Un très beau petit album.
Arnaud Quéré y raconte son enfance dorée dans la campagne lyonnaise, au fil de la Saône, rivière si charmante. Ce qui fait véritablement le sel de cet album, c'est le souci d'authenticité dont a fait preuve l'auteur. Arnaud Quéré y a mis tout ce qu'il avait dans le cœur, tous ses souvenirs, ses impressions, sa famille aussi. Les portraits de ses proches sont à la fois drôles et émouvants, sans toutefois verser dans la mélancolie. Il nous livre une série d'instantanés de son enfance, en commençant par l'environnement géographique de cette vieille maison chez ses grands-parents, puis les anecdotes avec ses frères, les voisins, les clients du bar-restaurant tenu par ses grands-parents. C'était le bon temps, qui réveillera sans doute des échos chez certains d'entre nous... Personnellement, j'ai passé pas mal de week-end dans les dépendances d'un château, où un terrible chien-loup s'appelait Gaston et nous terrorisait, ma sœur et moi. Comme dans "Un Air de paradis".
Arnaud Quéré s'est beaucoup investi dans les paysages, les architectures des vieilles maisons (d'après souvenirs seulement ?), et tout ça respire le vrai.
Un seul petit bémol, l'organisation des différentes anecdotes. J'aurais disposé tout cela différemment, de façon un peu plus logique. Mais il est évident que lorsque les sentiments, le cœur parlent, la raison perd ses droits. Et le cœur d'Arnaud Quéré est ici couplé au coup de cœur de son éditrice, qui nous offre ici un bel objet, à la maquette superbe.
Sentez-vous ce parfum d'authenticité ?
Je n'avais pas vu le film et je n'avais même aucune idée de quoi parlait cette BD avant de l'entamer. Autant dire que je partais sans a priori ni éléments de comparaison, et j'ai beaucoup apprécié ma lecture.
Le dessin a été la première chose que j'ai remarquée.
Je me suis dit à quelques moments que j'appréciais moyennement certaines cases sur lesquelles il me fallait rester une ou deux secondes pour bien déchiffrer le contenu. Et de même, j'ai constaté avec un peu de regret le caractère changeant de certains visages, notamment celui de Michael O'Sullivan qui ressemble tour à tour à plusieurs acteurs de cinéma à mes yeux.
Mais de nombreuses fois, je me suis dit que j'aimais ce trait auquel je trouvais une certaine classe. Je lui trouve un vrai charme de même qu'une jolie esthétique grâce à sa technique changeante.
J'ai donc un avis mitigé sur le graphisme, mais globalement je le trouve pas mal.
Mais c'est surtout le scénario qui m'a captivé, et cela d'autant plus que je réalisais au fur et à mesure qu'il s'agissait d'une histoire basée sur des faits et personnages réels. Je l'ai trouvé assez fort, prenant et intéressant. J'avais vraiment envie de suivre cet irlandais, d'un côté tueur froid et extrêmement efficace, et d'un autre côté père attentif et affectueux. J'avais vraiment envie de le voir gagner sa "guerre" et mener à bien sa vengeance, la sienne ainsi que celle de son fils. Tant et si bien qu'alors que, fatigué, je comptais n'en lire que le premier chapitre hier soir, je n'ai pas pu lâcher l'album avant la fin.
Et même si les prouesses assassines de O'Sullivan me semblent fortement exagérées, j'ai été fasciné par l'aspect réaliste et crédible de tous les évènements, de cette plongée dans le monde de la maffia par un point de vue assez différent de ce qu'il se fait d'habitude.
Très bonne lecture.
Bonne série, scénar bien que peu original en période de « Da Vinci Code » mais il est bien saucissonné.
4 volumes, c’est un peu pauvre, on aurait mérité 2 ou 3 tomes de plus.
Les dessins sont assez fins et bien réalisés, les couleurs sombres mettent bien dans l'ambiance société secrète avec une touche du nom de la rose.
D'ailleurs je vais relire cette série bientôt pour vous en dire plus.
Cette série est très sympa, un scénar correct qui nous fait voyager à travers un monde de magie super original, les dessins bien qu'un peu enfantin sont très bien fait avec des couleurs vives et rayonnantes, de plus les héroïnes sont très sexy.....
Lanfeust de Troy est une bonne série courte, 8 volumes, on ne traîne pas en longueur, il y a du rythme et un super happy-end, assez inattendu.
En revanche, je n'ai pas lu les autres séries de Troy car je n'aime pas, peut-être à tort, les grosses machines commerciales que Soleil a une fâcheuse tendance à produire. Car ils font une production de 8 volumes puis si ça marche, ils font les suites, puis les coffrets, puis les produits dérivés, etc..... ça me saoule, mais c'est vraiment dommage car ils ont de bonnes idées.
Donc, afin de me prouver que je ne suis pas quelqu’un de fermé, j’ai lu un manga, catégorie d’œuvres qui m’a toujours totalement désintéressé, mais en voyant le concert de louanges concernant ce quartier lointain, je me suis dis : tu dois passer à côté de quelque chose (on me l’a dit aussi).
Et c’était effectivement le cas, je sais maintenant que tous les mangas ne sont pas peuplés d’êtres ridiculement grossiers avec des sourires édentés, des grosses gouttes sur le coin du front lorsqu’ils ont honte et qui battent des ailes quand ils ont peur. Bien malgré ce que j’avais toujours pensé, le manga ne s’arrête pas là.
J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce diptyque, ça se lit très facilement, le dessin est agréable même si ce n’est pas mon style, mais son côté réaliste et froid colle très bien à ce genre de récit. En dépit du décalage culturel, on s’identifie très bien à Hiroshi et on s’amuse à se demander ce que l’on ferait à sa place.
En bref, j’ai trouvé l’ensemble vraiment bon, c’est une œuvre qui fait réfléchir, non dénuée de morale, elle aide à se remettre en question pour peu qu’on soit vraiment rentré dans la peau du personnage. Une très agréable surprise.
Quelle scène d’introduction ! Enorme ! Paul Pope m’avait déjà convaincu de son talent après seulement quelques pages, et une première scène d’action époustouflante. Que les choses soient claires : « année 100 » est avant tout une BD portée sur l’action et l’atmosphère oppressante ; l’intrigue passe au second plan, et est finalement assez basique.
Le background développé est très riche, et devrait ravir les amateurs de dystopies (mondes imaginaires anti-utopiques). Alors attention, cette richesse n’atteint pas les sommets d’œuvres telles que 1984, ce background sert uniquement à créer une ambiance sombre et oppressante, et surtout à donner à Batman un « super vilain » à sa mesure : un régime totalitaire, rien que ça !
Mais finalement, qui se cache derrière le masque de Batman ? Bruce Wayne ? Un fantôme ? Un adorateur qui a pris la relève ? Et surtout a-t-il une chance de réussir contre ce qui ressemble de plus en plus à une conspiration de niveau nationale ? Que de questions auxquelles je me garderai bien de répondre, bande de curieux !
Un mot sur le dessin : il ne fera sans doute pas l’unanimité, mais je le trouve rempli de qualités. Il est très dynamique, très moderne, et retranscrit parfaitement les scènes d’actions et les ruelles sales de Gotham City. Reste que la tête déformée de Batman m’a un peu dérangé sur certaines cases.
Un excellent Batman, qui tranche avec des œuvres plus classiques telles que Batman - Année 1 ou Batman - Un long Halloween. Un coup de cœur !
Effectivement le concept est intéressant...après les séries TV, les romans (doggy Bag - P.DJIAN), voici la série BD et pour ma part, je trouve que c'est très réussi.
Les dessins en noir et blanc sont remplis de détails et les personnages comme les décors créent une ambiance particulière qui donne envie de progresser dans l'intrigue.
Au fil des numéros, le puzzle se construit, la lecture est rapide et très plaisante.
Des personnages animaux à la Blacksad, de l'action, un décor futuriste.... tout y est !!
Je vous recommande fortement la lecture et n'hésitez pas à acheter les sept premiers d'un coup, vu le prix !
Vivement le numéro 8 de la saison 1... Je suis captif et content de l'être !!!!
Une référence en matière d'enquêtes policières qui dure depuis plusieurs décennies. Certains albums possèdent un scénario qui n'a rien à envier aux livres d'Agatha Christie, on s'attache de plus à tous les personnages au fur et à mesure.
Si les premiers tomes apportent leur dose de suspense et d'aventures, j'avoue être un peu déçu par les derniers (la rupture intervient pour moi à partir du tome 59) qui manquent cruellement d'intrigue et se mélangent un peu les uns aux autres sans véritablement de fond. Quoi qu'il en soit, un très bon point pour l'ensemble de l'oeuvre.
Il parait que « le sens de la vis » est une autobiographie de Manu Larcenet… c’est mon libraire qui m’a dit ça en me conseillant fortement cet ouvrage.
Après lecture, je reste assez sceptique sur la déclaration de mon libraire car si Manu (par l'intermédiaire de Ferri, le scénariste) raconte réellement une partie de sa vie, il le fait d’une manière trop humoristique et décalée pour qu’on y croit !
N’empêche, qu’est ce que j’ai vachement apprécié comme bd !
« Le sens de la vis » se présente comme un petit pavé sans mise en couleurs et coûte tout de même 15 euros.
Le lecteur est invité à suivre les commentaires entre Manu Larcenet et son « maître » représenté sous les traits d’un moine japonais sur les illustrations de l’auteur.
J’ai adoré le ton ironique de cette bd et la façon dont le moine semble complètement hors du sujet dans certaines séquences.
La lecture, à mon avis, est très agréable et la narration est très accrocheuse ! En tout cas, il m’a été impossible de me détacher du livre avant de savoir le dénouement !
Les illustrations de Manu Larcenet ressemblent beaucoup à celles qu’on peut apercevoir sur son blog, d’ailleurs, je ne serais pas étonné d’apprendre que certaines d’entre elles viennent de son site. Elles semblent constituées de gribouillis, elles représentent dans l’ensemble des personnages et des animaux dans des postures assez bizarres (Sur ce dernier point, j’ai souvent eu l’impression que certains commentaires du moine sur les dessins sortaient de moi !). Les séquences hors illustrations sont traitées comme une vraie bd où le lecteur pourra découvrir un trait simple et vivant comme il a l’habitude de contempler dans les autres séries à gros succès de Manu Larcenet.
En conclusion, j’ai a-do-ré « le sens de la vis ».
Peu importe si c’est une autobiographie ou non de Manu Larcenet, moi, j’ai énormément apprécié l’humour de cette bd et ses passages loufoques (notamment les réactions du moine).
Cet album semble n’être que le premier d’une série dont j’attends impatiemment la suite !
Désolé, mais je suis un grand fan des chroniques de la lune noire et les arcanes restent réellement dans la même optique, dieu soit loué !
Les histoires de chaque personnage sont très bien relatées et montrent toute la dureté de leur existence passée. Les dessins mieux réalisés que dans la série avec de superbes doubles pages et de bonnes perspectives.
A noter que Fabrice Angleraud à qui l'on doit les super dessins de "Pile-ou-Face" a considérablement amélioré la série, car il est vrai que si il y a un petit moins dans les chroniques c'est la réalisation de certains dessins, j'espère qu'il y aura d'autres collaborations avec lui.
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Un Air de paradis
Un très beau petit album. Arnaud Quéré y raconte son enfance dorée dans la campagne lyonnaise, au fil de la Saône, rivière si charmante. Ce qui fait véritablement le sel de cet album, c'est le souci d'authenticité dont a fait preuve l'auteur. Arnaud Quéré y a mis tout ce qu'il avait dans le cœur, tous ses souvenirs, ses impressions, sa famille aussi. Les portraits de ses proches sont à la fois drôles et émouvants, sans toutefois verser dans la mélancolie. Il nous livre une série d'instantanés de son enfance, en commençant par l'environnement géographique de cette vieille maison chez ses grands-parents, puis les anecdotes avec ses frères, les voisins, les clients du bar-restaurant tenu par ses grands-parents. C'était le bon temps, qui réveillera sans doute des échos chez certains d'entre nous... Personnellement, j'ai passé pas mal de week-end dans les dépendances d'un château, où un terrible chien-loup s'appelait Gaston et nous terrorisait, ma sœur et moi. Comme dans "Un Air de paradis". Arnaud Quéré s'est beaucoup investi dans les paysages, les architectures des vieilles maisons (d'après souvenirs seulement ?), et tout ça respire le vrai. Un seul petit bémol, l'organisation des différentes anecdotes. J'aurais disposé tout cela différemment, de façon un peu plus logique. Mais il est évident que lorsque les sentiments, le cœur parlent, la raison perd ses droits. Et le cœur d'Arnaud Quéré est ici couplé au coup de cœur de son éditrice, qui nous offre ici un bel objet, à la maquette superbe. Sentez-vous ce parfum d'authenticité ?
Les Sentiers de la Perdition
Je n'avais pas vu le film et je n'avais même aucune idée de quoi parlait cette BD avant de l'entamer. Autant dire que je partais sans a priori ni éléments de comparaison, et j'ai beaucoup apprécié ma lecture. Le dessin a été la première chose que j'ai remarquée. Je me suis dit à quelques moments que j'appréciais moyennement certaines cases sur lesquelles il me fallait rester une ou deux secondes pour bien déchiffrer le contenu. Et de même, j'ai constaté avec un peu de regret le caractère changeant de certains visages, notamment celui de Michael O'Sullivan qui ressemble tour à tour à plusieurs acteurs de cinéma à mes yeux. Mais de nombreuses fois, je me suis dit que j'aimais ce trait auquel je trouvais une certaine classe. Je lui trouve un vrai charme de même qu'une jolie esthétique grâce à sa technique changeante. J'ai donc un avis mitigé sur le graphisme, mais globalement je le trouve pas mal. Mais c'est surtout le scénario qui m'a captivé, et cela d'autant plus que je réalisais au fur et à mesure qu'il s'agissait d'une histoire basée sur des faits et personnages réels. Je l'ai trouvé assez fort, prenant et intéressant. J'avais vraiment envie de suivre cet irlandais, d'un côté tueur froid et extrêmement efficace, et d'un autre côté père attentif et affectueux. J'avais vraiment envie de le voir gagner sa "guerre" et mener à bien sa vengeance, la sienne ainsi que celle de son fils. Tant et si bien qu'alors que, fatigué, je comptais n'en lire que le premier chapitre hier soir, je n'ai pas pu lâcher l'album avant la fin. Et même si les prouesses assassines de O'Sullivan me semblent fortement exagérées, j'ai été fasciné par l'aspect réaliste et crédible de tous les évènements, de cette plongée dans le monde de la maffia par un point de vue assez différent de ce qu'il se fait d'habitude. Très bonne lecture.
Le Troisième Testament
Bonne série, scénar bien que peu original en période de « Da Vinci Code » mais il est bien saucissonné. 4 volumes, c’est un peu pauvre, on aurait mérité 2 ou 3 tomes de plus. Les dessins sont assez fins et bien réalisés, les couleurs sombres mettent bien dans l'ambiance société secrète avec une touche du nom de la rose. D'ailleurs je vais relire cette série bientôt pour vous en dire plus.
Lanfeust de Troy
Cette série est très sympa, un scénar correct qui nous fait voyager à travers un monde de magie super original, les dessins bien qu'un peu enfantin sont très bien fait avec des couleurs vives et rayonnantes, de plus les héroïnes sont très sexy..... Lanfeust de Troy est une bonne série courte, 8 volumes, on ne traîne pas en longueur, il y a du rythme et un super happy-end, assez inattendu. En revanche, je n'ai pas lu les autres séries de Troy car je n'aime pas, peut-être à tort, les grosses machines commerciales que Soleil a une fâcheuse tendance à produire. Car ils font une production de 8 volumes puis si ça marche, ils font les suites, puis les coffrets, puis les produits dérivés, etc..... ça me saoule, mais c'est vraiment dommage car ils ont de bonnes idées.
Quartier lointain
Donc, afin de me prouver que je ne suis pas quelqu’un de fermé, j’ai lu un manga, catégorie d’œuvres qui m’a toujours totalement désintéressé, mais en voyant le concert de louanges concernant ce quartier lointain, je me suis dis : tu dois passer à côté de quelque chose (on me l’a dit aussi). Et c’était effectivement le cas, je sais maintenant que tous les mangas ne sont pas peuplés d’êtres ridiculement grossiers avec des sourires édentés, des grosses gouttes sur le coin du front lorsqu’ils ont honte et qui battent des ailes quand ils ont peur. Bien malgré ce que j’avais toujours pensé, le manga ne s’arrête pas là. J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce diptyque, ça se lit très facilement, le dessin est agréable même si ce n’est pas mon style, mais son côté réaliste et froid colle très bien à ce genre de récit. En dépit du décalage culturel, on s’identifie très bien à Hiroshi et on s’amuse à se demander ce que l’on ferait à sa place. En bref, j’ai trouvé l’ensemble vraiment bon, c’est une œuvre qui fait réfléchir, non dénuée de morale, elle aide à se remettre en question pour peu qu’on soit vraiment rentré dans la peau du personnage. Une très agréable surprise.
Batman - Année 100
Quelle scène d’introduction ! Enorme ! Paul Pope m’avait déjà convaincu de son talent après seulement quelques pages, et une première scène d’action époustouflante. Que les choses soient claires : « année 100 » est avant tout une BD portée sur l’action et l’atmosphère oppressante ; l’intrigue passe au second plan, et est finalement assez basique. Le background développé est très riche, et devrait ravir les amateurs de dystopies (mondes imaginaires anti-utopiques). Alors attention, cette richesse n’atteint pas les sommets d’œuvres telles que 1984, ce background sert uniquement à créer une ambiance sombre et oppressante, et surtout à donner à Batman un « super vilain » à sa mesure : un régime totalitaire, rien que ça ! Mais finalement, qui se cache derrière le masque de Batman ? Bruce Wayne ? Un fantôme ? Un adorateur qui a pris la relève ? Et surtout a-t-il une chance de réussir contre ce qui ressemble de plus en plus à une conspiration de niveau nationale ? Que de questions auxquelles je me garderai bien de répondre, bande de curieux ! Un mot sur le dessin : il ne fera sans doute pas l’unanimité, mais je le trouve rempli de qualités. Il est très dynamique, très moderne, et retranscrit parfaitement les scènes d’actions et les ruelles sales de Gotham City. Reste que la tête déformée de Batman m’a un peu dérangé sur certaines cases. Un excellent Batman, qui tranche avec des œuvres plus classiques telles que Batman - Année 1 ou Batman - Un long Halloween. Un coup de cœur !
Cité 14 - Saison 1
Effectivement le concept est intéressant...après les séries TV, les romans (doggy Bag - P.DJIAN), voici la série BD et pour ma part, je trouve que c'est très réussi. Les dessins en noir et blanc sont remplis de détails et les personnages comme les décors créent une ambiance particulière qui donne envie de progresser dans l'intrigue. Au fil des numéros, le puzzle se construit, la lecture est rapide et très plaisante. Des personnages animaux à la Blacksad, de l'action, un décor futuriste.... tout y est !! Je vous recommande fortement la lecture et n'hésitez pas à acheter les sept premiers d'un coup, vu le prix ! Vivement le numéro 8 de la saison 1... Je suis captif et content de l'être !!!!
Ric Hochet
Une référence en matière d'enquêtes policières qui dure depuis plusieurs décennies. Certains albums possèdent un scénario qui n'a rien à envier aux livres d'Agatha Christie, on s'attache de plus à tous les personnages au fur et à mesure. Si les premiers tomes apportent leur dose de suspense et d'aventures, j'avoue être un peu déçu par les derniers (la rupture intervient pour moi à partir du tome 59) qui manquent cruellement d'intrigue et se mélangent un peu les uns aux autres sans véritablement de fond. Quoi qu'il en soit, un très bon point pour l'ensemble de l'oeuvre.
Le Sens de la Vis
Il parait que « le sens de la vis » est une autobiographie de Manu Larcenet… c’est mon libraire qui m’a dit ça en me conseillant fortement cet ouvrage. Après lecture, je reste assez sceptique sur la déclaration de mon libraire car si Manu (par l'intermédiaire de Ferri, le scénariste) raconte réellement une partie de sa vie, il le fait d’une manière trop humoristique et décalée pour qu’on y croit ! N’empêche, qu’est ce que j’ai vachement apprécié comme bd ! « Le sens de la vis » se présente comme un petit pavé sans mise en couleurs et coûte tout de même 15 euros. Le lecteur est invité à suivre les commentaires entre Manu Larcenet et son « maître » représenté sous les traits d’un moine japonais sur les illustrations de l’auteur. J’ai adoré le ton ironique de cette bd et la façon dont le moine semble complètement hors du sujet dans certaines séquences. La lecture, à mon avis, est très agréable et la narration est très accrocheuse ! En tout cas, il m’a été impossible de me détacher du livre avant de savoir le dénouement ! Les illustrations de Manu Larcenet ressemblent beaucoup à celles qu’on peut apercevoir sur son blog, d’ailleurs, je ne serais pas étonné d’apprendre que certaines d’entre elles viennent de son site. Elles semblent constituées de gribouillis, elles représentent dans l’ensemble des personnages et des animaux dans des postures assez bizarres (Sur ce dernier point, j’ai souvent eu l’impression que certains commentaires du moine sur les dessins sortaient de moi !). Les séquences hors illustrations sont traitées comme une vraie bd où le lecteur pourra découvrir un trait simple et vivant comme il a l’habitude de contempler dans les autres séries à gros succès de Manu Larcenet. En conclusion, j’ai a-do-ré « le sens de la vis ». Peu importe si c’est une autobiographie ou non de Manu Larcenet, moi, j’ai énormément apprécié l’humour de cette bd et ses passages loufoques (notamment les réactions du moine). Cet album semble n’être que le premier d’une série dont j’attends impatiemment la suite !
Les Arcanes de la Lune Noire
Désolé, mais je suis un grand fan des chroniques de la lune noire et les arcanes restent réellement dans la même optique, dieu soit loué ! Les histoires de chaque personnage sont très bien relatées et montrent toute la dureté de leur existence passée. Les dessins mieux réalisés que dans la série avec de superbes doubles pages et de bonnes perspectives. A noter que Fabrice Angleraud à qui l'on doit les super dessins de "Pile-ou-Face" a considérablement amélioré la série, car il est vrai que si il y a un petit moins dans les chroniques c'est la réalisation de certains dessins, j'espère qu'il y aura d'autres collaborations avec lui.