Oh que c'est beauf ! Franchement, je suis complètement passé à côté de l'intérêt de cette BD qui n'a franchement rien pour elle, et dont j'ai fini par survoler les tomes. Qu'est-ce que c'était chiant, mon dieu !
Déjà, c'est cliché à un point que je ne pensais pas. Dans l'histoire, les dialogues, les situations, même le dessin et les cadrages ! Et vas-y que je te mets l'héroïne à poil tout le temps, vas-y que je te lui mets un truc moulant et des décolletés plongeants tout le temps, vas-y qu'on la trimballe en pleine cambrousse en talons hauts… C'est du vu, vu et revu, aussi mauvais qu'un film Tomb Raider ou l'horrible Charlie et ses drôles de dames. Sans parler des dialogues aux fraises, des personnages qui sont fades au possible, une intrigue qui m'a paru poussive dès le début… C'est tellement cliché que j'en attendais presque une chute humoristique. A mon avis, sans les couvertures racoleuses et l'héroïne qui se trémousse sans vêtements au fil des cases, la série n'aurait pratiquement pas eu de lecteurs. Je ne parle même pas des relations qui sont établies en deux pages, des dialogues qui se veulent réfléchis mais semblent sortis d'une vieille série. Non, franchement, rien ne va ici. C'est racoleur et sans intérêt.
Si j'ai envie d'enquête ésotérique et de femmes racoleuses, je préfère aller me lire du Mara, au moins le sexe est assumé et les corps moins sujets à cette espèce de tendance à prendre des poses pour le plaisir des yeux. Non, vraiment, cette série est nulle. J'en suis même étonné, parce que je n'ai eu aucun plaisir à la lire, et que je vais probablement l'oublier très vite. A fuir !
Scott Leblanc fait partie de la grande vogue des BD "rétro" imitant le style d'un auteur ancien (ce pauvre Tillieux en est la plus grande victime), et situant l'histoire dans les années 50-60, avec des scénarios reprenant certains poncifs de l'époque.
Bref faire du vieux avec du vieux.
Scott Leblanc lorgne clairement vers Bob De Moor graphiquement parlant.
Au niveau des personnages, on a d'un côté le personnage donnant le titre à la série: un journaliste animalier qui couvre les aventures des animaux de compagnie des célébrités. Il fait un duo involontaire avec un savant, Mr Moleskine, dont les nom est inspiré d'un tissu très à la mode dans ces mêmes années 50-60.
Scott Leblanc (le personnage, mais cela vaut aussi pour la BD :p) est, il faut le dire, aussi idiot qu'inintéressant. Son "travail" donne le ton aux intrigues : peu crédible(s) et abracadabrantesque(s) (qui peut imaginer une seule seconde qu'il y ait assez de lecteurs pour lire le quotidien du petit chien de telle ou telle célébrité, ou même un journal assez fortuné pour envoyer un "reporter" aux 4 coins du mondes pour ce genre d'idioties).
On ajoute à cela des gags au ras des pâquerettes (ce n'est pas vulgaire ou autre, c'est juste pas drôle. Même les chroniques cathos de l'hebdo Cœurs vaillants prêtaient plus à sourire que ce qu'on nous inflige), souvent basés sur les tentatives de Moleskine d'échapper à Leblanc, ou bien son attitude de parfait crétin devant la révélation de la conspiration.
Bref fuyez!
Cet album doit être le dernier de cette série-concept qu'il me restait à lire, j'aurais mieux fait de m'abstenir. Malgré un décor d'île mystérieuse ayant un potentiel, j'ai très vite décroché de cette lecture, j'ai continué pour voir jusqu'où ça pouvait pousser, mais je me suis ennuyé comme un rat mort. Il y a bien un vague ressort fantastique, mais il ne se passe rien, il y a beaucoup de bavardages inintéressants, les personnages sont insignifiants, le scénario est écrit avec les pieds, et le dessin, ah lala, c'est le pompon, c'est vraiment pas dans mes goûts, je n'aime pas ce trait qui hésite entre un style manga, surtout dans les visages à gros yeux, et un style moderniste qu'on voit dans les Bd pour ados chez Soleil, c'est anguleux et légèrement géométrique, bref j'aime pas.
En gros, je n'ai trouvé aucune originalité et aucun intérêt à cette Bd, c'est dommage parce que ce concept de décor insulaire aurait mérité d'être mieux abordé et aurait pu inspirer davantage la scénariste. Je crois qu'au sein de la série-concept Sept, c'est avec Sept Cannibales l'un des pires albums que j'ai lus.
Je vais faire rapide et court.
Quand le dessin est moche, on peut se rabattre sur le scénario.
Quand le scénario est nul, on peut admirer le dessin.
Mais quand le scénario est inexistant et le dessin lapidaire, on ferme la BD.
En faisant du ménage, je suis retombé sur cette série que j'avais consciencieusement rangé, et pratiquement oublié.
L'auteur ne m'est pas inconnu, notamment pour ses travaux sur Sandman ou les illustrations qu'il a déjà réalisé, ainsi que son travail au cinéma (sur l'adaptation de The Fountain). J'avais essayé l'un de ses BD sans y parvenir, mais j'ai insisté un peu et tenté cette série.
Eh bien ... Je ne suis vraiment pas convaincu. Je n'ai pas compris grand chose à cette histoire d'amour et de vampire. Le côté métaphorique m'est passé par dessus la tête, sans que je ne comprenne réellement le propos. C'est assez flou et j'ai eu l'impression tout du long qu'une clé de compréhension me manquait, qu'elle viendrait au cours du récit. Mais non, la fin ne m'a pas plus éclairé que ça et m'a laissé sur ma faim.
Niveau dessin, c'est vraiment pas ma tasse de thé. Trop perché pour moi, entre cases qui me font hésiter sur ce que je vois et des couleurs qui rajoutent à la difficulté de lecture. J'ai eu du mal à suivre, parfois, avec une désagréable impression que l'auteur réutilise plusieurs fois le même dessin dans les planches, ce qui n'aide pas. Et surtout, je trouve l'ensemble plutôt laid ce qui n'aide franchement pas à s'immerger dans le récit.
Bref, je pense que c'est un auteur qui ne m'intéresse pas du tout. J'ai essayé, c'est un non.
La bibliothèque l'intégrait dans un lot indissociables de 2 autres BD de Rubio, Persecution et Police Antarctic. Mais les 3 n'ont rien à voir entre eux.
Pourtant en commençant la lecture, je pensais avoir loupé un épisode à l'évocation de tant de noms, événements etc. Non, en fait, c'est normal, le scénario est bordélique, on n'y comprend rien, contrairement au dessin élégant, bien colorisé avec des visages et costumes reconnaissables.
Dommage qu'un dessinateur soit au service d'un scénariste médiocre qui fait en sorte que nombre de lecteurs abandonnent avant la fin...
Par contre, cela peut faire une très bonne base pour une soirée jeu de rôles de type Murder party : il y a un cadre isolé (un pénitencier au milieu d'une étendue blanche), des personnages bien stéréotypés (le fourbe, l'intello, le mercenaire, le héros etc.) avec des petits mystères (l'addiction aux drogues, relation familiale, background succinct etc.). Si le scénariste pensait également à cela, la note passerait à 2,5.
Quand on veut aborder des thèmes aussi pointus que le régionalisme et le terrorisme sur un mode sarcastique, il faut avoir le niveau. C'est loin d'être le cas ici à mon avis.
Le scénario est tellement confus que l'on ne sait pas de qui les auteurs essayent de se moquer. Je trouve même que par moment cela frôle l'apologie du terrorisme tellement "l'humour" des auteurs sur des scènes de violences est inapproprié.
Je trouve le graphisme sans attrait avec ces traits très épais et inexpressifs. Les couleurs seraient plus à leur place pour une illustration d'école primaire.
A éviter
Bacilieri ou Baciliero ? décidément avec cet auteur, je ne sais pas ; dans Le Bavard, c'était Baciliero, ici c'est Bacilieri... allez savoir !
Toujours est-il qu'il est impossible de résumer ce récit, je n'y ai rien compris, de plus il m'a grandement rebuté. C'est souvent ça quand j'essaie de sortir de ma zone de confort pour découvrir d'autres trucs, je me retrouve avec une Bd merdique à laquelle je ne comprend rien...
Il s'agit d'une succession d'images d'apparence incohérentes, elles sont plus ou moins crades et fourmillent d'individus complètement tarés et d'obsédés du sexe, des gens dépravés par la fornication et l'alcool. Cette dépravation semble éclabousser la Sérénissime d'après le peu que j'ai pu décrypter, car en fait, ça doit être bourré de symboles, mais alors accrochez-vous parce que c'est vraiment dégueulasse. On peut y voir le côté propre, beau et romantique de la Cité des Doges (c'est l'image qui lui est généralement associée), corrompu et souillé par les scories humaines et la saleté organique, c'est un récit qui pue en se vautrant dans une fange baroque, existentielle et misérable. Il y a un évident côté fellinien, répugnant et glauque, avec un étalage de corps sans pudeur, déformés ou horribles, bref les images de Bacilieri accentuent cette crudité malsaine, à côté, Adamov dans Les Eaux de Mortelune, c'est un conte de fée.
Voila donc ce que j'ai pu décrypter dans cette horreur absurde qui est un sérieux questionnement sur notre rapport à l'esthétique et notre conception de la beauté, l'obscénité est dérangeante, tout est enrobé d'une folie assénée avec force ; ceux qui voudront s'y aventurer devront prévoir un sac à vômi...
300 pages d'ennui, de blabla qui n'intéresse que l'intéressée...
Alors à quoi peut servir ce roman graphique? Eh bien à pouvoir accorder pour la première fois 1/5 sans mauvaise conscience en voyant les autres avis :)
Finalement ça a pu me servir de thérapie de lutte contre ma procastrination de mauvaise note! Allez j'accorde 1.5 pour cela!
J'avais lu cette série qu'on m'avait prêtée, il y a quelques dizaines d'années. Je n'en avais pas un grand souvenir. Je suis tombé sur l'intégrale pour 10 euros. Les critiques du site étant dans la moyenne, avec quelques bonnes notes, j'ai donc décidé de relire.
Tout d'abord bonne impression sur les 2 premiers tomes, scénario plutôt clair et compréhensible, dessin plus ou moins lisible mais peu de personnages donc on s'y retrouve.
A partir du 3 ça se complexifie, scénario ésotérique compliqué et mal structuré, presque incompréhensible obligeant de reprendre continuellement les pages précédentes. Lisibilité des nombreux personnages compliquée par un dessin parfois fouillis.
Hyper pénible fin tome 4 début 5, je ne sais pas si je vais réussir à finir, en vrai je suis largué, je sais plus vraiment où en est la trame.
Reste l'ambiance et le dessin que je trouve plutôt sympa.
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Sophia
Oh que c'est beauf ! Franchement, je suis complètement passé à côté de l'intérêt de cette BD qui n'a franchement rien pour elle, et dont j'ai fini par survoler les tomes. Qu'est-ce que c'était chiant, mon dieu ! Déjà, c'est cliché à un point que je ne pensais pas. Dans l'histoire, les dialogues, les situations, même le dessin et les cadrages ! Et vas-y que je te mets l'héroïne à poil tout le temps, vas-y que je te lui mets un truc moulant et des décolletés plongeants tout le temps, vas-y qu'on la trimballe en pleine cambrousse en talons hauts… C'est du vu, vu et revu, aussi mauvais qu'un film Tomb Raider ou l'horrible Charlie et ses drôles de dames. Sans parler des dialogues aux fraises, des personnages qui sont fades au possible, une intrigue qui m'a paru poussive dès le début… C'est tellement cliché que j'en attendais presque une chute humoristique. A mon avis, sans les couvertures racoleuses et l'héroïne qui se trémousse sans vêtements au fil des cases, la série n'aurait pratiquement pas eu de lecteurs. Je ne parle même pas des relations qui sont établies en deux pages, des dialogues qui se veulent réfléchis mais semblent sortis d'une vieille série. Non, franchement, rien ne va ici. C'est racoleur et sans intérêt. Si j'ai envie d'enquête ésotérique et de femmes racoleuses, je préfère aller me lire du Mara, au moins le sexe est assumé et les corps moins sujets à cette espèce de tendance à prendre des poses pour le plaisir des yeux. Non, vraiment, cette série est nulle. J'en suis même étonné, parce que je n'ai eu aucun plaisir à la lire, et que je vais probablement l'oublier très vite. A fuir !
Les Aventures de Scott Leblanc
Scott Leblanc fait partie de la grande vogue des BD "rétro" imitant le style d'un auteur ancien (ce pauvre Tillieux en est la plus grande victime), et situant l'histoire dans les années 50-60, avec des scénarios reprenant certains poncifs de l'époque. Bref faire du vieux avec du vieux. Scott Leblanc lorgne clairement vers Bob De Moor graphiquement parlant. Au niveau des personnages, on a d'un côté le personnage donnant le titre à la série: un journaliste animalier qui couvre les aventures des animaux de compagnie des célébrités. Il fait un duo involontaire avec un savant, Mr Moleskine, dont les nom est inspiré d'un tissu très à la mode dans ces mêmes années 50-60. Scott Leblanc (le personnage, mais cela vaut aussi pour la BD :p) est, il faut le dire, aussi idiot qu'inintéressant. Son "travail" donne le ton aux intrigues : peu crédible(s) et abracadabrantesque(s) (qui peut imaginer une seule seconde qu'il y ait assez de lecteurs pour lire le quotidien du petit chien de telle ou telle célébrité, ou même un journal assez fortuné pour envoyer un "reporter" aux 4 coins du mondes pour ce genre d'idioties). On ajoute à cela des gags au ras des pâquerettes (ce n'est pas vulgaire ou autre, c'est juste pas drôle. Même les chroniques cathos de l'hebdo Cœurs vaillants prêtaient plus à sourire que ce qu'on nous inflige), souvent basés sur les tentatives de Moleskine d'échapper à Leblanc, ou bien son attitude de parfait crétin devant la révélation de la conspiration. Bref fuyez!
Sept naufragés
Cet album doit être le dernier de cette série-concept qu'il me restait à lire, j'aurais mieux fait de m'abstenir. Malgré un décor d'île mystérieuse ayant un potentiel, j'ai très vite décroché de cette lecture, j'ai continué pour voir jusqu'où ça pouvait pousser, mais je me suis ennuyé comme un rat mort. Il y a bien un vague ressort fantastique, mais il ne se passe rien, il y a beaucoup de bavardages inintéressants, les personnages sont insignifiants, le scénario est écrit avec les pieds, et le dessin, ah lala, c'est le pompon, c'est vraiment pas dans mes goûts, je n'aime pas ce trait qui hésite entre un style manga, surtout dans les visages à gros yeux, et un style moderniste qu'on voit dans les Bd pour ados chez Soleil, c'est anguleux et légèrement géométrique, bref j'aime pas. En gros, je n'ai trouvé aucune originalité et aucun intérêt à cette Bd, c'est dommage parce que ce concept de décor insulaire aurait mérité d'être mieux abordé et aurait pu inspirer davantage la scénariste. Je crois qu'au sein de la série-concept Sept, c'est avec Sept Cannibales l'un des pires albums que j'ai lus.
Tu n'as rien à craindre de moi
Je vais faire rapide et court. Quand le dessin est moche, on peut se rabattre sur le scénario. Quand le scénario est nul, on peut admirer le dessin. Mais quand le scénario est inexistant et le dessin lapidaire, on ferme la BD.
Blood
En faisant du ménage, je suis retombé sur cette série que j'avais consciencieusement rangé, et pratiquement oublié. L'auteur ne m'est pas inconnu, notamment pour ses travaux sur Sandman ou les illustrations qu'il a déjà réalisé, ainsi que son travail au cinéma (sur l'adaptation de The Fountain). J'avais essayé l'un de ses BD sans y parvenir, mais j'ai insisté un peu et tenté cette série. Eh bien ... Je ne suis vraiment pas convaincu. Je n'ai pas compris grand chose à cette histoire d'amour et de vampire. Le côté métaphorique m'est passé par dessus la tête, sans que je ne comprenne réellement le propos. C'est assez flou et j'ai eu l'impression tout du long qu'une clé de compréhension me manquait, qu'elle viendrait au cours du récit. Mais non, la fin ne m'a pas plus éclairé que ça et m'a laissé sur ma faim. Niveau dessin, c'est vraiment pas ma tasse de thé. Trop perché pour moi, entre cases qui me font hésiter sur ce que je vois et des couleurs qui rajoutent à la difficulté de lecture. J'ai eu du mal à suivre, parfois, avec une désagréable impression que l'auteur réutilise plusieurs fois le même dessin dans les planches, ce qui n'aide pas. Et surtout, je trouve l'ensemble plutôt laid ce qui n'aide franchement pas à s'immerger dans le récit. Bref, je pense que c'est un auteur qui ne m'intéresse pas du tout. J'ai essayé, c'est un non.
L'Enfer Blanc
La bibliothèque l'intégrait dans un lot indissociables de 2 autres BD de Rubio, Persecution et Police Antarctic. Mais les 3 n'ont rien à voir entre eux. Pourtant en commençant la lecture, je pensais avoir loupé un épisode à l'évocation de tant de noms, événements etc. Non, en fait, c'est normal, le scénario est bordélique, on n'y comprend rien, contrairement au dessin élégant, bien colorisé avec des visages et costumes reconnaissables. Dommage qu'un dessinateur soit au service d'un scénariste médiocre qui fait en sorte que nombre de lecteurs abandonnent avant la fin... Par contre, cela peut faire une très bonne base pour une soirée jeu de rôles de type Murder party : il y a un cadre isolé (un pénitencier au milieu d'une étendue blanche), des personnages bien stéréotypés (le fourbe, l'intello, le mercenaire, le héros etc.) avec des petits mystères (l'addiction aux drogues, relation familiale, background succinct etc.). Si le scénariste pensait également à cela, la note passerait à 2,5.
Contrebande (La Région)
Quand on veut aborder des thèmes aussi pointus que le régionalisme et le terrorisme sur un mode sarcastique, il faut avoir le niveau. C'est loin d'être le cas ici à mon avis. Le scénario est tellement confus que l'on ne sait pas de qui les auteurs essayent de se moquer. Je trouve même que par moment cela frôle l'apologie du terrorisme tellement "l'humour" des auteurs sur des scènes de violences est inapproprié. Je trouve le graphisme sans attrait avec ces traits très épais et inexpressifs. Les couleurs seraient plus à leur place pour une illustration d'école primaire. A éviter
Jours tranquilles à Venise
Bacilieri ou Baciliero ? décidément avec cet auteur, je ne sais pas ; dans Le Bavard, c'était Baciliero, ici c'est Bacilieri... allez savoir ! Toujours est-il qu'il est impossible de résumer ce récit, je n'y ai rien compris, de plus il m'a grandement rebuté. C'est souvent ça quand j'essaie de sortir de ma zone de confort pour découvrir d'autres trucs, je me retrouve avec une Bd merdique à laquelle je ne comprend rien... Il s'agit d'une succession d'images d'apparence incohérentes, elles sont plus ou moins crades et fourmillent d'individus complètement tarés et d'obsédés du sexe, des gens dépravés par la fornication et l'alcool. Cette dépravation semble éclabousser la Sérénissime d'après le peu que j'ai pu décrypter, car en fait, ça doit être bourré de symboles, mais alors accrochez-vous parce que c'est vraiment dégueulasse. On peut y voir le côté propre, beau et romantique de la Cité des Doges (c'est l'image qui lui est généralement associée), corrompu et souillé par les scories humaines et la saleté organique, c'est un récit qui pue en se vautrant dans une fange baroque, existentielle et misérable. Il y a un évident côté fellinien, répugnant et glauque, avec un étalage de corps sans pudeur, déformés ou horribles, bref les images de Bacilieri accentuent cette crudité malsaine, à côté, Adamov dans Les Eaux de Mortelune, c'est un conte de fée. Voila donc ce que j'ai pu décrypter dans cette horreur absurde qui est un sérieux questionnement sur notre rapport à l'esthétique et notre conception de la beauté, l'obscénité est dérangeante, tout est enrobé d'une folie assénée avec force ; ceux qui voudront s'y aventurer devront prévoir un sac à vômi...
C'est toi ma maman ?
300 pages d'ennui, de blabla qui n'intéresse que l'intéressée... Alors à quoi peut servir ce roman graphique? Eh bien à pouvoir accorder pour la première fois 1/5 sans mauvaise conscience en voyant les autres avis :) Finalement ça a pu me servir de thérapie de lutte contre ma procastrination de mauvaise note! Allez j'accorde 1.5 pour cela!
L'Ile des morts
J'avais lu cette série qu'on m'avait prêtée, il y a quelques dizaines d'années. Je n'en avais pas un grand souvenir. Je suis tombé sur l'intégrale pour 10 euros. Les critiques du site étant dans la moyenne, avec quelques bonnes notes, j'ai donc décidé de relire. Tout d'abord bonne impression sur les 2 premiers tomes, scénario plutôt clair et compréhensible, dessin plus ou moins lisible mais peu de personnages donc on s'y retrouve. A partir du 3 ça se complexifie, scénario ésotérique compliqué et mal structuré, presque incompréhensible obligeant de reprendre continuellement les pages précédentes. Lisibilité des nombreux personnages compliquée par un dessin parfois fouillis. Hyper pénible fin tome 4 début 5, je ne sais pas si je vais réussir à finir, en vrai je suis largué, je sais plus vraiment où en est la trame. Reste l'ambiance et le dessin que je trouve plutôt sympa.