Je ne peux que souscrire aux avis négatifs.
A l'origine, cette BD est née pour égayer les pages d'une série de fascicules centrés sur la route bleue et vendus en kiosques avec des modèles réduits.
De ce fait, on comprend un peu mieux, avec un cahier des charges assez basique, pourquoi elle a autant de défauts (je vais y venir).
Hélas, la mauvaise idée aura été de vouloir en faire une vraie série qui en est maintenant à son 10ème (et mauvais) tome!
La BD se situe dans les années 50, avec des scénarios qui semblent dater de l'époque en question! Le personnage principal, journaliste-enquêteur, qui passe plus de temps à conduire qu'à se servir de son cerveau (80?s cases nous montrent le ou les protagonistes conduisant, le reste étant souvent dans des bistrots ou relais de la route). Forcément, quand les neurones sont sous-utilisées, cela donne un héros un peu idiot incapable de résoudre des "mystères" relativement simples, avec des adversaires aux motivations totalement grotesques (le premier tome nous met en scène un terrible gang de braqueurs de...camions transporteurs de vin).
J'ai parlé voitures, je précise être un passionné d'automobile, ce pourquoi j'aime assez Mauro Caldi (en tout cas le premier cycle) qui mettait en scène de jolies voitures, mais qui n'étaient qu'un élément accessoire à l'intrigue. Or ici c'est l'inverse: la voiture est le point central d'une intrigue qui n'est qu'un accessoire, réduit à peau de chagrin. Les (mauvaises) séries les aventures de Betsy et les enquêtes auto de Margot de la même maison d'édition souffrent par ailleurs des mêmes tares.
Niveau dessin, je lis ici et là que ce serait un hommage à Tillieux. Sauf que cela s'apparente à du plagiat, le tome 10 repompe même sans vergogne les tomes 3 et 12 de Gil Jourdan, la voiture immergée ainsi que pâtée explosive. La différence avec Tillieux est cependant profonde : Tillieux nous décrivait un univers réaliste disparu, avec une mise en scène quasi cinématographique, et des jeux de couleur restituant l'atmosphère. Ici c'est plat, sans âme. Oh ce n'est pas laid ou mal dessiné, c'est juste que rien ne se dégage des dessins. En plus, Tillieux nous donnait des personnages hauts en couleur (sauf Gil Jourdan lui-même), tandis qu'ici ils sont atones et ont des regards inexpressifs qui ne changent pas! Je ne plaisante pas, la moitié supérieure du visage est quasiment la même sur chaque case, seule la forme de la bouche évolue.
Grand amateur de littérature horrifique et du cinéma de genre, je suis au contraire resté sur ma faim.
Le scénario est au contraire de mon point de vue la grande faiblesse de l'ensemble. D'un côté on a le cliché éternel des adolescents marginalisés (avec un membre de l'équipe qui vient d'intégrer la ville et l'école après un drame familial, dans le genre ça se pose là) qui vont partir enquêter sur d'étranges évènements, de l'autre des monstres, le tout mélangé à des histoires de malformations liées à priori à certaines propriétés d'un nouveau minerai radioactif. Et au centre une vilaine entreprise dirigée par un mégalo qui ne pense qu'à exploiter son prochain, qui cache des choses et qui vraiment un méchant capitaliste cupide...
Hum.
Car c'est bien le problème : au lieu de se concentrer sur une intrigue, on en a deux : l'affaire des employés souffrant de malformations (on ne nous explique jamais vraiment pourquoi cela leur arrive, ni pourquoi ils n'ont jamais cherchés à aller en justice ou prévenir les médiats... Pas crédible pour un sou : les victimes malformées décident toutes de se cacher et couper les ponts avec leurs familles...Bien pratique. L'autre affaire concerne des monstres découverts en creusant des galeries pour extraire le fameux minerai. Il faut préciser que toutes les créatures trouvées après plusieurs mois (voire années) d'exploitation sont toutes inoffensives et d'une seule espèce. Puis tout à coup, dans les 30 dernières pages (sur un ouvrage qui en fait plus de 200), on se retrouve face à une flopée de monstres carnivores divers sortis de nulle part (on a de tout : bipèdes, quadrupèdes, poissons, oiseaux) qui semblaient attendre sagement la fin de la BD pour attaquer les humains.
Au milieu nous avons un trio d'ados marginaux qui tentent de dévoiler la chose, mais personne ne les croit (alors que pourtant ils ont des preuves...) et ils ne servent strictement à rien, ils n'ont AUCUNE espèce d'influence sur les évènements.
Détail étrange les seuls personnages féminins centraux de cette BD sont toutes lesbiennes (en gros trois jeunes ados). Et les hommes qui jouent un rôle tout aussi central (des ados, le directeur de l'usine, un veuf) sont tous célibataires. Cela doit être un effet caché du minerai. Mais en tout cas c'est assez bizarre et limite dérangeant. De la même manière que les seules personnes qu'on voit s'embrasser ou se préparer à avoir du sexe dans cette BD sont les lesbiennes... Comprenons-nous bien, je n'ai pas besoin de scènes nues ou sentimentales, mais on a la curieuse sensation que le but de l'auteure est de faire une forme de prosélytisme qui n'a à mon avis pas sa place dans cette BD et qui fait office de corps étranger.
Bref décevant
Ce genre de récit racontant les états d'âmes de bobos quadra puis quinqua branchés et éternels ados fêtards n'est vraiment pas mon truc.
J'ai vraiment eu du mal à finir le tome 3 et j'ai survolé le tome 4 tellement j'ai trouvé les dialogues et les comportements de Marie et de Raphaël proches de l'infantilisme. Je trouve en plus que cela traîne en longueur.
Jim nous balance des généralités ahurissantes sur la vision du rôle de bon père (en tout cas ce n'est pas ma vision). Je trouve le scénario autour des funérailles proche du grotesque.
Évidemment nous avons des héros qui n'arrêtent pas de picoler mais qui ont des corps d'athlètes à 50 ans (hommes ou femmes).
Le réchauffement climatique, c'est pour les autres. C'est tellement cool de prendre 4 heures l'avion pour une simple fête.
Je ne suis pas particulièrement fan du graphisme hormis quelques extérieurs romains. La mise en couleur est trop froide à mon goût.
Pas mon truc.
Je ne partage pas vraiment l'avis de l'intervenant précédent.
Louis XI, roi machiavélique par excellence, méritait qu'on s'attarde sur son sort dans le cadre d'une bande dessinée.
C'est donc chose faite (hélas) avec cette nouvelle série, les "mantes religieuses", mettant en scène un vrai-faux ordre de religieuses qui sont en réalité des agents secrets au service ce celui qu'on surnommait "l'araigne", pour son talent à tisser sa toile.
Ce premier opus met en scène deux nouvelles recrues chargées d'aller délivrer leur commanditaire.
Le ton se veut humoristique, mais les gags volent vraiment très très bas.
Un exemple : une des deux recrues est un homme qui ressemble à tout, sauf à une femme, mais pourtant on le fait s'habiller en religieuse, avec une robe bien trop courte montrant en permanence ses jambes poilues (gag ultra-fin nr1) et qui attire l'attention des satyres alors que sa jolie compagne semble ignorée (gag nr2).
Encore plus fort : des archers tombent à l'eau, et quand ils ne tirent pas, ils expliquent que "leurs flèches sont mouillées". Mon dieu que cet anachronisme est drôle et hilarant.
Le tout est mêlé à péripéties trop ridicules pour être crédibles et/ou drôles (pour rattraper le roi emmené dans une barque, le travesti déchire sa robe et se l'attache aux membres, faisant une espèce de Batman volant du pauvre. Dans la chute qui s'en suit, la robe intacte de la femme sert de parachute en se remplissant d'air par le dessous....)
Ajoutons que jamais on ne nous donne d'explications sur l'origine de cet ordre d'espions, ni sur les raisons qui mènent à tel ou tel recrutement.
Et Louis XI est une espèce de benêt ne voyant pas les pièges gros comme une maison et capable de communiquer avec les animaux O_O
Sans compter qu'il pense sincèrement que le travesti est une femme (gag nr3).
Bref cette BD fait pour moi office de catastrophe industrielle. En fait, c'est un peu comme Baker Street, mais en pas drôle et sans les dessins géniaux de Barral qui semble servir d'inspiration.
Tombé sur cet album en bouquinerie ; ces Bd de la collection Hic et Nunc de l'ancien catalogue Futuropolis étaient parfois intéressantes. Sauf que là, j'en sors archi déçu, on peut pas tirer le gros lot à chaque fois.
C'est un polar étrange, le sujet s'inspire un peu du roman noir, et particulièrement des romans de Chester Himes, mais il reste conventionnel, il aurait pu être cent fois mieux élaboré ; on suit l'itinéraire déglingué d'un saxophoniste noir, mais l'atmosphère n'est pas plaisante, l'histoire est foutraque, mal foutue, inutilement compliquée par ces trucs vaudou, elle est vaguement expliquée à un moment mais reste floue, et au final elle génère l'ennui.
Quant au dessin, n'en parlons pas, il n'est pas joli, pas du tout esthétique, ni fait ni à faire, on distingue à peine les tronches des personnages au milieu de grands à-plats de noir, bref c'est un style assez laid.
Il est clair que quand je vais retourner dans cette bouquinerie, j'échangerai sans regret cet album, ça ne sera pas la première fois.
Voilà une série qui collectionne les avis très positifs et qui m'a fortement déplu. La notoriété des auteurs en est peut être la cause tellement on peut attendre monts et merveilles de la part de ces cadors.
Avant tout j'ai été rebuté par Van Hamme qui nous vend son scénario sur une anecdote de buffet mondain ; Cela m'a laissé dubitatif sur le contrôle des sources. Ensuite cette photo des deux auteurs autour d'une minable tomate aux crevettes, je trouve cela prétentieux.
Enfin ces 30 fiches signalétiques des différents personnages sont rebutantes et ennuyeuses à mes yeux. Le reste du scénario est pour moi du même calibre. Rien ne colle sauf le parti pris du départ : une dispute minime qui devient disproportionnée.
Un Caïd régional qui marie son fils dans une auberge minable, (qu'il ne loue même pas) avec un menu minable (une tomate aux crevettes surgelées, c'est la cantine du resto d'entreprise !) avec seulement 15 convives. Plus "cheap" c'est pas possible.
Mais c'est un scénario qui permet d'exposer une violence bête et gratuite avec un poil de sexe (Lol) pour pimenter le tout et des raccourcis invraisemblables qui font durer le récit.
Pour le graphisme, je préfère, et de loin, le Hermann des années 70. Même si la maîtrise technique est incontestable, je trouve ses personnages laids avec des couleurs qui ne me plaisent pas.
Je n'ai même pas fini tellement ce n'est pas mon goût.
J'ai trouvé la lecture de cette série bien décevante et bien pauvre. L'idée de départ n'est pourtant pas mauvaise de s'emparer et d'exploiter le thème des milliers de disparitions inexpliquées dans l'hexagone.
J'ai toujours eu un frisson en regardant les photos exposées dans les bureaux de postes en pensant aux parents qui devaient souffrir le martyr.
Malheureusement Zidrou oriente ces disparitions vers un côté fantastique qui tombe à plat. Le fantastique ne fonctionne que si il fait partie d'une ambiance adéquate, ce qui n'est pas du tout le cas à mon avis.
De même je trouve que les auteurs passent à côté de l'ambiance de 1969, date où ils placent leur récit. Une Blandine avec un vague air de Sophie Daumier ne suffit pas à créer l'illusion de cette époque. Le scénario s'enfonce dans des invraisemblances dont il ne peut sortir, ce qui mène à une fin queue de poisson des plus banales.
Enfin le graphisme de Maltaite semble hésiter entre la caricature et l'humour mais n'a pas retenu mon adhésion. Je l'ai même trouvé assez laid par moment au niveau de certains visages. Les dialogues sont souvent très bas de gammes.
Une lecture même pas récréative.
Maître Berger, avocat sans charisme oeuvrant dans une BD aux traits totalements figés, nous invite dans chaque tome dans sa maison de campagne, et va nous raconter une affaire a laquelle il a été mêlé voici des lustres. Il reviendra ensuite dans la dernière page pour nous livrer sa conclusion.
Le positif : décors réalistes, contexte historique a priori intéressant. Et c' est tout.
Un point préliminaire : le personnage principal est certes avocat, mais cet élement n' est quasiment jamais exploité. On ne le voit pas vraiment exercer son métier et c' est souvent en tant que simple civil, qu' il est confronté aux situations. On pourrait aussi bien appeler la série "les dossiers secrets du croque-mort Berger", cela n' y changerait rien. Et c' est franchement dommage.
Pour le reste, si vous vous attendiez a suivre un apprenti-enquêteur avec des fulgurances, oubliez cela : Berger subit les situations, en fait il est plus un témoin des évenements qui nous fait decouvrir petit a petit l' histoire qu' un mini-sherlock Holmes. Rendant les personnage encore plus inutile.
L' autre problème de la série, c' est l' aspect profondément glauque des histoires : pratiquement tous les protagonistes vont souffrir : assassinat(s), suicide(s), folie (parfois folie suivie d' un suicide, l' auteur peut se montrer généreux). Bref Simenon en comparaison écrit des récits humouristiques. Déprimant.
Et ce ne sont pas des mystères policiers avec des énigmes nous tenant en haleine, mais plutot des faits divers sordides étirés en longueur.
La série fut a l' origine publiée dans la revue Circus. Et ne fut pas poursuivie apres la disparition de ladite revue, ce qui en dit assez.
Bon, je savais à quoi m'attendre puisque j'avais vu la version film de Marjane Satrapi, ça m'avait non pas plu, mais disons interpellé, sentiment qui sera relayé plus tard par le dessin animé les Hirondelles de Kaboul, où l'on voyait l'enfer dans un Afghanistan sous la coupe des talibans. Dans les 2 cas, ce sont des récits basés sur des pays intégristes où la religion musulmane dicte tout, autant dire que je n'aime pas ces sujets car j'ai un profond amour de la liberté, donc l'oppression et la tyrannie religieuse me révulsent.
Cette Bd de Satrapi, à la limite, ça pourrait être pas mal, mais je n'arrive pas à comprendre ce succès de best-seller, pour moi c'est bien trop excessif, je n'y vois absolument pas un chef-d'oeuvre de la BD. Alors OK, c'est un portrait édifiant de son Iran natal où se lit l'histoire du pays depuis la chute du shah et la révolution islamique de 1979, j'en conviens ; est-ce que le peuple qui s'est révolté est devenu plus heureux ? je crois que non. Bon ça, je ne juge pas, c'est une question culturelle, je ne juge que la Bd, qui entre légèreté et gravité, apporte un regard très personnel sur cet Iran contemporain. Mais ce qui me dérange, c'est que ce n'est pas vraiment de la Bd, c'est un roman graphique total, et en général c'est ce qui plait au public qui ne lit jamais de Bd parce que c'est une transition entre roman et Bd, qui utilise le support BD. Après, il y a la narration que j'ai trouvée ennuyeuse, et surtout il y a le dessin que je n'aime pas et que je trouve moche, enfantin, sans personnalité et maladroit ; ce dessin ne fait qu'accompagner le texte, les images ne donnent pas l'envie de lire, et dans ce cas, je pose une question : pourquoi n'avoir pas carrément écrit un vrai livre autobiographique ?
En voyant ces 4 bouquins chez un ami, j'avais envie de jeter un oeil pour comparer avec la version film, mais je n'avais pas envie de me faire les 4 albums, j'ai juste lu les 2 premiers attentivement, puis survolé les 2 autres parce que j'en ai eu très vite marre. Maintenant, je suis définitivement fixé : ce genre d'ouvrage n'est pas fait pour moi ; certes, la bande peut sembler intéressante dans son propos et la description d'une jeune fille dans un monde violent et obscurantiste, mais les styles graphiques et narratifs ne me conviennent pas. J'ai donc très vite rendu le tout à cet ami et je n'y reviendrai pas.
Attiré par la jolie couverture du tome 1 et intrigué par le pitch, c'est en confiance, avec 2 auteurs que j'apprécie, que je me suis lancé dans la lecture de cette série de "French Fantasy". J'ai trouvé le premier tome pas mal, sans être totalement emballé. Mais en tout cas il y a quelques ingrédients interessants qui lancent bien le récit. Le dessin est très agréable. Le cadre historique et géographique est plaisant et bien choisi. 3 enfants comme personnages principaux c'est plutôt sympa, surtout qu'ils sont très vite confrontés à la dure réalité du monde de l'époque. Bref ça part pas mal.
Que dire des 3 tomes suivants ? Que je me suis ennuyé pendant 150 pages, et que globalement j'ai eu un mal fou à adhérer à l'intrigue. En 2 mots : pas original et pas palpitant.
En détail : 2 castes secrètes qui s'affrontent depuis des millénaires, la cour d'Azur d'un coté (= les gentils), la cour sombre de l'autre (= les méchants). Ils se battent pour trouver la source Aurore, qui donnera des pouvoirs vraisemblablement illimités à celui qui mettra la main dessus. Pourvu que ce soit pas les méchants.... C'est vu, revu et archi revu. Et c'est pas très interessant. Le format BD en 4 tomes ne permet pas de poser le background de cet univers, donc on est obligé de lister les grades et les pouvoirs sur la première page, pour nous donner du contexte.
L'évolution des personnages, c'est archi bof aussi. Un des 3 enfants est la clé qui permettra de trouver la source. Donc Aristophania, comtesse de la cour d'azur, va les utiliser pour rechercher la source. Sans trop leur en dire hein. Histoire de ne pas les convaincre totalement, mais surtout pour laisser un peu de 'suspens' pour le lecteur pour les tomes suivants. Incrédules et maladroits au début, les enfants vont faire leur apprentissage et au moins un va se révéler à l'aise avec le pouvoir de l'azur. Qu'est ce que j'ai du mal à croire à ce genre de récit...
Je m'accroche et je continue malgré tout ma lecture. Pour quoi ? La trahison évidemment. Le Roi banni, le grand méchant chef de la cour sombre sans-coeur-prêt-à-tuer-ceux-qui-se-mettent-en-travers-de-sa-route, 'retourne' un des enfants. En gros il arrive à le rallier à sa cause en lui démontrant qu'Aristophania est celle qui est mal intentionnée et que les méchants c'est la cour d'Azur. J'avoue que j'ai retrouvé un sursaut d'intérêt à ce moment là. Si les méchants étaient les gentils finalement ? Ce serait vraiment malin comme histoire. Mais non, tout rentre dans l'ordre des prévisions et de l'attendu dans le 4e tome. En 2 phrases le petit frère ouvre les yeux de son ainé qui se re range à nouveau avec eux : "écoute ton coeur frérot".. Pffff. Au rayon cliché, je vous épargne bien sur le lien entre le roi banni et Aristophania hein...
Evidement je caricature un peu. Mais bon, je ne crois absolument pas à ce qu'on me raconte, j'ai un peu de mal quand je vois les personnages se mouvoir dans les airs sur un tonneau volant, je ne suis pas inquiet pour les enfants et le devenir de la cour d'azur, je n'ai pas de doute que la source Aurore et son pouvoir restera entre de bonnes mains. Bref cette histoire n'a pour moi aucune originalité et pas d'intérêt. J'ai fini ces 4 tomes dans la douleur et sans doute que une étoile c'est un peu sévère, il faut le reconnaitre. Mais il faut également être lucide : cette lecture ne m'a apporté aucun plaisir, malheureusement, alors qu'elle m'a couté 60 euros.
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Une Aventure de Jacques Gipar
Je ne peux que souscrire aux avis négatifs. A l'origine, cette BD est née pour égayer les pages d'une série de fascicules centrés sur la route bleue et vendus en kiosques avec des modèles réduits. De ce fait, on comprend un peu mieux, avec un cahier des charges assez basique, pourquoi elle a autant de défauts (je vais y venir). Hélas, la mauvaise idée aura été de vouloir en faire une vraie série qui en est maintenant à son 10ème (et mauvais) tome! La BD se situe dans les années 50, avec des scénarios qui semblent dater de l'époque en question! Le personnage principal, journaliste-enquêteur, qui passe plus de temps à conduire qu'à se servir de son cerveau (80?s cases nous montrent le ou les protagonistes conduisant, le reste étant souvent dans des bistrots ou relais de la route). Forcément, quand les neurones sont sous-utilisées, cela donne un héros un peu idiot incapable de résoudre des "mystères" relativement simples, avec des adversaires aux motivations totalement grotesques (le premier tome nous met en scène un terrible gang de braqueurs de...camions transporteurs de vin). J'ai parlé voitures, je précise être un passionné d'automobile, ce pourquoi j'aime assez Mauro Caldi (en tout cas le premier cycle) qui mettait en scène de jolies voitures, mais qui n'étaient qu'un élément accessoire à l'intrigue. Or ici c'est l'inverse: la voiture est le point central d'une intrigue qui n'est qu'un accessoire, réduit à peau de chagrin. Les (mauvaises) séries les aventures de Betsy et les enquêtes auto de Margot de la même maison d'édition souffrent par ailleurs des mêmes tares. Niveau dessin, je lis ici et là que ce serait un hommage à Tillieux. Sauf que cela s'apparente à du plagiat, le tome 10 repompe même sans vergogne les tomes 3 et 12 de Gil Jourdan, la voiture immergée ainsi que pâtée explosive. La différence avec Tillieux est cependant profonde : Tillieux nous décrivait un univers réaliste disparu, avec une mise en scène quasi cinématographique, et des jeux de couleur restituant l'atmosphère. Ici c'est plat, sans âme. Oh ce n'est pas laid ou mal dessiné, c'est juste que rien ne se dégage des dessins. En plus, Tillieux nous donnait des personnages hauts en couleur (sauf Gil Jourdan lui-même), tandis qu'ici ils sont atones et ont des regards inexpressifs qui ne changent pas! Je ne plaisante pas, la moitié supérieure du visage est quasiment la même sur chaque case, seule la forme de la bouche évolue.
Immonde !
Grand amateur de littérature horrifique et du cinéma de genre, je suis au contraire resté sur ma faim. Le scénario est au contraire de mon point de vue la grande faiblesse de l'ensemble. D'un côté on a le cliché éternel des adolescents marginalisés (avec un membre de l'équipe qui vient d'intégrer la ville et l'école après un drame familial, dans le genre ça se pose là) qui vont partir enquêter sur d'étranges évènements, de l'autre des monstres, le tout mélangé à des histoires de malformations liées à priori à certaines propriétés d'un nouveau minerai radioactif. Et au centre une vilaine entreprise dirigée par un mégalo qui ne pense qu'à exploiter son prochain, qui cache des choses et qui vraiment un méchant capitaliste cupide... Hum. Car c'est bien le problème : au lieu de se concentrer sur une intrigue, on en a deux : l'affaire des employés souffrant de malformations (on ne nous explique jamais vraiment pourquoi cela leur arrive, ni pourquoi ils n'ont jamais cherchés à aller en justice ou prévenir les médiats... Pas crédible pour un sou : les victimes malformées décident toutes de se cacher et couper les ponts avec leurs familles...Bien pratique. L'autre affaire concerne des monstres découverts en creusant des galeries pour extraire le fameux minerai. Il faut préciser que toutes les créatures trouvées après plusieurs mois (voire années) d'exploitation sont toutes inoffensives et d'une seule espèce. Puis tout à coup, dans les 30 dernières pages (sur un ouvrage qui en fait plus de 200), on se retrouve face à une flopée de monstres carnivores divers sortis de nulle part (on a de tout : bipèdes, quadrupèdes, poissons, oiseaux) qui semblaient attendre sagement la fin de la BD pour attaquer les humains. Au milieu nous avons un trio d'ados marginaux qui tentent de dévoiler la chose, mais personne ne les croit (alors que pourtant ils ont des preuves...) et ils ne servent strictement à rien, ils n'ont AUCUNE espèce d'influence sur les évènements. Détail étrange les seuls personnages féminins centraux de cette BD sont toutes lesbiennes (en gros trois jeunes ados). Et les hommes qui jouent un rôle tout aussi central (des ados, le directeur de l'usine, un veuf) sont tous célibataires. Cela doit être un effet caché du minerai. Mais en tout cas c'est assez bizarre et limite dérangeant. De la même manière que les seules personnes qu'on voit s'embrasser ou se préparer à avoir du sexe dans cette BD sont les lesbiennes... Comprenons-nous bien, je n'ai pas besoin de scènes nues ou sentimentales, mais on a la curieuse sensation que le but de l'auteure est de faire une forme de prosélytisme qui n'a à mon avis pas sa place dans cette BD et qui fait office de corps étranger. Bref décevant
Une nuit à Rome
Ce genre de récit racontant les états d'âmes de bobos quadra puis quinqua branchés et éternels ados fêtards n'est vraiment pas mon truc. J'ai vraiment eu du mal à finir le tome 3 et j'ai survolé le tome 4 tellement j'ai trouvé les dialogues et les comportements de Marie et de Raphaël proches de l'infantilisme. Je trouve en plus que cela traîne en longueur. Jim nous balance des généralités ahurissantes sur la vision du rôle de bon père (en tout cas ce n'est pas ma vision). Je trouve le scénario autour des funérailles proche du grotesque. Évidemment nous avons des héros qui n'arrêtent pas de picoler mais qui ont des corps d'athlètes à 50 ans (hommes ou femmes). Le réchauffement climatique, c'est pour les autres. C'est tellement cool de prendre 4 heures l'avion pour une simple fête. Je ne suis pas particulièrement fan du graphisme hormis quelques extérieurs romains. La mise en couleur est trop froide à mon goût. Pas mon truc.
Les Mantes Religieuses
Je ne partage pas vraiment l'avis de l'intervenant précédent. Louis XI, roi machiavélique par excellence, méritait qu'on s'attarde sur son sort dans le cadre d'une bande dessinée. C'est donc chose faite (hélas) avec cette nouvelle série, les "mantes religieuses", mettant en scène un vrai-faux ordre de religieuses qui sont en réalité des agents secrets au service ce celui qu'on surnommait "l'araigne", pour son talent à tisser sa toile. Ce premier opus met en scène deux nouvelles recrues chargées d'aller délivrer leur commanditaire. Le ton se veut humoristique, mais les gags volent vraiment très très bas. Un exemple : une des deux recrues est un homme qui ressemble à tout, sauf à une femme, mais pourtant on le fait s'habiller en religieuse, avec une robe bien trop courte montrant en permanence ses jambes poilues (gag ultra-fin nr1) et qui attire l'attention des satyres alors que sa jolie compagne semble ignorée (gag nr2). Encore plus fort : des archers tombent à l'eau, et quand ils ne tirent pas, ils expliquent que "leurs flèches sont mouillées". Mon dieu que cet anachronisme est drôle et hilarant. Le tout est mêlé à péripéties trop ridicules pour être crédibles et/ou drôles (pour rattraper le roi emmené dans une barque, le travesti déchire sa robe et se l'attache aux membres, faisant une espèce de Batman volant du pauvre. Dans la chute qui s'en suit, la robe intacte de la femme sert de parachute en se remplissant d'air par le dessous....) Ajoutons que jamais on ne nous donne d'explications sur l'origine de cet ordre d'espions, ni sur les raisons qui mènent à tel ou tel recrutement. Et Louis XI est une espèce de benêt ne voyant pas les pièges gros comme une maison et capable de communiquer avec les animaux O_O Sans compter qu'il pense sincèrement que le travesti est une femme (gag nr3). Bref cette BD fait pour moi office de catastrophe industrielle. En fait, c'est un peu comme Baker Street, mais en pas drôle et sans les dessins géniaux de Barral qui semble servir d'inspiration.
Saxo Cool
Tombé sur cet album en bouquinerie ; ces Bd de la collection Hic et Nunc de l'ancien catalogue Futuropolis étaient parfois intéressantes. Sauf que là, j'en sors archi déçu, on peut pas tirer le gros lot à chaque fois. C'est un polar étrange, le sujet s'inspire un peu du roman noir, et particulièrement des romans de Chester Himes, mais il reste conventionnel, il aurait pu être cent fois mieux élaboré ; on suit l'itinéraire déglingué d'un saxophoniste noir, mais l'atmosphère n'est pas plaisante, l'histoire est foutraque, mal foutue, inutilement compliquée par ces trucs vaudou, elle est vaguement expliquée à un moment mais reste floue, et au final elle génère l'ennui. Quant au dessin, n'en parlons pas, il n'est pas joli, pas du tout esthétique, ni fait ni à faire, on distingue à peine les tronches des personnages au milieu de grands à-plats de noir, bref c'est un style assez laid. Il est clair que quand je vais retourner dans cette bouquinerie, j'échangerai sans regret cet album, ça ne sera pas la première fois.
Lune de guerre
Voilà une série qui collectionne les avis très positifs et qui m'a fortement déplu. La notoriété des auteurs en est peut être la cause tellement on peut attendre monts et merveilles de la part de ces cadors. Avant tout j'ai été rebuté par Van Hamme qui nous vend son scénario sur une anecdote de buffet mondain ; Cela m'a laissé dubitatif sur le contrôle des sources. Ensuite cette photo des deux auteurs autour d'une minable tomate aux crevettes, je trouve cela prétentieux. Enfin ces 30 fiches signalétiques des différents personnages sont rebutantes et ennuyeuses à mes yeux. Le reste du scénario est pour moi du même calibre. Rien ne colle sauf le parti pris du départ : une dispute minime qui devient disproportionnée. Un Caïd régional qui marie son fils dans une auberge minable, (qu'il ne loue même pas) avec un menu minable (une tomate aux crevettes surgelées, c'est la cantine du resto d'entreprise !) avec seulement 15 convives. Plus "cheap" c'est pas possible. Mais c'est un scénario qui permet d'exposer une violence bête et gratuite avec un poil de sexe (Lol) pour pimenter le tout et des raccourcis invraisemblables qui font durer le récit. Pour le graphisme, je préfère, et de loin, le Hermann des années 70. Même si la maîtrise technique est incontestable, je trouve ses personnages laids avec des couleurs qui ne me plaisent pas. Je n'ai même pas fini tellement ce n'est pas mon goût.
L'Instant d'après
J'ai trouvé la lecture de cette série bien décevante et bien pauvre. L'idée de départ n'est pourtant pas mauvaise de s'emparer et d'exploiter le thème des milliers de disparitions inexpliquées dans l'hexagone. J'ai toujours eu un frisson en regardant les photos exposées dans les bureaux de postes en pensant aux parents qui devaient souffrir le martyr. Malheureusement Zidrou oriente ces disparitions vers un côté fantastique qui tombe à plat. Le fantastique ne fonctionne que si il fait partie d'une ambiance adéquate, ce qui n'est pas du tout le cas à mon avis. De même je trouve que les auteurs passent à côté de l'ambiance de 1969, date où ils placent leur récit. Une Blandine avec un vague air de Sophie Daumier ne suffit pas à créer l'illusion de cette époque. Le scénario s'enfonce dans des invraisemblances dont il ne peut sortir, ce qui mène à une fin queue de poisson des plus banales. Enfin le graphisme de Maltaite semble hésiter entre la caricature et l'humour mais n'a pas retenu mon adhésion. Je l'ai même trouvé assez laid par moment au niveau de certains visages. Les dialogues sont souvent très bas de gammes. Une lecture même pas récréative.
Les Dossiers secrets de Maître Berger
Maître Berger, avocat sans charisme oeuvrant dans une BD aux traits totalements figés, nous invite dans chaque tome dans sa maison de campagne, et va nous raconter une affaire a laquelle il a été mêlé voici des lustres. Il reviendra ensuite dans la dernière page pour nous livrer sa conclusion. Le positif : décors réalistes, contexte historique a priori intéressant. Et c' est tout. Un point préliminaire : le personnage principal est certes avocat, mais cet élement n' est quasiment jamais exploité. On ne le voit pas vraiment exercer son métier et c' est souvent en tant que simple civil, qu' il est confronté aux situations. On pourrait aussi bien appeler la série "les dossiers secrets du croque-mort Berger", cela n' y changerait rien. Et c' est franchement dommage. Pour le reste, si vous vous attendiez a suivre un apprenti-enquêteur avec des fulgurances, oubliez cela : Berger subit les situations, en fait il est plus un témoin des évenements qui nous fait decouvrir petit a petit l' histoire qu' un mini-sherlock Holmes. Rendant les personnage encore plus inutile. L' autre problème de la série, c' est l' aspect profondément glauque des histoires : pratiquement tous les protagonistes vont souffrir : assassinat(s), suicide(s), folie (parfois folie suivie d' un suicide, l' auteur peut se montrer généreux). Bref Simenon en comparaison écrit des récits humouristiques. Déprimant. Et ce ne sont pas des mystères policiers avec des énigmes nous tenant en haleine, mais plutot des faits divers sordides étirés en longueur. La série fut a l' origine publiée dans la revue Circus. Et ne fut pas poursuivie apres la disparition de ladite revue, ce qui en dit assez.
Persepolis
Bon, je savais à quoi m'attendre puisque j'avais vu la version film de Marjane Satrapi, ça m'avait non pas plu, mais disons interpellé, sentiment qui sera relayé plus tard par le dessin animé les Hirondelles de Kaboul, où l'on voyait l'enfer dans un Afghanistan sous la coupe des talibans. Dans les 2 cas, ce sont des récits basés sur des pays intégristes où la religion musulmane dicte tout, autant dire que je n'aime pas ces sujets car j'ai un profond amour de la liberté, donc l'oppression et la tyrannie religieuse me révulsent. Cette Bd de Satrapi, à la limite, ça pourrait être pas mal, mais je n'arrive pas à comprendre ce succès de best-seller, pour moi c'est bien trop excessif, je n'y vois absolument pas un chef-d'oeuvre de la BD. Alors OK, c'est un portrait édifiant de son Iran natal où se lit l'histoire du pays depuis la chute du shah et la révolution islamique de 1979, j'en conviens ; est-ce que le peuple qui s'est révolté est devenu plus heureux ? je crois que non. Bon ça, je ne juge pas, c'est une question culturelle, je ne juge que la Bd, qui entre légèreté et gravité, apporte un regard très personnel sur cet Iran contemporain. Mais ce qui me dérange, c'est que ce n'est pas vraiment de la Bd, c'est un roman graphique total, et en général c'est ce qui plait au public qui ne lit jamais de Bd parce que c'est une transition entre roman et Bd, qui utilise le support BD. Après, il y a la narration que j'ai trouvée ennuyeuse, et surtout il y a le dessin que je n'aime pas et que je trouve moche, enfantin, sans personnalité et maladroit ; ce dessin ne fait qu'accompagner le texte, les images ne donnent pas l'envie de lire, et dans ce cas, je pose une question : pourquoi n'avoir pas carrément écrit un vrai livre autobiographique ? En voyant ces 4 bouquins chez un ami, j'avais envie de jeter un oeil pour comparer avec la version film, mais je n'avais pas envie de me faire les 4 albums, j'ai juste lu les 2 premiers attentivement, puis survolé les 2 autres parce que j'en ai eu très vite marre. Maintenant, je suis définitivement fixé : ce genre d'ouvrage n'est pas fait pour moi ; certes, la bande peut sembler intéressante dans son propos et la description d'une jeune fille dans un monde violent et obscurantiste, mais les styles graphiques et narratifs ne me conviennent pas. J'ai donc très vite rendu le tout à cet ami et je n'y reviendrai pas.
Aristophania
Attiré par la jolie couverture du tome 1 et intrigué par le pitch, c'est en confiance, avec 2 auteurs que j'apprécie, que je me suis lancé dans la lecture de cette série de "French Fantasy". J'ai trouvé le premier tome pas mal, sans être totalement emballé. Mais en tout cas il y a quelques ingrédients interessants qui lancent bien le récit. Le dessin est très agréable. Le cadre historique et géographique est plaisant et bien choisi. 3 enfants comme personnages principaux c'est plutôt sympa, surtout qu'ils sont très vite confrontés à la dure réalité du monde de l'époque. Bref ça part pas mal. Que dire des 3 tomes suivants ? Que je me suis ennuyé pendant 150 pages, et que globalement j'ai eu un mal fou à adhérer à l'intrigue. En 2 mots : pas original et pas palpitant. En détail : 2 castes secrètes qui s'affrontent depuis des millénaires, la cour d'Azur d'un coté (= les gentils), la cour sombre de l'autre (= les méchants). Ils se battent pour trouver la source Aurore, qui donnera des pouvoirs vraisemblablement illimités à celui qui mettra la main dessus. Pourvu que ce soit pas les méchants.... C'est vu, revu et archi revu. Et c'est pas très interessant. Le format BD en 4 tomes ne permet pas de poser le background de cet univers, donc on est obligé de lister les grades et les pouvoirs sur la première page, pour nous donner du contexte. L'évolution des personnages, c'est archi bof aussi. Un des 3 enfants est la clé qui permettra de trouver la source. Donc Aristophania, comtesse de la cour d'azur, va les utiliser pour rechercher la source. Sans trop leur en dire hein. Histoire de ne pas les convaincre totalement, mais surtout pour laisser un peu de 'suspens' pour le lecteur pour les tomes suivants. Incrédules et maladroits au début, les enfants vont faire leur apprentissage et au moins un va se révéler à l'aise avec le pouvoir de l'azur. Qu'est ce que j'ai du mal à croire à ce genre de récit... Je m'accroche et je continue malgré tout ma lecture. Pour quoi ? La trahison évidemment. Le Roi banni, le grand méchant chef de la cour sombre sans-coeur-prêt-à-tuer-ceux-qui-se-mettent-en-travers-de-sa-route, 'retourne' un des enfants. En gros il arrive à le rallier à sa cause en lui démontrant qu'Aristophania est celle qui est mal intentionnée et que les méchants c'est la cour d'Azur. J'avoue que j'ai retrouvé un sursaut d'intérêt à ce moment là. Si les méchants étaient les gentils finalement ? Ce serait vraiment malin comme histoire. Mais non, tout rentre dans l'ordre des prévisions et de l'attendu dans le 4e tome. En 2 phrases le petit frère ouvre les yeux de son ainé qui se re range à nouveau avec eux : "écoute ton coeur frérot".. Pffff. Au rayon cliché, je vous épargne bien sur le lien entre le roi banni et Aristophania hein... Evidement je caricature un peu. Mais bon, je ne crois absolument pas à ce qu'on me raconte, j'ai un peu de mal quand je vois les personnages se mouvoir dans les airs sur un tonneau volant, je ne suis pas inquiet pour les enfants et le devenir de la cour d'azur, je n'ai pas de doute que la source Aurore et son pouvoir restera entre de bonnes mains. Bref cette histoire n'a pour moi aucune originalité et pas d'intérêt. J'ai fini ces 4 tomes dans la douleur et sans doute que une étoile c'est un peu sévère, il faut le reconnaitre. Mais il faut également être lucide : cette lecture ne m'a apporté aucun plaisir, malheureusement, alors qu'elle m'a couté 60 euros.