne sont pas intéressants et l'action prend trop de place dans le scénario. J'ai trouvé que l'humour était lourd et rendait l'histoire moins crédible. Comment peut-on prendre cet univers au sérieux après avoir vu Marge Simpson sur l'ordinateur et le combat dans l'espèce de Disneyland ?
Dommage tout de même que la série ait été abandonnée. La suite aurait peut-être été un peu plus intéressante.
Je confirme ce qui ressort de la plupart des avis précédents :
1) Les planches ne contenant généralement qu’une seule case, parfois dépourvues du moindre commentaire, cette série est vraiment à la limite de la bd et tient peut-être davantage du recueil d’illustrations ;
2) Vu le peu de pages à feuilleter, le temps de lecture de chaque à album se résume à pas grand-chose ;
3) Si l’humour noir de l’auteur fait généralement sourire, ses gags sont quand même loin d’être inoubliables.
En un mot : anecdotique.
Assez pénible à lire, cette légende. En cause, un dessin peu engageant et très imprécis mais surtout une narration très décousue qui a eu, à plus d’une reprise, tendance à m’embrouiller entre les différents personnages.
Déjà en temps normal, ce genre de biographie n’est pas de nature à m’enthousiasmer (tout simplement parce que je trouve réducteur de résumer le parcours d’une vie en un nombre restreint de planches), mais ici, c’est vraiment trop maladroit pour me convaincre.
De plus, et alors que je suis loin d’être un spécialiste du rasta man, je n’ai pas le sentiment d’avoir appris grand-chose lors de cette lecture. Des précisions nous sont données sur des éléments peu intéressants (n’importe quel amateur de musique sait ce qu’est un soundcheck) tandis que des passages qui auraient bien mérité un plus grand approfondissement sont rapidement survolés.
Je ne doute pas de la bonne volonté ni de la sincérité de Roland Monpierre. Malheureusement, dans mon cas, son œuvre aura plutôt desservi sa cause car je sors de ce diptyque sans ressentir une quelconque fascination pour l’artiste Bob Marley.
Entre le « bof » et le « vraiment pas aimé ». Quelques passages potables me font opter pour le premier choix.
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Milane & Arlov
A l’image de ses deux héros, je me demande si Jean-Blaise Djian avait plus de douze ans le jour où il a imaginé cette histoire. Parce que, là, on est proche du grand n’importe quoi. Donc, nous avons deux gamins de douze ans, mais qui en paraissent quinze précise le script, envoyés par les plus hautes autorités sur une planète peuplée uniquement d’enfants (et créée par les autorités elles-mêmes) afin d’enquêter en secret sur l’origine de l’étrange comportement des jeunes adultes qui en reviennent (de la planète, puisqu’une fois leur majorité atteinte, ils sont censés revenir sur terre). Munis d’un gros flingue, ils dégomment rapidement tout ce qui bouge (enfin, ce qui s’oppose à eux), circulent dans des boîtes de strip-tease, dans d’anciennes mines, dans des bars louches, etc. Je rappelle que les héros ont douze ans et je précise que leurs adversaires ont, en moyenne, 15 ans. Et ce n’est qu’un début puisque des adultes, des scientifiques sortis d’on ne sait où et même des tyrannosaures apparaitront en cours de récit. Donc, pour résumer, le synopsis est à chier. Mais Djian n’est pas dépourvu de talent et parvient à enchainer les séquences musclées, les poursuites effrénées, les fusillades mouvementées avec fluidité. Donc, si on ne recherche pas de logique dans cette histoire, ça se laisse lire. Et j’ai lu les deux tomes avec d’autant plus de facilité que j’ai bien aimé le style graphique d’Olivier Rouan. Ce dessinateur s’est révélé être un honnête artisan de la bd grand public, et si je regrette ses décors trop vides, je ne serais pas effrayé à l’idée de le retrouver sur une autre série. Maintenant, il faudrait qu’il soigne ses planches bien plus en profondeur pour totalement me convaincre … Pour la colorisation, là, par contre, la marge de progression est conséquente ! Pas terrible du tout, donc, mais je ne serai pas aussi sévère que les précédents aviseurs. Etant donné que je suis arrivé au terme du deuxième tome, je lui accorde 2/5.
Pierre Palmade
J’ai connu pire … mais pas souvent ! De fait, pas une fois je n’ai souri à la lecture de ce premier et, il faut l’espérer, unique tome des aventures de Pierre Palmade en bande dessinée. La série nous propose diverses histoires courtes (de une à cinq planches) entrecoupées de gags en une case, eux-mêmes en rapport avec les histoires auxquelles ils sont accolés. Tout ça pour dire qu’il y a tout de même une certaine recherche d’originalité dans cette classique structure de bd d’humour. Le trait d’André Bibeur Lu est des plus approximatifs. C’est un style, dirons certains … c’est surtout peu engageant, peu expressif et très vide dirais-je, personnellement. Les histoires sont bien dans l’esprit de l’humoriste mais ne font pas vraiment mouche. Ce genre d’humour « désespéré » pourrait pourtant convenir au format bd mais le manque de dynamisme, d’explosivité dans l’écriture (auquel s’ajoute le manque d’expressivité du dessin) rend ces planches poussives. De plus, ces gags sont rarement vraiment originaux. On est donc loin du meilleur niveau de l’humoriste, scénariste pour la circonstance. Alors oui, je l’ai lu, lu jusqu’au bout même, sans trop y penser. Mais bon, lorsqu’on se dit que le plus grand mérite d’un album de bd c’est qu’il se lit très vite, il faut admettre la médiocrité de l’ensemble. Allez, aujourd’hui, c’est jour de bonté : 2/5, parce que je suis arrivé au bout, certes sans aucune passion, mais sans peine non plus.
La Bouille
La Bouille est une bande dessinée-reportage sur la vie et le travail d'un bouilleur de cru. Je dois avouer que j'ai trouvé cela assez bavard car il y a pas mal de textes dans ces planches. C'est construit à la manière d'un journal de bord (à une époque pas si lointaine où les "blogs" étaient moins à la mode que le papier) où l'auteur consigne presque jour par jour entre 1999 et 2000 les faits marquants de son apprentissage de bouilleur. Au début c'était plutôt intéressant de mieux connaître ce métier. Mon grand-père avait des droits comme beaucoup de paysans pour faire de la goutte. Comme l'explique la conclusion, ces droits qui se transmettaient entre générations ont été arrêté par Mendès France. Mais ça devient plus une sorte de description des indigènes de la campagne charentaise, de leur physique, de leurs mœurs réels ou fantasmés du genre tel jour on a rencontré machin, il est célibataire mais il parait qu'il a une aventure avec la femme de ménage du voisin. Ou encore untel va à la chasse et son chien ne veut plus revenir, du coup il tue son chien. J'ai eu l'impression qu'on y croisait un taux bien trop élevé d'abrutis, ce qui peut laisser à penser que c'est "ça" le monde rural. Objectivement c'est un bon travail de documentaire qui marque par son originalité, mais cet univers campagnard n'a pas su distiller beaucoup plus d'intérêt chez moi.
Le Suédois
Un huis-clos étrange. On a du mal à comprendre où l’auteur veut en venir. Mais si le scénario se révèle très léger, l’ambiance pesante et paranoïaque est par contre extrêmement bien rendue. Le dessin n’est pas assez net à mon goût, mais les couleurs très sombres collent parfaitement avec l’atmosphère oppressante. En conclusion, il s’agit d’un album peu commun, à lire par curiosité, si vous n'avez rien d'autre sous la main.
Le Fléau des Dieux
C’était donc ça, le fameux ‘Fléau des dieux’ !?! :?) Aïe aïe aïe ! Je me sens obligé de descendre sa moyenne, pour éviter aux futurs lecteurs de la série d’éprouver la déception qui est la mienne aujourd’hui. Tous semblent s’entendre sur la qualité du dessin. Eh bien, personnellement, je l’ai trouvé plutôt moyen. Techniquement, la maîtrise de la couleur directe est certes indéniable, mais les couleurs justement sont trop ternes. Et puis, le trait de l’auteur ne me plaît pas (c’est comme ça !). Mais c’est surtout le scénario qui m’a laissé sur ma faim. Il y a sans doute quelques idées originales (les Léviathans, p.ex.). Au-delà de ça, les deux personnages principaux se révèlent nuls. Par ailleurs, le récit manque cruellement de rythme. Et alors qu’il n’est pourtant déjà pas vraiment intéressant à la base, le scénario tourne franchement au n’importe quoi dans les deux derniers tomes, où les retournements de situation se multiplient et peinent de plus en plus à convaincre. Ah ! Qu’est-ce que j’ai dû me forcer pour venir à bout de cette série ! En choisissant 'Le fléau des dieux', j’entendais commencer à combler mes lacunes en matière de S.F. J’espère sincèrement que les autres titres réputés du genre que je compte aborder (tels La caste des méta-barons et U.W.1) seront d’un tout autre niveau !
Firaz et la ville fleur
Très étrange cette histoire. A vrai dire elle sort tout droit de l’imagination débridée de Philippe Druillet, qui s’est adjoint pour l’occasion les services graphiques de Mr Picotto, un auteur à la trajectoire météoritique… Un auteur qui a un trait assez intéressant, hésitant constamment entre réalisme à la Picasso et fantaisie caricaturale, capable de faire des pleines pages aux constructions géométriques qui rappellent un peu Druillet et des mises en pages éclatées. Hélas, un traitement des couleurs catastrophique écrase complètement son trait, et on a l’impression de lire par moments des planches à la limite du lisible, qui grouillent de personnages et de détails, tout cela dans une couleur vomi. L’histoire n’a pas vraiment de queue ni de tête, même si le sexe est présent (le roi éphémère est invité à jouir de tous les plaisirs durant son sursis), et le personnage de Firaz manque complètement d’épaisseur. A réserver aux curieux.
Ombres sur la Place rouge
Une affaire de meurtre semble-t-il maquillé en mort par infarctus, une jeune et jolie fille avec de la cocaïne sous les ongles, il n’en faut pas plus pour lancer une enquête qui se déroule sur un rythme de sénateur, avec des poursuites en Lada et des ambiances très fraîches… Un polar truffé de clichés, et une histoire sans aucun ressort dramatique. On se désintéresse assez vite du récit. Le dessin quant à lui est racé, élégant, un peu dans le style de Moebius, mais hélas, trop glacé, trop lisse. Le héros n’est pas antipathique, mais ne dégage aucune chaleur. On a un peu l’impression de voir Schwarzenegger dans le film Double détente : un monolithe sans aucune aspérité. Une enquête policière très classique, vite oubliée, menée sur un rythme pépère, avec un joli graphisme.
Yoni
Bof... L'univers futuriste crée par Yann n'est pas dénué d'intérêt, mais la mayonnaise ne prend pas avec moi. Les personnages ne sont pas intéressants et l'action prend trop de place dans le scénario. J'ai trouvé que l'humour était lourd et rendait l'histoire moins crédible. Comment peut-on prendre cet univers au sérieux après avoir vu Marge Simpson sur l'ordinateur et le combat dans l'espèce de Disneyland ? Dommage tout de même que la série ait été abandonnée. La suite aurait peut-être été un peu plus intéressante.
Serre
Je confirme ce qui ressort de la plupart des avis précédents : 1) Les planches ne contenant généralement qu’une seule case, parfois dépourvues du moindre commentaire, cette série est vraiment à la limite de la bd et tient peut-être davantage du recueil d’illustrations ; 2) Vu le peu de pages à feuilleter, le temps de lecture de chaque à album se résume à pas grand-chose ; 3) Si l’humour noir de l’auteur fait généralement sourire, ses gags sont quand même loin d’être inoubliables. En un mot : anecdotique.
Bob Marley
Assez pénible à lire, cette légende. En cause, un dessin peu engageant et très imprécis mais surtout une narration très décousue qui a eu, à plus d’une reprise, tendance à m’embrouiller entre les différents personnages. Déjà en temps normal, ce genre de biographie n’est pas de nature à m’enthousiasmer (tout simplement parce que je trouve réducteur de résumer le parcours d’une vie en un nombre restreint de planches), mais ici, c’est vraiment trop maladroit pour me convaincre. De plus, et alors que je suis loin d’être un spécialiste du rasta man, je n’ai pas le sentiment d’avoir appris grand-chose lors de cette lecture. Des précisions nous sont données sur des éléments peu intéressants (n’importe quel amateur de musique sait ce qu’est un soundcheck) tandis que des passages qui auraient bien mérité un plus grand approfondissement sont rapidement survolés. Je ne doute pas de la bonne volonté ni de la sincérité de Roland Monpierre. Malheureusement, dans mon cas, son œuvre aura plutôt desservi sa cause car je sors de ce diptyque sans ressentir une quelconque fascination pour l’artiste Bob Marley. Entre le « bof » et le « vraiment pas aimé ». Quelques passages potables me font opter pour le premier choix.