Une heureuse surprise !... Une vraie !..
La couverture m'a directement fait penser à un de ces bons vieux Blake et Mortimer. Et c'est vrai que le graphisme y ressemble fort. Alors... une nouvelle aventure ?... ou un horrible ersatz !?!...car, qui plus est, l'album est de même style.
Rien de tout cela pourtant. Et je ne prends même pas cela pour du copiage car l'univers est différent.
Maniquet a ici "créé" (c'est ce que je pense) un album "old fashion".
C'est vrai que c'est ultraréférencé. Il joue ici -et tous azimuts- la carte du clin d'oeil. Il embrigade Holmes, Watson et l'inspecteur Lestrade qui -sous les ombres planantes d'Edgar Allan Poe et de Walter Scott- assisteront Mac Gregor dans cette sombre enquête.
Certains diront que ce n'est que de la basse copie graphique du style Jacobs. Le trait y ressemble très fort, c'est vrai.
Mais cet opus a vraiment quelque chose d'attachant : cette saveur inimitable des salons lambrissés et la politesse guindée de l'époque victorienne. Et ça, j'aime !...
Cet album est sorti quasi simultanément à la sortie du film de David Cronenberg ; film d'ailleurs inspiré par ce récit.
Tic... tic... tic... et la violence va exploser...
Un one-shot remarquable dans la simplicité de son scénario, mais ô combien jubilatoire dans sa réalisation.
J'ai été accroché dès la première page dans cette sorte de western urbain où les bons ne sont pas ceux qu'on croit au départ.
Un simple fait divers, dans ce bled perdu de l'Amérique dite "profonde", va soudainement faire éclater la haine et les armes. Tout comme pour le film, je me suis se dit : "pfou, qué bazar !.." en fin de lecture.
Un opus explosif. Rondement mené et dessiné. Une belle pièce.
Tic... tic... tic...
Tout d'abord je remercie Nijal d'avoir ajouté cette fabuleuse BD, ce monument de l'univers Disney. Je remercie évidemment aussi Don Rosa sans qui ce bonheur de lecture ne serait jamais arrivé. Je remercie tous ceux qui m'ont soutenu... ah euh non je m'égare :-p
Vous l'aurez compris, la Jeunesse de Picsou est tout simplement gé-ni-ale, un incontournable de la bande dessinée Disney. Fan ou pas fan, jeune ou vieux, qui que vous soyez il vous faut impérativement lire cette magnifique épopée !
Tout y est et tout est bon, Don Rosa a respecté l'oeuvre posée par le maître Carl Barks et pour cela il a dû relire des milliers de planches, ce qui représente déjà un formidable boulot. Le scénario est parfaitement maîtrisé, alliant aventure, humour, émotion (la première fois j'ai failli pleurer quand Picsou abandonne ses soeurs). Quel plaisir de découvrir le passé de Picsou ! Mais ce qui me plaît le plus c'est de découvrir sa famille, ses relations avec ses proches, une vraie tranche de vie. L'épisode avec les ancêtres écossais ! C'est découvrir comment il est devenu le canard que nous connaissons riche et solitaire. C'est assister à la fondation de Donaldville.
C'est aussi un cadre historique où Picsou intervient dans de grands moments de l'Histoire et rencontre d'illustres personnages !
Le dessin est époustouflant, le trait est très précis, très fidèle aussi. Ca fourmille de détails, de clins d'oeil, de références ! De l'Ecosse natale à Donaldville en passant par l'Alaska ou l'Australie, chaque épisode nous entraîne dans un paysage différent, tous plus réussis les uns que les autres. Don Rosa apporte un nouveau souffle, plus adulte, au dessin davantage "simpliste" de son illustre prédécesseur. Un style que j'apprécie beaucoup !
Bref, la Jeunesse de Picsou est un grand cru Disney, un must, autant par l'histoire que par les dessins. Un seul conseil : jetez-vous dessus !
La belle histoire que voilà !...
Elle m'a plongé dans le Londres victorien. Et, dans ce monde en pleine révolution technologique, un tueur en série, surnommé "l'équarisseur", frappe à tour de bras. La police reste impuissante. Qui lui opposer ?... Un tueur de grand fauves qui a brillé en Afrique !...
La chasse va pouvoir commencer. Mais le tueur est sur son territoire. Et il le connaît à fond...
Le bon postulat que voilà !... Un très bon opus, vraiment, avec un thème hors des sentiers battus.
Un polar étonnant, que j'ai dégusté avec délectation, tant par l'originalité scénaristique que par le dessin. Sur un canevas pourtant classique, Juszezak -dont c'est le premier scénario- tisse une toile et multiplie les fausses pistes.
Parras, lui, démontre une fois de plus sont immense talent dans un diptyque qui s'annonce de grande classe.
Une chasse au "fauve" dans un Londres à la Jules Verne. Etonnant. Positivement.
Vivement la suite annoncée... Un "4" mérité...
Apres avoir vu le film de Cronenberg, que j'ai adoré d'ailleurs, j'ai acheté la bd en ayant peur de revoir le film. Et là, surprise. Le film ne prend en compte que la première partie, et encore, en y donnant une version assez différente. Peut-être fallait-il faire le chemin dans ce sens-là pour apprécier cette oeuvre, car personnellement, je me suis régalé.
D'abord une première partie que j'ai lue en 5mn montre en main, car elle était la copie conforme du film en moins développée et avec des détails un peu différents qui ont beaucoup de signification dans le film mais qui au final auraient été sans grand intérêt dans le support papier.
Le style graphique étonnant au premier abord devient vite assez agréable à regarder, étant très dynamique et ne nécessitant pas plus pour la compréhension.
Mais les chapitres suivants éveillèrent ma curiosité, n'étant pas traités par le film. De surpris, je suis devenu avide de savoir la suite et fin de cette histoire.
Et quand j'ai fermé le bouquin, quel choc ! Enfin une bd qui ne m'avait pas laissé indemne à la fin ! Il me fallut une bonne demi-heure pour pouvoir penser à autre chose. Le même sentiment qui vous tient quand vous sortez du cinéma après avoir vu un film qui vous a mis sur les fesses ! Et ça, en bd, je ne suis pas sûr que cela arrive très souvent.
Je la conseille fortement !!!
Une anthologie réunissant les histoires de Conan de Thomas et Buscema... Je rêve ! Le bonheur pour un fan des "Spécial Conan" édités par Semic. Et de beaux albums en plus.
Buscema fut, je pense, le meilleur dessinateur de la série, et chaque page tournée me fait pleurer de joie.
Les histoires sont magnifiques dans leur grandiloquence, la magie, les démons, les barbares, les sorciers, les princesses sont tous de la partie. On retombe en enfance dans cet univers macho et finalement assez simpliste.
Buscema s'en donne à coeur joie dans les hachures, les muscles, les cadrages et les cases ultra-fournies. Soleil a même eu la bonne idée de ne pas coloriser le tout comme c'est la mode en ce moment...
Certes, je n'ai pas vu, comme cela est souligné par un critique ci-dessous, les coupes et autres changements par rapport aux anciennes éditions... mais bon. Cela ne gène pas mon bonheur.
Je voudrais cliquer sur la note maximale 5/5 culte ! et pourtant je ne peux pas !
Tout était parfait, jusqu'au tome 3, où je me rends enfin compte que ce Conan n'a d'anthologie que le nom ! On l'appelle Amra le Lion, mais si vous n'avez pas lu ses histoires dans les vieux fascicules des années 70-80, comment pouvez-vous comprendre le pourquoi du comment ? L'éditeur publie les histoires en faisant un choix dont je n'ai pas les tenants et les aboutissants. Droits ? Nombre de pages ? Affaire de goût ?
Le résultat est un troisième tome qui sent plus le fourre-tout qu'autre chose.
Donc je me contenterai d'un petit 4/5, mais encore une fois, quel bonheur !!!
Jolie réussite cette BD. Le scénario est des plus simples et pourrait s’apparenter à un conte moderne. Mais son traitement qui met plus en valeur les sentiments exprimés par l'image que par le texte en est le point fort. Et cela en ne dessinant aucun visage. Quel pari osé!
Graphiquement c’est novateur et superbe. Enchaînement des cases, personnages, couleurs, dessin… On en redemande.
Dommage que l’histoire soit si courte.
C'est surprenant. On commence la lecture en imaginant une BD genre "tranches de vie" plutôt poussive, puis tout doucement, on y prend goût et on suit le quotidien de chaque personnage avec intérêt et jubilation.
Avec intérêt parce qu’on est impressionné par la justesse des situations, des dialogues, des non-dits, des sentiments... La psychologie des personnages et leurs interactions au quotidien sont tellement bien présentées qu'on pourrait imaginer cette histoire comme du vécu. Une sorte de biographie personnelle.
Puis avec jubilation car cet album, à ma grande surprise, est truffé de gags.
Et bien sur, le dessin N&B est simple et bien équilibré. Le cadrage et l'enchaînement des cases, toujours lisible, peut paraître traditionnel. Mais le rendu de certaines planches, esthétiquement plus travaillées, sont de toute beauté. Les dernières scènes du livre en sont un bon exemple.
Cet album est le résultat d'un véritable travail de bénédictin concocté par Devos.
Vous ne découvrirez pas des fiches techniques ennuyeuses, mais des dessins précis qui représentent le fruit d'années de recherches et de compilation.
Et le tout offre une vraie tranche d'humour, car Devos n'est pas le dessinateur de "Génial Olivier" pour rien : sa série est émaillée de gags, parfois grinçants, nécessaires pour "désarmer" les multiples moyens de tuer.
Et c'est vrai que j'ai souvent souri de bon coeur...
Chaque case fait l'objet d'une véritable mise en scène dans laquelle est introduite une note humoristique qui désamorce le côté dramatique de ces engins néfastes.
Savourez cet album... si vous le trouvez encore...
Vous constaterez ce que l'esprit humain a pu créer depuis la toute première arme ; à savoir... une simple pierre...
A l’image du vent dans les saules, Michel Plessix demeure dans cet univers si charmant et poétique qui a fait son succès.
Si j’aime toujours autant le dessin très détaillé, j’ai une nette préférence pour le vent dans les sables puisque le récit semble évoluer vers une vraie aventure qui faisait jusque là un peu défaut.
J’attends donc le second tome avec une certaine impatience.
Changement de format pour ce 2ème tome, plus large, mettant en valeur les magnifiques dessins de Plessix. Les couleurs sont magnifiques et mieux réussies que sur le tome 1. L'histoire stagne un peu mais le tout est trés agréable à lire.
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Les Aventures de Sean Mac Gregor
Une heureuse surprise !... Une vraie !.. La couverture m'a directement fait penser à un de ces bons vieux Blake et Mortimer. Et c'est vrai que le graphisme y ressemble fort. Alors... une nouvelle aventure ?... ou un horrible ersatz !?!...car, qui plus est, l'album est de même style. Rien de tout cela pourtant. Et je ne prends même pas cela pour du copiage car l'univers est différent. Maniquet a ici "créé" (c'est ce que je pense) un album "old fashion". C'est vrai que c'est ultraréférencé. Il joue ici -et tous azimuts- la carte du clin d'oeil. Il embrigade Holmes, Watson et l'inspecteur Lestrade qui -sous les ombres planantes d'Edgar Allan Poe et de Walter Scott- assisteront Mac Gregor dans cette sombre enquête. Certains diront que ce n'est que de la basse copie graphique du style Jacobs. Le trait y ressemble très fort, c'est vrai. Mais cet opus a vraiment quelque chose d'attachant : cette saveur inimitable des salons lambrissés et la politesse guindée de l'époque victorienne. Et ça, j'aime !...
A History of Violence
Cet album est sorti quasi simultanément à la sortie du film de David Cronenberg ; film d'ailleurs inspiré par ce récit. Tic... tic... tic... et la violence va exploser... Un one-shot remarquable dans la simplicité de son scénario, mais ô combien jubilatoire dans sa réalisation. J'ai été accroché dès la première page dans cette sorte de western urbain où les bons ne sont pas ceux qu'on croit au départ. Un simple fait divers, dans ce bled perdu de l'Amérique dite "profonde", va soudainement faire éclater la haine et les armes. Tout comme pour le film, je me suis se dit : "pfou, qué bazar !.." en fin de lecture. Un opus explosif. Rondement mené et dessiné. Une belle pièce. Tic... tic... tic...
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
Tout d'abord je remercie Nijal d'avoir ajouté cette fabuleuse BD, ce monument de l'univers Disney. Je remercie évidemment aussi Don Rosa sans qui ce bonheur de lecture ne serait jamais arrivé. Je remercie tous ceux qui m'ont soutenu... ah euh non je m'égare :-p Vous l'aurez compris, la Jeunesse de Picsou est tout simplement gé-ni-ale, un incontournable de la bande dessinée Disney. Fan ou pas fan, jeune ou vieux, qui que vous soyez il vous faut impérativement lire cette magnifique épopée ! Tout y est et tout est bon, Don Rosa a respecté l'oeuvre posée par le maître Carl Barks et pour cela il a dû relire des milliers de planches, ce qui représente déjà un formidable boulot. Le scénario est parfaitement maîtrisé, alliant aventure, humour, émotion (la première fois j'ai failli pleurer quand Picsou abandonne ses soeurs). Quel plaisir de découvrir le passé de Picsou ! Mais ce qui me plaît le plus c'est de découvrir sa famille, ses relations avec ses proches, une vraie tranche de vie. L'épisode avec les ancêtres écossais ! C'est découvrir comment il est devenu le canard que nous connaissons riche et solitaire. C'est assister à la fondation de Donaldville. C'est aussi un cadre historique où Picsou intervient dans de grands moments de l'Histoire et rencontre d'illustres personnages ! Le dessin est époustouflant, le trait est très précis, très fidèle aussi. Ca fourmille de détails, de clins d'oeil, de références ! De l'Ecosse natale à Donaldville en passant par l'Alaska ou l'Australie, chaque épisode nous entraîne dans un paysage différent, tous plus réussis les uns que les autres. Don Rosa apporte un nouveau souffle, plus adulte, au dessin davantage "simpliste" de son illustre prédécesseur. Un style que j'apprécie beaucoup ! Bref, la Jeunesse de Picsou est un grand cru Disney, un must, autant par l'histoire que par les dessins. Un seul conseil : jetez-vous dessus !
Le méridien des brumes
La belle histoire que voilà !... Elle m'a plongé dans le Londres victorien. Et, dans ce monde en pleine révolution technologique, un tueur en série, surnommé "l'équarisseur", frappe à tour de bras. La police reste impuissante. Qui lui opposer ?... Un tueur de grand fauves qui a brillé en Afrique !... La chasse va pouvoir commencer. Mais le tueur est sur son territoire. Et il le connaît à fond... Le bon postulat que voilà !... Un très bon opus, vraiment, avec un thème hors des sentiers battus. Un polar étonnant, que j'ai dégusté avec délectation, tant par l'originalité scénaristique que par le dessin. Sur un canevas pourtant classique, Juszezak -dont c'est le premier scénario- tisse une toile et multiplie les fausses pistes. Parras, lui, démontre une fois de plus sont immense talent dans un diptyque qui s'annonce de grande classe. Une chasse au "fauve" dans un Londres à la Jules Verne. Etonnant. Positivement. Vivement la suite annoncée... Un "4" mérité...
A History of Violence
Apres avoir vu le film de Cronenberg, que j'ai adoré d'ailleurs, j'ai acheté la bd en ayant peur de revoir le film. Et là, surprise. Le film ne prend en compte que la première partie, et encore, en y donnant une version assez différente. Peut-être fallait-il faire le chemin dans ce sens-là pour apprécier cette oeuvre, car personnellement, je me suis régalé. D'abord une première partie que j'ai lue en 5mn montre en main, car elle était la copie conforme du film en moins développée et avec des détails un peu différents qui ont beaucoup de signification dans le film mais qui au final auraient été sans grand intérêt dans le support papier. Le style graphique étonnant au premier abord devient vite assez agréable à regarder, étant très dynamique et ne nécessitant pas plus pour la compréhension. Mais les chapitres suivants éveillèrent ma curiosité, n'étant pas traités par le film. De surpris, je suis devenu avide de savoir la suite et fin de cette histoire. Et quand j'ai fermé le bouquin, quel choc ! Enfin une bd qui ne m'avait pas laissé indemne à la fin ! Il me fallut une bonne demi-heure pour pouvoir penser à autre chose. Le même sentiment qui vous tient quand vous sortez du cinéma après avoir vu un film qui vous a mis sur les fesses ! Et ça, en bd, je ne suis pas sûr que cela arrive très souvent. Je la conseille fortement !!!
Anthologie de Conan le barbare
Une anthologie réunissant les histoires de Conan de Thomas et Buscema... Je rêve ! Le bonheur pour un fan des "Spécial Conan" édités par Semic. Et de beaux albums en plus. Buscema fut, je pense, le meilleur dessinateur de la série, et chaque page tournée me fait pleurer de joie. Les histoires sont magnifiques dans leur grandiloquence, la magie, les démons, les barbares, les sorciers, les princesses sont tous de la partie. On retombe en enfance dans cet univers macho et finalement assez simpliste. Buscema s'en donne à coeur joie dans les hachures, les muscles, les cadrages et les cases ultra-fournies. Soleil a même eu la bonne idée de ne pas coloriser le tout comme c'est la mode en ce moment... Certes, je n'ai pas vu, comme cela est souligné par un critique ci-dessous, les coupes et autres changements par rapport aux anciennes éditions... mais bon. Cela ne gène pas mon bonheur. Je voudrais cliquer sur la note maximale 5/5 culte ! et pourtant je ne peux pas ! Tout était parfait, jusqu'au tome 3, où je me rends enfin compte que ce Conan n'a d'anthologie que le nom ! On l'appelle Amra le Lion, mais si vous n'avez pas lu ses histoires dans les vieux fascicules des années 70-80, comment pouvez-vous comprendre le pourquoi du comment ? L'éditeur publie les histoires en faisant un choix dont je n'ai pas les tenants et les aboutissants. Droits ? Nombre de pages ? Affaire de goût ? Le résultat est un troisième tome qui sent plus le fourre-tout qu'autre chose. Donc je me contenterai d'un petit 4/5, mais encore une fois, quel bonheur !!!
Missy
Jolie réussite cette BD. Le scénario est des plus simples et pourrait s’apparenter à un conte moderne. Mais son traitement qui met plus en valeur les sentiments exprimés par l'image que par le texte en est le point fort. Et cela en ne dessinant aucun visage. Quel pari osé! Graphiquement c’est novateur et superbe. Enchaînement des cases, personnages, couleurs, dessin… On en redemande. Dommage que l’histoire soit si courte.
L'Immeuble d'en face
C'est surprenant. On commence la lecture en imaginant une BD genre "tranches de vie" plutôt poussive, puis tout doucement, on y prend goût et on suit le quotidien de chaque personnage avec intérêt et jubilation. Avec intérêt parce qu’on est impressionné par la justesse des situations, des dialogues, des non-dits, des sentiments... La psychologie des personnages et leurs interactions au quotidien sont tellement bien présentées qu'on pourrait imaginer cette histoire comme du vécu. Une sorte de biographie personnelle. Puis avec jubilation car cet album, à ma grande surprise, est truffé de gags. Et bien sur, le dessin N&B est simple et bien équilibré. Le cadrage et l'enchaînement des cases, toujours lisible, peut paraître traditionnel. Mais le rendu de certaines planches, esthétiquement plus travaillées, sont de toute beauté. Les dernières scènes du livre en sont un bon exemple.
La Petite Histoire des Armes à feu
Cet album est le résultat d'un véritable travail de bénédictin concocté par Devos. Vous ne découvrirez pas des fiches techniques ennuyeuses, mais des dessins précis qui représentent le fruit d'années de recherches et de compilation. Et le tout offre une vraie tranche d'humour, car Devos n'est pas le dessinateur de "Génial Olivier" pour rien : sa série est émaillée de gags, parfois grinçants, nécessaires pour "désarmer" les multiples moyens de tuer. Et c'est vrai que j'ai souvent souri de bon coeur... Chaque case fait l'objet d'une véritable mise en scène dans laquelle est introduite une note humoristique qui désamorce le côté dramatique de ces engins néfastes. Savourez cet album... si vous le trouvez encore... Vous constaterez ce que l'esprit humain a pu créer depuis la toute première arme ; à savoir... une simple pierre...
Le Vent dans les Sables
A l’image du vent dans les saules, Michel Plessix demeure dans cet univers si charmant et poétique qui a fait son succès. Si j’aime toujours autant le dessin très détaillé, j’ai une nette préférence pour le vent dans les sables puisque le récit semble évoluer vers une vraie aventure qui faisait jusque là un peu défaut. J’attends donc le second tome avec une certaine impatience. Changement de format pour ce 2ème tome, plus large, mettant en valeur les magnifiques dessins de Plessix. Les couleurs sont magnifiques et mieux réussies que sur le tome 1. L'histoire stagne un peu mais le tout est trés agréable à lire.