Scénario de base diabolique, le dessin nous plonge dans cette atmosphère crescendo jusqu'au fameux point de non-retour.
Le final est franchement bluffant, et la dernière réplique extraordinaire.
Rien à rajouter si ce n'est : CULTE
J'ai plongé moi aussi....
La lecture des avis que j'ai lus ici et le feuilletage que j'ai effectué en librairie m'ont poussé à acheter le 1er opus de cette nouvelle série.
Et je dois avouer que c'est très prometteur : un dessin vraiment époustouflant, une atmosphère sombre mais pas étouffante, une histoire qui s'annonce pleine de rebondissements, trahison et autres (en tout cas c'est l'impression que ça me donne) et des personnages franchement charismatiques (Long John...).
Je suis pourtant pas fan d'histoires de pirates à la base, mais là je dois dire que j'ai été pleinement convaincu, et ça m'a même donné envie de lire L'île au trésor (pour vous dire !!).
J'ai pas le coup de coeur facile mais là sans hésitation COUP DE COEUR !!!!
Tous à la librairie, moussaillons !!!!
Je suis fortement passionné par les histoires policières, les thrillers.
Quand j'ai découvert cette bd, j'ai de suite apprécié ; le suspens m'a pris à la gorge dès le début du premier tome ; franchement de la grande bd "policière".
Félicitations aux auteurs.
De plus les dessins sont assez réalistes, c'est bien.
Bravo encore.
Je le recommande vivement à tous les amateurs de bd à suspens et policières.
A priori, je ne suis pas fort branché "fantastique"; mais à la lecture de premier tome de la saison 1, je me suis pris vraiment dans cette histoire très passionnante ; des rebondissements à n'en plus finir, des courses poursuites ; des découvertes, des secrets ; c'est vraiment une bd à recommander aux lecteurs de bd et amateurs d'histoire "différentes".
Les dessins sont d'une très bonne qualité ; les scenarii sont bien ficelés.
Franchement : bravo et félicitations pour les auteurs.
Planètes n'est pas un manga conventionnel. Pas d'humour à chaque page ou d'action à outrance (je schématise bien entendu) comme dans les best seller. L'auteur nous raconte une histoire qui semble réaliste.
Le rythme est assez lent mais permet de bien rentrer dans l'histoire et de suivre le destin spatial de quelques personnages bien attachants. La narration donne une réelle impression de profondeur. Pas de facilité scénaristique, pas d'exagération. A la lecture de Planètes on est comme en apesanteur.
Le dessin est bon. De plus les planches en couleur au début des chapitres sont fort appréciables.
Quelques défauts tout de même... J'ai parfois eu le sentiment que l'histoire traînait un peu. Ces longueurs sont surtout apparues dans le troisième tome. Le premier et le quatrième sont les meilleurs de la série d'un point de vue scénaristique.
L'autre bémol est le prix... Je trouve Planètes trop cher. Certes la qualité des albums est belle mais pour un manga de taille et couleurs conventionnelles je ne vois rien qui justifie d'aller de 9,50 euro à 11 euro pour le dernier tome au lieu des 6 ou 7 euro habituels!!
Mis à part ça, je recommande vivement la lecture de ce manga qui pourrait bien, selon moi, plaire à ceux qui n'apprécie guerre la BD nippone en général. Les gouttes de sueur et les têtes déformées sont assez peu utilisées.
A lire sur "Bliss" de Muse :)
Voilà une petite BD qui ne paie pas de mine.
Quasiment muette à l'exception de quelques aboiements et de nombreux "Bing !", elle dispose d'un dessin assez minimaliste à la palette de couleurs réduite.
Le héros, un chien aux allures de bon gros Snoopy. Sa particularité : les lampadaires ont une fâcheuse tendance à se jeter sur lui dès qu'il passe à leur portée. Et... bing !
Humour répétitif et humour absurde. C'est tout simple mais ça marche carrément. Je suis très client de ce type d'humour nonsense. Tant et si bien que sur des gags aussi basiques qu'une tarte à la crème de clown, j'étais explosé de rire. Simplement parce que c'est bien raconté, et que même si on sait que ça ne se finira toujours par un "Bing !" contre un lampadaire, eh bien, c'est vraiment drôle et amené de telle manière que des fins toujours identiques deviennent inattendues le temps de parcourir chaque nouvelle planche.
Une bd certainement difficile à se procurer en France, mais pour ceux qui y arriveront, je leur promets un sacré petit voyage au pays de l'absurde, de la méchanceté et de la poésie !
Le manque de texte est un argument de plus pour le "lire".
Graphiquement, je parlerais de l'underground américain (graphisme particulier pour thème particulier, après tout, le Québec n'est pas loin des Etats-Unis). Pour ma part je trouve qu'il se marie parfaitement à l'univers drôle et glauque. Le noir et blanc avec des effets charbonneux accentue l'humour noir de la bd.
J'interviens ici pour défendre cet ouvrage qui est l'un de mes préférés et que je trouve fort sévèrement jugé.
Les dessins : Bon, les goûts et les couleurs, n'est-ce pas. Au delà, c'est vrai que si vous appréciez les silhouettes mal proportionnées, les visages inexpressifs et les couleurs criardes caractéristiques de la majorité des comics, vous risquez d'être déçu. Le dessin est bien maîtrisé, les couleurs sobres sans être fades, les super-héros ne sont pas fluos et il ressemble à des hommes. Et c'est pas plus mal vu que la plupart sont quand même censés être (à tout le moins) des humanoïdes ! Bref, c'est mieux dessiné que la plupart des comics. Faut aimer le style réaliste, c'est sur, mais de la à dire que Ross ne sait pas dessiner, y a un pas que vous ne franchirez pas chez moi.
Le scénario : Alors, c'est sur que ça manque de coups de poing dans la g..., de damned !, de je-vais-te-paralyser-avec-mon-pouvoir-nucléaire. Alors oui, les superhéros s'agitent en arrière-plan (quoique tout le livre ne parle que d'eux) et c'est bien sur l'idée géniale du scénario : présenter les agissements des super-héros du point de vue de l'homme de la rue, lequel, coincé dans le métro, les voit se battre dans le ciel sans rien comprendre à ce qui se passe. On voit ici la population de la ville totalement dépendante de la venue des êtres supérieurs, sauveurs autoproclamés, pour assurer sa survie. On voit les hommes "normaux" incapables de se défendre seuls mais également incapables de comprendre leurs défenseurs, leurs motivations, leurs agissements (les 4 fantastiques vont-ils arriver pour empêcher Galactus de détruire la ville ? Personne ne sait. Marnor est-il bon ? Personne ne sait non plus. La population est dans l'ignorance des plans des super-héros qui la défendent), totalement infantilisés, passant de l'admiration béate à la haine irrationnelle et vice-versa. Bref, entre la population de New York et les super-héros se dessinent des rapports dominants/dominés éminemment pervers. Evidemment, ce n'est pas du niveau de Spiderman vs Rhino... La réflexion sur l'idéologie du super-héros (et l'infantilisation résultante du reste de la population) est une des clés du scénario et, perso, j'ai trouvé ça génial. Si l'homme ne sait plus assurer sa survie qu'en s'en remettant à des êtres supérieurs qui, pas plus que les super-vilains, ne daignent lui faire part de leurs motivations ni de leurs plans et n'ont de compte à rendre à personne, alors l'homme est mal barré. En gros : méfions-nous des sauveurs auto-proclamés !
Le perso principal est ronchon ? Oui et tellement humain, à mille lieux des persos hyper-positifs ou hyper-négatifs mais sans profondeur psychologique des histoires classiques. Ca peut déplaire, c'est sur, Loïs Lane ou Lex Luthor sont plus faciles à comprendre. Le perso se répète ? Disons qu'il se pose des questions, évoluant de la fascination à la répulsion sans jamais trouver de réponses. Au lecteur de se faire une opinion.
Les invraisemblances ? Il y en a ? Quoi ? Captain America est de la partie et Hitler ne se fait pas ramasser en 42 (mais peut-être a-t-il trouvé la lance de Longinus) ? Quoi ? On ne voit pas la reconstruction de immeubles détruits par les combats ? Franchement, veut-on vraiment parler des invraisemblances qui émaille le genre super-héros ? Comment fait le bouffon vert pour voler sur son aile minuscule ? Comment Superman respire-t-il dans l'espace ? Vous le savez, vous ?
En résumé, pour moi, Marvels est une fantastique histoire sur le thème des super-héros, pas une histoire de super-héros, faut pas se tromper ! Alors, pour citer l'un des critiques précédents, si vous cherchez un Marvel du style : "Ferme ta gueule, réfléchis pas trop, regarde-les faire, et sois fasciné", passez votre chemin mais si vous voulez lire une histoire qui dynamite intelligemment le mythe, allez-y. Vous ne serez pas déçu. Et après, allez lire Powers, Superman - For All Seasons et Gotham Central, c'est pas mal non plus.
Notez que, comme Kingdom Come (l'une des mauvaises idées de DC, parait-il), Marvels a reçu le prix Eisner qui récompense les meilleures bd de l'autre côté de l'Atlantique...
Je crois que cette série est là pour rester. On n'arrêtera pas d'en parler de sitôt. Loisel a su créer un monde envoûtant qui donne envie de quitter la réalité dans laquelle on vit.
J'ai parfois eu l'impression que cette série n'allait nulle part. En effet, c'est peut-être le cas, mais peut-être le but aussi. Ça ne m'a pas empêché de lire au complet cette histoire parsemée de moments très fort et de scènes extrêmement efficaces. (je pense surtout à l'attaque du crocodile dans la grotte). Bref, je suis resté sur une très bonne impression.
Le dessin est bien. Vivant, nerveux, constant du début à la fin. Les couleurs représentent très bien les émotions de chaque moment.
Bref, je pense que cette BD vaut au moins un essai.
J'ai une âme de Breton, j'aime la mer. Et j'aime les histoires de marin quand elles sont bien racontées. Et celles-là suintent d'authenticité et d'une ambiance rude mais sympathique. J'aime beaucoup.
Le dessin de Dubois est clair et anguleux. Il nous offre un panel de visages très similaires, bouches fermés, mentons en parpaings, de vrais hommes, de solides gaillards. Et derrière eux, de très réussis décors maritimes, bateaux, mers et ports. J'aime ce trait même s'il a quelques légers défauts et risque de ne pas plaire à tout le monde.
Quant aux couleurs, elles sont simples et un peu inégales. Certaines planches en teintes crépusculaires ne me plaisent pas trop, mais celles de jour me conviennent tout à fait.
Les albums sont séparés en histoires courtes qui se suivent plus ou moins. On apprend vite à connaître l'équipage de l'Amiral Benbow, son capitaine bourru et gueulard, son second plus coulant, son bosco déprimé et poivrot, son cuistot ex-boxeur, ses membres d'équipages plus ou moins débrouillards et chacun avec leurs petites histoires et caractères.
Leurs histoires sont simples mais variées et prenantes. De vrais histoires de marins, d'embrouilles au port, de cargaisons douteuses, de passagers qui chamboulent tout à bord, d'amours laissés au port, etc.
Quant à l'ambiance, outre son authenticité que j'apprécie beaucoup, elle alterne des moments rudes et d'autres passages vraiment plein d'humour, un humour pince-sans-rire, à la manière de ces marins qui ne desserrent les dents que pour gueuler ou pour charmer les filles des ports. Personnellement, ce sont les réactions du capitaine qui me font vraiment marrer.
Une excellente atmosphère maritime, dépaysante, qui donne envie de suivre avec le sourire les aventures des hommes de l'Amiral Benbow.
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Scénario de base diabolique, le dessin nous plonge dans cette atmosphère crescendo jusqu'au fameux point de non-retour. Le final est franchement bluffant, et la dernière réplique extraordinaire. Rien à rajouter si ce n'est : CULTE
Long John Silver
J'ai plongé moi aussi.... La lecture des avis que j'ai lus ici et le feuilletage que j'ai effectué en librairie m'ont poussé à acheter le 1er opus de cette nouvelle série. Et je dois avouer que c'est très prometteur : un dessin vraiment époustouflant, une atmosphère sombre mais pas étouffante, une histoire qui s'annonce pleine de rebondissements, trahison et autres (en tout cas c'est l'impression que ça me donne) et des personnages franchement charismatiques (Long John...). Je suis pourtant pas fan d'histoires de pirates à la base, mais là je dois dire que j'ai été pleinement convaincu, et ça m'a même donné envie de lire L'île au trésor (pour vous dire !!). J'ai pas le coup de coeur facile mais là sans hésitation COUP DE COEUR !!!! Tous à la librairie, moussaillons !!!!
Niklos Koda
Je suis fortement passionné par les histoires policières, les thrillers. Quand j'ai découvert cette bd, j'ai de suite apprécié ; le suspens m'a pris à la gorge dès le début du premier tome ; franchement de la grande bd "policière". Félicitations aux auteurs. De plus les dessins sont assez réalistes, c'est bien. Bravo encore. Je le recommande vivement à tous les amateurs de bd à suspens et policières.
Le Chant des Stryges
A priori, je ne suis pas fort branché "fantastique"; mais à la lecture de premier tome de la saison 1, je me suis pris vraiment dans cette histoire très passionnante ; des rebondissements à n'en plus finir, des courses poursuites ; des découvertes, des secrets ; c'est vraiment une bd à recommander aux lecteurs de bd et amateurs d'histoire "différentes". Les dessins sont d'une très bonne qualité ; les scenarii sont bien ficelés. Franchement : bravo et félicitations pour les auteurs.
Planètes
Planètes n'est pas un manga conventionnel. Pas d'humour à chaque page ou d'action à outrance (je schématise bien entendu) comme dans les best seller. L'auteur nous raconte une histoire qui semble réaliste. Le rythme est assez lent mais permet de bien rentrer dans l'histoire et de suivre le destin spatial de quelques personnages bien attachants. La narration donne une réelle impression de profondeur. Pas de facilité scénaristique, pas d'exagération. A la lecture de Planètes on est comme en apesanteur. Le dessin est bon. De plus les planches en couleur au début des chapitres sont fort appréciables. Quelques défauts tout de même... J'ai parfois eu le sentiment que l'histoire traînait un peu. Ces longueurs sont surtout apparues dans le troisième tome. Le premier et le quatrième sont les meilleurs de la série d'un point de vue scénaristique. L'autre bémol est le prix... Je trouve Planètes trop cher. Certes la qualité des albums est belle mais pour un manga de taille et couleurs conventionnelles je ne vois rien qui justifie d'aller de 9,50 euro à 11 euro pour le dernier tome au lieu des 6 ou 7 euro habituels!! Mis à part ça, je recommande vivement la lecture de ce manga qui pourrait bien, selon moi, plaire à ceux qui n'apprécie guerre la BD nippone en général. Les gouttes de sueur et les têtes déformées sont assez peu utilisées. A lire sur "Bliss" de Muse :)
Fido face à son destin
Voilà une petite BD qui ne paie pas de mine. Quasiment muette à l'exception de quelques aboiements et de nombreux "Bing !", elle dispose d'un dessin assez minimaliste à la palette de couleurs réduite. Le héros, un chien aux allures de bon gros Snoopy. Sa particularité : les lampadaires ont une fâcheuse tendance à se jeter sur lui dès qu'il passe à leur portée. Et... bing ! Humour répétitif et humour absurde. C'est tout simple mais ça marche carrément. Je suis très client de ce type d'humour nonsense. Tant et si bien que sur des gags aussi basiques qu'une tarte à la crème de clown, j'étais explosé de rire. Simplement parce que c'est bien raconté, et que même si on sait que ça ne se finira toujours par un "Bing !" contre un lampadaire, eh bien, c'est vraiment drôle et amené de telle manière que des fins toujours identiques deviennent inattendues le temps de parcourir chaque nouvelle planche.
Motus
Une bd certainement difficile à se procurer en France, mais pour ceux qui y arriveront, je leur promets un sacré petit voyage au pays de l'absurde, de la méchanceté et de la poésie ! Le manque de texte est un argument de plus pour le "lire". Graphiquement, je parlerais de l'underground américain (graphisme particulier pour thème particulier, après tout, le Québec n'est pas loin des Etats-Unis). Pour ma part je trouve qu'il se marie parfaitement à l'univers drôle et glauque. Le noir et blanc avec des effets charbonneux accentue l'humour noir de la bd.
Marvels
J'interviens ici pour défendre cet ouvrage qui est l'un de mes préférés et que je trouve fort sévèrement jugé. Les dessins : Bon, les goûts et les couleurs, n'est-ce pas. Au delà, c'est vrai que si vous appréciez les silhouettes mal proportionnées, les visages inexpressifs et les couleurs criardes caractéristiques de la majorité des comics, vous risquez d'être déçu. Le dessin est bien maîtrisé, les couleurs sobres sans être fades, les super-héros ne sont pas fluos et il ressemble à des hommes. Et c'est pas plus mal vu que la plupart sont quand même censés être (à tout le moins) des humanoïdes ! Bref, c'est mieux dessiné que la plupart des comics. Faut aimer le style réaliste, c'est sur, mais de la à dire que Ross ne sait pas dessiner, y a un pas que vous ne franchirez pas chez moi. Le scénario : Alors, c'est sur que ça manque de coups de poing dans la g..., de damned !, de je-vais-te-paralyser-avec-mon-pouvoir-nucléaire. Alors oui, les superhéros s'agitent en arrière-plan (quoique tout le livre ne parle que d'eux) et c'est bien sur l'idée géniale du scénario : présenter les agissements des super-héros du point de vue de l'homme de la rue, lequel, coincé dans le métro, les voit se battre dans le ciel sans rien comprendre à ce qui se passe. On voit ici la population de la ville totalement dépendante de la venue des êtres supérieurs, sauveurs autoproclamés, pour assurer sa survie. On voit les hommes "normaux" incapables de se défendre seuls mais également incapables de comprendre leurs défenseurs, leurs motivations, leurs agissements (les 4 fantastiques vont-ils arriver pour empêcher Galactus de détruire la ville ? Personne ne sait. Marnor est-il bon ? Personne ne sait non plus. La population est dans l'ignorance des plans des super-héros qui la défendent), totalement infantilisés, passant de l'admiration béate à la haine irrationnelle et vice-versa. Bref, entre la population de New York et les super-héros se dessinent des rapports dominants/dominés éminemment pervers. Evidemment, ce n'est pas du niveau de Spiderman vs Rhino... La réflexion sur l'idéologie du super-héros (et l'infantilisation résultante du reste de la population) est une des clés du scénario et, perso, j'ai trouvé ça génial. Si l'homme ne sait plus assurer sa survie qu'en s'en remettant à des êtres supérieurs qui, pas plus que les super-vilains, ne daignent lui faire part de leurs motivations ni de leurs plans et n'ont de compte à rendre à personne, alors l'homme est mal barré. En gros : méfions-nous des sauveurs auto-proclamés ! Le perso principal est ronchon ? Oui et tellement humain, à mille lieux des persos hyper-positifs ou hyper-négatifs mais sans profondeur psychologique des histoires classiques. Ca peut déplaire, c'est sur, Loïs Lane ou Lex Luthor sont plus faciles à comprendre. Le perso se répète ? Disons qu'il se pose des questions, évoluant de la fascination à la répulsion sans jamais trouver de réponses. Au lecteur de se faire une opinion. Les invraisemblances ? Il y en a ? Quoi ? Captain America est de la partie et Hitler ne se fait pas ramasser en 42 (mais peut-être a-t-il trouvé la lance de Longinus) ? Quoi ? On ne voit pas la reconstruction de immeubles détruits par les combats ? Franchement, veut-on vraiment parler des invraisemblances qui émaille le genre super-héros ? Comment fait le bouffon vert pour voler sur son aile minuscule ? Comment Superman respire-t-il dans l'espace ? Vous le savez, vous ? En résumé, pour moi, Marvels est une fantastique histoire sur le thème des super-héros, pas une histoire de super-héros, faut pas se tromper ! Alors, pour citer l'un des critiques précédents, si vous cherchez un Marvel du style : "Ferme ta gueule, réfléchis pas trop, regarde-les faire, et sois fasciné", passez votre chemin mais si vous voulez lire une histoire qui dynamite intelligemment le mythe, allez-y. Vous ne serez pas déçu. Et après, allez lire Powers, Superman - For All Seasons et Gotham Central, c'est pas mal non plus. Notez que, comme Kingdom Come (l'une des mauvaises idées de DC, parait-il), Marvels a reçu le prix Eisner qui récompense les meilleures bd de l'autre côté de l'Atlantique...
Peter Pan
Je crois que cette série est là pour rester. On n'arrêtera pas d'en parler de sitôt. Loisel a su créer un monde envoûtant qui donne envie de quitter la réalité dans laquelle on vit. J'ai parfois eu l'impression que cette série n'allait nulle part. En effet, c'est peut-être le cas, mais peut-être le but aussi. Ça ne m'a pas empêché de lire au complet cette histoire parsemée de moments très fort et de scènes extrêmement efficaces. (je pense surtout à l'attaque du crocodile dans la grotte). Bref, je suis resté sur une très bonne impression. Le dessin est bien. Vivant, nerveux, constant du début à la fin. Les couleurs représentent très bien les émotions de chaque moment. Bref, je pense que cette BD vaut au moins un essai.
Mérite maritime
J'ai une âme de Breton, j'aime la mer. Et j'aime les histoires de marin quand elles sont bien racontées. Et celles-là suintent d'authenticité et d'une ambiance rude mais sympathique. J'aime beaucoup. Le dessin de Dubois est clair et anguleux. Il nous offre un panel de visages très similaires, bouches fermés, mentons en parpaings, de vrais hommes, de solides gaillards. Et derrière eux, de très réussis décors maritimes, bateaux, mers et ports. J'aime ce trait même s'il a quelques légers défauts et risque de ne pas plaire à tout le monde. Quant aux couleurs, elles sont simples et un peu inégales. Certaines planches en teintes crépusculaires ne me plaisent pas trop, mais celles de jour me conviennent tout à fait. Les albums sont séparés en histoires courtes qui se suivent plus ou moins. On apprend vite à connaître l'équipage de l'Amiral Benbow, son capitaine bourru et gueulard, son second plus coulant, son bosco déprimé et poivrot, son cuistot ex-boxeur, ses membres d'équipages plus ou moins débrouillards et chacun avec leurs petites histoires et caractères. Leurs histoires sont simples mais variées et prenantes. De vrais histoires de marins, d'embrouilles au port, de cargaisons douteuses, de passagers qui chamboulent tout à bord, d'amours laissés au port, etc. Quant à l'ambiance, outre son authenticité que j'apprécie beaucoup, elle alterne des moments rudes et d'autres passages vraiment plein d'humour, un humour pince-sans-rire, à la manière de ces marins qui ne desserrent les dents que pour gueuler ou pour charmer les filles des ports. Personnellement, ce sont les réactions du capitaine qui me font vraiment marrer. Une excellente atmosphère maritime, dépaysante, qui donne envie de suivre avec le sourire les aventures des hommes de l'Amiral Benbow.