Tout n'est pas toujours bon dans le cochon....
Le 1er volume n'est certainement pas le meilleur, il faut se prendre 5 minutes et lire quelques pages dans un Leclerc ou autre supermarché pour bien se faire une idée.
Sachant que se sont des petites histoires courtes, on ne peut pas tomber sur le bon jouet Kinder à chaque fois.....
Je trouve cette nonne extra, j'ai beaucoup ri à la lecture de certains sketchs.
J'ai déjà 3 volumes et je pense me prendre les deux derniers, le prix de ces bd est plutôt raisonnable par rapport à d'autres et elles permettent de passer un bon petit moment récréatif ; idéal pour un cadeau.
RG Veda, c'est de l'aventure, des dessins fabuleux (avec des détails inouïs), de l'émotion, une histoire sombre à souhait, une fin admirable. L'une des rares oeuvres de ces auteures à ne pas être gnangnan (et c'est plutôt rare chez elles surtout dans ce qu'elles font depuis 10/12 ans...).
Pour moi, c'est de loin la meilleure oeuvre du studio Clamp, juste derrière Tokyo Babylone.
Salut à tous,
J'en suis au 32ème tome de NARUTO, je ne vais donc pas vous raconter l'histoire le site s'en charge pour nous.
J'ai accroché dès le début car c'était frais et nouveau, au fil de la série je me suis un peu fatigué.
J'ai donc fait une petite pause pour mieux reprendre et encore plus apprécier.
Les dessins sont moins grossiers que dans certains autres mangas, l'avènement de la 2ème saison accélère le rythme, mais il y a un peu moins d'humour, c'est un peu dommage.
Ce que j'aime surtout dans cette série, c'est que le scénar' tient bien la route et l'élaboration des combats est super bien recherchée.
Salut à tous,
Voici un manga shonen très très sympa, léger, très léger mais il permet de passer une demi heure de lecture récréative pour chaque tome.
Bon 14 c'est un peu beaucoup, selon moi 9 ou 10 auraient largement suffit. Un genre de "Juliette je t'aime" version plus chaud et plus humoristique.
L'histoire est simple, un étudiant crétin en échec scolaire se retrouve à la tête d'une pension de jeune fille très sexy que sa grand-mère lui a léguée....... je vous laisse imaginer la suite, plein de quiproquos et de gags à la japonaise, mais un excellent happy-end.
Bref, je le conseille à ceux qui veulent s'aérer l'esprit, très bien à lire dans le bus ou le métro.
Personnellement je pratique le handball depuis 11 ans et voilà que l'on s’intéresse enfin à ce beau sport. Les mangas ont fait pratiquement tout les sports : foot, baseball, basket, tennis... Mais il manquait une pièce à l'édifice : le handball.
Merci aux auteurs pour avoir pensé à nous, fans de hand et de mangas. De plus l'histoire est originale et marquée par de l'humour. On accroche vite à l'histoire.
Un premier cycle très intéressant, à défaut d'être -c'est clair- un chef-d'oeuvre, voilà ce qu'on peut dire "d'Extra-Muros". Le graphisme en couleurs directes de Hulet tranche résolument dès le premier coup d'oeil avec une production de série : teintes sans éclats pour un climat angoissant, dont le malaise ne cesse de s'accentuer de page en page.
De ce point de vue, il faut reconnaître que le scénario de Hulet, de prime abord assez lâche, prend son temps pour installer son climat et son intrigue, sans jamais se reposer sur des textes descriptifs pour expliquer ses sauts entre deux époques et une imposantes galerie de personnages, mais jonglant au contraire habilement avec ces éléments pour maintenir le rythme et étoffer le récit.
Ainsi, si le premier album laisse imaginer une future histoire policière ou d'aventure, on bascule peu à peu vers le fantastique grâce à des situations de plus en plus troubles, jusqu'à un dénouement imprévisible, preuve de l'imagination de Hulet. Son histoire est loin de laisser insensible, et possède son poids d'originalité, on peut donc la considérer comme une réussite. Le dénouement étant assez ouvert, espérons lire la suite bientôt.
Surtout pour retrouver le trait nerveux et précis de Hulet, qui s'épanouit ici sur des mises en pages très aérées qui font la part belle aux décors, sans rien perdre de leur lisibilité.
Bref, très très fréquentable, à découvrir sans hésiter.
Après un tel one-shot, je vais me mettre à la recherche des autres productions de Lax.
L'histoire de ce cycliste hors norme du début du siècle, de son parcours, son initiation et des ses déboires au vélo, est forte et ne se commente pas facilement. Le dessin est clairement maîtrisé, les personnages bien croqués. Le contexte de l'époque semble vraiment bien retranscrit.
Du tout bon qui ne s'oublie pas une fois fermé la BD...
Une bien belle surprise !!!
Ce petit ouvrage contient une histoire originale avec un personnage centrale entier et anticonformiste.
On prend du plaisir à suivre son périple, les dessins tout en nuances de gris sont agréables, le scénario avec ses dialogues truculents s'avère être un exemple de simplicité tout en apportant un contenu copieux.
A découvrir.
Impressionnant.
Le travail de documentation qui a présidé à l’élaboration de cette histoire est colossal. L’extrême densité du scénario en atteste tout autant que les 40 pages d’appendice (fort utiles !), en fin de volume.
Mais toute aussi impressionnante est la construction du scénario. Jusqu’à la page 56, on ne comprend rien ! Des saynètes se succèdent, mettant en scène des personnages dont on ne sait quasiment rien, dont on ne comprend pas les relations qui les lient, passant d’une histoire à une autre sans la moindre transition, la moindre indication, parfois même au sein d’un même strip ne comportant que des bulles sur fond noir !
En fait, ces fragments de vies seront ensuite repris dans leur contexte, et à ce moment-là, tout le puzzle se reconstitue, et c’est alors que l’on mesure la densité du scénario et l’ingéniosité d’Alan Moore. La récompense est donc à hauteur de l’effort à fournir, mais quel effort, justement !
La tâche est rendue d’autant plus difficile que les protagonistes de cette histoire sont nombreux et que le dessin des visages est exécrable. D’une case à l’autre ils sont méconnaissables !
Les décors, eux, sont exécutés avec un soin parfois assez minutieux, qui tranche d’autant plus avec les approximations des personnages. A croire qu’on a confié la tâche à un architecte ! D’ailleurs, je constate que deux noms sont crédités pour le dessin ; ceci explique peut-être cela.
Toujours est-il que celui qui a en charge les personnages n’est pas -de mon point de vue- à la hauteur du scénariste. Il s’est même carrément planté p. 466 : il n’a pas dessiné le bon personnage, pas celui auquel appartiennent les propos tenus dans cette case ! :| :D
Pour en revenir à l’histoire, parvenue au fameux chapitre IV, j’ai usé de l’un des dix droits imprescriptibles du lecteur, énoncés par Daniel Pennac, en l’occurrence, celui de sauter, sinon des pages (quoique) du moins des cases, et que j’ai lu le reste en diagonale, histoire de choper le message de ce chapitre. Alan Moore, en sous-titre (du moins dans la version française) prend soin de préciser qu’il ne présente qu’UNE autopsie de Jack l’Eventreur, une hypothèse sur son identité, l’énigme n’étant toujours pas résolue à ce jour. Dans ce chapitre, capital en fait pour comprendre les motivations de celui qu’on pourrait qualifier d’exécuteur des basses-oeuvres, il nous fait visiter la Londres occulte, balisée par les symboles païens du culte au Soleil (le pouvoir masculin) ayant renversé l’ancien culte lunaire (le pouvoir féminin), nous raconte la lutte entre les deux cultes, et la filiation entre ces croyances millénaires et la franc-maçonnerie, à laquelle appartient cet homme.
Outre cette exposition, Moore s’attache à retranscrire le contexte social dans lequel s’inscrit l’histoire.
J’ai été extrêmement touchée par la condition de ces femmes dont la préoccupation quotidienne consiste à trouver comment gagner de quoi manger et un lit pour la nuit suivante, dans une Londres sordide, où règnent une misère et une violence socio-économique et physique extrêmes. Une scène les montre assises sur un banc, en train de dormir, une corde les empêchant de tomber en avant pendant leur sommeil. J’en avais déjà entendu parler, mais cette case m’a vraiment marquée, et pour moi, c’est l’un des intérêts de cet album : nous permettre de découvrir la vie à Whitechapel à cette époque, une vie qu’on aurait du mal à imaginer, sinon.
Bien sûr, les scènes de meurtres sont présentes, mais heureusement leur traitement est assez sobre, le noir et blanc étant le bienvenu en la circonstance. :D
Il y a aussi quelques curiosités dans ce scénario. Des anachronismes par exemple, comme cette photo d’une icône du cinéma, ... au-dessus d’un téléviseur !! Par la suite, il y en a d’autres mais ceux-ci s’intègrent plus naturellement dans le scénario, ils illustrent les hallucinations visionnaires de “Jack l’éventreur”.
Par contre, que vient faire John Merrick, alias Elephant Man dans cette histoire ?? L’explication se trouve dans l’appendice.
L’histoire s’achève comme elle avait commencé, la boucle est bouclée, et l’on reste avec un sentiment de parfaite maîtrise de son scénario par l’auteur.
Un 4/5 bien senti donc, qui toutefois, ne rend compte ni du plaisir véritable de lecture, parce que c’est tout de même assez éprouvant, et aussi parfois assez ardu, ni de la beauté des dessins (hem !), mais de l’intelligence de la démarche et de l’ampleur de l’oeuvre accomplie. C’est passionnant, et on a du mal à lâcher sa lecture, malgré quelques longueurs.
Ce pavé est un vrai monument de la bande dessinée. A lire.
Host Club ou comment passer des heures à se tordre de rire et à réveiller vos voisins...
Un manga qui réunit tous les stéréotypes du shojo, les exagérant jusqu'à l'outrance. Tous les personnages typiques des comédies romantiques y sont représentés, du beau gosse riche à millions qui fait tomber toutes les filles au bisho kawaii fan de lapins et de biscuits, en passant par l'otaku de service, imaginant des vies cachées et souffrances intérieures aux héros.
Sauf que...
Sauf que tout ça, c'est une pure parodie complètement assumée par l'auteur qui les met en scène.
Pour preuve, son héroïne est totalement en décalage avec ce petit monde déjanté, elle observe, blasée, leurs réactions devant "le monde des prolétaires". Intéressés par toutes les actions des pauvres, de ce qu'ils mangent à leurs manières de vivre, les héros restent fascinés par le café instantané, ne conçoivent même pas l'existence d'une piscine gonflable, (lorsqu'on la leur décrit, ils pensent à un canot) puisqu'ils peuvent prendre un jet privé et rejoindre leur plage privée.
Leur petit monde de richesses et d'exagération se heurte à celui de l'héroïne, qu'ils se mettent en tête de protéger et de faire profiter de leur monde. Fantasmant complètement le sien, "vive la pauvreté!", les héros évoluent tour et à tour et ont droit chacun à leur quart d'heure de gloire.
Après avoir lu des titres comme Hana Yori Dango, où le même genre de monde est mis en scène (confrontation entre les héros riches et l'héroïne pauvre) c'est une véritable bouffée de fraîcheur qu'on aspire à pleins poumons. S'écartant de l'habituelle figure de l'héroïne naïve voire bébête, Haruhi, loin d'être fascinée par cet environnement, se retrouve un peu obligée de les guider dans les supermarchés ou autres marchés du peuple.
Les dix premiers tomes exploitent complètement ce fil humoristique, approfondissant les personnages, ne les reléguant pas seulement à leur statut de stéréotypes stéréotypés au maximum. Une légère trame romantique vient d'apparaître, mais plus moteur d'autres scènes comiques que de guimauve puisque le héros concerné ne se rend même pas compte qu'il est attiré par Haruhi et se prend pour son père.
Un manga à lire et à relire pour découvrir des répliques plus tordantes les unes que les autres, voir le héros (pas si héros que ça) bouder dans son coin quand l'héroïne le remet en place sans le faire exprès (son innocence la poussant parfois à être blessante...) et aimer tous ces personnages (qu'on déteste habituellement tellement ils sont plats), qui reprennent de la profondeur (ou de la stupidité aberrante) pour notre plus grand plaisir.
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Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Tout n'est pas toujours bon dans le cochon.... Le 1er volume n'est certainement pas le meilleur, il faut se prendre 5 minutes et lire quelques pages dans un Leclerc ou autre supermarché pour bien se faire une idée. Sachant que se sont des petites histoires courtes, on ne peut pas tomber sur le bon jouet Kinder à chaque fois..... Je trouve cette nonne extra, j'ai beaucoup ri à la lecture de certains sketchs. J'ai déjà 3 volumes et je pense me prendre les deux derniers, le prix de ces bd est plutôt raisonnable par rapport à d'autres et elles permettent de passer un bon petit moment récréatif ; idéal pour un cadeau.
Rg Veda
RG Veda, c'est de l'aventure, des dessins fabuleux (avec des détails inouïs), de l'émotion, une histoire sombre à souhait, une fin admirable. L'une des rares oeuvres de ces auteures à ne pas être gnangnan (et c'est plutôt rare chez elles surtout dans ce qu'elles font depuis 10/12 ans...). Pour moi, c'est de loin la meilleure oeuvre du studio Clamp, juste derrière Tokyo Babylone.
Naruto
Salut à tous, J'en suis au 32ème tome de NARUTO, je ne vais donc pas vous raconter l'histoire le site s'en charge pour nous. J'ai accroché dès le début car c'était frais et nouveau, au fil de la série je me suis un peu fatigué. J'ai donc fait une petite pause pour mieux reprendre et encore plus apprécier. Les dessins sont moins grossiers que dans certains autres mangas, l'avènement de la 2ème saison accélère le rythme, mais il y a un peu moins d'humour, c'est un peu dommage. Ce que j'aime surtout dans cette série, c'est que le scénar' tient bien la route et l'élaboration des combats est super bien recherchée.
Love Hina
Salut à tous, Voici un manga shonen très très sympa, léger, très léger mais il permet de passer une demi heure de lecture récréative pour chaque tome. Bon 14 c'est un peu beaucoup, selon moi 9 ou 10 auraient largement suffit. Un genre de "Juliette je t'aime" version plus chaud et plus humoristique. L'histoire est simple, un étudiant crétin en échec scolaire se retrouve à la tête d'une pension de jeune fille très sexy que sa grand-mère lui a léguée....... je vous laisse imaginer la suite, plein de quiproquos et de gags à la japonaise, mais un excellent happy-end. Bref, je le conseille à ceux qui veulent s'aérer l'esprit, très bien à lire dans le bus ou le métro.
Hand7
Personnellement je pratique le handball depuis 11 ans et voilà que l'on s’intéresse enfin à ce beau sport. Les mangas ont fait pratiquement tout les sports : foot, baseball, basket, tennis... Mais il manquait une pièce à l'édifice : le handball. Merci aux auteurs pour avoir pensé à nous, fans de hand et de mangas. De plus l'histoire est originale et marquée par de l'humour. On accroche vite à l'histoire.
Extra-Muros
Un premier cycle très intéressant, à défaut d'être -c'est clair- un chef-d'oeuvre, voilà ce qu'on peut dire "d'Extra-Muros". Le graphisme en couleurs directes de Hulet tranche résolument dès le premier coup d'oeil avec une production de série : teintes sans éclats pour un climat angoissant, dont le malaise ne cesse de s'accentuer de page en page. De ce point de vue, il faut reconnaître que le scénario de Hulet, de prime abord assez lâche, prend son temps pour installer son climat et son intrigue, sans jamais se reposer sur des textes descriptifs pour expliquer ses sauts entre deux époques et une imposantes galerie de personnages, mais jonglant au contraire habilement avec ces éléments pour maintenir le rythme et étoffer le récit. Ainsi, si le premier album laisse imaginer une future histoire policière ou d'aventure, on bascule peu à peu vers le fantastique grâce à des situations de plus en plus troubles, jusqu'à un dénouement imprévisible, preuve de l'imagination de Hulet. Son histoire est loin de laisser insensible, et possède son poids d'originalité, on peut donc la considérer comme une réussite. Le dénouement étant assez ouvert, espérons lire la suite bientôt. Surtout pour retrouver le trait nerveux et précis de Hulet, qui s'épanouit ici sur des mises en pages très aérées qui font la part belle aux décors, sans rien perdre de leur lisibilité. Bref, très très fréquentable, à découvrir sans hésiter.
L'Aigle sans orteils
Après un tel one-shot, je vais me mettre à la recherche des autres productions de Lax. L'histoire de ce cycliste hors norme du début du siècle, de son parcours, son initiation et des ses déboires au vélo, est forte et ne se commente pas facilement. Le dessin est clairement maîtrisé, les personnages bien croqués. Le contexte de l'époque semble vraiment bien retranscrit. Du tout bon qui ne s'oublie pas une fois fermé la BD...
Toussaint 66
Une bien belle surprise !!! Ce petit ouvrage contient une histoire originale avec un personnage centrale entier et anticonformiste. On prend du plaisir à suivre son périple, les dessins tout en nuances de gris sont agréables, le scénario avec ses dialogues truculents s'avère être un exemple de simplicité tout en apportant un contenu copieux. A découvrir.
From Hell
Impressionnant. Le travail de documentation qui a présidé à l’élaboration de cette histoire est colossal. L’extrême densité du scénario en atteste tout autant que les 40 pages d’appendice (fort utiles !), en fin de volume. Mais toute aussi impressionnante est la construction du scénario. Jusqu’à la page 56, on ne comprend rien ! Des saynètes se succèdent, mettant en scène des personnages dont on ne sait quasiment rien, dont on ne comprend pas les relations qui les lient, passant d’une histoire à une autre sans la moindre transition, la moindre indication, parfois même au sein d’un même strip ne comportant que des bulles sur fond noir ! En fait, ces fragments de vies seront ensuite repris dans leur contexte, et à ce moment-là, tout le puzzle se reconstitue, et c’est alors que l’on mesure la densité du scénario et l’ingéniosité d’Alan Moore. La récompense est donc à hauteur de l’effort à fournir, mais quel effort, justement ! La tâche est rendue d’autant plus difficile que les protagonistes de cette histoire sont nombreux et que le dessin des visages est exécrable. D’une case à l’autre ils sont méconnaissables ! Les décors, eux, sont exécutés avec un soin parfois assez minutieux, qui tranche d’autant plus avec les approximations des personnages. A croire qu’on a confié la tâche à un architecte ! D’ailleurs, je constate que deux noms sont crédités pour le dessin ; ceci explique peut-être cela. Toujours est-il que celui qui a en charge les personnages n’est pas -de mon point de vue- à la hauteur du scénariste. Il s’est même carrément planté p. 466 : il n’a pas dessiné le bon personnage, pas celui auquel appartiennent les propos tenus dans cette case ! :| :D Pour en revenir à l’histoire, parvenue au fameux chapitre IV, j’ai usé de l’un des dix droits imprescriptibles du lecteur, énoncés par Daniel Pennac, en l’occurrence, celui de sauter, sinon des pages (quoique) du moins des cases, et que j’ai lu le reste en diagonale, histoire de choper le message de ce chapitre. Alan Moore, en sous-titre (du moins dans la version française) prend soin de préciser qu’il ne présente qu’UNE autopsie de Jack l’Eventreur, une hypothèse sur son identité, l’énigme n’étant toujours pas résolue à ce jour. Dans ce chapitre, capital en fait pour comprendre les motivations de celui qu’on pourrait qualifier d’exécuteur des basses-oeuvres, il nous fait visiter la Londres occulte, balisée par les symboles païens du culte au Soleil (le pouvoir masculin) ayant renversé l’ancien culte lunaire (le pouvoir féminin), nous raconte la lutte entre les deux cultes, et la filiation entre ces croyances millénaires et la franc-maçonnerie, à laquelle appartient cet homme. Outre cette exposition, Moore s’attache à retranscrire le contexte social dans lequel s’inscrit l’histoire. J’ai été extrêmement touchée par la condition de ces femmes dont la préoccupation quotidienne consiste à trouver comment gagner de quoi manger et un lit pour la nuit suivante, dans une Londres sordide, où règnent une misère et une violence socio-économique et physique extrêmes. Une scène les montre assises sur un banc, en train de dormir, une corde les empêchant de tomber en avant pendant leur sommeil. J’en avais déjà entendu parler, mais cette case m’a vraiment marquée, et pour moi, c’est l’un des intérêts de cet album : nous permettre de découvrir la vie à Whitechapel à cette époque, une vie qu’on aurait du mal à imaginer, sinon. Bien sûr, les scènes de meurtres sont présentes, mais heureusement leur traitement est assez sobre, le noir et blanc étant le bienvenu en la circonstance. :D Il y a aussi quelques curiosités dans ce scénario. Des anachronismes par exemple, comme cette photo d’une icône du cinéma, ... au-dessus d’un téléviseur !! Par la suite, il y en a d’autres mais ceux-ci s’intègrent plus naturellement dans le scénario, ils illustrent les hallucinations visionnaires de “Jack l’éventreur”. Par contre, que vient faire John Merrick, alias Elephant Man dans cette histoire ?? L’explication se trouve dans l’appendice. L’histoire s’achève comme elle avait commencé, la boucle est bouclée, et l’on reste avec un sentiment de parfaite maîtrise de son scénario par l’auteur. Un 4/5 bien senti donc, qui toutefois, ne rend compte ni du plaisir véritable de lecture, parce que c’est tout de même assez éprouvant, et aussi parfois assez ardu, ni de la beauté des dessins (hem !), mais de l’intelligence de la démarche et de l’ampleur de l’oeuvre accomplie. C’est passionnant, et on a du mal à lâcher sa lecture, malgré quelques longueurs. Ce pavé est un vrai monument de la bande dessinée. A lire.
Host Club - Le lycée de la séduction
Host Club ou comment passer des heures à se tordre de rire et à réveiller vos voisins... Un manga qui réunit tous les stéréotypes du shojo, les exagérant jusqu'à l'outrance. Tous les personnages typiques des comédies romantiques y sont représentés, du beau gosse riche à millions qui fait tomber toutes les filles au bisho kawaii fan de lapins et de biscuits, en passant par l'otaku de service, imaginant des vies cachées et souffrances intérieures aux héros. Sauf que... Sauf que tout ça, c'est une pure parodie complètement assumée par l'auteur qui les met en scène. Pour preuve, son héroïne est totalement en décalage avec ce petit monde déjanté, elle observe, blasée, leurs réactions devant "le monde des prolétaires". Intéressés par toutes les actions des pauvres, de ce qu'ils mangent à leurs manières de vivre, les héros restent fascinés par le café instantané, ne conçoivent même pas l'existence d'une piscine gonflable, (lorsqu'on la leur décrit, ils pensent à un canot) puisqu'ils peuvent prendre un jet privé et rejoindre leur plage privée. Leur petit monde de richesses et d'exagération se heurte à celui de l'héroïne, qu'ils se mettent en tête de protéger et de faire profiter de leur monde. Fantasmant complètement le sien, "vive la pauvreté!", les héros évoluent tour et à tour et ont droit chacun à leur quart d'heure de gloire. Après avoir lu des titres comme Hana Yori Dango, où le même genre de monde est mis en scène (confrontation entre les héros riches et l'héroïne pauvre) c'est une véritable bouffée de fraîcheur qu'on aspire à pleins poumons. S'écartant de l'habituelle figure de l'héroïne naïve voire bébête, Haruhi, loin d'être fascinée par cet environnement, se retrouve un peu obligée de les guider dans les supermarchés ou autres marchés du peuple. Les dix premiers tomes exploitent complètement ce fil humoristique, approfondissant les personnages, ne les reléguant pas seulement à leur statut de stéréotypes stéréotypés au maximum. Une légère trame romantique vient d'apparaître, mais plus moteur d'autres scènes comiques que de guimauve puisque le héros concerné ne se rend même pas compte qu'il est attiré par Haruhi et se prend pour son père. Un manga à lire et à relire pour découvrir des répliques plus tordantes les unes que les autres, voir le héros (pas si héros que ça) bouder dans son coin quand l'héroïne le remet en place sans le faire exprès (son innocence la poussant parfois à être blessante...) et aimer tous ces personnages (qu'on déteste habituellement tellement ils sont plats), qui reprennent de la profondeur (ou de la stupidité aberrante) pour notre plus grand plaisir.