La Confrérie du crabe

Note: 3.48/5
(3.48/5 pour 27 avis)

Quatre enfants hospitalisés révèlent à un nouveau venu la vérité sur son état de santé : s’il partage la même chambre qu’eux, c’est que lui aussi est sous l’emprise du Crabe. Ils le désignent comme le cinquième membre de leur confrérie dont le but est de combattre le monstre ultime. En partance, sans le savoir, pour un étrange voyage, tous ignorent ce dont ils sont capables et ce qu’ils vont affronter…


Coquillages et crustacés Les prix lecteurs BDTheque 2007 Maladies et épidémies Rêves Terres de Légendes

Cinq gamins atteints du cancer se font opérer et se retrouvent, complètement valides, dans un univers parallèles où un vampire aux traits empruntés au Nosferatu de Murnau les pourchasse pour leur sucer le sang. A la fin du premier tome, le mystère reste entier. Comment ce monde-là s’articule-t-il avec la réalité ? Métaphore, allégorie, ou simple fantastique ? Texte : ArzaK

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Juin 2007
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série La Confrérie du crabe
Les notes (27)
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22/06/2007 | ArzaK
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Par Jérem
Note: 4/5

J'ai longtemps hésité à lire cette série tant le thème (le cancer chez l'enfant) me mettait mal à l'aise. Le parti pris narratif des auteurs est extrêmement original : le combat contre la maladie est représenté comme une quête fantastique que doivent accomplir un groupe d'enfants. L'univers emprunte au gothique et aux grands romans fantastiques du 19ème siècle (Dracula, Frankenstein...) pour donner une ambiance dangereuse et onirique. Le trait superbe d'Andreae donne beaucoup de force au récit et magnifie l'univers littéralement cauchemardesque de La Confrérie du crabe. Voilà une série passionnante et intelligente, au visuel incroyable, qu'il faut découvrir sans tarder.

17/06/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je n'ai pas tellement aimé cette série, pourtant c'est un fantastique macabre, un peu gothique comme je l'aime, qui fait appel à des mythes incontournables du genre comme Frankenstein, la momie, les zombies, le vampirisme, la lycanthropie... bref tout ce qui me ravit habituellement. Mais là, le point de départ est plutôt étrange, le récit est un peu trop tortueux, l'atmosphère est parfois glauque, et le rapport à la maladie me met un peu mal à l'aise. Le tome 3 est un peu moins intéressant, il est plus délirant, et sur sa globalité, la série est très cauchemardesque. Mais si j'ai pu tenir jusqu'au bout, c'est bien grâce au visuel époustouflant ; le dessin est absolument sensationnel, somptueux, créateur d'ambiances et d'effroi, rempli d'ombres et de mystère, avec de belles compositions graphiques, et il colle parfaitement au sujet, un vrai travail d'orfèvre.

27/04/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

J'ai longtemps hésité avant de faire l'acquisition de cette série, j'avais peur que le thème abordé, la maladie chez les enfants, soit rendu de façon un peu mièvre et puis j'ai sauté la pas . Très agréable surprise, utiliser le biais du fantastique, de l'horreur est simplement une idée géniale. Toute cette histoire ne serait rien sans les dessins d'Andreae, somptueux tout comme l'utilisation des différentes couleurs selon les lieux et les ambiances. Presque culte, à coup sûr à placer dans la bibliothèque.

16/08/2014 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

Magnifique ! Une promenade onirique (virant souvent au cauchemar) sur fond de maladie, remplie de pistes et fausses pistes, de personnages étranges et effrayants, de mondes intrigants et magnifiques… Je suis étonné de lire que le tome 3 a déçu pas mal de monde. Moi, je l’ai adoré, et je trouve qu’il conclut adroitement l’histoire, en apportant des réponses certes un peu convenues, mais logiques et claires (pas de fin « ouverte » ou en queue de poisson, ouf). Et que dire du dessin… que c’est beau ! Tout me semble parfait, le trait, le découpage, et les couleurs, ralala, que les couleurs sont belles ! Les séries courtes, terminées et de qualité se font rares, alors jetez-vous sur ce chef-d’œuvre, à condition d’aimer se laisser porter par des histoires oniriques remplies de symbolisme, et invitant à la réflexion.

23/09/2011 (modifier)
L'avatar du posteur Little Miss Giggles

J’avoue que le thème de cette BD m’a d’abord fait un peu peur. Le sujet du cancer, surtout chez les enfants est un peu difficile à aborder… mais le dessin m’a tellement attirée que je me suis laissée tenter. Et j’ai bien fait ! Le récit est parfois émouvant mais jamais larmoyant. Bienvenue dans le monde cauchemardesque de ces enfants attaqués par « le crabe », monde rempli de monstres, loup-garous et autres vampires, de savants fous qui récupèrent leurs organes malades pour créer « le monstre qui mangera le monde ». Le récit est bourré de références aux classiques de la littérature et des films d’épouvante. Est-ce un cauchemar, sont-ils vivants, sont-ils morts ? Ce monde est-il issu de leur imaginaire ? Réponse lors du retour à la réalité dans le troisième et dernier volume. Même si j’avoue ne sûrement pas avoir tout compris des subtilités du scénario lors de ma première lecture. Mais revenons à ce qui m’a attirée le plus dans la série : les dessins de Jean-Baptiste Andreae qui sont tout simplement fabuleux. Les couleurs sont superbes et leurs variations d’un monde à l’autre caractérisent très bien les différentes ambiances. Je me répète, mais dessin magnifique qui me fait en recommander l’achat sans hésiter :)

05/04/2011 (modifier)
Par Yorn
Note: 3/5

C'est un achat suite aux avis sur BDthèque qui m’a poussé vers cette œuvre, plus bien sûr l’excellente impression des images montrées et enfin parce que j’ai littéralement été sous le charme de la trilogie MangeCoeur. Alors quand on a autant d’attentes, c’est s’exposer à coup sûr à la déception. Eh bien oui et non. Moi j’ai adoré, ma femme pas du tout. J’ai adoré le dessin, l’univers début 20ème sombre à souhait, ces enfants tous bien différents et avec leur personnalités attachantes. C’est beau et c’est bien écrit, voilà ! Le sujet est grave, le cancer chez les enfants n’est pas le genre de truc qui se traite à la légère, mais c’est fait avec un humour infantile dans le ton et une poésie dans les métaphores. Cet hôpital glauque et ces enfants lucides sur leur futur proche pèsent, et rester dans cette réalité aurait été très dur pour les âmes sensibles. Alors, on bascule dans un monde imaginaire (enfin, pour un adulte…) qui permet d’imaginer la lutte de ces enfants contre la maladie qu’ils personnifient par divers monstres. La maladie veut leur mort, ils vont s’unir pour la fuir. Ce qui a déplu à ma femme, c’est cette touche fantastique très vampirique basée sur les monstres « classiques » du vieux cinéma (Vampires, loups garou etc…) et la fin de ce premier opus qui laisse dubitatif quant à la suite de la série. Alors, disons qu’il s’agit d’un premier tome, déjà très bon qui ne demande qu’à confirmer par la suite et vraiment se positionner sur son univers. C’est vrai que pour l’instant, on ne sait pas trop où l’on va, mais justement, moi c’est ce qui me plait… A suivre donc. Mise à jour de cette avis après lecture des tomes 2 et 3 La magie du premier tome se poursuit dans le deuxième qui se place plus dans l'action. On est au coeur de l'histoire, et passé la surprise des multiples rebondissement, le plaisir visuel est manifeste et l'histoire vous surprend agréablement. Très bon! Le tome 3 par contre m'a déçu. Si visuellement c'est toujours aussi beau, il ne se passe plus rien. On est dans le dénouement de l'histoire, il fallait bien une fin, mais à trop vouloir expliquer, le récit perd de sa puissance, l'intensité tombe d'un coup. C'est dommage, et cela me faire revoir ma note à la baisse car ce petit bijoux méritait mieux. Cette série mérite d'être lue, je vous la conseille tout de même

22/02/2008 (MAJ le 08/03/2011) (modifier)
Par PAco
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Ouch ! Quel graphisme mes amis ! C'est à coup sûr une des plus belle série que j'ai lu depuis ce début d'année. Jean-Baptiste Andreae que je découvre avec cette Confrérie, risque de rentrer dans les tablettes de mes dessinateurs favoris ! Alors pourquoi un simple 3/5 ? Je dirais plutôt 3.5/5, car je n'ai malheureusement sous le coude que les 2 premiers tomes de cette série... et c'est en refermant la deuxième partie que je découvre qu'il en existe une troisième... Frustration suprême ! Et moi je fais quoi maintenant, hein !!! Bref, ça reste un énorme coup de cœur, mais j'attendrai d'avoir lu le dernier opus pour finaliser ma note. Car cette série qui met en scène un groupe d'enfants plongé dans un cauchemar qui se veut le reflet de leurs angoisses face à la maladie est vraiment bien menée. Quel rythme ! Tant d'ailleurs dans le récit que dans la narration ! Les planches aux compositions recherchées (cette planche encrée en noir juste marquée du découpage des cases !!!) s'enchainent au rythme de cette fuite en avant dont sont victimes nos marmots. Et ce parcours est jalonné de rencontres toutes plus macabres et horribles les unes que les autres. On est presque dans le feuilletage d'un bestiaire fantastique, si l'on voulait être désobligeant. Il me reste juste à découvrir comment ce petit bijou graphique se termine, pour pleinement en apprécier les qualités et m'en faire une opinion juste... Suspens...

09/02/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

Le sujet de la maladie grave chez les jeunes enfants me touche particulièrement pour des raisons tout à fait personnelles. Les auteurs de MangeCoeur renouvellent l'exploit d'un album purement magnifique non seulement dans l'allégorie scénaristique mais également dans le trait graphique. Ils parviennent à créer un savoureux ton étrange et imprévisible. C'est à la fois poétique, baroque et psychanalytique. Ce rapprochement entre le surnaturel et la cruelle réalité est stupéfiant car pas facile à mettre en oeuvre sans tomber dans des clichés. Aucune niaiserie ! C'est à la fois une épopée fantastique mais également une épopée intérieure contre un mal absolu qui vous glace le sang de terreur. On y croit réellement. Et puis et surtout : enfin un dessin qui rend ses lettres de noblesse à l'art de la BD !!! Tout y est : une maîtrise dans les précisions du dessin (regardez les expressions des personnages), des couleurs qui sont parfaites pour donner les ambiances voulues. C'est également inventif dans le découpage des cases. Bref, une merveille sur la forme et le fond ! La "Confrérie du Crabe" peut accéder au rang de chef d'oeuvre. Tout dépendra de la suite. Et cette continuité ne m’a justement pas déçu! Il y a comme un renouvellement de l’histoire à mi-chemin entre le fantastique et l’horreur tout en suivant un cheminement propre bien tracé par les auteurs. L’apparition d’un personnage nouveau y contribue forcément. L’intrigue va gagner en profondeur avec des dialogues bien ciselés. Il y a un niveau aussi bien dans le graphisme que dans le scénario qui impressionne et qui place cette série au-dessus du lot habituel. Le dernier chapitre qui clos cette histoire lève enfin le voile sur toutes les questions qu'on se posait depuis le début. Il n'y aura point d'aventures ou d'actions mais une quantité énorme d'explications après un second tome qui nous avait balloté à la frontière de l'ésotérisme, du fantastique, voir de l'horreur. Sans doute le lecteur en avait 'il besoin à ce stade de l'histoire. La réussite tient au fait que l'auteur nous livre quelque chose de très convaincant alors que l'exercice n'était pas facile. A découvrir absolument ! Note Dessin : 4.5/5 - Note Scénario : 4/5 - Note Globale : 4.25/5

30/06/2007 (MAJ le 14/12/2010) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Welcome in my Nightmare. Ce titre célèbre d’Alice Cooper résume on ne peut mieux ce triptyque du duo Gallié-Andreae. Comme tout cauchemar digne de ce nom, celui-ci est truffé de créatures effrayantes et permet inconsciemment à la personne qui le vit de faire face à ses angoisses. Les personnages principaux devront donc comprendre les raisons de ce cauchemar pour enfin pouvoir affronter leurs angoisses réelles. Ce postulat de départ est des plus casse-gueule mais aussi très attirant. Le duo susmentionné excellant dans le domaine de la poésie noire (voir le merveilleux « MangeCoeur »), ils disposaient des qualités requises pour réussir le pari. J’ai vraiment bien aimé les deux premiers tomes. On se demande si les personnages rêvent ou non, comme dans tout bon cauchemar (vous voyez, ceux où vous vous dites : « c’est pas possible, je vais me réveiller » et durant lesquels vous ne vous réveillez pas). Certes, la trame est répétitive et le fil de l’intrigue ressemble à une pelote de laine passée entre les mains du chat de Gaston Lagaffe (en clair : on ne sait pas du tout où l’on va) mais l’ambiance est bel et bien là. Le troisième tome nous fait revenir les pieds sur terre. Un retour chaotique qui tente de garder toute la cohérence du concept de départ. Et c’est pas évident. Pourtant, j’ai bien saisi ce que Gallié voulait exprimer mais, bon, un retour à la réalité est souvent désagréable. Certains points me paraissent encore nébuleux. J’ai plus ou moins suivi le cheminement intérieur effectué par le personnage central pour enfin comprendre les raisons de son cauchemar, mais j’ai quand même le sentiment d’avoir viré large à quelques reprises (surtout vers la fin). L’essai n’est donc qu’à moitié transformé mais c’est une série que j’aurai du plaisir à relire. Tout d’abord parce que des relectures me permettront certainement de mieux saisir certaines séquences du récit (cela avait déjà été le cas avec les autres œuvres du duo). Ensuite, parce que je suis admiratif devant le travail réalisé par Andreae. Tous ses personnages ont une présence (et certains encore plus que d’autres). Les décors, pourtant des plus sombres, sont riches de détails. La colorisation contribue merveilleusement à l’ambiance : dans cet univers sombre, les taches de couleur explosent et lorsque, inversement, l’on passe d’un monde coloré vers sa face obscure, l’horreur suinte par cette absence de lumière. C’est superbe de poésie et de noirceur, la beauté dans l’horreur et l’horreur dans la beauté ! Le changement de qualité de papier pour le dernier tome est également une bonne idée selon moi. D’une part, ce papier donne aux couleurs un rendu plus mat qui me plait. D’autre part, le toucher est différent et donne à cette conclusion un aspect moins lisse, plus organique, plus brut. Pas mal du tout, en résumé (une cote qui évoluera peut-être vers le haut suite à quelques relectures) et achat conseillé pour les amateurs de poésie noire.

25/11/2010 (modifier)
Par fadeaway
Note: 3/5

Le dessin est très bon, l'idée est très bonne... Mais les dialogues sont vraiment mauvais... On dirait un catalogue des expressions françaises (même si ça se calme vers la fin). Tous les personnages parlent pareil, c'est désincarné. Et puis les vampiresses à gros tétons, c'est vraiment grotesque et ça fait sortir de l'histoire. Dommage. 2,5, en fait.

18/04/2010 (modifier)