On retrouve ici Alan Moore dans un registre complètement différent de ce qu’il a pu faire dans Watchmen ou From Hell. Pas de scénario complexe, de mise en scène élaborée ou de dialogues verbeux. Non, Top 10 est un feuilleton policier dans la lignée de la série télévisée « CSI – Les experts » par exemple.
On suit le quotidien des différents protagonistes, leurs enquêtes, leurs vies privées, leurs déboires... C’est assez basique, mais très accrocheur, et on finit par s’attacher aux personnages. L’humour est omniprésent, et j’ai rigolé de vive voix à de nombreuses reprises. Le personnage de Smax est notamment bien rigolo dans le genre bourrin asocial.
Bon, ceux qui s’attendent à une histoire du niveau de Watchmen seront déçus. La trame est assez basique, et joue plutôt sur l’humour et les situations cocasses engendrées par le fait que tous les habitants de Neopolis soient des super héros. Il faut avouer que Alan Moore utilise cette idée à fond, en créant des situations aussi variées qu’inattendues.
En conclusion, malgré la simplicité du scénario, j’ai bien ri et passé un excellent moment de lecture. A déconseiller aux lecteurs allergiques aux super héros quand même. :)
Hors série sur le personnage de Smax
Smax est sans doute le personnage le plus rigolo de la série principale, quel plaisir donc de le trouver dans un volume le suivant dans une quête se déroulant sur son monde d’origine. L’ambiance fantasy et l’humour omniprésent font qu’on se retrouve avec une histoire dans le ton de ce que fait Terry Pratchett dans ses « anales du disque-monde ». Un excellent moment de lecture !
Pourquoi faut-il des mots, alors que ce somptueux album s'en passe si bien ?
Et comment dire l'enchantement dans lequel je flotte, depuis ma lecture ?
Il me faut remonter très loin pour retrouver un album ou une série qui m'ait autant touchée, émerveillée, enthousiasmée.
Shaun Tan, apparemment, a mis du temps, beaucoup de temps pour le réaliser, et il a bien fait. L'histoire de cet homme, et de ces autres exilés, est touchante, parce qu'elle est racontée avec une sensibilité, une poésie et une sobriété, qui la rendent universelle. Certains passages racontent des événements très durs (la guerre, un génocide, l'esclavage...) mais avec -paradoxalement- une grande douceur dans le dessin et un traitement délibérément symbolique qui, loin d'affadir le propos, se contentent de le dépouiller de toute connotation historique, afin de témoigner de tous les massacres, de toutes les violences aveugles, de tout ce qui un jour, conduit des hommes et des femmes à fuir leur pays, pour simplement survivre. Afin peut-être aussi de dire qu'on peut rester humain, malgré tout.
J'ai adoré ce parti-pris symboliste (un peu à la manière de cet autre génie qu'est pour moi David B.) et à la fois fantastique et onirique de Shaun Tan. Plonger le lecteur dans un pays où tout est, pour lui aussi, déroutant et mystérieux est un bon moyen de lui faire partager le désarroi de l'exilé, de suggérer le dépaysement et la perte des repères. A cet égard, le choix d'une histoire sans parole est judicieux, puisque pour le nouvel arrivant, autour de lui plus aucun mot n'a de sens, qu'il ne reste plus que les gestes et les regards.
J'ai adoré ce pays imaginaire, terre d'accueil des exilés, si puissamment étrange et poétique, dans ses moindres aspects ; peut-être un peu trop idéal aussi, mais qu'importe !
J'ai adoré le dessin, sa façon de représenter les visages, qui rend ses personnages étonnamment vivants et, de ce fait, profondément attachants, et de suggérer par d'infimes détails comment le présent peut soudain évoquer le passé.
J'ai adoré l'alternance des petites cases et des grandes planches, ces paysages mi-réalistes, mi-fantastiques, ces teintes douces, qui m'ont rappelé celles d'une autre série, elle aussi touchée par la grâce, Le Mur de Pan.
J'ai adoré ces planches pleine page, qui chaque fois sont un émerveillement pour les yeux, et dans lesquelles l'auteur donne libre cours à son imaginaire.
J'ai adoré cette note pleine d'optimisme sur laquelle se termine cette histoire.
J'ai refermé l'album, éteint la lumière et me suis endormie, dans la douceur sépia d'une ville paisible.
Pourquoi alors, seulement 4/5 ? La réponse est dans les pages de la série De Cape et de Crocs ;)
Venant de terminer la lecture du tome 6, je laisse un avis sur cette série historique.
Coup de chapeau pour cette plongée dans le monde romain au temps de l'empereur Néron. Série très bien documentée mais également très intéressante à suivre au niveau du scénario. On se trouve emporté dans cette ambiance "du pain et des jeux" caractéristique de l'Empire romain.
Le profil psychologique des personnages est très travaillé, en particulier le couple impérial avec un empereur instrumenté et paranoïaque et une Poppée particulièrement démoniaque.
Niveau graphique, très bonne évolution depuis le début de la série. A ce niveau, le dernier tome me semble particulièrement réussi.
A posséder dans sa BDthèque.
Petite modification après avoir lu le message d'Erik :
Le dernier tome laisse une place beaucoup plus importante à Lucius Murena, justifiant le titre de la série de manière plus marquée. Tout laisse à penser, que les relations conflictuelles entre l'Empereur et Murena sera au coeur du prochain tome. Surtout après l'épisode Acté...
Voilà une étrange façon que de raconter la naissance de la médecine moderne au Japon. Tout se fait au travers des yeux du héros, Jin, neurochirurgien qui se retrouve 138 ans en arrière, dans un Japon ravagé par les luttes entre seigneurs, mais aussi par les épidémies de l'époque (choléra et autres).
L'époque évoquée et les événements rapportés sont sensiblement les mêmes que dans L'arbre au soleil, de Tezuka, mais ici, l'évolution de la médecine a l'air d'être l'oeuvre d'un voyageur involontaire du futur, qui lui même se pose la question de savoir si le Japon actuel est le résultat de son voyage dans le passé, où s'il est en train de le changer irrémédiablement.
L'Histoire nous est donc rapportée de l'intérieur (chose inhabituelle), en ayant parfaitement connaissance du futur. C'est très bien fichu, plutôt réaliste (si l'on oublie cette histoire de retour dans le temps), et on y apprend plein de choses sur la politique de l'époque, et de certains grands noms de l'histoire japonaise.
Contrairement à mes petits camarades, Jinbé est l'une des oeuvres de l'auteur que je préfère. Bon, c'est vrai que je les apprécie toutes, mais le côté plus mature de cette dernière (par rapport à l'ensemble de ses écrits) m'a littéralement envoûté.
Jinbé raconte l'histoire d'amour naissant entre un homme quadragénaire et une jeune fille tout juste majeure qui se révèle être la fille de son épouse décédée (qu'elle a eu d'un précédent mariage). Tout est raconté et dessiné en finesse, tout n'est que non dit : on y suit le rapprochement entre ces deux êtres apprenant à se découvrir au fil des mois, dans leur vie de tous les jours.
Une histoire simple, mais ô combien touchante. Et c'est certainement dû, une fois de plus, au talent de conteur de Adachi.
Après lecture des 4 premiers tomes.
Excellente série mélangeant les styles et les références.
Le dessin est excellent, très fin, certaines planches sont très détaillées et méritent que l'on s'y attarde. La colorisation est excellente, l'obscurité est parfois trop bien rendue ce qui donne quelques cases limites trop sombres, mais mis à part ce léger "défaut", l'ensemble est un régal visuel. J'ai également apprécié la lecture à double niveau, chaque tome étant une histoire complète en soit, mais apportant des éléments pour une intrigue générale, un peu à la X-Files.
Pour résumer très rapidement, je pense à un mélange de Thorgal et de X-files sur la forme, on retrouve un peu de 3ème testament, et beaucoup d'autres influences, mais le tout est pour l'instant très cohérent. Au final, je trouve même l'ensemble original, une sorte de fusion de styles très réussie. La lecture demande du temps, un tome ne se lisant pas en 10 minutes....
Pour conclure, je souhaite à cette série le succès de Thorgal (bien moins intéressante que "Millénaire" ceci dit), et surtout de ne pas terminer comme la série X-Files...
A acheter les yeux fermés.
C'est marrant, ça détend. En plus, c'est le genre de garces que l'on rencontre tous les jours... Ma fille lit et étant donné que c'est le seul livre depuis deux mois qui est entré dans sa chambre, je trouve ce livre très bien même si, niveau culture, c'est faible.
J'ai trouvé ce livre réellement génial. J'ai d'ailleurs par la suite essayé de faire des recherches sur Elen mais je n'ai rien trouvé. C'est d'ailleurs en les continuant que je suis tombée sur ce site. J'encourage tous les lecteurs de ce manga de faire des recherches afin de trouver la fin exacte d'Elen et de Alec (ou Alex).
Cette auteur est génial d'avoir su mêler lecture jeunesse et sujet historique. De plus, on pense souvent que tous les Allemands étaient d'accord et pour Hitler mais ce livre est la preuve même que non : il y avait de la résistance au coeur même de l'Allemagne !!
Dans tous les cas j'ai complètement dévoré ce livre et je l'ai, après l'avoir acheté, prêté à plusieurs amies.
Sur ce, je vous laisse et souhaite bon courage à tous ceux qui pourraient être aussi hasardeux que moi pour continuer des recherches.
A plus. Chups.
Quel beau petit album !
J'étais passé à côté à l'époque de sa sortie, et pourtant je lisais tout ce que sortait Corbeyran, ou presque. D'ailleurs je pensais que c'était un récit pour gamins, et cela ne m'intéressait pas à l'époque. C'est sans compter sans la qualité de la collection Encrages, qui recèle quand même de belles perles. Et puis récemment j'ai lu et approuvé le tome 1 de Pest. J'ai donc eu envie de lire la première collaboration de l'un de mes scénaristes préférés avec celui qui semble un surdoué.
"Le Phalanstère du bout du monde" est un album sombre, autant dans son scénario que dans son dessin. Amaury Bouillez est pour moi au même niveau qu'Alfred à ses débuts, c'est à dire un auteur déjà très mature malgré son peu d'expérience, avec déjà un sens du cadrage, des ambiances et de l'architecture remarquable. Il n'y a pas ou peu de cases "ratées" dans cet album, c'est un véritable plaisir visuel, pour peu que l'on soit preneur de ce style il est vrai particulier.
A lire de toute façon.
Jazz Maynard est vraiment une bande dessinée étonnante.
On croit en effet pénétrer dans le monde du Jazz, ses sous-sols enfumés et ses musiciens allumés.
Que nenni ! Il s'agit bien là d'un polar pur et dur, malgré l'apparence posée mais trompeuse de la couverture.
Avec comme décors, Barcelone et New York, le lecteur est sans cesse désarçonné entre ses deux villes, entre les flash-back et entre les deux vies de Jazz Maynard. Le scénario est fort bien construit (malgré quelques raccords avec le passé assez difficiles à suivre) et surtout prenant.
On se prend vite de sympathie pour ce joueur de trompette qui sait bien cacher son jeu. Car cet homme tranquille, en apparence, est véritablement celui par qui le scandale arrive.
Une aventure sans temps mort, avec un dessin vif, qui ravira, je pense, les amateurs de bd et de polars. C'est violent, rapide, et sanglant bref c'est bien...
Une série en trois volumes à découvrir.
Mon coup de coeur du moment.
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Top 10
On retrouve ici Alan Moore dans un registre complètement différent de ce qu’il a pu faire dans Watchmen ou From Hell. Pas de scénario complexe, de mise en scène élaborée ou de dialogues verbeux. Non, Top 10 est un feuilleton policier dans la lignée de la série télévisée « CSI – Les experts » par exemple. On suit le quotidien des différents protagonistes, leurs enquêtes, leurs vies privées, leurs déboires... C’est assez basique, mais très accrocheur, et on finit par s’attacher aux personnages. L’humour est omniprésent, et j’ai rigolé de vive voix à de nombreuses reprises. Le personnage de Smax est notamment bien rigolo dans le genre bourrin asocial. Bon, ceux qui s’attendent à une histoire du niveau de Watchmen seront déçus. La trame est assez basique, et joue plutôt sur l’humour et les situations cocasses engendrées par le fait que tous les habitants de Neopolis soient des super héros. Il faut avouer que Alan Moore utilise cette idée à fond, en créant des situations aussi variées qu’inattendues. En conclusion, malgré la simplicité du scénario, j’ai bien ri et passé un excellent moment de lecture. A déconseiller aux lecteurs allergiques aux super héros quand même. :) Hors série sur le personnage de Smax Smax est sans doute le personnage le plus rigolo de la série principale, quel plaisir donc de le trouver dans un volume le suivant dans une quête se déroulant sur son monde d’origine. L’ambiance fantasy et l’humour omniprésent font qu’on se retrouve avec une histoire dans le ton de ce que fait Terry Pratchett dans ses « anales du disque-monde ». Un excellent moment de lecture !
Là où vont nos pères
Pourquoi faut-il des mots, alors que ce somptueux album s'en passe si bien ? Et comment dire l'enchantement dans lequel je flotte, depuis ma lecture ? Il me faut remonter très loin pour retrouver un album ou une série qui m'ait autant touchée, émerveillée, enthousiasmée. Shaun Tan, apparemment, a mis du temps, beaucoup de temps pour le réaliser, et il a bien fait. L'histoire de cet homme, et de ces autres exilés, est touchante, parce qu'elle est racontée avec une sensibilité, une poésie et une sobriété, qui la rendent universelle. Certains passages racontent des événements très durs (la guerre, un génocide, l'esclavage...) mais avec -paradoxalement- une grande douceur dans le dessin et un traitement délibérément symbolique qui, loin d'affadir le propos, se contentent de le dépouiller de toute connotation historique, afin de témoigner de tous les massacres, de toutes les violences aveugles, de tout ce qui un jour, conduit des hommes et des femmes à fuir leur pays, pour simplement survivre. Afin peut-être aussi de dire qu'on peut rester humain, malgré tout. J'ai adoré ce parti-pris symboliste (un peu à la manière de cet autre génie qu'est pour moi David B.) et à la fois fantastique et onirique de Shaun Tan. Plonger le lecteur dans un pays où tout est, pour lui aussi, déroutant et mystérieux est un bon moyen de lui faire partager le désarroi de l'exilé, de suggérer le dépaysement et la perte des repères. A cet égard, le choix d'une histoire sans parole est judicieux, puisque pour le nouvel arrivant, autour de lui plus aucun mot n'a de sens, qu'il ne reste plus que les gestes et les regards. J'ai adoré ce pays imaginaire, terre d'accueil des exilés, si puissamment étrange et poétique, dans ses moindres aspects ; peut-être un peu trop idéal aussi, mais qu'importe ! J'ai adoré le dessin, sa façon de représenter les visages, qui rend ses personnages étonnamment vivants et, de ce fait, profondément attachants, et de suggérer par d'infimes détails comment le présent peut soudain évoquer le passé. J'ai adoré l'alternance des petites cases et des grandes planches, ces paysages mi-réalistes, mi-fantastiques, ces teintes douces, qui m'ont rappelé celles d'une autre série, elle aussi touchée par la grâce, Le Mur de Pan. J'ai adoré ces planches pleine page, qui chaque fois sont un émerveillement pour les yeux, et dans lesquelles l'auteur donne libre cours à son imaginaire. J'ai adoré cette note pleine d'optimisme sur laquelle se termine cette histoire. J'ai refermé l'album, éteint la lumière et me suis endormie, dans la douceur sépia d'une ville paisible. Pourquoi alors, seulement 4/5 ? La réponse est dans les pages de la série De Cape et de Crocs ;)
Murena
Venant de terminer la lecture du tome 6, je laisse un avis sur cette série historique. Coup de chapeau pour cette plongée dans le monde romain au temps de l'empereur Néron. Série très bien documentée mais également très intéressante à suivre au niveau du scénario. On se trouve emporté dans cette ambiance "du pain et des jeux" caractéristique de l'Empire romain. Le profil psychologique des personnages est très travaillé, en particulier le couple impérial avec un empereur instrumenté et paranoïaque et une Poppée particulièrement démoniaque. Niveau graphique, très bonne évolution depuis le début de la série. A ce niveau, le dernier tome me semble particulièrement réussi. A posséder dans sa BDthèque. Petite modification après avoir lu le message d'Erik : Le dernier tome laisse une place beaucoup plus importante à Lucius Murena, justifiant le titre de la série de manière plus marquée. Tout laisse à penser, que les relations conflictuelles entre l'Empereur et Murena sera au coeur du prochain tome. Surtout après l'épisode Acté...
Jin
Voilà une étrange façon que de raconter la naissance de la médecine moderne au Japon. Tout se fait au travers des yeux du héros, Jin, neurochirurgien qui se retrouve 138 ans en arrière, dans un Japon ravagé par les luttes entre seigneurs, mais aussi par les épidémies de l'époque (choléra et autres). L'époque évoquée et les événements rapportés sont sensiblement les mêmes que dans L'arbre au soleil, de Tezuka, mais ici, l'évolution de la médecine a l'air d'être l'oeuvre d'un voyageur involontaire du futur, qui lui même se pose la question de savoir si le Japon actuel est le résultat de son voyage dans le passé, où s'il est en train de le changer irrémédiablement. L'Histoire nous est donc rapportée de l'intérieur (chose inhabituelle), en ayant parfaitement connaissance du futur. C'est très bien fichu, plutôt réaliste (si l'on oublie cette histoire de retour dans le temps), et on y apprend plein de choses sur la politique de l'époque, et de certains grands noms de l'histoire japonaise.
Jinbé
Contrairement à mes petits camarades, Jinbé est l'une des oeuvres de l'auteur que je préfère. Bon, c'est vrai que je les apprécie toutes, mais le côté plus mature de cette dernière (par rapport à l'ensemble de ses écrits) m'a littéralement envoûté. Jinbé raconte l'histoire d'amour naissant entre un homme quadragénaire et une jeune fille tout juste majeure qui se révèle être la fille de son épouse décédée (qu'elle a eu d'un précédent mariage). Tout est raconté et dessiné en finesse, tout n'est que non dit : on y suit le rapprochement entre ces deux êtres apprenant à se découvrir au fil des mois, dans leur vie de tous les jours. Une histoire simple, mais ô combien touchante. Et c'est certainement dû, une fois de plus, au talent de conteur de Adachi.
Millénaire
Après lecture des 4 premiers tomes. Excellente série mélangeant les styles et les références. Le dessin est excellent, très fin, certaines planches sont très détaillées et méritent que l'on s'y attarde. La colorisation est excellente, l'obscurité est parfois trop bien rendue ce qui donne quelques cases limites trop sombres, mais mis à part ce léger "défaut", l'ensemble est un régal visuel. J'ai également apprécié la lecture à double niveau, chaque tome étant une histoire complète en soit, mais apportant des éléments pour une intrigue générale, un peu à la X-Files. Pour résumer très rapidement, je pense à un mélange de Thorgal et de X-files sur la forme, on retrouve un peu de 3ème testament, et beaucoup d'autres influences, mais le tout est pour l'instant très cohérent. Au final, je trouve même l'ensemble original, une sorte de fusion de styles très réussie. La lecture demande du temps, un tome ne se lisant pas en 10 minutes.... Pour conclure, je souhaite à cette série le succès de Thorgal (bien moins intéressante que "Millénaire" ceci dit), et surtout de ne pas terminer comme la série X-Files... A acheter les yeux fermés.
Les Nombrils
C'est marrant, ça détend. En plus, c'est le genre de garces que l'on rencontre tous les jours... Ma fille lit et étant donné que c'est le seul livre depuis deux mois qui est entré dans sa chambre, je trouve ce livre très bien même si, niveau culture, c'est faible.
1945
J'ai trouvé ce livre réellement génial. J'ai d'ailleurs par la suite essayé de faire des recherches sur Elen mais je n'ai rien trouvé. C'est d'ailleurs en les continuant que je suis tombée sur ce site. J'encourage tous les lecteurs de ce manga de faire des recherches afin de trouver la fin exacte d'Elen et de Alec (ou Alex). Cette auteur est génial d'avoir su mêler lecture jeunesse et sujet historique. De plus, on pense souvent que tous les Allemands étaient d'accord et pour Hitler mais ce livre est la preuve même que non : il y avait de la résistance au coeur même de l'Allemagne !! Dans tous les cas j'ai complètement dévoré ce livre et je l'ai, après l'avoir acheté, prêté à plusieurs amies. Sur ce, je vous laisse et souhaite bon courage à tous ceux qui pourraient être aussi hasardeux que moi pour continuer des recherches. A plus. Chups.
Le phalanstère du bout du monde
Quel beau petit album ! J'étais passé à côté à l'époque de sa sortie, et pourtant je lisais tout ce que sortait Corbeyran, ou presque. D'ailleurs je pensais que c'était un récit pour gamins, et cela ne m'intéressait pas à l'époque. C'est sans compter sans la qualité de la collection Encrages, qui recèle quand même de belles perles. Et puis récemment j'ai lu et approuvé le tome 1 de Pest. J'ai donc eu envie de lire la première collaboration de l'un de mes scénaristes préférés avec celui qui semble un surdoué. "Le Phalanstère du bout du monde" est un album sombre, autant dans son scénario que dans son dessin. Amaury Bouillez est pour moi au même niveau qu'Alfred à ses débuts, c'est à dire un auteur déjà très mature malgré son peu d'expérience, avec déjà un sens du cadrage, des ambiances et de l'architecture remarquable. Il n'y a pas ou peu de cases "ratées" dans cet album, c'est un véritable plaisir visuel, pour peu que l'on soit preneur de ce style il est vrai particulier. A lire de toute façon.
Jazz Maynard
Jazz Maynard est vraiment une bande dessinée étonnante. On croit en effet pénétrer dans le monde du Jazz, ses sous-sols enfumés et ses musiciens allumés. Que nenni ! Il s'agit bien là d'un polar pur et dur, malgré l'apparence posée mais trompeuse de la couverture. Avec comme décors, Barcelone et New York, le lecteur est sans cesse désarçonné entre ses deux villes, entre les flash-back et entre les deux vies de Jazz Maynard. Le scénario est fort bien construit (malgré quelques raccords avec le passé assez difficiles à suivre) et surtout prenant. On se prend vite de sympathie pour ce joueur de trompette qui sait bien cacher son jeu. Car cet homme tranquille, en apparence, est véritablement celui par qui le scandale arrive. Une aventure sans temps mort, avec un dessin vif, qui ravira, je pense, les amateurs de bd et de polars. C'est violent, rapide, et sanglant bref c'est bien... Une série en trois volumes à découvrir. Mon coup de coeur du moment.