« Le Grand Pouvoir du Chninkel » est clairement pour moi une BD culte.
J’interprète cet ouvrage comme une version de certains éléments tirés de la croyance judéo-chrétienne, revisités par le style fantasy, mêlant également de l’humour, de la tragédie et quelques pistes philosophiques.
Avec tous ces ingrédients, l’ensemble nous propose un cocktail dont on ne peut pas sortir indemne...
L’histoire est assez simple à la base mais le dénouement final promet quelques surprises. Le genre de surprises qui vous font dire à la fin de la lecture un « Ouaw ! » bien prononcé.
C’est une histoire d’aventure, un voyage initiatique qu’accompli un Chninkel (petit être chétif et esclave, à comparer avec un « Hobbit »), qui cherche par tous les moyens à comprendre quel pouvoir ultime lui a été donné par son Dieu, dans un monde en guerre perpétuelle entre trois immortels...
Je parlerais ensuite du dessin que j’estime propre et d’une bonne facture. L’édition noir et blanc, sortie chez Casterman, ne nous offre pas une abondance de traits et de détails surchargeant chaque planche. Non, c’est beau, c’est soigné, les couleurs noir et blanc sont adaptées au récit et bien utilisées.
Culte, je l’estime ; cette BD a marqué, marque et marquera encore certainement beaucoup de bédéphiles comme moi...
Un premier album vraiment passionnant qui prend aux tripes dès les premières pages. L'atmosphère sombre et étrange qui règne ne se dément pas tout au long de la lecture. Et le thème de la maladie est ici représenté de façon fantastique, un crabe se loge là où le corps est atteint.
Pour l'histoire, nous passons d'une "banale" réunion entre copains de chambrée à un monde parallèle peuplé de monstres en tout genre : loup-garou, vampire, succube,... Ces monstres pourchassent les enfants pour s'en nourrir.
Et puis, l'album est vraiment rendu plaisant par le dessin, qui rend l'histoire attractive et qui donne même une dimension supplémentaire. En effet, l'ambiance sombre et mystérieuse se traduit par une illustration maîtrisée des ombres et très peu de couleurs vives.
Malgré tout, un petit (mais vraiment tout petit) bémol quand à l'histoire elle-même, où les auteurs nous emmènent-ils ? Beaucoup de questions restent en suspens, espérons que le 2ème tome y répondra !
Excellent ! Voilà véritablement un album qui s'adresse à la fois à un public jeunesse et à un lectorat adulte.
Le dessin de Bruno Duhamel est bon et vivant. Son trait est dynamique, ses planches soignées et travaillées, ses décors variés et jolis. Bref, c'est un joli album.
Et en plus, les histoires courtes qu'il contient sont bien. J'ai été assez éclaté de rire à la lecture de la première : il y a là un véritable humour qui, à mes yeux, saura toucher à différents niveaux les lecteurs, qu'ils soient adultes ou enfants. C'est à la fois mignon et décapant.
Les récits sont variés, emmenant l'héroïne aux quatre coins du monde dans des histoires très différentes les unes des autres mais reliées par un même état d'esprit gentiment incorrect par moments. Il y a un peu de poésie, d'enfantin et de léger sadisme dans ces pages. Un cocktail amusant et original. Et même si tous les récits ne sont pas égaux, même si c'est surtout sur la première que j'ai ri et que, sur celle du Village par exemple, j'ai été un peu circonspect, j'ai passé une lecture très agréable.
Et j'ai hâte de pouvoir lire cet album à ma fille pour voir de quelle manière, sûrement très différente, elle saura être touchée par lui.
Décidément, j'adore les associations entre Ferri et Larcenet. J'aime bien les oeuvres de chacun séparément, mais quand ils sont réunis, ils ont le chic pour se sublimer l'un l'autre. Larcenet apporte la vie de ses dessins et Ferri l'excellence de son humour, et les deux se marient à la perfection.
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec cet album. Sur le blog de Larcenet, où il publie déjà régulièrement des dessins diversifiés, l'auteur expliquait que Le Sens de la Vis avait été conçu en sens inverse des BDs traditionnelles. Larcenet avait tout d'abord présenté à Ferri une suite de dessins variés et sans liens. Ferri avait alors écrit des dialogues en rapport avec ces dessins, puis inventé une histoire les liant et enfin dégager une thématique au tout.
Mais alors, me disais-je ? Est-ce que ça veut dire que cet album est un recueil de dessins amalgamés en une histoire à peu près potable ? Eh bien... A la fois oui et non, car l'histoire que l'on y lit est une vraie histoire, une bonne histoire, et elle inclut de manière extrêmement réussie cette suite de dessins indépendants.
C'est l'histoire d'un jeune dessinateur qu'on imagine bien être Larcenet qui vient rendre visite à son gourou, un vieux sage oriental dans son temple zen, vieux sage en qui j'aime à reconnaitre le vénérable Ferri, gloire soit rendue à sa moustache. S'échappant de la folie médiocre du monde moderne, le jeune apprenti vient méditer avec le sage et lui présenter les dessins qu'il a réalisés récemment. Et le sage commente ces dessins, avec humour et pertinence. Enfin, pertinence...
Dès les premières pages, j'ai été séduit par le dessin. C'est le trait lâché et vif que Larcenet a su se créer ces derniers temps et je trouve qu'il passe vraiment bien ici et sait donner une vraie vie et esthétique à l'album.
Et lors de la présentation des premiers dessins et croquis du jeune apprenti, j'ai été carrément éclaté de rire à la lecture des dialogues. Ils sont bons, percutants, hilarants. Gros coup de coeur à ce moment là.
Au fil des pages, mon hilarité s'est un peu réduite car les pages s'accumulant, le concept perd un peu de sa force. Mais j'ai continué à trouver ça drôle et donnant un véritable intérêt aux tentatives graphiques de Larcenet que, prises seules et sans contexte ou humour, j'apprécie généralement moyennement sur son blog.
Très bonne lecture, des dessins graphiquement intéressants et vivants, et surtout beaucoup, beaucoup d'humour.
L’avis enthousiaste de Joe Sacco au dos du bouquin et la couverture classieuse m’ont convaincu de faire ce que je ne fais pourtant que rarement : acheter une BD dont je n’ai jamais entendu parler, d’une auteure que je ne connaissais même pas. Le pari a payé, j’ai passé un excellent moment de lecture.
Le contexte politisé (Tel Aviv, attentats suicides) ne sert que de toile de fond, et l’histoire elle-même est très « roman graphique ». Un homme part à la recherche de son père disparu, et découvre lors de son « enquête » de nombreux détails et faits surprenants sur ce personnage dont il ne connaît finalement pas grand chose. C’est facile à lire, très humain, et je trouve la fin vraiment belle (ah, cette dernière case !)
Le dessin est plutôt du genre « ligne claire », dépouillé, et s’il n’impressionne pas techniquement, on peut quand même dire qu’il a un style bien à lui.
Une belle découverte…
Pas grand chose à dire sur cette bd, si ce n'est qu'elle permet d'apprendre l'histoire en s'amusant. Ainsi, les adolescents ou même n'importe qui, préfère lire une bd, qu'un gros livre d'histoire de 2 tomes... J'adore beaucoup cette série, drôle et instructive !
Quel plaisir de lire cette BD !
Pour les amateurs de De Cape et de Crocs, on ne peut pas passer à côté de cette série.
Prévue en 2 tomes, elle réunit la simplicité, la poésie, l’humour fin, le dessin original, les couleurs chaudes et l’exquise écriture...
Vous êtes de mauvaise humeur ? Lisez ces quelques pages, souriez, rigolez et appréciez la finesse avec laquelle l’auteur nous conte les (més-) aventures de Célestin, jeune homme libertin à la recherche d’une conquête de bonne famille...
Sans hésiter à recommander !
(après lecture des 3 tomes sur 5).
Après un tome 1 classique mais très agréable à lire, les tomes 2 et 3 offrent une belle montée en puissance ! Les personnages sont attachants et prennent de l'épaisseur, le scénario se tient tout en restant imprévisible sur la fin de cet aventure et le dessin fait preuve quant à lui d'une maturité certaine (chapeau bas pour les regards expressifs, la fluidité dans le découpage et la colorisation).
Mais où donc les tomes 4 et 5 vont-ils nous mener ?
Superbe compromis scénario/graphisme pour un résultat exemplaire.
J'ai emprunté cette série, et je vais certainement acheter l'intégrale cette semaine.
Le scénario est relativement complexe et pourtant très clair. Les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres. Cette histoire d'agents secrets se cale proprement dans des faits historiques réels. C'est vraiment bluffant.
Le dessin n'est pas en reste, il faut quand même un temps d'adaptation car il est original surtout pour les visages des personnages, sans traits mais tout en nuances de pastels, à la manière d'aquarelles. Le rendu mérite vraiment le détour.
Il est inutile d'en parler plus, mais tout simplement d'inciter à lire ce triptyque de très haut niveau, et pourquoi pas profiter de la sortie de l'intégrale.
Quel pavé ! Mais quel bon pavé...
Alan Moore nous livre ici, en près de 600 pages, une version quant à l’identité de Jack L’éventreur, tueur en série ayant sévi en 1888 à Londres dans le quartier de Whitechapel.
Il s’agit pour moi d’une BD « extra-terrestre », si l’on considère les éléments classiques de la BD comme par exemple le dessin, le scénario, le cadrage, le texte, le cadre historique,...
Toutes ces caractéristiques prennent un sens différent dans le présent ouvrage. C’est là, pour moi, que Moore et les dessinateurs font très forts.
Ce fameux dessin, si spécial, est peut-être déroutant les 20 premières pages mais par la suite, il vient servir et même mettre en valeur l’histoire. Reste les visages, qui peuvent, il est vrai, changer d'une page à l'autre. Soyons clair, la BD reste bien lisible...
Le scénario, ponctué d’éléments historiques, est magistralement mis en place et l’on s’étonne de dévorer les pages à une vitesse si rapide. Il faut tout de même préciser que certains passages sont plus longs, je pense notamment à la visite détaillée d’une partie de Londres, qui doit être intéressante pour certains, mais légèrement rébarbative pour moi!
Cette œuvre ne s’adresse pas à tout le monde pour deux raisons principales; d’abord au niveau de la complexité et de la longueur de l’histoire mais également au niveau du caractère très « cru » de certains dialogues et images.
De plus, je dirais qu’il ne suffit pas d’apprécier une bonne trame policière pour accrocher à cette BD. Il faut vouloir plus, aller plus loin dans le détail, aller plus loin dans la psychologie des personnages et enfin, ne pas se limiter dans un premier temps au caractère rebutant du dessin, mais vite percevoir les raisons qui ont influencées le choix du trait de ce dernier.
En conclusion, bien installé et en prenant le temps nécessaire à la lecture de ce genre d’ouvrage, on ne peut qu’apprécier le travail gigantesque réalisé par les auteurs.
Je me surprends parfois à me dire que je vois la BD différemment depuis la lecture de From Hell.
Culte, je ne pourrais pas en dire plus de crainte de trop répéter ce qui a déjà été dit.
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Le Grand Pouvoir du Chninkel
« Le Grand Pouvoir du Chninkel » est clairement pour moi une BD culte. J’interprète cet ouvrage comme une version de certains éléments tirés de la croyance judéo-chrétienne, revisités par le style fantasy, mêlant également de l’humour, de la tragédie et quelques pistes philosophiques. Avec tous ces ingrédients, l’ensemble nous propose un cocktail dont on ne peut pas sortir indemne... L’histoire est assez simple à la base mais le dénouement final promet quelques surprises. Le genre de surprises qui vous font dire à la fin de la lecture un « Ouaw ! » bien prononcé. C’est une histoire d’aventure, un voyage initiatique qu’accompli un Chninkel (petit être chétif et esclave, à comparer avec un « Hobbit »), qui cherche par tous les moyens à comprendre quel pouvoir ultime lui a été donné par son Dieu, dans un monde en guerre perpétuelle entre trois immortels... Je parlerais ensuite du dessin que j’estime propre et d’une bonne facture. L’édition noir et blanc, sortie chez Casterman, ne nous offre pas une abondance de traits et de détails surchargeant chaque planche. Non, c’est beau, c’est soigné, les couleurs noir et blanc sont adaptées au récit et bien utilisées. Culte, je l’estime ; cette BD a marqué, marque et marquera encore certainement beaucoup de bédéphiles comme moi...
La Confrérie du crabe
Un premier album vraiment passionnant qui prend aux tripes dès les premières pages. L'atmosphère sombre et étrange qui règne ne se dément pas tout au long de la lecture. Et le thème de la maladie est ici représenté de façon fantastique, un crabe se loge là où le corps est atteint. Pour l'histoire, nous passons d'une "banale" réunion entre copains de chambrée à un monde parallèle peuplé de monstres en tout genre : loup-garou, vampire, succube,... Ces monstres pourchassent les enfants pour s'en nourrir. Et puis, l'album est vraiment rendu plaisant par le dessin, qui rend l'histoire attractive et qui donne même une dimension supplémentaire. En effet, l'ambiance sombre et mystérieuse se traduit par une illustration maîtrisée des ombres et très peu de couleurs vives. Malgré tout, un petit (mais vraiment tout petit) bémol quand à l'histoire elle-même, où les auteurs nous emmènent-ils ? Beaucoup de questions restent en suspens, espérons que le 2ème tome y répondra !
Je suis pas petite !!!
Excellent ! Voilà véritablement un album qui s'adresse à la fois à un public jeunesse et à un lectorat adulte. Le dessin de Bruno Duhamel est bon et vivant. Son trait est dynamique, ses planches soignées et travaillées, ses décors variés et jolis. Bref, c'est un joli album. Et en plus, les histoires courtes qu'il contient sont bien. J'ai été assez éclaté de rire à la lecture de la première : il y a là un véritable humour qui, à mes yeux, saura toucher à différents niveaux les lecteurs, qu'ils soient adultes ou enfants. C'est à la fois mignon et décapant. Les récits sont variés, emmenant l'héroïne aux quatre coins du monde dans des histoires très différentes les unes des autres mais reliées par un même état d'esprit gentiment incorrect par moments. Il y a un peu de poésie, d'enfantin et de léger sadisme dans ces pages. Un cocktail amusant et original. Et même si tous les récits ne sont pas égaux, même si c'est surtout sur la première que j'ai ri et que, sur celle du Village par exemple, j'ai été un peu circonspect, j'ai passé une lecture très agréable. Et j'ai hâte de pouvoir lire cet album à ma fille pour voir de quelle manière, sûrement très différente, elle saura être touchée par lui.
Le Sens de la Vis
Décidément, j'adore les associations entre Ferri et Larcenet. J'aime bien les oeuvres de chacun séparément, mais quand ils sont réunis, ils ont le chic pour se sublimer l'un l'autre. Larcenet apporte la vie de ses dessins et Ferri l'excellence de son humour, et les deux se marient à la perfection. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec cet album. Sur le blog de Larcenet, où il publie déjà régulièrement des dessins diversifiés, l'auteur expliquait que Le Sens de la Vis avait été conçu en sens inverse des BDs traditionnelles. Larcenet avait tout d'abord présenté à Ferri une suite de dessins variés et sans liens. Ferri avait alors écrit des dialogues en rapport avec ces dessins, puis inventé une histoire les liant et enfin dégager une thématique au tout. Mais alors, me disais-je ? Est-ce que ça veut dire que cet album est un recueil de dessins amalgamés en une histoire à peu près potable ? Eh bien... A la fois oui et non, car l'histoire que l'on y lit est une vraie histoire, une bonne histoire, et elle inclut de manière extrêmement réussie cette suite de dessins indépendants. C'est l'histoire d'un jeune dessinateur qu'on imagine bien être Larcenet qui vient rendre visite à son gourou, un vieux sage oriental dans son temple zen, vieux sage en qui j'aime à reconnaitre le vénérable Ferri, gloire soit rendue à sa moustache. S'échappant de la folie médiocre du monde moderne, le jeune apprenti vient méditer avec le sage et lui présenter les dessins qu'il a réalisés récemment. Et le sage commente ces dessins, avec humour et pertinence. Enfin, pertinence... Dès les premières pages, j'ai été séduit par le dessin. C'est le trait lâché et vif que Larcenet a su se créer ces derniers temps et je trouve qu'il passe vraiment bien ici et sait donner une vraie vie et esthétique à l'album. Et lors de la présentation des premiers dessins et croquis du jeune apprenti, j'ai été carrément éclaté de rire à la lecture des dialogues. Ils sont bons, percutants, hilarants. Gros coup de coeur à ce moment là. Au fil des pages, mon hilarité s'est un peu réduite car les pages s'accumulant, le concept perd un peu de sa force. Mais j'ai continué à trouver ça drôle et donnant un véritable intérêt aux tentatives graphiques de Larcenet que, prises seules et sans contexte ou humour, j'apprécie généralement moyennement sur son blog. Très bonne lecture, des dessins graphiquement intéressants et vivants, et surtout beaucoup, beaucoup d'humour.
Exit Wounds
L’avis enthousiaste de Joe Sacco au dos du bouquin et la couverture classieuse m’ont convaincu de faire ce que je ne fais pourtant que rarement : acheter une BD dont je n’ai jamais entendu parler, d’une auteure que je ne connaissais même pas. Le pari a payé, j’ai passé un excellent moment de lecture. Le contexte politisé (Tel Aviv, attentats suicides) ne sert que de toile de fond, et l’histoire elle-même est très « roman graphique ». Un homme part à la recherche de son père disparu, et découvre lors de son « enquête » de nombreux détails et faits surprenants sur ce personnage dont il ne connaît finalement pas grand chose. C’est facile à lire, très humain, et je trouve la fin vraiment belle (ah, cette dernière case !) Le dessin est plutôt du genre « ligne claire », dépouillé, et s’il n’impressionne pas techniquement, on peut quand même dire qu’il a un style bien à lui. Une belle découverte…
Alcibiade Didascaux
Pas grand chose à dire sur cette bd, si ce n'est qu'elle permet d'apprendre l'histoire en s'amusant. Ainsi, les adolescents ou même n'importe qui, préfère lire une bd, qu'un gros livre d'histoire de 2 tomes... J'adore beaucoup cette série, drôle et instructive !
Célestin Gobe-la-lune
Quel plaisir de lire cette BD ! Pour les amateurs de De Cape et de Crocs, on ne peut pas passer à côté de cette série. Prévue en 2 tomes, elle réunit la simplicité, la poésie, l’humour fin, le dessin original, les couleurs chaudes et l’exquise écriture... Vous êtes de mauvaise humeur ? Lisez ces quelques pages, souriez, rigolez et appréciez la finesse avec laquelle l’auteur nous conte les (més-) aventures de Célestin, jeune homme libertin à la recherche d’une conquête de bonne famille... Sans hésiter à recommander !
Tatanka
(après lecture des 3 tomes sur 5). Après un tome 1 classique mais très agréable à lire, les tomes 2 et 3 offrent une belle montée en puissance ! Les personnages sont attachants et prennent de l'épaisseur, le scénario se tient tout en restant imprévisible sur la fin de cet aventure et le dessin fait preuve quant à lui d'une maturité certaine (chapeau bas pour les regards expressifs, la fluidité dans le découpage et la colorisation). Mais où donc les tomes 4 et 5 vont-ils nous mener ?
Sir Arthur Benton
Superbe compromis scénario/graphisme pour un résultat exemplaire. J'ai emprunté cette série, et je vais certainement acheter l'intégrale cette semaine. Le scénario est relativement complexe et pourtant très clair. Les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres. Cette histoire d'agents secrets se cale proprement dans des faits historiques réels. C'est vraiment bluffant. Le dessin n'est pas en reste, il faut quand même un temps d'adaptation car il est original surtout pour les visages des personnages, sans traits mais tout en nuances de pastels, à la manière d'aquarelles. Le rendu mérite vraiment le détour. Il est inutile d'en parler plus, mais tout simplement d'inciter à lire ce triptyque de très haut niveau, et pourquoi pas profiter de la sortie de l'intégrale.
From Hell
Quel pavé ! Mais quel bon pavé... Alan Moore nous livre ici, en près de 600 pages, une version quant à l’identité de Jack L’éventreur, tueur en série ayant sévi en 1888 à Londres dans le quartier de Whitechapel. Il s’agit pour moi d’une BD « extra-terrestre », si l’on considère les éléments classiques de la BD comme par exemple le dessin, le scénario, le cadrage, le texte, le cadre historique,... Toutes ces caractéristiques prennent un sens différent dans le présent ouvrage. C’est là, pour moi, que Moore et les dessinateurs font très forts. Ce fameux dessin, si spécial, est peut-être déroutant les 20 premières pages mais par la suite, il vient servir et même mettre en valeur l’histoire. Reste les visages, qui peuvent, il est vrai, changer d'une page à l'autre. Soyons clair, la BD reste bien lisible... Le scénario, ponctué d’éléments historiques, est magistralement mis en place et l’on s’étonne de dévorer les pages à une vitesse si rapide. Il faut tout de même préciser que certains passages sont plus longs, je pense notamment à la visite détaillée d’une partie de Londres, qui doit être intéressante pour certains, mais légèrement rébarbative pour moi! Cette œuvre ne s’adresse pas à tout le monde pour deux raisons principales; d’abord au niveau de la complexité et de la longueur de l’histoire mais également au niveau du caractère très « cru » de certains dialogues et images. De plus, je dirais qu’il ne suffit pas d’apprécier une bonne trame policière pour accrocher à cette BD. Il faut vouloir plus, aller plus loin dans le détail, aller plus loin dans la psychologie des personnages et enfin, ne pas se limiter dans un premier temps au caractère rebutant du dessin, mais vite percevoir les raisons qui ont influencées le choix du trait de ce dernier. En conclusion, bien installé et en prenant le temps nécessaire à la lecture de ce genre d’ouvrage, on ne peut qu’apprécier le travail gigantesque réalisé par les auteurs. Je me surprends parfois à me dire que je vois la BD différemment depuis la lecture de From Hell. Culte, je ne pourrais pas en dire plus de crainte de trop répéter ce qui a déjà été dit.