A l’image du vent dans les saules, Michel Plessix demeure dans cet univers si charmant et poétique qui a fait son succès.
Si j’aime toujours autant le dessin très détaillé, j’ai une nette préférence pour le vent dans les sables puisque le récit semble évoluer vers une vraie aventure qui faisait jusque là un peu défaut.
J’attends donc le second tome avec une certaine impatience.
Changement de format pour ce 2ème tome, plus large, mettant en valeur les magnifiques dessins de Plessix. Les couleurs sont magnifiques et mieux réussies que sur le tome 1. L'histoire stagne un peu mais le tout est trés agréable à lire.
Dans ce bien bel album, Plessix met en scène des rats, une taupe, un crapaud...
Des animaux qui vivent dans le monde des humains et qui se réservent le droit de s'offrir quelques escapades par piquées des vers...
Chaque personnage présente des caractéristiques bien précises, des particularités finement observées.
Un tome d'une réelle poésie destiné à tous les publics.
Installé derrière sa table à dessin, j'ai imaginé Plessix donnant l'impression d'être dans une bulle hors du temps. Les rêveries qu'il engendre sont omniprésentes.
Plessix?.. c'est une sorte de "suiveur" moderne, fin et intelligent. Un de ces grands auteurs (comme Macherot pour "Sybilline") qui utilise les animaux pour parler de la société.
Il fait aussi montre d'un graphisme arrondi, jovial, qui m'a présenté des êtres d'une richesse apparente déjà gigantesque.
Du bien beau travail !... Je conseille.
Gus est l’histoire de 3 malfaiteurs aux grands cœurs dont la vie faite de braquages suivis de visites de divers saloons dans lesquels ils dépensent leur butin. Cette vie est pour eux très normale, aussi normale que nous nous rendons au bureau tous les matins…
Paradoxalement dans cet univers, c’est la manière d’aborder leurs relations avec les femmes qui semble leur poser quelques soucis et ménage dans le récit des situations assez drôles.
Blain nous propose ici un album dont la qualité est à l’image de ce qu’il a su produire auparavant avec un découpage très réussi et des personnages expressifs superbement mis en mouvement.
Les couleurs de Walter participent largement à la qualité de l’œuvre.
Si j’ai tout de même une préférence pour Isaac le pirate en ce qui concerne le récit, j’ai apprécié cette nouvelle série drôle et touchante que je ne peux que conseiller.
Plutôt un 3,5 en attendant la suite
Il paraît que la conquête de l'Ouest américain et les innombrables films et récits qu'elle a inspirés ont marqué la jeunesse de Rosinski et Van Hamme.
Je pense qu'ici, ils ont ici voulu se faire plaisir et rejoignent le genre.
A l'exception de cinq doubles planches -intercalées entre les chapitres- et qui sont autant de magnifiques tableaux, Rosinski a choisi de décliner la gamme des tons sépia pour illustrer l'opus (comme les photographies d'époque). Ca, j'aime vraiment !...
Van Hamme, lui, a encore ciselé une bien bonne histoire. Dans celle-ci, il joue sur les thèmes récurrents de la quête de l'identité et des facéties du destin. Et il brouille -avec l'aisance qu'on lui connaît- les pistes jusqu'à l'ultime rebondissement.
La galerie des portraits qu'il trace n'est pas sans rappeler Lune de guerre qu'il a scénarisé pour Hermann. Et le résultat est aussi convaincant.
Ce "Western", au titre emblématique, est -à mon humble avis- un futur classique.
Magnifique, change des combats irréels et peut être promis pour un futur proche qui sait ? ^^ Les jeux online sont en plein développements alors... pourquoi pas ? ^^ Scénario magnifique et plein de rebondissements. ^^
A vos portes-monnaie ! Le prix est moins élevé que la plupart des manga alors pourquoi s'en priver ? ^^
Durant ma jeunesse, j'aimais beaucoup Picsou dont je lisais les aventures avec passion. Depuis, j'ai vieilli et même si je garde de l'affection pour le personnage et mes souvenirs d'enfance, je n'arrive plus à lire une de ses aventures récentes dans Super Picsou Géant ou autres sans m'ennuyer rapidement car ce n'est "plus pour moi".
Aussi, quand j'ai eu la grande chance de me procurer l'édition de 1998 de la Jeunesse de Picsou, c'est avec un sentiment d'espoir prudent que j'ai entamé sa lecture.
Mais cette oeuvre-là est excellente, vraiment excellente ! Et sans doute encore plus précisément quand on est un adulte qui aimait Picsou dans sa jeunesse, car le récit est mature, intelligent, plein d'humour et d'originalité.
Le dessin de Don Rosa est très bon. Il a une touche de dessin de l'univers Disney qui me plait beaucoup. Sans jamais tomber dans la facilité, il n'hésite pas à fournir, outre des personnages dynamiques, des décors fouillés et emplis de détails parfois amusants. J'aime beaucoup par exemple la façon dont il dessine les animaux avec lesquels il offre souvent au lecteur de très bons gags de second plan. Au final, ses planches sont belles et agréables tout en gardant la simplicité des dessins à la Disney.
Le scénario de cette jeunesse de Picsou est vraiment excellent. Divisé en 12 chapitres + un chapitre "0", il nous amène aux 4 coins du monde, Ecosse, Rives du Mississipi, Montana, Afrique du Sud, Australie, Yukon (évidemment), Californie, plus tous les lieux où Picsou a ensuite amassé sa fortune une fois ses premiers millions engrangés à la sueur de son front.
Chaque chapitre forme une histoire complète et chaque histoire se suit pour former une vraie saga. Les scénarios ne manquent jamais d'une vraie originalité, le lecteur adulte et blasé que je suis ne sachant jamais comment les choses allaient se terminer et quels rebondissements allaient arriver. Car ils sont à la fois pleins de rêve et de magie mais aussi réalistes et ancrés dans l'Histoire des USA et du monde entre la fin du 19e et le début du 20e siècle.
Le personnage de Picsou est en outre fouillé, complexe, très attachant malgré les évènements qui vont véritablement l'endurcir voire le rendre antipathique quand il atteindra le maximum de sa richesse.
Sincèrement captivé, souvent même ému à certains passages, seuls quelques moments où le rythme baisse un tout petit peu m'empêchent de mettre la note maximale à cette BD formidable pour le lecteur nostalgique de ce que Picsou, le personnage et ses aventures, peut offrir de mieux.
Pour information, j'ai eu un peu le sentiment que cette saga aurait pu de très belle manière se terminer à la fin du chapitre 10, quand Picsou s'installe à Donaldville et qu'on voit poindre la naissance de Donald lui-même. Les chapitres suivants m'ont un peu moins captivé, notamment peut-être par une baisse du niveau d'humour et d'aventure. Mais ils font un lien excellent entre la saga de la jeunesse de Picsou et ses aventures actuelles avec Donald et les 3 neveux face aux Rapetou et à Miss Tick. Et puis dans le chapitre 12, j'ai adoré la référence à Citizen Kane.
Bref, un INDISPENSABLE total pour qui aime ou aimait Picsou, quelque soit son âge désormais.
Et je donnerais très cher pour que ces aventures soient rééditées dans la belle intégrale cartonnée de luxe qu'elles méritent !
Le Floc'h ?... un auteur-scénariste-dessinateur qui a réuni beaucoup d'atouts pour réussir à transmettre son amour de la mer.
Il réalise ici un très bel album d'ambiance sur la Bretagne ; me livrant -moi lecteur- un beau récit, entier. Un album où j'ai un peu retrouvé certains souvenirs de mes passages en Côte d'Armor... très bons souvenirs d'ailleurs...
J'ai ainsi suivi l'évolution de cet "ingénieur" -comme l'appellent les locaux-, qui s'intègrera au fur et à mesure que s'élève son phare et que s'éloignent ses certitudes de jeune diplômé.
Une quête initiatique remplie de poésie qui, loin d'être contemplative, est aussi riche en rebondissements.
Un très bel album, aux couleurs "bretonnantes".
Un album que j'ai même imaginé en noir et blanc : cela n'en aurait eu que plus de force encore.
Séduisant. Attachant. Vraiment...
Je viens de relire l'intégralité des tomes sortis à ce jour et j'en profite donc pour laisser un avis. Que dire de plus...
XIII fait partie des séries indispensables à tout amateur de bd. On pourra évidemment regretter une certaine baisse de qualité au fil des tomes propre en général à toute oeuvre de ce style.
Néanmoins, ne serait-ce que pour les 5 premiers tomes, XIII est une bd à lire absolument. On suit avec plaisir l'évolution du héros et la recherche de son passé, la multitude de personnages secondaires (très détaillé d'ailleurs dans le tome 13 - The XIII Mystery: l'enquête).
A l'heure où j'écris ces quelques lignes, on parle d'une possible reprise du dessin par Giraud....
A suivre...
Appollo et Brüno lancent une nouvelle série policière de science-fiction au look résolument rétro (70’s) et au ton plutôt original.
Voir un héros black qui semble sorti des films black des années 70 se rendre sur une base sur une planète pratiquement vierge, pour résoudre un mystérieux crime passionnel, j’aime bien l’idée. Quand en plus, ce crime ne s’avère pas si passionnel que ça et que tous les scientifiques de la base semblent un peu zarbis, ça devient encore plus intéressant.
Biotope, c’est un peu comme si Shaft partait résoudre les problèmes de la station Solaris. J’aime le caractère bougon du personnage principal, et le mystère qui grandit tout au long de la lecture de l’album.
C'est vrai que c'est simple et par le dessin, d'un classicisme à toute épreuve, et par le mode de narration. Mais est-il vraiment indispensable de chercher midi à 14 heures ?
Moi en tout cas, je n'ai pas perdu l'attachement de mes 12 ans pour cette série qui m'a fait découvrir le Moyen-Âge et la BD (ah, l'image du nain s'empalant sur le coffre dans "le trésor du mage"... elle m'est revenue pendant un certain nombre de nuits au cours de ces 25 dernières années!). Et je crois même que j'ai été amoureux de Gwendoline avant de l'être de Sophie Marceau dans "la boum" - c'est tout dire !
Ceci dit, j'ai une très forte préférence pour les couvertures des éditions originales - qui a inventé le vert standardisé et surtout cette typo affreusement balourde des rééditions ? Je ne suis pourtant pas fétichiste ni collectionneur pour un sou, mais dans ce cas-là je trouve que ça vaut le coup de mettre la main sur les éditions historiques (pas toujours facile).
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Le Vent dans les Sables
A l’image du vent dans les saules, Michel Plessix demeure dans cet univers si charmant et poétique qui a fait son succès. Si j’aime toujours autant le dessin très détaillé, j’ai une nette préférence pour le vent dans les sables puisque le récit semble évoluer vers une vraie aventure qui faisait jusque là un peu défaut. J’attends donc le second tome avec une certaine impatience. Changement de format pour ce 2ème tome, plus large, mettant en valeur les magnifiques dessins de Plessix. Les couleurs sont magnifiques et mieux réussies que sur le tome 1. L'histoire stagne un peu mais le tout est trés agréable à lire.
Le Vent dans les Sables
Dans ce bien bel album, Plessix met en scène des rats, une taupe, un crapaud... Des animaux qui vivent dans le monde des humains et qui se réservent le droit de s'offrir quelques escapades par piquées des vers... Chaque personnage présente des caractéristiques bien précises, des particularités finement observées. Un tome d'une réelle poésie destiné à tous les publics. Installé derrière sa table à dessin, j'ai imaginé Plessix donnant l'impression d'être dans une bulle hors du temps. Les rêveries qu'il engendre sont omniprésentes. Plessix?.. c'est une sorte de "suiveur" moderne, fin et intelligent. Un de ces grands auteurs (comme Macherot pour "Sybilline") qui utilise les animaux pour parler de la société. Il fait aussi montre d'un graphisme arrondi, jovial, qui m'a présenté des êtres d'une richesse apparente déjà gigantesque. Du bien beau travail !... Je conseille.
Gus
Gus est l’histoire de 3 malfaiteurs aux grands cœurs dont la vie faite de braquages suivis de visites de divers saloons dans lesquels ils dépensent leur butin. Cette vie est pour eux très normale, aussi normale que nous nous rendons au bureau tous les matins… Paradoxalement dans cet univers, c’est la manière d’aborder leurs relations avec les femmes qui semble leur poser quelques soucis et ménage dans le récit des situations assez drôles. Blain nous propose ici un album dont la qualité est à l’image de ce qu’il a su produire auparavant avec un découpage très réussi et des personnages expressifs superbement mis en mouvement. Les couleurs de Walter participent largement à la qualité de l’œuvre. Si j’ai tout de même une préférence pour Isaac le pirate en ce qui concerne le récit, j’ai apprécié cette nouvelle série drôle et touchante que je ne peux que conseiller. Plutôt un 3,5 en attendant la suite
Western
Il paraît que la conquête de l'Ouest américain et les innombrables films et récits qu'elle a inspirés ont marqué la jeunesse de Rosinski et Van Hamme. Je pense qu'ici, ils ont ici voulu se faire plaisir et rejoignent le genre. A l'exception de cinq doubles planches -intercalées entre les chapitres- et qui sont autant de magnifiques tableaux, Rosinski a choisi de décliner la gamme des tons sépia pour illustrer l'opus (comme les photographies d'époque). Ca, j'aime vraiment !... Van Hamme, lui, a encore ciselé une bien bonne histoire. Dans celle-ci, il joue sur les thèmes récurrents de la quête de l'identité et des facéties du destin. Et il brouille -avec l'aisance qu'on lui connaît- les pistes jusqu'à l'ultime rebondissement. La galerie des portraits qu'il trace n'est pas sans rappeler Lune de guerre qu'il a scénarisé pour Hermann. Et le résultat est aussi convaincant. Ce "Western", au titre emblématique, est -à mon humble avis- un futur classique.
Yureka
Magnifique, change des combats irréels et peut être promis pour un futur proche qui sait ? ^^ Les jeux online sont en plein développements alors... pourquoi pas ? ^^ Scénario magnifique et plein de rebondissements. ^^ A vos portes-monnaie ! Le prix est moins élevé que la plupart des manga alors pourquoi s'en priver ? ^^
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
Durant ma jeunesse, j'aimais beaucoup Picsou dont je lisais les aventures avec passion. Depuis, j'ai vieilli et même si je garde de l'affection pour le personnage et mes souvenirs d'enfance, je n'arrive plus à lire une de ses aventures récentes dans Super Picsou Géant ou autres sans m'ennuyer rapidement car ce n'est "plus pour moi". Aussi, quand j'ai eu la grande chance de me procurer l'édition de 1998 de la Jeunesse de Picsou, c'est avec un sentiment d'espoir prudent que j'ai entamé sa lecture. Mais cette oeuvre-là est excellente, vraiment excellente ! Et sans doute encore plus précisément quand on est un adulte qui aimait Picsou dans sa jeunesse, car le récit est mature, intelligent, plein d'humour et d'originalité. Le dessin de Don Rosa est très bon. Il a une touche de dessin de l'univers Disney qui me plait beaucoup. Sans jamais tomber dans la facilité, il n'hésite pas à fournir, outre des personnages dynamiques, des décors fouillés et emplis de détails parfois amusants. J'aime beaucoup par exemple la façon dont il dessine les animaux avec lesquels il offre souvent au lecteur de très bons gags de second plan. Au final, ses planches sont belles et agréables tout en gardant la simplicité des dessins à la Disney. Le scénario de cette jeunesse de Picsou est vraiment excellent. Divisé en 12 chapitres + un chapitre "0", il nous amène aux 4 coins du monde, Ecosse, Rives du Mississipi, Montana, Afrique du Sud, Australie, Yukon (évidemment), Californie, plus tous les lieux où Picsou a ensuite amassé sa fortune une fois ses premiers millions engrangés à la sueur de son front. Chaque chapitre forme une histoire complète et chaque histoire se suit pour former une vraie saga. Les scénarios ne manquent jamais d'une vraie originalité, le lecteur adulte et blasé que je suis ne sachant jamais comment les choses allaient se terminer et quels rebondissements allaient arriver. Car ils sont à la fois pleins de rêve et de magie mais aussi réalistes et ancrés dans l'Histoire des USA et du monde entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. Le personnage de Picsou est en outre fouillé, complexe, très attachant malgré les évènements qui vont véritablement l'endurcir voire le rendre antipathique quand il atteindra le maximum de sa richesse. Sincèrement captivé, souvent même ému à certains passages, seuls quelques moments où le rythme baisse un tout petit peu m'empêchent de mettre la note maximale à cette BD formidable pour le lecteur nostalgique de ce que Picsou, le personnage et ses aventures, peut offrir de mieux. Pour information, j'ai eu un peu le sentiment que cette saga aurait pu de très belle manière se terminer à la fin du chapitre 10, quand Picsou s'installe à Donaldville et qu'on voit poindre la naissance de Donald lui-même. Les chapitres suivants m'ont un peu moins captivé, notamment peut-être par une baisse du niveau d'humour et d'aventure. Mais ils font un lien excellent entre la saga de la jeunesse de Picsou et ses aventures actuelles avec Donald et les 3 neveux face aux Rapetou et à Miss Tick. Et puis dans le chapitre 12, j'ai adoré la référence à Citizen Kane. Bref, un INDISPENSABLE total pour qui aime ou aimait Picsou, quelque soit son âge désormais. Et je donnerais très cher pour que ces aventures soient rééditées dans la belle intégrale cartonnée de luxe qu'elles méritent !
Trois éclats blancs
Le Floc'h ?... un auteur-scénariste-dessinateur qui a réuni beaucoup d'atouts pour réussir à transmettre son amour de la mer. Il réalise ici un très bel album d'ambiance sur la Bretagne ; me livrant -moi lecteur- un beau récit, entier. Un album où j'ai un peu retrouvé certains souvenirs de mes passages en Côte d'Armor... très bons souvenirs d'ailleurs... J'ai ainsi suivi l'évolution de cet "ingénieur" -comme l'appellent les locaux-, qui s'intègrera au fur et à mesure que s'élève son phare et que s'éloignent ses certitudes de jeune diplômé. Une quête initiatique remplie de poésie qui, loin d'être contemplative, est aussi riche en rebondissements. Un très bel album, aux couleurs "bretonnantes". Un album que j'ai même imaginé en noir et blanc : cela n'en aurait eu que plus de force encore. Séduisant. Attachant. Vraiment...
XIII
Je viens de relire l'intégralité des tomes sortis à ce jour et j'en profite donc pour laisser un avis. Que dire de plus... XIII fait partie des séries indispensables à tout amateur de bd. On pourra évidemment regretter une certaine baisse de qualité au fil des tomes propre en général à toute oeuvre de ce style. Néanmoins, ne serait-ce que pour les 5 premiers tomes, XIII est une bd à lire absolument. On suit avec plaisir l'évolution du héros et la recherche de son passé, la multitude de personnages secondaires (très détaillé d'ailleurs dans le tome 13 - The XIII Mystery: l'enquête). A l'heure où j'écris ces quelques lignes, on parle d'une possible reprise du dessin par Giraud.... A suivre...
Biotope
Appollo et Brüno lancent une nouvelle série policière de science-fiction au look résolument rétro (70’s) et au ton plutôt original. Voir un héros black qui semble sorti des films black des années 70 se rendre sur une base sur une planète pratiquement vierge, pour résoudre un mystérieux crime passionnel, j’aime bien l’idée. Quand en plus, ce crime ne s’avère pas si passionnel que ça et que tous les scientifiques de la base semblent un peu zarbis, ça devient encore plus intéressant. Biotope, c’est un peu comme si Shaft partait résoudre les problèmes de la station Solaris. J’aime le caractère bougon du personnage principal, et le mystère qui grandit tout au long de la lecture de l’album.
Chevalier Ardent
C'est vrai que c'est simple et par le dessin, d'un classicisme à toute épreuve, et par le mode de narration. Mais est-il vraiment indispensable de chercher midi à 14 heures ? Moi en tout cas, je n'ai pas perdu l'attachement de mes 12 ans pour cette série qui m'a fait découvrir le Moyen-Âge et la BD (ah, l'image du nain s'empalant sur le coffre dans "le trésor du mage"... elle m'est revenue pendant un certain nombre de nuits au cours de ces 25 dernières années!). Et je crois même que j'ai été amoureux de Gwendoline avant de l'être de Sophie Marceau dans "la boum" - c'est tout dire ! Ceci dit, j'ai une très forte préférence pour les couvertures des éditions originales - qui a inventé le vert standardisé et surtout cette typo affreusement balourde des rééditions ? Je ne suis pourtant pas fétichiste ni collectionneur pour un sou, mais dans ce cas-là je trouve que ça vaut le coup de mettre la main sur les éditions historiques (pas toujours facile).