Ascension

Note: 2.3/5
(2.3/5 pour 10 avis)

De la maison à la route, un chemin serpente dans les collines. C'est par là que le père d'Ascension est parti, on ne sait pas où. De toute façon, la mère dit que la route ne va nulle part.


La BD au féminin

De la maison à la route, un chemin serpente dans les collines. C'est par là que le père d'Ascension est parti, on ne sait pas où. De toute façon, la mère dit que la route ne va nulle part. Ascension a pour ami un cochon. Et elle espère qu'un jour, son cochon va s'envoler - le jour de ses seize ans, ce serait bien, il l'emmènerait avec lui. Dans ce but, elle collectionne les plumes pour lui fabriquer des ailes. Parce que "faire voler un cochon, c'est une sacrée raison de vivre". Là-dessus passe Victorien, un prince (charmant) qui joue de la trompette. Bien sûr, Ascension aime Victorien, mais sa mère crie : "Une fille qui rêve est une fille perdue". Elle a d'excellentes raisons de croire ça. Car dans ce paysage bucolique et fleuri, il y a aussi la boue et l'orage, et Hector, le taxidermiste, chasseur et violeur, qui tue tout ce qu'il touche. Et puis il y a aussi "le saisi" (l'idiot), mais lui, il est définitivement ailleurs. Evidemment, tout ce qui relevait du rêve se brisera. Mais ça fera comme un grand appel d'air. Et Ascension, après avoir libéré les oiseaux empaillés, prendra la route du bout du chemin, celle qui ne va nulle part. "L'enfance n'est supportable qu'une fois", dit Ascension. Et l'enfance est finie. "Le coeur d'Ascension, c'est ce fil fragile qui nous relie à ces lointaines années", écrit Schuiten dans sa préface. Et sous la plume de Séraphine, si sensible aux secrets des enfants et à leurs exigences, le monde adulte s'écroule - tant pis pour lui, il sentait la mort - devant une jeune fille qui veut "être heureuse tous les jours" et s'en va.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1999
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Ascension © Dargaud 1999
Les notes
Note: 2.3/5
(2.3/5 pour 10 avis)
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28/09/2002 | ArzaK
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Par NuNo
Note: 4/5

Comment ne pas aimer un livre comme ça? Le dessin est magnifique, même si je n’aime pas beaucoup la couleur, c’est une histoire de famille complexe et secrète, centrée sur le personnage principal d’Ascension, et pourtant racontée d’une manière simple, poétique, parfois onirique mais toujours ancrée. (Excusez mon français).

24/05/2019 (MAJ le 24/05/2019) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Dès les premières pages, le lecteur découvre qu’il va s’embarquer dans une histoire onirique. Il faut donc être réceptif à ce genre de choses et ne pas s’attendre à une histoire construite, linéaire et il faut oublier ses repères rationnels. De fait, comme la phrase d’introduction (et de conclusion) qui présente la « route qui ne va nulle part », cette histoire ne semble pas avoir de but. Il faut juste se laisser porter. Jusqu’où ? Je ne sais pas. Et je suis bien incapable de résumé l’album. C’est même avec difficulté que je l’avise. En tout cas, je vous recommande de le feuilleter avant d’envisager un achat – qui ne conviendra qu’aux moins cartésiens. Note réelle 2,5/5.

07/04/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Le dessin est sympathique, incite à la poésie, plus maîtrisé et différent de Hybrides, ancienne série de Séraphine, c'est ce qui m'a décidé à lire cet album. Mais je n'ai pu rentrer dans cet univers, c'est un récit onirique basé sur des rêves et des souhaits, mais il ne s'y passe rien, c'est de l'imaginaire ennuyeux, qui rassemble plusieurs éléments du rêve, un peu comme si l'auteure avait voulu offrir différentes facettes de rêves ; l'inconvénient, c'est qu'on a l'impression justement d'un trop-plein, il y a trop d'idées, trop d'éléments absurdes qui se télescopent, si bien que le lecteur est un peu submergé par un océan de béatitude et d'imagerie complexes. Une Bd bien trop bizarre pour moi...

30/03/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Fanfan Villeperdue

J'ai eu du mal à croire aux personnages et aux situations de cette série. C'est un peu décousu et certains événements n'apportent pas énormément à la progression du récit. Niveau dessin, on est dans un style réaliste en ligne claire. En fait, pour ce genre d'histoire, j'aurais préféré un style réaliste tout court, ou alors plus de profondeur, à la Servais. Au final, je ne pourrais pas dire que ma lecture a été laborieuse, mais à aucun moment je n'ai vraiment accroché.

11/01/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Cet album m’est apparu comme une incessante recherche esthétique qui se réalise au détriment et de l’intrigue et de la narration. Entendez par là que si j’ai vraiment apprécié certains dessins, je trouve que ceux-ci mis côte à côte donnent un aspect décousu à l’album. Je n’ai donc pas lu une histoire mais regardé une juxtaposition de dessins, et ce n’est pas ce que je recherche lorsque je lis une bande dessinée. Pourtant le scénario développe quelques idées intéressantes (mais peu originales) et l’artiste (féminine) était on ne peut mieux placée pour nous parler du délicat passage de l’enfance à l’adolescence dans le cas d’une jeune fille fragilisée par un environnement complexe. Mais le message ne passe pas. Le développement psychologique manque de profondeur, les motivations des protagonistes ne m’ont pas été suffisamment expliquées pour que je les saisisse et l’ensemble me parait artificiel. Je pourrais dire « bof » parce qu’il y a des dessins dont j’ai réellement apprécié la composition, mais la vérité c’est que je n’ai vraiment pas aimé.

07/04/2010 (modifier)
Par GiZeus
Note: 2/5

La préface de Schuiten promettait, à défaut d'une BD d'exception, un récit émouvant, impliquant fortement le lecteur et un dessin vivant. Promesse tenue à moitié, voire au quart, puisque je n'ai absolument pas été saisi par l'histoire de cette famille isolée et que le dessin ne m'a pas réellement transporté. L'héroïne est agréable à voir, ses soeurs également, mais c'est bien tout. Le reste des illustrations me laissant de marbre. Quant à l'histoire, je la trouve vraiment creuse. En 62 pages, pas une once de surprise, de rebondissement imprévisible. Bref, les situations sont téléphonées. Malgré les mésaventures des personnages, même des plus horribles, je n'ai pas réussi à éprouver un quelconque sentiment. La faute à une narration trop longue ou qui, au contraire, passe des événements clé sous silence, et à des personnages vraiment pas attachants. Leur développement est très succinct et même bizarre. Je pense en effet aux deux soeurs qui me paraissent sadiques. Au final, je suis ressorti déçu de ma lecture.

18/10/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Ce récit est creux comme ces vagues qui s'abattent sur le rivage. Quand on veut se la jouer dans le genre poétique, on essaye de construire un récit qui suscite au minimum un intérêt. Je ne sais pas moi...par exemple rendre la petite "Ascension" plus intéressante. Si le contact ne passe pas au début, c'est fini et on est forcément déçu. Bien entendu, ce n'est pas ce que j'ai lu de pire mais je n'ai pas aimé. Cela ressemble à un exercice de style dans ce qu'il y a de plus pompeux: une trame devenue bizarrement absurde. C'est un peu comme du romanesque à l'ancienne: soigné et désuet. Force est de reconnaître que si le résultat n'est pas honteux, il n'est pas non plus très enthousiasmant.

10/01/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Bien aimé... Ce one-shot m'a révélé Séraphine, une graphiste qui n'est pas une débutante, puisqu'elle a étudié la BD -voici plus de vingt ans- avec Schuiten (qui préface l'album). Spécialiste de l'illustration pour enfants, elle m'a ici fait entrer dans un ouvrage très personnel, plein de sensibilité et d'émotion. Un univers onirique à découvrir. Un peu déroutant au départ, car hors des "conventions" graphiques et scénaristiques standardisées, l'album laisse entrer l'adulte que je suis, que nous sommes, dans ce monde qui n'est plus l'enfance, mais pas encore la grande adolescence. Allez, souvenez-vous de vos 13-14 ans... qu'étiez-vous réellement alors ?... Plus que bien. Cote réelle : 3,5/5

07/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Je n'ai clairement pas aimé cet album même s'il ne mérite pas la note minimale. Côté dessin, le trait en lui-même n'est pas vraiment mauvais même si je n'accroche pas trop. Mais par contre, j'ai trouvé l'encrage excessif, comme pour un dessin qui colle mieux au noir et blanc qu'à la couleur. Les couleurs sont d'ailleurs très moyennes, ce qui n'arrange rien. Côté scénario, j'ai trouvé ça artificiellement poétique, le genre de petit poème mélancolique d'adolescente en mal de romantisme dramatique. La narration m'a très vite décroché, de même qu'il m'a été impossible de m'accrocher au moindre personnage. L'histoire joue la carte du drame local et des secrets de famille avec au milieu une jeune fille qui rêve de liberté et de viiiiiivre. Non seulement ce sujet de base me déplait généralement mais en plus j'ai trouvé le tout véritablement mal raconté, voire franchement naïf. C'est donc uniquement parce que l'intention initiale du récit est relativement louable et que le dessin est potable que je ne mets pas la note minimale, mais franchement j'ai passé un moment de lecture désagréable, tout simplement.

09/02/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5

Alors là, j'éprouve vraiment des difficultés à donner mon avis sur cet album. J'ai envie de l'aimer, de mettre en avant ce qui fait son originalité, mais d'un autre côté, il m'a déçu. Et au final, je ne sais pas trop quoi en penser. Séraphine a, sans conteste, un sensibilité particulière. Pas seulement féminine mais également romantique et candide à la fois. Pourtant son récit n'est pas sans défauts. Mais j'ai un peu l'impression que ce sont ces défauts qui touchent, qui rendent ce récit fragile. Le dessin est beau, à part une certaine maladresse dans la représentation du mouvement, cette dessinatrice a bien du talent. Son trait sait être si sensuel... L'histoire est à la fois d'une grande naïveté mais également d'une grande poésie. Je pense surtout aux dialogues, les personnages s'expriment d'une manière tout à fait rare en bande dessinée, chaque ligne de dialogue semble faire partie d'un vaste poème, ce qui crée un climat onirique très prenant. Mais la fin, trop attendue, me laisse un peu froid. Sans pour autant la trouver mauvaise... Vous me direz : pourquoi postes-tu cette bd et un avis alors, si tu n'en as pas vraiment? Et bien pour en susciter d'autres... Pour la cote, j'ai tapé au milieu, mais j'aurais préféré ne pas devoir en mettre...

28/09/2002 (modifier)