Le Roy des Ribauds

Note: 3.73/5
(3.73/5 pour 15 avis)

Un très bon polar médiéval qui nous entraine dans les bas-fonds parisiens de la fin du XII ème siècle.


987 - 1299 : Moyen-Âge et Capétiens Akileos Les Meilleures Trilogies Les prix lecteurs BDTheque 2015

Bien qu’étant de basse extraction, celui que l’on appelle Le Triste Sire est un des personnages les plus craints et respectés du royaume. Officiellement, il ne sert que la cause de son souverain, le roi Philippe Auguste, dont il assure la garde rapprochée. Mais dans l’ombre, appuyé par ses redoutables espions et hommes de main, les Ribauds, il surveille, manipule et, parfois, élimine ceux qui se mettent en travers de son chemin, dans les bas-fonds aussi bien qu’à la cour. Mais au cœur de l’hiver 1194, en assassinant sauvagement un commerçant bordelais, il va commettre une erreur qui pourrait le mener à sa perte. En effet, le lendemain de son acte, il apprend de la bouche du roi que ce commerçant était l’un de ses espions, chargé de déjouer une tentative d’assassinat. Il est alors missionné par le souverain pour retrouver les « assassins » du commerçant aquitain.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Février 2015
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Le Roy des Ribauds
Les notes (15)
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05/02/2015 | KanKr
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Par Mitch
Note: 2/5

Je viens de terminer la série, et je reste assez dubitatif sur celle-ci. J'ai trouvé sur le 1er tome un scénario qui tenait la route mais j'ai trouvé que la qualité avait diminué sur le tome 2 et pareil pour le dernier tome de ce cycle. Dans le tome 3 on ne parle même plus du roi Richard. Je m'attendais à y voir une guerre. Du moins c'est ce que laissait présager le tome 2. Côté dessin, je trouve qu'il y a du bon et du moins bon. J'ai trouvé que d'une page à l'autre les caractéristiques d'un même personnage font qu'il est parfois méconnaissable ou disproportionné. C'est peut-être l'effet de voir que des gros bras sur une époque moyenâgeuse. Ce qui me gêne le plus c'est de voir toujours un sourire machiavélique sur les personnages, je trouve que ça les décrédibilises. Côté couleur, on voit bien l'évolution entre les tomes mais cela manque d'harmonisation. Il n'y a pas assez de palette de couleurs. On reste que sur du jaune et rouge et un peu de bleu sur le dernier tome. De plus mettre des yeux en rouge pour exprimer la rage ou autre, devient assez lassant. Pour résumer, c'est sympa à lire mais je ne conseille pas l'achat, cette série ne sera pas un incontournable. L'histoire est au final banale, dommage car le 1er tome annonçait un bon potentiel.

12/10/2017 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
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Ouah, ça fait longtemps que je n'avais pas pris mon pied comme ça à lire une BD ! Mais vraiment prendre mon pied, à me dire "C'est génial" à chaque retournement, à regarder des pages juste pour le plaisir de voir la beauté (rah, ces jeux de lumière), à laisser la BD trainer dans un coin pour me donner envie de lire la suite un peu plus tard ... A vraiment prendre plaisir à lire une série donc ! C'est peut-être le sujet, la façon de le traiter, l'histoire, les personnages, les dessins, mais sans aucun doute la combinaison du tout qui donne à l'ensemble cette saveur indescriptible mais que j'ai laissé couler en moi. Je ne remercierais jamais assez l'ami qui m'a généreusement offert le premier tome grâce auquel j'ai découvert cette série, et qui maintenant trône en belle place sur mon étagère. Non, parce que pour un petit passionné d'histoire comme moi, c'est une pépite ! De l'Histoire (avec un grand H s'il vous plait !) dans une histoire bien ficelée, sorte de polar ou roman noir avant l'heure, c'est quelque chose. L'auteur se pique de nous livrer un ouvrage tout autant politique que intimiste (et je ne suis pas le dernier à apprécier le mélange), avec en prime un dessin qui rehausse clairement l'ensemble. Vraiment excellent, un plaisir de voir ces ombres, ces couleurs, ces traits. Et je ne parle pas assez souvent de ça, mais regardez-moi ces couvertures ! Ca donne envie de lire ce qu'il y a dedans. On ne le souligne pas assez souvent, mais quand l'édition fait un aussi bon travail, ça donne envie. Je dois admettre une faiblesse au récit : c'est un premier cycle qui en appelle un second, non pas comme obligatoire, mais comme très fortement conseillé. Je ne sais pas encore la tournure que cela prendra, mais vu le début je signe bien volontiers pour quelques albums de plus ! Si vous aimez le Moyen-Age, les intrigues politiques, les récits de la cour des miracles, les petites touches historiques, vous allez fondre pour cette BD. J'ai beau tenter de me convaincre de la critiquer, je n'arrive pas vraiment à lui trouver des défauts. Enfin, des si gros qu'il faut en baisser la note. Allez, un 4.5 qui attends une suite !

11/10/2017 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Malgré des critiques élogieuses et des recommandations de notre équipe de choc angoumoisine, j'ai trainé de la patte pour me lancer dans cette lecture. La faute sans doute à une couverture que je trouve ratée -cela n'engage que moi :p - et qui n'arrivait pas à tordre le cou à une motivation en berne. Comme quoi, il faut par moment savoir se faire violence (rude épreuve que la lecture d'une BD faut dire, hein ^^ ), ou plutôt passer par dessus ses à priori. Car ce premier tome fourni du "Roy des Ribauds" est une très belle réussite. Après un début un peu laborieux (faut bien que je râle un peu !) où les pièces maîtresses de l'échiquier mettent un certain temps à se révéler et trouver leur place, la partie s'emballe gaiement pour notre plus grand bonheur ! Pour tout dire, on ne lâche plus l'album avant la dernière page... L'intrigue concoctée par Vincent Brugeas est bigrement efficace. Il sait imposer un récit palpitant en l'ancrant dans un cadre parisien du XIIe très bien rendu qui lui confère une légitimité et un terrain de jeu de rêve pour s'amuser. Car bien sûr, ce décor n'est qu'un magnifique prétexte pour dérouler une intrigue pour l'instant très maîtrisée où il essaime des personnages épiques et bien trempés. D'autant que Ronan Toulhoat a le don de créer des ambiances bien sombres pour emmitoufler ces protagonistes. Une fois accroché vous aurez du mal à lâcher l'affaire, et c'est avec regret que la fin de ce premier tome tombe, car il nous faudra attendre la suite pour étancher votre curiosité. A suivre donc, et le plus tôt sera le mieux !!!! *** tome 2 *** Ah mais que c'est bon de retrouver ce petit monde ! Reste plus qu'à attendre impatiemment le 3e tome maintenant !!! Car oui ce deuxième opus du "Roy des Ribauds" est trrrrrrrrèès bon !!! Le décor planté et les personnages lachés sur cette fantastique aire de jeu du Paris du XIIe siècle, il n'y a plus qu'à s'enfoncer tranquillement dans un bon gros fauteuil, pop corn en main, et déguster goulument les pérégrinations de nos compères ! Notre Roy des Ribauds s'est foutu dans la merde en assurant une vengeance personnelle, il lui faut maintenant essayer de gérer ce joyeux bordel, en sauvant sa peau si possible ! Brugeas et Toulhoat rehaussent encore le niveau avec cet album, riche en rebondissement, où de nouveaux personnages et de nouveaux pans de cet univers parisien viennent compléter à merveille une trame déjà très réussie. Le tout est parfaitement rendu grâce à des découpages, des cadrages et une mise en page au cordeau qui assurent une tension narrative impeccables. Alors ???? A quand la suite !

02/06/2015 (MAJ le 25/07/2017) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’avais découvert les deux auteurs avec leur univers uchronique du Block 109, qui ne m’avait pas enthousiasmé, loin de là ! Les voilà de nouveau en duo, mais dans un univers totalement différent, puisqu’ancré au cœur du règne de Philippe Auguste, dans le XIIème siècle finissant, dans une ambiance quasi policière, mais sans l’ésotérisme que beaucoup ajoutent à ce genre d’ambiance pour dynamiser leur récit. L’histoire se laisse lire, mais je reste quand même sur la réserve pour plusieurs raisons. D’abord le dessin, qui possède de réelles qualités, mais qui n’est pas toujours très lisible (surtout que les scènes se déroulent souvent dans une obscurité assez marquée). Ensuite le scénario lui-même. Si les libertés prises avec l’Histoire ne me gênent pas forcément (ce n’est pas un livre de Duby ou Le Goff), j’ai trouvé un peu simpliste certains passages – surtout dans le deuxième tome) avec les bandes de hors la loi qui exercent un règne parallèle sur les rues de Paris. On sent ici un peu trop une sorte de « cour des miracles », mais traitée à la façon « Angélique Marquise des anges ». Les personnages d’Aliénor et de Richard cœur de lion ne sont pour le moment pas beaucoup exploités, à voir ce que vont en faire les auteurs… Les intrigues politiques sont plutôt bien menées par contre, autour d'un roi que l'histoire a retenu comme l'un des grands jalons du renforcement du pouvoir des capétiens, et qui est ici présenté dans une posture relativement fragile: pas encore "Auguste", 20 ans avant Bouvines. Ce parti pris original est intéressant. J’attends de voir comment les auteurs vont faire évoluer cette intrigue d’aventures policières médiévales, mais je trouve que ce deuxième tome est décevant. Une série à suivre, mais un équilibre fragile : on est à la croisée des chemins.

12/06/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai eu un peu de mal avec le trait d'autant que certains des visages des protagonistes se ressemblent. Par ailleurs, le début est un peu difficile à comprendre. Cependant, dans son ensemble, le graphisme m'a fort convenu ainsi que surtout la colorisation. On peut souligner également l'audace de la disposition de certaines cases. Même le format est étonnamment judicieux. Cependant, si je vais finalement plus loin dans ma notation, c'est grâce au scénario fort habile. On ne s'ennuie pas même si on peut deviner le déroulement de certains passages. L'uchronie est fort bien maîtrisée. C'est étonnant de voir que ce sont les mêmes auteurs de la saga Block 109 qui m'a paru fort inégale. Ici, on est entraîné dans les bas-fonds du Moyen-Age. J'ai eu le plaisir de retrouver la belle et machiavélique Aliénor d'Aquitaine à savoir la mère de Richard coeur de Lion ( voir Aliénor, la légende noire dans la collection des Reines de sang). C'est un personnage d'autant plus fascinant qu'il y avait pour l'instant peu de littérature sur elle. Le Roy des Ribauds est une série qui débute bien et que j'aurai plaisir à poursuivre. Visiblement, je ne suis pas le seul...

23/02/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Une nouvelle tuerie de la part du duo Brugeas/Toulhoat. Et ce jeu de mots n'est pas galvaudé. D'entrée de jeu j'ai ét époustouflé par le niveau graphique de Ronan Toulhoat, qui a encore franchi un palier avec cette nouvelle série. Je ne pensais pas que ce serait possible, mais le résultat est là, ses planches sont fantastiques. Son travail sur la mise en scène s'est assagi, mais pour gagner en intensité et en maîtrise. Dans un registre proche du pastel, sa mise en couleurs magnifie son trait, qui nous fait vivre avec passion chaque épisode de l'histoire. Seules quelques cases, éparses, échappent à cette maîtrise, mais elles ne font pas partie des plus importantes. Côté scénario, on retrouve la passion de Vincent Brugeas pour l'Histoire. La grande et la petite, avec ce roi des Ribauds qui agit dans l'ombre pour assurer la sécurité du roi de France. Si l'existence d'un tel personnage n'est en soi pas une surprise, il n'y a a priori que peu de littérature à son sujet. Du coup le scénariste a une grande latitude pour mener son histoire, et il mêle un drame familial à l'action de ce spadassin en chef. Il y a bien sûr plusieurs niveaux de lecture dans cette histoire, et le scénariste les mène tous avec brio, nous dévoilant les bas-fonds d'un épisode crucial de l'Histoire de France. Impression renforcée dans le tome 2, où l'actuon est encore électrisante. Tétanisant. A suivre, forcément.

20/06/2015 (MAJ le 13/02/2016) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Ce projet date d'avant la parution de Block 109 et les aventures suivantes dans le même univers. J'avais dit tout le bien que je pense de la chose, chapeau bas! Nos deux auteurs allaient ils récidiver dans le domaine du thriller médiéval, force est de dire que mission accomplie. Hors donc il advint qu'un triste sire, devint Roy des Ribauds sous le règne de Philippe II Auguste. Roi des bas fonds, des confréries de tire laines et de malandrins, il règne sans partage sur les vilains des lieux secrets de la capitale. Dire que j'ai attendu longtemps pour lire cette série est un euphémisme, largement vantée par mes petits camarades Angoumoisins, ce je ne sais quoi de trop de louanges me donnait plus à fuir la chose qu'à m'y jeter corps et âme. Puis un jour il faut bien sauter le pas, et là mes coquins je dois dire en toute humilité que j'ai pris une sorte de baffe. Au niveau du scénario, bien sûr, l'on ne peut s'empêcher de penser aux "Rois maudits" de Druon, mais Vincent Brugeas est un petit malin qui sait se démarquer de la chose en apportant à son histoire une touche de modernité. La dédicace qu'il ma offerte fait d'ailleurs clairement référence au"Parrain" de Coppola. Peu de temps morts, une intrigue sur les rails où la tension dramatique va crescendo, que du bonheur et une fois la lecture entamée, plus moyen de s'arrêter. Ronan Toulhoat est le magnifique dessinateur de cette histoire; de ses gueules fracassées, cabossées, il tire une expressivité redoutable le tout magnifié par une colorisation qui mélange les ocres, les rouges pour donner à l'ensemble une véritable force. Si un certain Cimmérien avait vécu sous Philippe Auguste il aurait pu avoir les traits de notre Tristan. Cela pour dire que la série, dont nous verrons la conclusion dans le troisième tome possède un aspect farouche, sombre et anti politiquement correct plutôt jouissif. Si ce n'est déjà fait, que comme moi auparavant vous êtes un brin hésitant, plus d'atermoiements, foncez!

06/02/2016 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
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Une intrigue tendue, et un dessin très élégant. Le Moyen-Age semble inspirer de nouveau de belles histoires, après Templiers et Aliénor, je m'attaque à ce "triste sire". Ici pas de camaraderie burlesque comme dans Templiers mais une froideur criminelle obstinée qui tend les muscles du cou. Comme dans Aliénor les manipulations politiques sont l'objet de l'intrigue. Mais le dessin est beaucoup plus habile que dans les deux autres, plus original dans la caractérisation des personnages et dans la mise en page aussi. Les décors prennent une force expressive qui vient appuyer le coté polar médiéval avec des encrages contrastés où le noir prend beaucoup de place. Les couleurs très ternes contribuent à cette ambiance de pénombre inquiétante. Bref c'est un moyen-âge sans couleur ni humour, qui tient plus de la tragédie sanglante que du sonnet licencieux... Pour ceux qui n'ont pas envie de rire, allez-y sans retenue.

07/10/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Ce premier tomes est très bon. Je trouve le scénario prenant. Le scénariste mélange habillement différentes intrigues où on retrouve de la manipulation et de la politique qui sont deux sujets que j'adore. Les personnages sont charismatiques, l'intrigue est bien maîtrisée et intelligente et j'ai bien envie de lire la suite. La seule chose que je n'ai pas trop aimée, c'est que parfois je ne me retrouvais pas dans toutes ces intrigues. Heureusement, il a suffi que je relises certains passages et j'ai mieux compris. Le dessin est pas mal. J'aime surtout les décors et les couleurs.

03/08/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Entrée en matière réussie pour ce premier tome du Roy des Ribauds qui s’annonce sur un nombre d’albums encore indéfini pour le moment. J’ai grandement apprécié cette histoire glauque où le personnage principal a la charge de gouverner sur les bas-fonds d’un Paris médiéval de fin du XIIème siècle, mais qui est aussi un proche du roi ce qui permet d’offrir également des dessins où l’on s’élève au-dessus de la fange. Et malgré le fait que nos héros soient à priori situés du mauvais côté de la barrière, on s’y attache, on veut les voir réussir et on craint pour leur vie chaque fois qu’ils traversent une rue coupe-gorge. Le portrait de Tristan dit le Triste Sire est nuancé, tantôt en proie à des colères noires, littéralement à des coups de sang pour imposer son autorité sur la racaille, on nous montre aussi une autre facette du personnage, plus secrète et mystérieuse, celle du père aimant et hyper protecteur qui fait qu’on ressent un peu d’empathie envers ce mauvais bougre. Une histoire passionnante où se mêlent grands enjeux géopolitiques dont la véracité historique est avérée bien qu’en grande partie romancée ; et les petites intrigues fictives des bas-fonds qui apportent cette touche de suspens et d’inattendu. Franchement les magouilles et les bassesses entre les différents groupes de truands pour le contrôle des rues de Paris sont vachement prenantes. Elles me rappellent la série télé Rome où les collèges se mettent sur la tronche pour le contrôle du l’Aventin. Tripailles et égorgements en loucedé par derrière sont au menu du soir. Comme je l’ai dit, bien aimé qu’on nous montre aussi les puissants de ce monde : Philippe II Auguste, Richard Cœur de Lion, Aliénor d’Aquitaine, etc. On pourra peut être espérer voir dans la suite l’empereur du Saint- Empire-Germanique ou le pape Innocent III qui sait ? Les évènements de la vie du roi des ribauds ont ici des répercussions sur la sphère géopolitique et c’est ce que j’ai apprécié aussi. Le dessin ainsi que les couleurs de Ronan Toulhoat sont en phase avec l’histoire contée et par conséquent largement à la hauteur. C’est une série à ambiance plus que d’action. Le dessinateur a recours à une teinte sombre et terne, des gueules cassés qui font peur (quel regard inquiétant il a ce Tristan !). On perçoit vraiment le côté insalubre et dangereux des rues de Paris tandis que dans les hautes sphères du Louvre, les couleurs sont déjà un peu plus enjouées je trouve, cela permet de faire une pause et d’insuffler un rythme adéquat entre les différents chapitres (bonne idée d’ailleurs ce découpage en 6 chapitres). Cependant pour ceux qui veulent de l’action, qu’ils se rassurent il y en a et plutôt bien exécutée encore une fois : les auteurs en placent suffisamment pour nous éviter l’ennui et j’ai apprécié sa mise en image par Toulhoat. Je raconte peut être n’importe quoi mais j’ai eu comme l’impression que le dessinateur ajoutait comme une touche de fantastique quand il passait à des scènes d’action. Je veux dire, regardez Glaber, on dirait un géant, un monstre, c’est Mister Hyde le mec. Et Tristan, il a des airs de Limier Sandor Clegane du Trône de Fer avec la moitié de la tronche cramée ou passée à la ponceuse. Quand ils se battent j’ai l’impression que les armes doublent de volume, on exagère le trait volontairement. Enfin bon c’est peut être d’avantage une impression, l’aspect historique est respecté mais c’est comme si les auteurs avaient voulu se réserver un petit côté fantasmé pour décrire le Paris sale et presque inconnu des historiens. Une bonne surprise en ce qui me concerne. Un scénario intelligent et un graphisme en harmonie avec celui-ci. En plus, les auteurs ne se moquent pas de nous en proposant pas moins de 115 pages de dessins (dont 3 de bonus). Je vais guetter la suite dans l’ombre.

15/06/2015 (modifier)