Heureusement qu'il n'y avait que 24 pages. Quel informe galimatias sans queue ni tête.
'Introduction à un psyché-drama hypnotique, aux confins des pleurs et des rires.' qu'il dit l'éditeur. Sans blague. Lisez déjà les 4 pages de la galerie, le reste est du même acabit. L'histoire n'a aucun sens, ne se résume pas et une semaine après on n'en retient plus rien.
Dommage car le dessin restait correct. Selon moi un Patte de Mouche à fuir...
‘tain ! Qu’est-ce que c’est niais !
Ce récit nous propose de suivre l’histoire d’amour qui va naître entre Ryû, un beau mâle ténébreux et Akari, une joviale jeune fille amoureuse de la vie, des gens, des fleurs et de tout ce qu’elle croise. Lui reste distant et froid, elle se passionne pour tout et n’importe quoi et toute l’intrigue consiste à voir comment elle va le faire changer et comment elle va changer à son contact.
Le récit devient une succession de scènes sans grand intérêt, remplies de clichés –à l’image de la grande majeure partie des shojos- mais avec la particularité que ces clichés sont le moteur même du récit ! Oui, parce que d’ordinaire déjà dans les shojo, le mec est beau et ténébreux et la fille vive, un peu maladroite et enjouée. Mais à côté de ça, il y a une histoire qui sert de prétexte à leur rencontre. Ici, le prétexte C’EST que la fille est enjouée et le mec ténébreux ! Point barre !! Bon, ce serait fait avec une grosse louche de second degré, pourquoi pas ? Mais ici, tout est très premier degré et sans vraiment d’humour. A un tel point que même si ce n’était pas l’objectif recherché, je ne pense pas qu’une lectrice de plus de 12 ans pourra se passionner sans honte pour cette romance niaise, plate et convenue (raison pour laquelle j’ai classé la série en « jeunesse » même si elle peut être vue comme « tout public »). Les dialogues et pensées d’Akari s’étirent à l’ennui pour combler le vide du scénario, nous gratifiant des pensées profondes d’une gamine de 8 ans.
Clairement, je n’ai pas été touché.
Côté dessin, c’est le style classique des shojo qui est emprunté. Impersonnel, souvent vide et tracé à la latte pour les décors, standardisé pour les visages, yeux en amande pour les garçons, yeux ronds pour les filles.
Enfin, la mangaka glisse à l’occasion une planche au milieu du récit dans laquelle elle parle d’elle et de sa vie sans intérêt (c’est elle qui le dit mais au vu de l’anecdote racontée, je serais bien hypocrite de la contredire).
A voir avec un public (beaucoup) plus jeune et (incommensurablement) plus fleur bleue que moi.
Désolé, ce n’est pas avec moi que la note moyenne des œuvres de Nao Hinachi va remonter sur ce site. Mais restons positifs : je ne l’ai pas faite descendre non plus.
Même avec la version intégrale je n'ai pas pu finir l'ouvrage. J'aime assez les récits oniriques même un peu ardus mais faut-il que j’aie quelques repères.
Dans l'ouvrage de Kélilan non seulement je n'ai rien compris de toute ma lecture mais le graphisme et les couleurs ne me conviennent pas et ne portent pas le rêve.
Un album décevant qui ne m'a apporté que de l'ennui.
Ah je pourrai dire que Blutch c'est pas du tout ma tasse de thé, mais alors pas du tout ! En BD, il y a vraiment des choses que je n'arrive pas à comprendre quand un auteur est admiré ou encensé et qu'on élève certaines oeuvres sur un piédestal ; apparemment c'est le cas pour ce pavé de 160 pages dont je ne comprend pas le succès et les ovations dithyrambiques. Et quand je lis que "les amateurs éclairés considèrent cet album comme un chef-d'oeuvre", alors c'est que je ne dois pas être un amateur éclairé, ou alors je vis pas dans le même monde, je n'ai pas la même conception d'une bande dessinée que tout le monde et je n'ai pas lu la même Bd, bref tout ce cirque me dépasse...
Librement adapté du Satiricon de Pétrone, en lui donnant un aspect fellinien, j'aurais pu m'y intéresser, mais le traitement me rebute trop dans le fond et la forme ; ce récit paru dès 1996 dans A Suivre ne m'avait pas percuté, d'abord pour le dessin que je trouve laid, alors que là aussi tout le monde crie au génie graphique, j'ai encore du mal à comprendre, les visages sont d'une laideur repoussante, on dirait des gueules de lépreux, et ce dessin brut, charbonneux et trop agressif, est vraiment inesthétique dans son ensemble, en somme, ce dessin est pour moi rédhibitoire. J'ai eu beaucoup de mal à finir cet album, si bien que vers la fin j'ai carrément lu en diagonale tant le sujet aussi a fini par me gonfler. Le flot désordonné et foisonnant du texte a eu raison de moi autant que le dessin. Blutch n'est donc pas un auteur pour moi.
Je n'ai vraiment pas aimé.
Le déroulement de l'histoire est confus, manque de fluidité.
Au bout de 7/8 pages, la messe était dite, je n'avais plus envie de faire d'effort de lecture, j'ai feuilleté rapidement les dernières pages jusqu'à la fin.
Il y a un problème de narration, de story-board, le tout est trop rigide et haché.
En revanche, il y a 4 pages de dossier sur les vikings en fin d'album qui sont intéressantes, c'est ce que j'ai préféré dans la bd.
J'aime bien le dessin, même si j'aurais préféré un graphisme plus réaliste pour une bd historique sur la découverte du Canada par les vikings.
Note réelle : 1,5
Une déception que ce diptyque.
Déjà le pitch de départ avec une gamine de 10 ans qui traverse les États-Unis pour retrouver son père me laisse dubitatif.
Le récit se déroule pendant la grande dépression et se focalise sur la misère humaine et en particulier sur les hobos, les travailleurs sans domicile fixe, tout en faisant la rencontre de personnages connus, Bonnie and Clide et Tom Sawyer adulte. Un clin d'œil est fait au film "The Freaks" puisque notre Dusty fera un bout de route avec la monstrueuse parade. Elle fera aussi la connaissance du Ku Klux Klan et de ses horreurs. Et que dire de la fin avec le discours de Dusty entourée de nazis......
C'est loupé pour l'émotion.
Bref un scénario fourre-tout qui se veut être représentatif d'une époque mais qui se perd dans une narration chaotique, des situations invraisemblables et des protagonistes sans consistances.
Côté dessin, c'est pas ma tasse de thé mais il n'est pas désagréable à regarder et les couleurs sont plutôt réussies.
Note réelle : 1,5.
J'hésite à ajouter 1 étoile à ma note finale parce-que je suis comme un enfant lorsqu'il s'agit de parcourir des histoires sur la mythologie grecque. Plus objectivement, c'est pas facile de mettre 1 étoile alors que le dessin ne me rebute pas. La couverture est jolie. Mais ça serait gonfler ma note, parce-que c'est tout de même un travail ni fait, ni à faire.
Le scénariste a monté un truc à la commande, le rendu est totalement impersonnel, froid comme un livre scolaire. C'est fluide parce-que c'est vide de substances. Le scénario n'a même pas été pensé. On enchaîne plusieurs histoires, indépendantes entre elles, et puis peu importe l'ordre des évènements. Le tout n'est même pas séparé par des chapitres (faut comprendre l'éditeur hein, ça coûte moins cher si y'a moins de papiers). Sur le fond, on creuse encore : c'est raconté sans aucune subtilité comme on raconte des anecdotes passagères et futiles. L'écriture est accessible parce-qu'elle est pauvre et ne dégage en rien l'intérêt que nous avons à lire un récit issu de la mythologie grecque.
Le dessin est pas mal. C'est clean, on reprend le principe du corps esthétique parfait pour les dieux et héros grecs. C'est juste neutre, il n'y a pas de détails et trop peu de décors. Ca ne casse pas trois pattes à un canard, mais je ne veux pas blâmer davantage parce-que ça passe plutôt bien.
Et puis pour couronner le tout, il y a une chose que je haïs le plus, c'est tout l'artifice marketing exploité au nom de la culture. Et là, on lit que Luc Ferry est aux manettes, homme respectable et cultivée, alors c'est forcément quali, non? Tsseuh! La postface est dénuée d'intérêt, on réussit à paraphraser le vide intersidéral du récit, c'est un comble. La couverture bling-bling avec ses lettres dorées et tout... Beuuurk! Ca serait bien d'arrêter de prendre les gens pour des cons. Et à propos de l'éditeur, sur ce coup là, je trouve qu'il ne faudrait pas prendre les cons pour des gens.
Bref, je suis déçu de ma première lecture issue de la saga "La Sagesse des Mythes". Ouf, c'est de l'emprunt. Je veux bien qu'on vulgarise à tout-va, et on peut se dire que cette BD est destinée aux jeunes. Seulement, ne pensez pas que ce tome a une portée éducative, l'objectif étant simplement d'en vendre le maximum. Je continue d'en emprunter quelques autres de cette collection, mais ça part mal.
Ne surtout pas acheter au prix fort.
Tant que j'étais dans la science fiction après avoir lu La Guerre Eternelle, autant en finir avec les Bd qui me gonflent, et celle-ci en est un bel exemple. Une fois de plus, je n'accroche pas du tout à cet univers, ces histoires de mecs génétiquement modifiés, ça a été vu dans des films, des thrillers futuristes comme Hollywood en produit en pagaille depuis les années 2000-2010, et certains n'étaient pas mal, mais ici, ça m'a vite saoulé parce que c'est ultra bancal et mal élaboré.
Sagit-il d'une sorte de crossover avec les Méta-Barons ? je ne sais pas car apparemment ça en reprend l'univers, et si j'avais lu La Caste des Méta-barons il y a quelques années, je m'étais arrêté après 4 ou 5 albums, donc je ne sais plus si j'ai entendu parler des simak. De toute façon peu importe, ce sujet ne m'intéresse pas, donc j'évacue tout ça de mon esprit. En tout cas, c'est de la SF en forme de thriller futuriste qui me laisse totalement indifférent.
Quant au dessin de Ponzio, c'est encore du bidouillage infographique avec un mélange de reconstitution en 3D et de personnages redessinés d'après photos, comme dans Expérience mort ou Le Protocole Pélican... bof ça a de la gueule c'est certain, peut-être qu'on peut trouver ce genre d'illustration pas jolie ou dégueulasse, mais moi je trouve que sur ce genre d'univers, ça a l'air de coller pas trop mal, après je n'en suis pas vraiment fan, en fait si c'était fait sur de la BD historique ou du western, je hurlerais sans doute, mais ici je trouve que c'est plus approprié.
Je suis vraiment imperméable à l'humour de l'auteur. Je résumerais son leitmotiv humoristique par deux phrases: une mauvaise du type " Désolé Gautier pas d'augmentation" et une pire style " Gautier, arrêtez de dormir devant les matchs du PSG".
Cela est répété dans de nombreux strips au graphisme figé et sans attrait. Le laid a au moins le mérite de mettre en valeur le travail des artistes qui nous régalent avec des véritables oeuvres d'art . Pas du tout à mon goût
Mon avis n'est valable que pour le premier tome, "le réseau Madou".
Il s'agit d'une histoire se déroulant en 1938 : notre héros, Thierry Laudacieux (les trésors d'ingéniosité mis en œuvre pour aboutir à ce nom annoncent déjà la couleur...), pré-ado vivant à Bruxelles, est chargé par un ami adulte (on ne comprendra jamais les liens qui unissent Thierry à son "ami") de l'aider à démasquer un traître dans son réseau de contre-espionnage (en fait il s'agit d'espionnage tout court, les agents du dit réseau espionnant divers officiers et dignitaires allemands à peu près partout sauf en Belgique).
L'album nous montre donc le fameux ami tester les membres du réseau un par un, avec ou sans l'aide de Thierry, un héros finalement absent de plus de la moitié de pages.
Le scénario n'est effectivement pas franchement passionnant, on s'ennuie à la lecture de cette intrigue "d'espionnage" qui semble avoir été élaborée par et pour des enfants de 5 ans : on nous fait très rapidement deviner qui est le traître, tout en nous montrant soigneusement les pièges grossiers posés auprès des autres membres du réseau pour voir leur réaction. Puis le final qui se veut dramatique est tout bonnement grotesque : on ne saura rien des motivations du traître, qui finira par mettre fin à ses jours sans raison valable après s'être dénoncé par écrit (on ne saura jamais pourquoi non plus).
Mais le plus gros problème, c'est le dessin : je lis que le trait "ligne claire" serait précis.
Je me dois de tempérer cet élément : il est précis pour les décors, mais pas pour les humains : leurs visages sont grossiers, voire caricaturaux (l'ami adulte de Thierry a par exemple un front géant et avancé, lui donnant l'impression d'être un croisement entre le monstre de Frankenstein et un pithécanthrope), extrêmement peu expressifs affligés d'un regard vide identique (pas aidés par le fait que l'auteur ne leur dessine quasiment jamais de bouche), et quand ils sont expressifs, c'est encore pire (pour exprimer les "regrets" de Thierry de ne pas pouvoir partager sa BD à un ami car il l'a promis à un autre, il est affublé de traits donnant le sentiment qu'il est en train de souffrir de diarrhée aux toilettes). On compare à Tintin, mais son apparition clin d’œil dans une case permet de mesurer le gouffre technique entre les studios Hergé et cette BD.
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Cockey la fuite
Heureusement qu'il n'y avait que 24 pages. Quel informe galimatias sans queue ni tête. 'Introduction à un psyché-drama hypnotique, aux confins des pleurs et des rires.' qu'il dit l'éditeur. Sans blague. Lisez déjà les 4 pages de la galerie, le reste est du même acabit. L'histoire n'a aucun sens, ne se résume pas et une semaine après on n'en retient plus rien. Dommage car le dessin restait correct. Selon moi un Patte de Mouche à fuir...
Mordue de toi
‘tain ! Qu’est-ce que c’est niais ! Ce récit nous propose de suivre l’histoire d’amour qui va naître entre Ryû, un beau mâle ténébreux et Akari, une joviale jeune fille amoureuse de la vie, des gens, des fleurs et de tout ce qu’elle croise. Lui reste distant et froid, elle se passionne pour tout et n’importe quoi et toute l’intrigue consiste à voir comment elle va le faire changer et comment elle va changer à son contact. Le récit devient une succession de scènes sans grand intérêt, remplies de clichés –à l’image de la grande majeure partie des shojos- mais avec la particularité que ces clichés sont le moteur même du récit ! Oui, parce que d’ordinaire déjà dans les shojo, le mec est beau et ténébreux et la fille vive, un peu maladroite et enjouée. Mais à côté de ça, il y a une histoire qui sert de prétexte à leur rencontre. Ici, le prétexte C’EST que la fille est enjouée et le mec ténébreux ! Point barre !! Bon, ce serait fait avec une grosse louche de second degré, pourquoi pas ? Mais ici, tout est très premier degré et sans vraiment d’humour. A un tel point que même si ce n’était pas l’objectif recherché, je ne pense pas qu’une lectrice de plus de 12 ans pourra se passionner sans honte pour cette romance niaise, plate et convenue (raison pour laquelle j’ai classé la série en « jeunesse » même si elle peut être vue comme « tout public »). Les dialogues et pensées d’Akari s’étirent à l’ennui pour combler le vide du scénario, nous gratifiant des pensées profondes d’une gamine de 8 ans. Clairement, je n’ai pas été touché. Côté dessin, c’est le style classique des shojo qui est emprunté. Impersonnel, souvent vide et tracé à la latte pour les décors, standardisé pour les visages, yeux en amande pour les garçons, yeux ronds pour les filles. Enfin, la mangaka glisse à l’occasion une planche au milieu du récit dans laquelle elle parle d’elle et de sa vie sans intérêt (c’est elle qui le dit mais au vu de l’anecdote racontée, je serais bien hypocrite de la contredire). A voir avec un public (beaucoup) plus jeune et (incommensurablement) plus fleur bleue que moi. Désolé, ce n’est pas avec moi que la note moyenne des œuvres de Nao Hinachi va remonter sur ce site. Mais restons positifs : je ne l’ai pas faite descendre non plus.
Rêver Eve (La Traversée onirique d'Azur Daffodil)
Même avec la version intégrale je n'ai pas pu finir l'ouvrage. J'aime assez les récits oniriques même un peu ardus mais faut-il que j’aie quelques repères. Dans l'ouvrage de Kélilan non seulement je n'ai rien compris de toute ma lecture mais le graphisme et les couleurs ne me conviennent pas et ne portent pas le rêve. Un album décevant qui ne m'a apporté que de l'ennui.
Peplum
Ah je pourrai dire que Blutch c'est pas du tout ma tasse de thé, mais alors pas du tout ! En BD, il y a vraiment des choses que je n'arrive pas à comprendre quand un auteur est admiré ou encensé et qu'on élève certaines oeuvres sur un piédestal ; apparemment c'est le cas pour ce pavé de 160 pages dont je ne comprend pas le succès et les ovations dithyrambiques. Et quand je lis que "les amateurs éclairés considèrent cet album comme un chef-d'oeuvre", alors c'est que je ne dois pas être un amateur éclairé, ou alors je vis pas dans le même monde, je n'ai pas la même conception d'une bande dessinée que tout le monde et je n'ai pas lu la même Bd, bref tout ce cirque me dépasse... Librement adapté du Satiricon de Pétrone, en lui donnant un aspect fellinien, j'aurais pu m'y intéresser, mais le traitement me rebute trop dans le fond et la forme ; ce récit paru dès 1996 dans A Suivre ne m'avait pas percuté, d'abord pour le dessin que je trouve laid, alors que là aussi tout le monde crie au génie graphique, j'ai encore du mal à comprendre, les visages sont d'une laideur repoussante, on dirait des gueules de lépreux, et ce dessin brut, charbonneux et trop agressif, est vraiment inesthétique dans son ensemble, en somme, ce dessin est pour moi rédhibitoire. J'ai eu beaucoup de mal à finir cet album, si bien que vers la fin j'ai carrément lu en diagonale tant le sujet aussi a fini par me gonfler. Le flot désordonné et foisonnant du texte a eu raison de moi autant que le dessin. Blutch n'est donc pas un auteur pour moi.
Vinland - Avant Le Nouveau Monde
Je n'ai vraiment pas aimé. Le déroulement de l'histoire est confus, manque de fluidité. Au bout de 7/8 pages, la messe était dite, je n'avais plus envie de faire d'effort de lecture, j'ai feuilleté rapidement les dernières pages jusqu'à la fin. Il y a un problème de narration, de story-board, le tout est trop rigide et haché. En revanche, il y a 4 pages de dossier sur les vikings en fin d'album qui sont intéressantes, c'est ce que j'ai préféré dans la bd. J'aime bien le dessin, même si j'aurais préféré un graphisme plus réaliste pour une bd historique sur la découverte du Canada par les vikings. Note réelle : 1,5
La Ballade de Dusty
Une déception que ce diptyque. Déjà le pitch de départ avec une gamine de 10 ans qui traverse les États-Unis pour retrouver son père me laisse dubitatif. Le récit se déroule pendant la grande dépression et se focalise sur la misère humaine et en particulier sur les hobos, les travailleurs sans domicile fixe, tout en faisant la rencontre de personnages connus, Bonnie and Clide et Tom Sawyer adulte. Un clin d'œil est fait au film "The Freaks" puisque notre Dusty fera un bout de route avec la monstrueuse parade. Elle fera aussi la connaissance du Ku Klux Klan et de ses horreurs. Et que dire de la fin avec le discours de Dusty entourée de nazis...... C'est loupé pour l'émotion. Bref un scénario fourre-tout qui se veut être représentatif d'une époque mais qui se perd dans une narration chaotique, des situations invraisemblables et des protagonistes sans consistances. Côté dessin, c'est pas ma tasse de thé mais il n'est pas désagréable à regarder et les couleurs sont plutôt réussies. Note réelle : 1,5.
Athéna
J'hésite à ajouter 1 étoile à ma note finale parce-que je suis comme un enfant lorsqu'il s'agit de parcourir des histoires sur la mythologie grecque. Plus objectivement, c'est pas facile de mettre 1 étoile alors que le dessin ne me rebute pas. La couverture est jolie. Mais ça serait gonfler ma note, parce-que c'est tout de même un travail ni fait, ni à faire. Le scénariste a monté un truc à la commande, le rendu est totalement impersonnel, froid comme un livre scolaire. C'est fluide parce-que c'est vide de substances. Le scénario n'a même pas été pensé. On enchaîne plusieurs histoires, indépendantes entre elles, et puis peu importe l'ordre des évènements. Le tout n'est même pas séparé par des chapitres (faut comprendre l'éditeur hein, ça coûte moins cher si y'a moins de papiers). Sur le fond, on creuse encore : c'est raconté sans aucune subtilité comme on raconte des anecdotes passagères et futiles. L'écriture est accessible parce-qu'elle est pauvre et ne dégage en rien l'intérêt que nous avons à lire un récit issu de la mythologie grecque. Le dessin est pas mal. C'est clean, on reprend le principe du corps esthétique parfait pour les dieux et héros grecs. C'est juste neutre, il n'y a pas de détails et trop peu de décors. Ca ne casse pas trois pattes à un canard, mais je ne veux pas blâmer davantage parce-que ça passe plutôt bien. Et puis pour couronner le tout, il y a une chose que je haïs le plus, c'est tout l'artifice marketing exploité au nom de la culture. Et là, on lit que Luc Ferry est aux manettes, homme respectable et cultivée, alors c'est forcément quali, non? Tsseuh! La postface est dénuée d'intérêt, on réussit à paraphraser le vide intersidéral du récit, c'est un comble. La couverture bling-bling avec ses lettres dorées et tout... Beuuurk! Ca serait bien d'arrêter de prendre les gens pour des cons. Et à propos de l'éditeur, sur ce coup là, je trouve qu'il ne faudrait pas prendre les cons pour des gens. Bref, je suis déçu de ma première lecture issue de la saga "La Sagesse des Mythes". Ouf, c'est de l'emprunt. Je veux bien qu'on vulgarise à tout-va, et on peut se dire que cette BD est destinée aux jeunes. Seulement, ne pensez pas que ce tome a une portée éducative, l'objectif étant simplement d'en vendre le maximum. Je continue d'en emprunter quelques autres de cette collection, mais ça part mal. Ne surtout pas acheter au prix fort.
Simak
Tant que j'étais dans la science fiction après avoir lu La Guerre Eternelle, autant en finir avec les Bd qui me gonflent, et celle-ci en est un bel exemple. Une fois de plus, je n'accroche pas du tout à cet univers, ces histoires de mecs génétiquement modifiés, ça a été vu dans des films, des thrillers futuristes comme Hollywood en produit en pagaille depuis les années 2000-2010, et certains n'étaient pas mal, mais ici, ça m'a vite saoulé parce que c'est ultra bancal et mal élaboré. Sagit-il d'une sorte de crossover avec les Méta-Barons ? je ne sais pas car apparemment ça en reprend l'univers, et si j'avais lu La Caste des Méta-barons il y a quelques années, je m'étais arrêté après 4 ou 5 albums, donc je ne sais plus si j'ai entendu parler des simak. De toute façon peu importe, ce sujet ne m'intéresse pas, donc j'évacue tout ça de mon esprit. En tout cas, c'est de la SF en forme de thriller futuriste qui me laisse totalement indifférent. Quant au dessin de Ponzio, c'est encore du bidouillage infographique avec un mélange de reconstitution en 3D et de personnages redessinés d'après photos, comme dans Expérience mort ou Le Protocole Pélican... bof ça a de la gueule c'est certain, peut-être qu'on peut trouver ce genre d'illustration pas jolie ou dégueulasse, mais moi je trouve que sur ce genre d'univers, ça a l'air de coller pas trop mal, après je n'en suis pas vraiment fan, en fait si c'était fait sur de la BD historique ou du western, je hurlerais sans doute, mais ici je trouve que c'est plus approprié.
Les Collègues
Je suis vraiment imperméable à l'humour de l'auteur. Je résumerais son leitmotiv humoristique par deux phrases: une mauvaise du type " Désolé Gautier pas d'augmentation" et une pire style " Gautier, arrêtez de dormir devant les matchs du PSG". Cela est répété dans de nombreux strips au graphisme figé et sans attrait. Le laid a au moins le mérite de mettre en valeur le travail des artistes qui nous régalent avec des véritables oeuvres d'art . Pas du tout à mon goût
Thierry Laudacieux - Le Réseau Madou
Mon avis n'est valable que pour le premier tome, "le réseau Madou". Il s'agit d'une histoire se déroulant en 1938 : notre héros, Thierry Laudacieux (les trésors d'ingéniosité mis en œuvre pour aboutir à ce nom annoncent déjà la couleur...), pré-ado vivant à Bruxelles, est chargé par un ami adulte (on ne comprendra jamais les liens qui unissent Thierry à son "ami") de l'aider à démasquer un traître dans son réseau de contre-espionnage (en fait il s'agit d'espionnage tout court, les agents du dit réseau espionnant divers officiers et dignitaires allemands à peu près partout sauf en Belgique). L'album nous montre donc le fameux ami tester les membres du réseau un par un, avec ou sans l'aide de Thierry, un héros finalement absent de plus de la moitié de pages. Le scénario n'est effectivement pas franchement passionnant, on s'ennuie à la lecture de cette intrigue "d'espionnage" qui semble avoir été élaborée par et pour des enfants de 5 ans : on nous fait très rapidement deviner qui est le traître, tout en nous montrant soigneusement les pièges grossiers posés auprès des autres membres du réseau pour voir leur réaction. Puis le final qui se veut dramatique est tout bonnement grotesque : on ne saura rien des motivations du traître, qui finira par mettre fin à ses jours sans raison valable après s'être dénoncé par écrit (on ne saura jamais pourquoi non plus). Mais le plus gros problème, c'est le dessin : je lis que le trait "ligne claire" serait précis. Je me dois de tempérer cet élément : il est précis pour les décors, mais pas pour les humains : leurs visages sont grossiers, voire caricaturaux (l'ami adulte de Thierry a par exemple un front géant et avancé, lui donnant l'impression d'être un croisement entre le monstre de Frankenstein et un pithécanthrope), extrêmement peu expressifs affligés d'un regard vide identique (pas aidés par le fait que l'auteur ne leur dessine quasiment jamais de bouche), et quand ils sont expressifs, c'est encore pire (pour exprimer les "regrets" de Thierry de ne pas pouvoir partager sa BD à un ami car il l'a promis à un autre, il est affublé de traits donnant le sentiment qu'il est en train de souffrir de diarrhée aux toilettes). On compare à Tintin, mais son apparition clin d’œil dans une case permet de mesurer le gouffre technique entre les studios Hergé et cette BD. A éviter clairement.