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Couverture de la série Ranxerox
Ranxerox

Particulier de 60 ans qui retrouve ses lectures de jeunesse ! Cette BD fait partie des "Cultes", au même titre que les oeuvres « Nosferatu », « Blade Runner », « Mad Max » et quelques autres. Connu à sa création lors de sa parution dans les éditions l'Echo des Savanes et je viens de commander la série complète en albums pour compléter les lacunes de ma mémoire. Le 5/5 récompense un genre encore inégalé, mélange de SF, aventures, exotisme, érotisme et horreur ! ... Equivalences « Blade Runner » ! Un Must ! ... Pas un coup de coeur, une partie du Patrimoine ! (Obligatoire d'avoir connu !)

03/06/2007 (modifier)
Par deajazz
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Priape
Priape

Tout comme Quentin, j'ai été également fort impressionné par cette BD de Nicolas Presl. Pour un premier album, j'ai envie de dire que c'est incroyable et je suis vraiment étonné qu'il n'y ait pas eu plus d'avis à son propos. Tout d'abord, il est bon de signaler que cette BD est muette. Je dois avouer que je ne suis pas un grand fan de ce type de BD (malgré quelques exceptions telles que Le front de Juncker et l'excellentissime Smart monkey de Whinshluss). Pourtant, le résultat est d'une rare efficacité. Pas besoin de mots, l’auteur réussi son pari en nous faisant voyager dans une histoire revisitant le mythe d’Oedipe. Pour couronner le tout, Nicolas Presl nous offre un dessin exceptionnel. Probablement influencé par Picasso, l'auteur nous distille des planches dignes de Guernica et qui se révèlent particulièrement adaptées à l’histoire. Une vraie réussite graphique qui comblera les amateurs d'arts. Bref, un auteur que je pense suivre avec un certain intérêt...

03/06/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Une histoire tout simplement universelle, de par son thème, l’émigration, phénomène qui touche tellement de gens dans le monde, mais surtout de par sa forme : l’absence de texte fait que ce récit peut être « lu » par tout le monde, et le choix artistique de tout représenter de façon imagée, abstraite et onirique fait que « Là où vont nos pères » ne raconte pas l’histoire d’une personne en particulier, allant d’un certain pays à un autre. Non, elle raconte l’histoire de tout ceux qui ont un jour accompli ce voyage difficile. L’histoire est belle, facile à suivre, et le dessin est tout simplement magnifique. Certaines planches m’ont vraiment émerveillé. Le fait que la BD soit muette est bien entendu à double tranchant : le lecteur se doit de prendre son temps, de donner plus, de participer plus, de compléter l’absence de texte par ses propres émotions, idées et interprétations. Mais le résultat en vaut vraiment la peine… quel beau voyage. Une BD vraiment recommandable.

03/06/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dernier exil
Dernier exil

Ah ça c'est du vrai fantastique ma bonne dame ! Du solide, de l'approfondi, comme on en faisait dans le temps, du fantastique lentement mûri, façonné par des mains d'artisan rougies par le travail, avec des bouts d'angoisse, de mystère et de suspense dedans. Adapté d'un classique oublié de Jacques Spitz, ce diptyque s'annonce comme très intéressant. Jean-Michel Ponzio a récemment été remarqué pour une autre série prometteuse, Le Complexe du chimpanzé, pour une histoire où le temps prend une place prépondérante. C'est le cas également ici, puis que le personnage principal peut, à la suite d'une injection non désirée, voir ce que vont devenir les denrées et les êtres périssables à court terme, puis à terme tout court, c'est à dire à leur disparition. Un sujet fort, très bien traité dans l'ouvrage de Spitz, et bien adapté par Ponzio, dans une version "moderne". Curieusement, j'ai pensé à un manga lorsque j'ai lu cet album ; il s'agit de Homunculus, où un SDF peut, à la suite d'une opération chirurgicale, voir les gens d'une autre façon, plus métaphorique. Au départ je ne suis pas fan du style graphique de Ponzio. Ce réalisme photographique, légèrement retouché, qui s'intègre dans une bande dessinée, me gêne quelque peu. C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pu lire Zéro Absolu, Christophe Bec ayant un style assez proche. Mais je dois avouer que pour un récit de ce calibre, et surtout pour servir une histoire parlant de la distorsion de la réalité -et des sensations visuelles en particulier-, ce décalage en devient presque indispensable, et du coup entièrement légitime. On s'embarque très vite sur les pas de ce pauvre Jean Poldensky, qui perd peu à peu pied avec la réalité... Si vous aimez le fantastique, les univers légèrement décalés, je pense que vous ne serez pas déçu(e)(s).

02/06/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 5/5
Couverture de la série Le Génie des alpages
Le Génie des alpages

Culte tout simplement, voilà une série humoristique pareille à nulle autre. Le style de f'murr est bien trop personnel pour plaire à tout le monde, il n'en est pas moins original et suffisamment fouillé pour pouvoir se décliner sur 14 tomes, (presque) sans faiblir. Un troupeau de moutons (pittoresques) philosophes, un chien (de berger) bricoleur, un berger (dépassé) colérique, ce ne sont pas les moindres des curiosités que l'on rencontre dans les alpages, s'pas? Les situations les plus absurdes se succèdent et se révèlent à l'arrivée percutantes pour décrire certains travers de notre monde. Il ne faut pas rater, lors de chaque gag, ce qui se passe au second plan, c'est rarement le calme qui y règne. Curieusement un peu ignoré, le graphisme nerveux de F'murr n'est pas la moindre des qualités de cette série. il possède une patte bien à lui, doté d'une belle expressivité. Il multiplie les audaces au niveau de la mise en page -comme souvent de la mise en scène- qui traduit bien plus qu'un simple savoir-faire, mais une véritable recherche au niveau plastique. Ce qui n'est pas la moindre des ambitions de cette oeuvre. Une série suffisamment affranchie des règles en cours pour être considérée comme le travail le plus achevé de F'murr. C'est un véritable modèle de bande dessinée non-sens, une oeuvre qu'il est indispensable de découvrir pour s'en faire une idée. Un véritable bijou pour les amateurs de ce style.

02/06/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Le passage de Vénus
Le passage de Vénus

L'ultime oeuvre de Dethorey, ici associé à Autheman au scénario, pour retracer le parcours de l'expédition scientifique Bougainville. La comparaison aux "passagers du vent" pour ces deux albums est plutôt justifiée, et surtout prouve que ce "passage de Vénus" ne démérite pas. L'histoire se centre sur le biologiste Commerson, accompagné de sa maîtresse, contrainte de s'habiller en homme car sa présence au sein de l'expédition est un crime. Jalousie, rancoeur, mépris... ce voyage ne se fera pas sans tensions, la liaison du biologiste avec la jeune femme ne fait que le fragiliser un peu plus alors que cette expédition mal élaborée s'avère de plus en plus tourner à l'échec. Autheman s'y entend pour décrire les rapports humains lors de cette longue traversée qui multiplie les périls. Les dialogues sont parfaitement construits et assurent la lisibilité de ce récit fort et documenté, doté de beaux personnages variés. Dethorey fait usage de la couleur directe, et son travail brillant sur la lumière et l'espace possède un certain cousinage avec le travail de François Bourgeon. Son style est un peu moins précis, mais il n'en reconstitue pas moins bien l'univers de la marine à voile, ainsi que les décors exotiques. Ironie du sort, le second tome inachevé à la disparition de Dethorey sera mené à terme par Bourgeon, qui pour rendre hommage aux couleurs de son ami disparu, préfère livrer un simple crayonné de la fin de l'album. Cette courte transition est étonnante, mais elle est brillament menée et le style est très proche de celui de Dethorey. La fin de l'histoire est rapidement résumée par Autheman de façon à ce que le lecteur sache ce qu'il est advenu de cette expédition. Si cette oeuvre souffre de son manque de grand épilogue, cela ne s'avère pas trop gênant à sa lecteur car cette chronique d'un voyage est superbement réussie, et même si l'on est déçu de quitter ces personnages sympathiques, la partie illustrée se suffit tout de même en ne plantant pas le lecteur au milieu d'une action. Bref, une très belle réussite, qui prouve encore l'immense talent de Dethorey, disparu beaucoup trop tôt, ainsi que celui de Autheman comme scénariste et dialoguiste, épaulé ici par Bergfelder pour l'intrigue et la documentation. Un diptyque à découvrir sans hésitations.

02/06/2007 (modifier)
Par Tla'Lon
Note: 4/5
Couverture de la série Nahomi
Nahomi

Série héroic-fantastico-nippone bien dessinée. Si l’histoire n’est pas des plus complexe, elle a le mérite de ne pas ennuyer et de tenir la longueur. Malheureusement presque introuvable pour le premier épisode.

02/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Le Club des Quatre
Le Club des Quatre

Vous aimiez lire le "club des cinq" quand vous étiez gaminos ? Vous en avez relu depuis ? C'est à se pisser dessus. Cet album aussi. Mais, là, c'est fait exprès. J'ai même presque réussi à ne pas le lire d'une traite pour en garder "pour plus tard". Et pour le cas où que je serais déprimé rapport à ma dépression. Pour la guérir, quoi. WARNING : suis fan de l'auteur. J'ai du mal à approcher l'objectivité. Je recommande chaudement cette lecture de courtes histoires, vives, drôles en diable, méchantes et auxquelles le dessin si "brouillon" et attachant de Môssieur Bouzard va si bien.

02/06/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ce qu'il en reste
Ce qu'il en reste

Jolie découverte. Loïc Dauvillier va se faire un nom dans le roman graphique... En effet ce nouvel album, sorti en début d'année chez un petit éditeur qui promet, est un petit bijou de sensibilité, tout en évitant les écueils du genre, ce qui est en soi une énorme performance. "Ce qu'il en reste" nous emmène dans les souvenirs d'une jeune fille, et surtout les souvenirs de sa relation avec Théo, un écrivain pantouflard et bordélique. Loin de sublimer les instants magiques, loin d'exagérer les passages romantiques, c'est simplement la vie, et ses petits tracas, ses petits travers, qui nous est présentée à travers cet album. Dauvillier a trouvé en Jérôme d'Aviau (connu comme bloggeur sous le pseudo de poipoipanda) l'illustrateur idéal, car c'est un dessinateur rapide, nerveux, mais qui sait tout de même capter les expressions et les émotions pour les retranscrire de manière juste. A voir comment sera la seconde partie du diptyque, mais ce premier tome est très bon.

02/06/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Buddy Longway
Buddy Longway

Très beau western écologique. Cela commence comme une simple série d'aventure, puis sur ces bases où le jeune Buddy Longway se fait trappeur par goût de la vie sauvage, il sauve la belle Chinook qui devient sa femme. Le ton change alors. Le couple s'installe à l'écart du monde, entretient des liens amicaux avec les indiens, fait du commerce avec les blancs. Un garçon naît, et la vie quotidienne du trappeur devient un aspect important des intrigues. Elles s'axent autour des dangers qui menacent le foyer, ou des différentes péripéties qui peuvent arriver aux membres de la famille. Celle-ci s'agrandit, et cette chronique qui prend son temps pour installer tout son univers se révèle purement et simplement fascinante. Les circonstances amèneront Longway à retenter l'aventure, et sa vie en sera changée. Récits à la première personne, les scénarios de cette série font réellement corps avec le dessin, ce dernier est suffisamment éloquent pour éviter toute description superflue. Les mises en pages sont particulièrement "aérées", le découpage ne suit aucune règle classique (à part au début) et les compositions de chaque image se rejoignent pour constituer le fil du récit, qui ne s'égare jamais grâce à la puissance graphique de Derib. Le dessinateur sait modeler à merveille son trait et utiliser des aplats de noirs pour découper les reliefs, et ses planches sont autant de créations superbes sur le quotidien sauvage de son trappeur. Les intrigues peuvent paraître simples, mais cette proximité du texte et du dessin démontre l'ambition de Derib de vraiment décrire une chronique vivante et réaliste du monde des trappeurs, et de ce fait évite tout artifice qui pourrait nuire à la crédibilité de son récit. Les dialogues, sans être réduits à leur minimum, ne sont pas expansifs, et les quelques schématismes finissent par bien passer grâce à la cohérence des histoires. Même lorsque Derib revient vers l'aventure plus classique, il parvient à éviter le spectaculaire inutile pour des intrigues humbles et particulièrement lisibles. Il ne faut pas oublier les quelques notes de fantastique, la remarquable poésie des images ainsi que la violence jamais édulcorée qui n'ignore pas la cruauté du monde qui est décrit dans cette saga. Après seize tomes, et une décennie d'absence, Derib reprend ses personnages pour terminer la série. La rupture a-t-elle été trop longue ? Toujours est-il qu'il ne retrouve pas tout à fait le ton original qu'il a créé, les situations se bousculent, ce qui ne convient pas trop à son style, et le recours à des poncifs trop faciles plombent des récits qui paraissent un peu mal équilibrés. Reste un épilogue poignant et finalement assez imprévisible qui termine bien la série. Une grande saga tout de même, remplie d'êtres de chair et de sang, porté par le style puissant et humaniste de Derib, qui porte un regard tendre et réaliste sur la vie de Buddy Longway. Son talent explose pour décrire la faune et les paysages de l'ouest américain, et la structure de ses récits leur apporte une grande épaisseur et une belle vitalité. Une grande série à ne surtout pas éviter.

01/06/2007 (modifier)