Peplum

Note: 3.22/5
(3.22/5 pour 9 avis)

Histoire librement inspirée du Satiricon, le roman picaresque de Pétrone.


Au temps de Rome et de l'Empire Romain Blutch Cornélius Rome

Banni par Jules César, Publius Cimber, «homme de naissance libre, chevalier romain et lettré», erre avec quelques compagnons d'exil - la plupart esclaves - aux confins de l'empire, dans une contrée déserte balayée par le blizzard. La découverte d'une statue de glace, ou plutôt d'une femme merveilleuse enfermée dans un bloc glacé, rend fous ces hommes infortunés. Ils s'entretuent et le seul survivant, un jeune homme, se fait passer auprès des soldats qui le recueillent épuisé pour Publius Cimber. Le retour vers Rome en compagnie de la femme gelée va se révéler une odyssée cauchemardesque dans un monde dévoyé, décadent et sauvage. Ce destin funeste serait-il dû au caractère maléfique de la déesse de glace?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1997
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Peplum
Les notes (9)
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'ai un peu de difficulté avec les albums plus sérieux de Blutch et cet album n'échappe pas à la règle. Le dessin de Blutch est excellent. J'aime son trait si particulier et dynamique servi par un superbe noir et blanc. Malheureusement, le scénario est moyen. On suit un jeune romain dans un récit qui m'a semblé un peu décousu et dont le texte est souvent pompeux. Cela se laisse lire, mais je ne suis jamais totalement entré dans le récit et rien ne m'a semblé mémorable dans cette histoire. Il y a certes de superbes scènes dessinées par Blutch, mais pour moi le scénario d'une bd est aussi important que le dessin et je ne suis pas du genre à lire un album juste pour admirer le dessin, je veux aussi que le scénario me passionne !

07/10/2017 (modifier)
Par jul
Note: 3/5

Tiens Peplum de Blutch ! Une bd qui m'avait marqué à l'époque de sa publication dans "à suivre". J'avais adoré le graphisme de Blutch. Noir charbonneux, très esthetique, beaucoup de vie mais assez austère. Un peu dans le style des bds de l'association (en plein boum à l'époque). L'histoire vient un peu au second plan (pour moi) car elle est un peu"écrasée" par le dessin. C'est une sorte de peplum avec un héros de guerre (pas très massif dailleurs). C'est tragique, dramatique, grandiloquent ( en fait j'ai globalement oublié l'histoire) mais très beau.

30/04/2013 (modifier)
Par montane
Note: 4/5

C'est vrai que ce n'est pas une Bande Dessinées très facile d'accès. C'est vrai qu'une relecture s'imposera peut être accompagnée d'explications de texte glanées ça et là. Il n'en demeure pas moins que sur le plan esthétique, cette histoire dessinée en noire et blanc est remarquable avec un dessin toujours en mouvement et un coup de crayon retranscrivant magnifiquement les tourments et la noirceur des personnages qui rythment cette odyssée Antique. On dit qu'il s'agit d'une adaptation du "Satyricon" de Petrone, l'auteur lui parle plutôt d'un prolongement de cette ouvre antique. Je ne sais qu'en penser n'ayant pas lu l'ouvrage. Le fait est que Blutch nous raconte le périple d'un personnage, qui tel un Ulysse connaîtra une véritable Odyssée le conduisant à mettre à nu une superbe femme prise dans les glaces et dont il attendra tout au long du récit le retour à la vie. Incapable d'aimer une autre femme que cette créature somme toute virtuelle, le héro est aussi un formidable imposteur qui usurpera l'identité d'un membre éminent de la Rome Antique pour accéder à la caste détentrice du pouvoir à Rome. Sa forfaiture mise à jour, il accédera toutefois au rang des sénateurs dans laquelle, ce Rastignac de l'Antiquité, ne parviendra néanmoins pas à se fondre. Roman de l'amour impossible , de la quête vaine et éperdue de gloire, de la forfaiture démasquée, cette œuvre du grand prix de la ville d'Angoulême mérite au moins d'être lue à défaut d'être totalement comprise et appréciée

29/04/2013 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5
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J’aurais adoré cette aventure s’il n’y avait eu autant de cul dans le scénario, parce que même s’il s’agit d’amour, cet amour a une tendance à être sexualisé à outrance, j’ai l’impression que tout est prétexte à finir par une scène de sexe au lieu de s’arrêter au côté aventureux qui lui est excellent, c‘est la raison pour laquelle je n’ai déjà plus envie de relire cet ouvrage. C’est comme cette femme congelée dont en plus on ne saura rien, qui est aussi un prétexte un peu facile à mon goût, pour entamer cette aventure qui fera vivre à l’usurpateur Publius Cimber son voyage et ses rencontres trop lascives. Par contre, j’ai trouvé intéressant l’univers théâtral dans lequel Blutch fait évoluer ses personnages, vu que leurs aventures ont une petite tendance à la bizarrerie le ton est finalement bien trouvé. J’ai adoré l’épilogue dont la dernière case est purement excellente, pleine de force et d’émotion. Le style de l’auteur avec son noir et blanc torturé fait parfaitement ressortir l’intensité dramatique du récit.

15/10/2010 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
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C'est le 2e opus de chez Cornélius que je découvre, après Le Grand Autre de Ludovic Debeurme. L'objet est toujours de très bonne facture ; grand format, papier de qualité, première de couverture : on ne lésine pas pour le plaisir du lecteur ! Reste qu'à chaque fois, il faut pénétrer l'univers de l'auteur... Comme Ludovic Debeurme, Blutch ne se laisse pas apprivoiser facilement. Et si j'ai beaucoup apprécié son trait gras, écorché, qui sait composer à merveille avec les corps, je suis passé complètement à côté de l'histoire. Je ne suis déjà pas un grand fan des BD historiques, mais bon, si le récit est bien mené et bien construit, qu'importe l'époque ! Là, j'ai trouvé les dialogues pompeux et lourds. J'en ai même été gêné dans ma lecture. Devoir relire trois fois une bulle pour en comprendre le sens, j'ai vu mieux pour la fluidité d'une histoire... De plus, l'errance chaotique du protagoniste, avec pour seul fil conducteur cette figure féminine prise dans la glace, ne nous aide pas à prendre pied. On est juste le spectateur un peu perdu des errances physiques et amoureuses de notre usurpateur... Alors si dans cet album le dessin de Blutch m'a plu, l'histoire ne m'a par contre pas du tout convaincu. Je réessaierai sans doute avec une autre BD de l'auteur pour affiner mon opinion sur son travail.

05/10/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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Je n'ai jamais trop plébiscité pour l'instant les séries de Blutch. Son univers est si particulier qu'il faut véritablement accrocher afin d'apprécier. Pour autant, j'ai bien aimé celle-ci car elle nous montre une Antiquité très dure et violente. Le trait charbonneux du dessin convenait parfaitement au récit un peu épique de ce légionnaire romain qui se trimballe une momie englacée. Il y a une certaine audace des cases. Je regrette toujours une absence de décors mais c'est le point commun du minimalisme dont l'auteur est une figure de proue. Quant à l'histoire, c'est la poursuite d'un rêve un peu fou d'une pureté et de l'amour parfait. On va revivre la scène où Brutus assassine son père Jules César. On va également croiser des pirates qui vont raser une ville. Il y aura ce jeune éphèbe et cette veille femme capable de ranimer des désirs endormis. Bref, c'est une oeuvre forte assez originale car personnelle. Elle nous offre une autre variation du péplum. A découvrir pour ceux qui aiment également la bande dessinée historique.

16/08/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Note approximative : 2.5/5 Tout comme pour Baudoin, je fais un blocage sur les oeuvres et le dessin de Blutch, n'ayant jamais réussi à trouver une de leurs BD qui me plaisait quand d'autres crient au génie pour l'un comme pour l'autre. Peplum est sans doute la BD de Blutch qui a le plus bel aspect de toutes celles que je lui connaisse, belle couverture, gros album au physique de qualité et un scénario s'inspirant d'un récit connu et existant, le Satiricon. C'est donc empli d'espoir que je l'ai entamée (merci à qui de droit). Hélas, non... Blutch excelle particulièrement dans le dessin de ses personnages. Il arrive à donner une vraie âme et une vraie expressivité à leurs corps et attitudes. Mais au-delà de cela, ce que je n'aime pas dans son graphisme, ce sont son encrage et ses décors. Son encrage, gras, hachuré, faussement hésitant, qui donne une impression de "sale" à ses planches. Ses décors, vides, sombres, intensément hachurés, qui donnent l'impression que les personnages évoluent dans le brouillard ou tout simplement nulle part. Ce vide et cette obscurité me forcent à me focaliser sur les personnages mais m'empêchent totalement de situer mentalement l'intrigue autrement que comme une suite de dialogues, d'actions entre personnages, sans cette localisation géographique qui donne une profondeur et une dimension que je trouve indispensable à un récit. L'impression que je ressens à la visualisation puis à la lecture de ces planches est celle d'un récit sombre et théâtral... ce qui est peut-être précisément le désir de Blutch quand il adapte le Satiricon mais que je n'apprécie ni ici ni dans ses autres oeuvres. Le récit donc tend vers la tragédie antique. Je lui vois deux qualités. La première est son décorum antique réaliste, notamment dans les relations entre personnages : j'apprécie cela. La seconde est sa linéarité et l'absence de ces séquences oniriques et absconses qui m'avaient largué dans d'autres oeuvres de Blutch. L'histoire m'a intrigué et relativement intéressé à son commencement. Qui était donc cette femme congelée qui charme les hommes et attire le malheur sur eux ? Qu'allait-il advenir du héros qui en tombe éperdument amoureux ? Comment cette part de fantastique allait-elle s'intégrer dans l'Empire Romain ? Hélas, le récit traîne en longueur. Et plus particulièrement, il s'attache quasi uniquement aux affres de l'âme du personnage principal, à ses relations amoureuses conflictuelles, avec des femmes de passage ou ce jeune garçon avec lequel il vit un amour bref mais intense. Il fait des rencontres étonnantes, bizarres et souvent glauques. Il vit quelques aventures qui l'amènent parfois plus bas que terre. Et tout cela ne le mène guère plus loin, il erre ainsi sans but avec sa passion congelée. Et un récit qui ne mène nulle part ne mène pas mon esprit bien loin personnellement. D'autant que les dialogues sonnent faux en permanence. Je ne sais s'ils sont directement issus du Satiricon lui-même mais ils sont théâtraux, mélodramatiques, pompeux. Et les postures des protagonistes sont idem, théâtrales, sans naturel, forcées. C'est voulu et explicite dans certaines scènes mais cela m'empêche totalement de me plonger dans le récit. Et je n'y ressens pas l'esthétique que Blutch semble vouloir en faire ressortir. Un récit sous forme de pièce de théâtre sombre et un peu glauque qui m'a hélas ennuyé sur la longueur même si je lui reconnais quelques qualités manifestes.

17/12/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
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J'ai été très étonné par cette histoire. d'abord parce que Blutch ne s'est pas trop illustré dans ce genre, mais aussi parce qu'il réussit brillamment à retranscrire le style de récits fantastiques antiques, un style assez fascinant parfois. Le défaut vient selon moi d'un manque de régularité dans cette "adaptation" : un coup c'est très déclamatoire, limite pompeux, et ça en devient lourd, un coup c'est léger, primesautier, naturaliste, et c'en est charmant. On retrouve l'atmosphère de l'époque antique, les hommes se baladant sans slip, les jeunes beaux garçons qui font craquer les Alix (je parle du héros de BD, hein, pas du ouebmasteure du site marron) et les vieux qui ont du pouvoir. Dommage, car une plus grande constance dans le projet aurait été salutaire pour l'album.

07/08/2005 (modifier)

C'est le seul livre de Blutch que j'ai lu et je n'ai pas été décu. Les dessins se marrient parfaitement avec l'ambiance dans laquelle on est plongé quand on lit cette bd. Lecture qui se fait d'une traite tant on rentre dans l'histoire dès son début. Le scénario est très bien construit. Il m'a toutefois fallu 2 ou 3 relectures pour bien comprendre. L'action est toujours présente, on ne s'ennuie jamais en lisant cette formidable bd! (Elle m'a un peu fait penser à "Ibicus" de Rabaté) Je vous conseille de la lire en écoutant un bon vieux cd de Coltrane!

22/10/2002 (modifier)