Les derniers avis (9602 avis)

Par Ro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nymphéas noirs
Nymphéas noirs

Nymphéas noirs est à l'origine un roman à succès de Michel Bussi publié en 2011. C'est Fred Duval (Travis, Carmen Mc Callum, ...) qui va prendre soin de l'adapter au format bande dessinée, avec l'aide de Didier Cassegrain (Tao Bang, Code Mc Callum, ...) au dessin. C'est un polar ayant pour cadre la petite ville de Giverny, bourgade normande où Claude Monet avait fait construire ses fameux jardins et son bassin aux Nymphéas. L'histoire tourne autour de trois femmes : une dame âgée vivant en solitaire, une belle institutrice et une fillette douée pour la peinture. Cela commence par un meurtre, celui d'un notable de la ville, et par l'enquête d'un fringant policier décidé à trouver le coupable, et peut-être avant cela d'éventuels témoins. Avec lui, nous allons évoluer dans cette petite ville et son univers presque en huis-clos, marqué par l'empreinte du célèbre peintre impressionniste mais aussi par un drame issu du passé. Le dessin de Didier Cassegrain est proprement superbe. J'aime la façon dont il rappelle en permanence par son ambiance, sa lumière et ses couleurs les œuvres impressionnistes de Monet tout en conservant son propre style pour les personnages. Il le fait de manière suffisamment discrète pour ne pas gêner le récit, en conservant une narration impeccable, tout en plongeant le lecteur dans l’atmosphère des tableaux du maître. Et quand il fait véritablement une référence directe au contenu de ces tableaux, comme dans sa représentation de la Cathédrale de Rouen, je ne peux qu'admirer la beauté de son dessin et de sa peinture. Portée par ces belles planches, l'histoire coule avec plaisir. L'enquête policière en prend la plus grand part mais on suit en parallèle également l'histoire plus légère et artistique de la jeune fille et celle énigmatique de la vieille dame qui semble tout savoir et manipuler son monde dans l'ombre. L'intrigue est complexe et le lecteur se pose dès le départ la question de comprendre le lien entre les trois femmes et ce fameux meurtre, pour découvrir qui est le coupable. Les indices sont disséminés peu à peu mais plongent régulièrement dans la perplexité car les pièces du puzzle semblent ne jamais vouloir complètement s'imbriquer. Cette perplexité va être levée d'un coup dans l'épilogue de l'album. Et là j'ai réalisé que je m'étais fait avoir comme un bleu ! Le retournement final est tel que je suis allé vérifier toutes les planches précédentes pour voir s'il y avait une incohérence. Mais non ! Tout est réalisé à la perfection, et je suis complètement tombé dans le panneau. C'est fait de manière excellente, impeccable ! Je tire vraiment mon chapeau aux auteurs pour avoir réussi ce tour de force dont je ne peux évidemment rien révéler sous peine de gâcher la surprise. Superbe album ! Des planches de toute beauté, une ambiance excellente, une triple histoire prenante, une enquête qui tient la route, et surtout donc ce twist final qui sublime d'un coup l'oeuvre dans son ensemble. Chapeau !

22/01/2019 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dans la combi de Thomas Pesquet
Dans la combi de Thomas Pesquet

A l'époque où Thomas Pesquet était dans l'espace j'avais plus ou moins suivi les récits autour de son périple spatial, avec principalement un oeil attentif aux photos qu'il postait régulièrement sur les réseaux sociaux. Ces clichés m'avaient plutôt enchanté, les prises de vue avaient un coté magique. Du coup je me suis lancé dans la lecture de cette BD avec enthousiasme et plein d'attentes. Et je n'ai pas été déçu, oh que non. Clairement elle n'offre pas du tout des visuels à couper le souffle comme les photos de l'époque. Cet album est un vrai documentaire sur le métier d'astronaute. Et c'est particulièrement bien fait. Marion Montaigne nous raconte comment Thomas Pesquet est devenu astronaute, pourquoi il voulait faire ça depuis tout petit, et les nombreux sacrifices consentis pour y arriver. On suit son parcours des premiers entretiens pour décrocher le job jusqu'au retour de cette mission dans l'espace. Tout est détaillé, son quotidien, sa formation, l'attente de la mission, les travaux dans l'espace. Et tout est passionnant. Vraiment. C'est dynamique, ludique, il y a un très bel équilibre entre les parties plus technico-scientifiques et d'autres plus légères. Car en plus d'être instructif, le petit plus qui rend cet album encore plus génial, c'est que c'est drôle. Beaucoup, souvent. Et oui il y a pas mal de second degré, de comparaisons amusantes, de scènes tournées en dérision. C'est plus que malin. On y découvre un mec avec un QI de 150, qui ne connait pas l'échec, qui est beau, musclé et intelligent... Et pourtant il y a plein d'autodérision, de passages amusants qui ne le mettent pas forcément en valeur, au contraire. Bref, on ne voit pas passer les pages, cet album est une réussite de la première à la dernière page. Un documentaire intelligent et drôle comme j'aimerais en lire plus souvent.

20/01/2019 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ira Dei
Ira Dei

Toujours aussi fan du travail de notre duo d'auteurs que j'avais découvert avec Le Roy des Ribauds, c'est de nouveau une très bonne surprise que cette nouvelle série qui commence. Nous voilà partis pour une nouvelle saga qui prend pied en plein XIe siècle, période charnière de notre histoire que j'affectionne beaucoup. Tancrède (notre héros) et sa bande de mercenaires normands débarquent en Sicile pour rejoindre Harald, chef de la puissante garde Varangienne pour reprendre la ville de Taormine aux mains des musulmans. Voilà pour la version officielle... Car notre Tancrède a un lourd passé et le combat qu'il dit mener dissimule un toute autre objectif beaucoup plus personnel. C'est par touche de flashback réguliers que nous apprenons petit à petit au fil de l'album l'histoire de cet homme et que le voile se lève avec parcimonie sur ses réelles motivations. Et entre tout ça : ACTION ! Car pas le temps de s'ennuyer avec ce tome introductif ! Nos sbires ne vont pas y aller de main morte pour faire leur place au sein de cette troupe qui commençait à s'encrouter face à la résistance passive de la cité de Taormine. Les scènes de batailles sont assez époustouflantes et le rythme soutenu de bout en bout de l'album ne faiblit pas un instant soutenu par le dessin toujours plus affirmé et maitrisé de Ronan Toulhoat. J'ai aussi beaucoup apprécié la colorisation très lumineuse de cette nouvelle série. Le Roy des Ribauds avait beaucoup joué sur une ambiance très sombre propre au récit ; là, c'est la chaleur et l'éclat du soleil méditerranéen qui transpire des pages. Bref, un album au souffle épique comme je les aime et qui devrait nous réserver encore bien des surprises au vu de ce que les auteurs annoncent pour cette saga. *** tome 2 *** Tout aussi haut en couleur et en péripéties, le deuxième volet de ce premier cycle se conclue en toute beauté, même si Robert, notre personnage principal, paye au prix fort le fruit de ses tergiversations. Organisé autour de la bataille de Troina en Sicile, menée par le Strategos Maniakes, Robert et son ami viking Harald vont avoir fort à faire pour s'en sortir à moindre frais (c'est à dire vivant...). Car entre les embuscades maures, les batailles rangées et les traitrises de ses alliés du moment, dormir sur ses deux oreilles est un luxe qui peut se révéler fatal... Si l'aventure est loin d'être finie pour Robert, Brugeas et Toulhoat maitrisent à merveille leur narration avec un sens du rythme et de l'épique digne des classiques de capes et d'épées. Les amateurs d'Histoire et d'aventure ne pourront qu'y trouver leur compte !

15/05/2018 (MAJ le 19/01/2019) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hel'Blar
Hel'Blar

Ouhhh la trèèèès bonne surprise que voilà !!! C'est intrigué par l'avis du Grand A que j'avais noté cet album dans un petit coin de ma tête, et "Oh joie !" que je suis tombé récemment lors d'un festival sur cette BD !!! J'ai pas hésité longtemps et je suis loin de le regretter ! Sandawe nous réserve parfois de très grosses surprises, reste plus qu'à attendre le début de l'an prochain pour lire le deuxième volet de cette magnifique série. Alex et Sergio A. Sierra, deux frères espagnols, nous sortent en effet le grand jeu pour tout amateur de fantasy et de mythologie nordique. C'est dans le meilleur du genre qu'ils sont allés piocher, jouant sans ambages avec les références des grands classiques, mais en sachant subtilement et savamment doser chaque ingrédient pour nous proposer un récit haut en couleurs qui vous tient en haleine du début à la fin. Et tout est bon dans le Hel'Blar ! Qu'il s'agisse des personnages, des décors, des créatures et des ambiances imbriquées dans une narration au cordeau, on n'a pas le temps de souffler ! Quant au dessin de Alex A. Sierra, il n'a rien à envier aux plus grands ! Son sens de la composition permet à son style semi réaliste de nous immerger complètement dans le récit qu'on nous sert tout en nous régalant de planches sublimes ! Amis de la fantasy, cet album est fait pour vous et j'attends pour ma part le deuxième opus avec impatience !!! *** tome 2 *** Après un premier tome des plus réussi et prometteur, j'attendais le second volet de ce diptyque avec impatience. Mais ça valait la peine, car c'est une franche réussite. Toujours aussi dynamique, le récit concocté par nos deux frères enfonce le clou pour nous scotcher jusqu'au bout de l'histoire à un rythme d'enfer ! La magie nordique et ses forces obscures prennent leur essor d'une façon magistrale et impressionnante tant dans le récit que visuellement. La traque lancée par notre petite troupe pour récupérer ses enfants va connaître véritablement le goût et le prix du sang... En tout cas, pour une première série nos deux auteurs réalisent un petit coup de maître tant par la maîtrise d'un récit à la narration explosive que par un dessin et une composition qui n'ont rien à envier aux vieux briscard de la BD. Voilà deux auteurs qu'il va faloir suivre avec attention !!!

27/07/2017 (MAJ le 19/01/2019) (modifier)
Couverture de la série L'Homme gribouillé
L'Homme gribouillé

Le mot qui me vient après cette lecture: quelle maîtrise! Le rythme de l'intrigue (complexe mais toujours lisible et compréhensible, un sacré tour de force) nous emporte tout du long. Due de s'arrêter... Et puis visuellement, y a pas à tergiverser, c'est beau. Merci aux auteurs, ils nous ont fait un beau cadeau.

16/01/2019 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Fille dans l'écran
La Fille dans l'écran

Ahlala ... Ahlala ... Comment passer à côté de cette BD et de cette couverture ? Comment faire pour ne pas lire ce qui semble être une belle histoire d'amour à deux mains ? Évidemment que je n'ai pas tenu plus de dix secondes, évidemment que ça m'a plu, et bien évidemment je vous la recommande. Cette BD c'est un concentré de tout ce que j'aime, et j'aurais du mal à faire une critique qui ne sera pas trop dithyrambique. Déjà, je dois souligner que l'objet en lui-même est très bon : un beau pavé à belle couverture. Mais également dans l'idée de base du livre : faire une histoire à deux mains en alternant les pages. C'est une belle idée qui peut vite capoter faute d'un traitement bien suivi. Et là, je dois reconnaitre que le duo d'auteure à fonctionné à merveille. C'est finement réalisé dans le dessin tout comme dans la pagination. Les pages se répondent en faisant écho du même moment, du même ressenti ou de la différence entre les deux protagonistes. Je pourrais multiplier les exemples, mais rien que dans l'idée des smileys qui parsèment l’œuvre et qui sont différents selon la personne qui les tape, je trouve ça brillant. L'une utilisant des smileys personnels voire carrément obscurs pour les autres rendant à merveille le caractère plus renfermé et artistique, tandis que la deuxième reste dans des smileys conventionnels soulignant autant sa bonhomie que son conformisme non-voulu. A ce niveau là, je dois m'attarder sur les dessins, puisqu'un duo d'auteures signifie un duo de dessinatrices. Et je dois bien reconnaître que les deux styles se marient à merveille, entre le noir et blanc et la couleur, un dessin qui semble s'étirer dans les cases avec des petits détails tandis que l'autre a un style plus cartoon et moins détaillé, sachant pourtant se faire précis lorsqu'il le faut (et notamment dans les paysages). Le mariage des deux se fait tout naturellement, et rien qu'en relisant cet avis je suis déjà en train de remarquer d'autres détails dans le dessin. Comme quoi, il y aurait encore à en dire. Et puis l'histoire, quoi !! Une belle histoire d'amour ... Faut vraiment que je justifie encore ? Bon, dans les grandes lignes c'est une histoire d'amour avec quelques touches d'originalité dans le scénario (notamment le fait que POUR UNE FOIS on n'insiste pas du tout sur le caractère homosexuel de la relation, ce qui fait un bien fou ! D'ailleurs à aucun moment il n'est fait mention du terme "Lesbienne"). Mais dans les détails il y a quelques petites notions éveillant encore plus mon intérêt, comme le fait que quasiment toutes les interactions des filles vont passer par les nouvelles technologies et les réseaux sociaux si souvent conspués. Mais sans faire de condamnation unilatérale, on a enfin le droit ici à une histoire qui montre que toute cette technologie peut aussi rapprocher les êtres humains, et cela d'autant plus lorsque l'on se sent facilement mal à l'aise en public. C'est tout simple et bête comme idée, mais ça fait plaisir à lire. Je rajouterais que ENFIN on a une histoire qui se finit bien ET qui traite d'homosexualité ! (peut-être la fin de la fatalité pour ces couples !) Alors certes, on pourra taxer cette histoire de fleur bleue rose bonbon, d'une fin trop happy end (même la maman sévère semble bien prendre le choix de carrière), mais ça fait du bien. Nom de dieu que ça fait du bien que enfin ça se passe bien, et ça ne semble pas incohérent pour un sou. C'est agréable et frais, bourré d'idées géniales (et je me répète, mais dans la mise en page et les cadrages j'ai déniché pas mal de pépites), une histoire qui est à la fois très jolie et tout à fait dans ce que je voulais lire ... Oui, c'est du bon et je l'assume totalement. De la douceur dans ce monde, un peu de poésie et de l'amour. Je dis oui, mille fois oui. Je ne peux que la recommander chaudement, ce petit coup de cœur de début d'année !

16/01/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Malaterre
Malaterre

Une très bonne bande dessinée qui me donne bien envie de lire les autres œuvres de cet auteur que je n'ai pas lues. Autant je fus déçu par son Pereira prétend, autant j'ai trouvé que ce Malaterre était captivant. Les deux points forts sont clairement le dessin et le personnage de Gabriel. Le dessin, tout d'abord, est non seulement un des styles de dessins que j'aime le plus, mais il est maîtrisé de main de maître par Gomont. C'est dynamique, expressif et les couleurs sont excellentes. Ensuite, le personnage de Gabriel est effectivement un personnage intéressant même s'il est au final assez détestable, notamment dans la manière dont il traite ses enfants. Le scénario est prenant et bien maîtrisé du début jusqu'à la fin. Pour moi un des meilleurs albums sortis en 2018.

13/01/2019 (modifier)
Couverture de la série Frnck
Frnck

Frnck, c’est vraiment de la bonne bd estampillée « Spirou » ! Le héros, jeune adolescent maladroit bien ancré dans son époque et déconnecté de la nature (dont, comme bien d’autres, il n’a d’ailleurs que faire, tant que les pizzas continuent de pousser dans les congel) est le genre de personnage auquel on s’attache et/ou on s’identifie en fonction de notre âge. Parfait pour une une bande dessinée trans-générationnelle, susceptible de toucher un très large public ! Le pitch ? Notre jeune Franck va se retrouvé plongé (au propre comme au figuré) dans un univers préhistorique décalé. Un univers qui tient autant de notre préhistoire que de l’image qu’un enfant naïf peut s’en faire, et avec des petits suppléments gratuits bien rigolos (les autochtones n’ont, par exemple, pas encore inventé les voyelles au début de cette aventure, d’où le titre de la série ceci dit en passant). Le rythme ne faiblit jamais et chaque tome nous offre au moins une très bonne idée. L’absence de voyelles dans les dialogues du premier tome est un régal pour le lecteur, obligé de pratiquer une gymnastique intellectuelle et ludique. Le plus étonnant étant que ce n’est finalement pas si compliqué que cela de comprendre ces dialogues. Le deuxième tome vaut son pesant d’arachides pour l’apparition d’étranges prédateurs charmeurs à longues incisives. Un passage d’anthologie qui m’aura amusé au plus haut point. Le troisième tome est peut-être le moins marquant mais lui aussi nous offre quelques chouettes passages. Enfin, le quatrième et dernier tome de ce qui n’est, je l’espère du moins, qu’un premier cycle nous prouve que les auteurs avaient pensé à tout ! La boucle se boucle parfaitement. Dieu que ce scénario a bien été fignolé ! C’est juste parfait avec une conclusion qui ne nous frustrerait pas d’une fin véritable s’il ne devait pas y avoir d’autres cycles… mais qui ne ferme pas la porte à de nouvelles aventures. Ça, c’est de la fin de cycle ! Et plus d’un scénariste devrait en prendre de la graine, quand je vois les prétendues ‘fins de cycle’ qu’on nous sert parfois !! Côté dessin, rien à redire non plus. C’est du bon trait bien dans la tradition de l’éditeur pour ce type d’histoire mêlant humour et aventure. La colorisation vive mais pas criarde ne fait que renforcer ce sentiment que nous sommes en terrain de connaissance (si du moins, comme moi, vous avez été élevé à grands verres de jus pressé de magazines de Spirou). Avec « Louca », « Frnck » est pour moi la meilleure série sortie ces dernières années par Dupuis, capable de séduire un très large public tout en respectant la ligne éditoriale ancestrale. Du tout bon, je vous dis !

02/02/2017 (MAJ le 11/01/2019) (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - L'Espoir malgré tout
Le Spirou d'Emile Bravo - L'Espoir malgré tout

Dix ans après "le journal d'un ingénu", Emile Bravo nous revient avec ce premier volume d'une tragicomédie humaniste prévue en quatre volumes. J'avais un peu peur, avant de lire cet opus, de faire une overdose d'un Spirou chez les Allemands après l'album de Bravo et celui de Schwartz & Yann, qui datent certes, mais j'avoue avoir cessé d'acheter la série mère et ses dérivés '"Spirou, vu par..." depuis quelques années vu la médiocrité des albums édités. Avec "L'espoir malgré tout", j'ai eu l'agréable surprise de retrouver un Spirou comme je l'aime: intrépide, souvent naïf (son discours pacifiste est parfois trop appuyé par E. Bravo) mais surtout l'auteur nous a dépeint ici un Fantasio fantasque, roublard, lâche et fuyant qui prend littéralement le dessus sur son compère dans cet opus. Sacré personnage que ce Fantasio qui est capable d'adopter toutes les postures pour arriver à ses fins! Emile Bravo a, de ce point de vue, réussi à faire d'un personnage secondaire un personnage incontournable de cette aventure (la dernière page le prouve). Emile Bravo, à travers cet album, n'a de cesse de rendre hommage ouvertement aux auteurs de la ligne claire, notamment à Hergé avec un Spirou déguisé en Tintin. J'ai adoré cet album qui balaye à la fois la seconde guerre mondiale, l'histoire de la Belgique avec son exode, son occupation ("le Soir volé"), ses antagonismes entre Wallons et Flamands, mais aussi ses héros anonymes comme le père Anselme et les amours de jeunesse. Un récit dense, riche et passionnant que nous offre là un Emile Bravo, en très grande forme. J'ajoute que le dessin est excellent. Très bonne lecture.

08/01/2019 (modifier)
Par Colmagdo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Ile errante
L'Ile errante

J’ai été enthousiasmé par ce manga dès les premières pages. Pas d’aventures extraordinaires, de héros sur-vitaminés, d’as de l’aviation. Aidé par un graphisme soigné et maîtrisé, accompagné par un grand souci du détail (superbe Swordfish), l’histoire se déroule sur un rythme calme, d'une grande poésie, un peu lente, certes, mais permettant de profiter du dessin. Il s’agit d’une tranche de vie basée sur une recherche un peu vaine, peut-être une idée fixe, où l’action compte moins que l’atmosphère, en compagnie d’une « héroïne » charismatique à souhait. C’est une histoire où l’on respire le vent du large.

08/01/2019 (modifier)