Jouant sur tous les codes métaphoriques et dystopiques de notre société, Jodorowsky nous prouve encore une fois que la lumière de l’homme peut vaincre les horreurs les plus sombres de notre ère… Tout ça à travers un univers basé sur les jeux vidéos, en faisant des bonds incessants entre le réel et l’irréel : une belle réussite ! A lire absolument.
Cet album n'étant recensé à peu près nulle part sur internet, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en l'achetant d'occasion, et j'ai vraiment été très agréablement surpris ! Veillée de Noël recense donc cinq histoires courtes, jusque-là inédites, parues dans les pages du journal Tintin et dessinées (ainsi que parfois scénarisées) par Mittéï, ayant toutes pour point commun Noël.
L'excellence du dessin de Mittéï n'est plus à prouver et c'est toujours un plaisir de se replonger dans un univers graphique léger et plein de charme, dans la droite lignée de ce que Peyo pouvait proposer par ailleurs. La qualité des récits est relativement variable, mais hormis le deuxième de l'album (voir ci-dessous), ils sont tous plaisants à lire, et diffusent bien la magie attendue par des contes de Noël.
Note globale : 3,5/5
Ci-dessous le détail des cinq histoires :
Le Sapin Rouge, par Mittéï : 3/5Jacky, un enfant daltonien se désole de ne pas pouvoir profiter d'un sapin, vert comme tous les autres.
L'histoire s'appuie sur un concept un peu éculé (Jacky qui traverse au feu rouge au lieu du vert, problème que ne rencontrent pas les daltoniens qui, comme lui, savent faire la distinction entre les deux couleurs, même inversées), mais le but n'est pas d'être rationnel. C'est donc l'occasion pour Mittéï de mettre en scène un classique conte de Noël sur un enfant rêvant d'un Noël « comme tout le monde ». C'est tout-à-fait mignon, plein du charme des contes de Noël pour les enfants, et amusant dans l'ensemble. La conclusion de ces 7 planches est trop abrupte, mais perpétue cette singulière magie de Noël qui peut tout, et surtout nous faire rêver un peu.
Un Conte de Noël, par Yves Duval et Mittéï : 2/5Une adaptation du célèbre conte de Charles Dickens.
Peut-on faire tenir le génial et célébrissime conte de Dickens en 4 pages sans lui enlever toute sa substance ? Visiblement non. Sans être mauvaise, cette adaptation commence de manière exhaustive sur les deux premières pages, puis, forcément, raccourcit de manière tellement énorme le reste de l'histoire qu'il ne reste à peu près plus rien du conte initial. Cela pourra satisfaire les enfants de 8-10 ans qui n'ont jamais entendu parler de ce conte, mais quand on a vu une vingtaine (au moins) d'adaptations différentes et qu'on connaît cette histoire absolument par coeur, ça n'a aucun intérêt. Pas mauvais, juste plat et inoffensif.
Veillée de Noël par Mittéï (en réalité, l'histoire n'a pas de titre dans l'album, mais elle correspond à l'image de couverture) : 4/5Un enfant pauvre traîne dans les rues durant la veillée de Noël, déplorant de ne pas pouvoir profiter de toute cette joie qui l'entoure. Mais la providence veille au grain...
Cette fois, Mittéï remplit merveilleusement ces 4 pages pour nous offrir une histoire très courte mais très attachante. On éprouve une empathie immédiate pour cette figure classique du pauvre enfant seul, écarté des joies de Noël, et qu'un « miracle » (ici, tout-à-fait rationnel) va venir bouleverser de manière imprévue. La conclusion est très jolie et pas trop bâclée pour qu'on goûter à point nommé cette très belle et très simple histoire de Noël.
Noël à la cloche par Mittéï : 5/5Un SDF trouve un petit garçon, visiblement riche mais perdu. Ne possédant rien, il décide de tout faire pour lui offrir un Noël digne des Noëls auxquels il est habitué.
Sans doute la meilleure histoire de ce recueil ! En 6 pages, Mittéï invente un magnifique conte de Noël, évidemment rempli de petites facilités, mais c'est normal, c'est la magie de la période... Les personnages sont extrêmement attachants, et on se prend vite au jeu de ce SDF qui se plie en quatre pour cacher sa misère à un gamin habitué au confort. Très touchant et plein d'humour, le récit se conclut sur une scène merveilleuse que seule la magie de Noël peut nous donner à voir.
Les Ampoules de Noël par Hachel et Mittéï : 3/5Au Moyen-Âge, un arnaqueur s'apprête à monter, à l'aide de deux ivrognes, un spectacle pour récupérer l'argent des honnêtes villageois. Tout se passe comme prévu, à un détail près...
Tout-à-fait sympathique, cette histoire manque toutefois de surprise. Assez alambiqué, le scénario est pourtant très prévisible, puisqu'on voit venir le twist de ces six pages dès que les prémices du récit ont été posées. C'est un peu dommage, car l'histoire manque alors de sel, mais on y retrouve toutefois la fameuse magie des contes de fin d'année, qui, sans être originale, fonctionne malgré tout ici.
Les images jointes sont les planches originelles, telles que parues dans le journal Tintin car je n'ai trouvé nulle part de planches de l'album déjà présentes sur internet, et mes tentatives de scan étaient trop mauvaises. Elles se présentent de manière identique dans l'album (hormis pour l'affichage du titre).
Cet album est un régal pour les yeux et pour l’esprit. C’est très bien écrit, le scénario est vif et maîtrisé, et le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la dernière page (même si la fin est un peu précipitée). Pablos de Ségovie est un personnage truculent qui a plus d’un tour dans son sac et peu de scrupules pour parvenir à ses fins. Un précepte hérité de son père guide sa vie : « Tu ne travailleras point ! ». Les petites escroqueries de sa jeunesse ne l’ayant pas mené bien loin, il embarque pour le Nouveau Monde. Et c’est là que l’Aventure commence…
C’est intelligent, drôle et plein d’imagination. Les références à la littérature sont bien trouvées et celles qui font renvoient à la peinture espagnole sont bien vues et intéressantes. Le récit est ponctué de réflexions pertinentes sur la société : la pauvreté, le pouvoir de l’argent ou le ridicule de l’étiquette chez les Grands d’Espagne…
Le scénario est découpé en trois chapitres à la pagination importante qui donne tout l’espace nécessaire au développement de l’intrigue. Le lecteur est entraîné vers une série de fausses pistes qui fonctionnent très bien : on les suit sans se poser de questions.
Ayroles et Guarnido sont deux auteurs de grand talent tant pour le scénario que pour le dessin. Ils nous donnent un album bien équilibré et même s’il y a quelques baisses de rythme de temps en temps, c’est vraiment un très bon moment de lecture.
J'avais remarqué et apprécié dans Cobalt, autre série "mineure", la dextérité de Greg à manier la langue d'une façon incisive, précise, créative et drôle.
Je retrouve cet humour dans presque tout le récit de Babiole et Zou. Une utilisation de la langue comme peu savent le faire, c'est un vrai plaisir. Par exemple quand Zou pense « Un policier mélomane ! C'est l'habitude du violon, sans doute..." en onze mots !
Outre le dynamisme de la langue je trouve aussi le dessin très vif qui ne ralentit pas l'action. Bien sur l'intrigue est cousue de fil blanc pour les plus jeunes mais c'est bien fait.
Il y a de nombreux artifices comiques utilisés, la répétition, le calembour, l'exagération, la création de langage et autres. IL y a bien le stéréotype de la femme au volant mais tout de suite contrebalancé par la femme conduisant une moto. Dans le début des années soixante !! Brigitte Bardot n'avait pas encore sa Harley (1968) !
Pour finir il y a des idées pas si vieillottes. Une cheffe de production/journaliste pour une émission de futilité ? Mais nos écrans ne sont-ils pas remplis de futilités aujourd'hui ?
Et celle que je préfère, son panneau publicitaire avec " FUMEZ PEUH" 25 ans avant la loi Evin. Trop stylé
Passionnant !
L'auteur, né en 1934, nous raconte avec brio son enfance dans la campagne bretonne de son village en « Plou » – (paroisse en Breton) dans les années 30-40 pour ce premier tome.
Il s'agit certes de son enfance, mais c'est aussi le regard de l'adulte qu'il est devenu sur la société rurale bretonne de cette époque. Et ce regard est acéré ; attendri certes, après tout ce sont des souvenirs de gosse, mais il en profite pour en décrypter le fonctionnement.
Dans le même registre, on pense au célèbre « cheval d'orgueil » de Pierre-Jakez Hélias. D'ailleurs ces deux auteurs ont quasiment le même parcours : partis d'une paroisse perdue du Finistère et s'exprimant en breton, ils sont tous deux devenus professeurs de lettres classiques à l'université. Mais il y a une nuance dans leur approche. Là où Hélias avait tendance à magnifier son cadre de vie, Rohou est ici plus critique. Enfin critique n'est pas vraiment le mot juste, lucide peut-être. Et drôle, en plus, cerise sur le gâteau.
Car il sait raconter, et bien. Les personnages sont hauts en couleurs. En permier lieu, sa mère, au caractère trempé et pour le moins originale, pas bigote pour deux sous dans cette terre sous la férule catholique et dont le rêve, brisé, était de devenir concierge à Paris...
La chronologie est ponctuée de petits apartés thématiques fichtrement bien sentis, les mariages, l'organisation du mobilier dans la maison, le petit penchant pour la bibine, l'hygiène... ah, l'hygiène, j'en ai pleuré de rire sur ces pages là !
Même les années de guerre, pourtant bien sombres avec le père parti au front, sont l'occasion de mettre en avant la personnalité pour le moins affirmée de sa mère, qui mène son monde tambour battant. C'est curieux de voir les anecdotes cocasses que retient un gamin de la campagne de ces années là.
Et le dessin donne un sacré ton à l'ensemble. À la fois caricatural et doté d'une belle poésie. Il ne pouvait coller mieux aux souvenirs de ce vieux monsieur. Une mise en page aérée, une belle bichromie, j'aime beaucoup.
J'attends la suite avec impatience et je crois qu'après je lirai les mémoires de l'auteur dont cette bd est adaptée. Je vois que ce volume n'est pas dans la sélection pour Angoulème, tant pis, il est dans ma sélection à moi, et voilà.
Qui a dit que je n'étais pas objective parce que je suis moi-même petite-fille de ploucs ?
Après avoir été moyennement convaincu par mes précédentes lectures des bd de Pascal Rabaté, son nouvel album « Sous les galets la plage » me réconcilie avec cet auteur !
« Sous les galets la plage » nous invite à suivre les péripéties d’un jeune homme dans les années 60. Celui-ci se retrouve seul dans la maison familiale pour les dernières semaines de vacances, après le départ de ses parents. Du coup, il en profite pour s’amuser avec ses potes. Et c’est ainsi qu’ils vont rencontrer une jeune femme qui se révèle libertine…
Qu’est-ce que j’ai aimé cet album ! Pascal Rabaté, à travers les aventures de notre personnage principal nous fait voyager dans les prémices de mai 1968… on retrouve dans ce one-shot ce désir de se libérer des contraintes familiales, de s’affranchir des barrières sociales, d’être son propre libre-arbitre… Et bizarrement, après la période compliquée que nous avions vécue et à la vue des inspirations de la jeunesse actuelle, je pense que Pascal Rabaté n’a pas vraiment choisi par hasard la situation de son récit dans les sixties tant des similitudes y apparaissent entre ces deux générations. A méditer…
Et puis, qu'elle est belle cette histoire d’amour ! Ne vous inquiétez pas, il n’y a rien de niais dans cette histoire, je vous laisse découvrir…
Après, pour ce qui est de la partie graphique, au constat de l’excellente maitrise de la narration et de la mise en scène, on sent que l’auteur a une sacrée expérience cinématographique : tout est fluidité dans cet album, les enchainements entre séquences sont comme naturels, le découpage reste suffisamment vivant et varié pour ne pas lasser le lecteur, c’est vraiment du très bon travail ! Je n’ai pas pu juger de la mise en couleur étant donné que j’ai acquis sa version noir et blanc.
Ça faisait un bon moment que les récits de Pascal Rabaté ne m’avaient pas autant enthousiasmé, son nouvel album renoue avec ce que j’avais aimé lors de la lecture de Les Petits Ruisseaux du même auteur : une histoire accrocheuse, simple et universelle ; un désir de faire un récit sentant bon la liberté, une certaine révolte contre les préjugés et l’ordre social… Une nomination à la sélection officielle d’Angoulême 2022 -à mon avis- amplement méritée !
Messieurs Clavé et Godard nous ont laissé une série politique à l'humour noir bien originale. Cette série a eu peu de succès et je trouve cela dommage.
Voici Fulbert nom de code "petit lapin" qui se retrouve pris dans une histoire érotico-politique qui va le dépasser.
Les auteurs ont probablement puisé dans les agissements troubles et glauques d'officines du type S.A.C (service d'action civique) qui a eu son heure de "gloire" en 81 massacrant toute une famille dans le sud de la France.
Tout cela en se considérant comme "petits soldats" de l'Etat Républicain. S'y ajoute la thématique de financements occultes très présente dans ces années et encore pour quelques années.
Sous un aspect BD grand public, je trouve qu'en réalité c'est une charge assez cynique sur les agissements de l'ombre. Les méchants sont des vrais méchants sans état d'âme. Par exemple : "Pourquoi [Fulbert] dans la baignoire ? - Parce que c'est plus facile à nettoyer !".
Toujours prêts à s'entredévorer.
Pour enrober le piment les auteurs nous servent une histoire érotique très coquine dans sa suggestivité.
Fulbert n'aura pas tout perdu car nous passons en revue les fantasmes de l'infirmière, la secrétaire, l'espionne et de la fée clochette. Les femmes dans le tome 2 dégagent un pouvoir érotique très puissant sans avoir à en montrer beaucoup.
Les scènes du mythique théâtre "Des Deux Boules" des années 70 ou du métro parisien à 3h du mat sont originales et super bien rendues.
Je trouve le dessin très bon avec des ambiances de nuits inquiétantes superbes. Cela soutient la partie fantastique du récit qui elle aussi est une trouvaille.
La fin ouvre sur une éventuelle suite qui ne sera pas. Dommage
C'est amusant, en lisant cet album sans voir les auteurs, j'étais persuadé que le dessinateur était Thierry Martin (Le Roman de Renart) dont j'aime beaucoup le style. C'est n'est pourtant pas lui mais bien Léonard Chemineau qui est ici au dessin, dans un style plus doux et mignon que celui que je lui connaissais dans Le Travailleur de la nuit ou Julio Popper. C'est en tout cas un style de dessin que j'apprécie vraiment. Il est à la fois esthétique, épuré et en même très lisible. Les décors sont beaux, lumineux, et les personnages sont très réussis. J'aime surtout la bouille de la mule dont les expressions me font rire presque à chaque fois.
L'histoire n'est pas en reste.
Son cadre historique est excellent et tellement rare en BD. Quel incroyable contraste entre la finesse de ce califat Andalou du Xe siècle et la barbarie violente du monde Franc et Viking de la même époque. Et quelle plongée intéressante dans cet univers. Quelle surprise d'y voir des gardes musulmans armés, vêtus et coiffés comme des soldats francs, loin des clichés de l'arabe en turban et au sabre courbe. Quelle surprise d'y voir justement quelques vikings aborder les rivages espagnols. Et quel véritable intérêt de découvrir les relations entre les peuples de l'époque, les machinations politiques et leur impact sur la science et la littérature qui ont fait la gloire du monde arabe d'alors.
Cela, nous le découvrons par le biais d'une véritable histoire à l'échelle humaine avec quatre protagonistes principaux, dont une mule, lancés dans une aventure pour sauver des livres précieux. C'est un récit qui mêle aventure et humour, avec de bons personnages, des dialogues ciselés, et surtout une très bonne tenue de route tant dans le rythme que dans l'attachement à son intrigue, sa crédibilité et son intelligence.
Un vrai plaisir de lecture qui apporte en outre son lot d'informations historiques particulièrement instructives.
Nous proposer une enquête de Sherlock Holmes et pourtant faire preuve d’originalité, c’est le challenge relevé par les deux auteurs de cette splendide série. Bon ! Là, il n’y a eu qu’un diptyque et rien ne dit que le concept tiendra dans la durée (il y a déjà quelques redites dans le deuxième tome, comme ce principe de regarder les pages par transparence qui passe relativement bien sur deux tomes mais qui me fatiguera sans doute au bout de dix) mais j’ai vraiment adoré ce premier récit.
Les points forts : la mise en page du récit avec des planches superbes élaborée en fonction et au service de l’originalité du concept. En nous plaçant dans la tête de Sherlock Holmes, les auteurs nous permettent de suivre l’action au plus près. Car c’est bien dans sa tête, avec les déductions qu’il fait en fonction des indices récoltés, que se passe la majeure partie de l’action dans une enquête du célèbre détective. Et avoir trouvé ce moyen à la fois graphique et ludique de nous faire partager ses pensées est clairement l’atout majeur du concept.
Ce concept permet ainsi aux auteurs de nous offrir des planches aux découpages inventifs, belles à voir pour elles-mêmes et pourtant toujours adéquates vis-à-vis de l’histoire qui nous est racontée. Par ailleurs, cette enquête tient la route et nous tient en haleine. Le mystère est bien présent et il faudra toute la sagacité de Sherlock Holmes pour en venir à bout.
Donc voilà, pour moi, ce premier diptyque est vraiment très très très bon, proche du culte (bah oui, rien que ça). Et si j’émets des réserves sur la viabilité du concept dans la durée, je n’espère qu’une chose : que les auteurs me donnent tort.
Quoiqu’il en soit, ce premier diptyque est un must-have à mes yeux. Vivement conseillé à tout amateur d’enquête policière.
Cette série de BD à bercé mon enfance, j'ai tout les tomes, je les lisaient en allant en colo et je suis toujours dans l'attente du fameux tome 5 avec le héro tiré du profil d'un lecteur ayant gagné le concours !
Je trouve le commentaire de mon camarade en dessous vraiment dur, pour moi c'est une BD qui mériterais d'être culte, elle a tout pour elle :
- Un intitulé, le centre de formation
- Des jeux de mots, des blagues, tournure de phrase, de l'humour comme on l'apprécie dans les BD
- Des personnages cultes avec chacun leur personnalité (alors oui il se ressemble sur certains point de vue mais d'un autre côté il partagent les mêmes centre d'intérêt donc c'est une évidence pour ma part et non pas un manque d'approfondissement comme pourrais laisser sous entendre spooki)
- Des dessins qualitatifs
En breff tout ce qu'il faut pour une BD digne de ce nom !!
10 ans plus tard j'espère toujours voir un nouveau tome sortir !
( J'ai rien contre toi spooki alors ne m'en veux pas pour le nom que j'ai choisi, je l'ai choisi uniquement par ce que t'as critique négative m'a inspiré une critique positive mais je ne juge en rien ton commentaire constructif et pertinent malgré tout, je n'ai très certainement pas ta culture en terme de BD de foot et je tenais à le préciser)
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Les Technopères
Jouant sur tous les codes métaphoriques et dystopiques de notre société, Jodorowsky nous prouve encore une fois que la lumière de l’homme peut vaincre les horreurs les plus sombres de notre ère… Tout ça à travers un univers basé sur les jeux vidéos, en faisant des bonds incessants entre le réel et l’irréel : une belle réussite ! A lire absolument.
Veillée de Noël
Cet album n'étant recensé à peu près nulle part sur internet, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en l'achetant d'occasion, et j'ai vraiment été très agréablement surpris ! Veillée de Noël recense donc cinq histoires courtes, jusque-là inédites, parues dans les pages du journal Tintin et dessinées (ainsi que parfois scénarisées) par Mittéï, ayant toutes pour point commun Noël. L'excellence du dessin de Mittéï n'est plus à prouver et c'est toujours un plaisir de se replonger dans un univers graphique léger et plein de charme, dans la droite lignée de ce que Peyo pouvait proposer par ailleurs. La qualité des récits est relativement variable, mais hormis le deuxième de l'album (voir ci-dessous), ils sont tous plaisants à lire, et diffusent bien la magie attendue par des contes de Noël. Note globale : 3,5/5 Ci-dessous le détail des cinq histoires : Le Sapin Rouge, par Mittéï : 3/5 Jacky, un enfant daltonien se désole de ne pas pouvoir profiter d'un sapin, vert comme tous les autres. L'histoire s'appuie sur un concept un peu éculé (Jacky qui traverse au feu rouge au lieu du vert, problème que ne rencontrent pas les daltoniens qui, comme lui, savent faire la distinction entre les deux couleurs, même inversées), mais le but n'est pas d'être rationnel. C'est donc l'occasion pour Mittéï de mettre en scène un classique conte de Noël sur un enfant rêvant d'un Noël « comme tout le monde ». C'est tout-à-fait mignon, plein du charme des contes de Noël pour les enfants, et amusant dans l'ensemble. La conclusion de ces 7 planches est trop abrupte, mais perpétue cette singulière magie de Noël qui peut tout, et surtout nous faire rêver un peu. Un Conte de Noël, par Yves Duval et Mittéï : 2/5 Une adaptation du célèbre conte de Charles Dickens. Peut-on faire tenir le génial et célébrissime conte de Dickens en 4 pages sans lui enlever toute sa substance ? Visiblement non. Sans être mauvaise, cette adaptation commence de manière exhaustive sur les deux premières pages, puis, forcément, raccourcit de manière tellement énorme le reste de l'histoire qu'il ne reste à peu près plus rien du conte initial. Cela pourra satisfaire les enfants de 8-10 ans qui n'ont jamais entendu parler de ce conte, mais quand on a vu une vingtaine (au moins) d'adaptations différentes et qu'on connaît cette histoire absolument par coeur, ça n'a aucun intérêt. Pas mauvais, juste plat et inoffensif. Veillée de Noël par Mittéï (en réalité, l'histoire n'a pas de titre dans l'album, mais elle correspond à l'image de couverture) : 4/5 Un enfant pauvre traîne dans les rues durant la veillée de Noël, déplorant de ne pas pouvoir profiter de toute cette joie qui l'entoure. Mais la providence veille au grain... Cette fois, Mittéï remplit merveilleusement ces 4 pages pour nous offrir une histoire très courte mais très attachante. On éprouve une empathie immédiate pour cette figure classique du pauvre enfant seul, écarté des joies de Noël, et qu'un « miracle » (ici, tout-à-fait rationnel) va venir bouleverser de manière imprévue. La conclusion est très jolie et pas trop bâclée pour qu'on goûter à point nommé cette très belle et très simple histoire de Noël. Noël à la cloche par Mittéï : 5/5 Un SDF trouve un petit garçon, visiblement riche mais perdu. Ne possédant rien, il décide de tout faire pour lui offrir un Noël digne des Noëls auxquels il est habitué. Sans doute la meilleure histoire de ce recueil ! En 6 pages, Mittéï invente un magnifique conte de Noël, évidemment rempli de petites facilités, mais c'est normal, c'est la magie de la période... Les personnages sont extrêmement attachants, et on se prend vite au jeu de ce SDF qui se plie en quatre pour cacher sa misère à un gamin habitué au confort. Très touchant et plein d'humour, le récit se conclut sur une scène merveilleuse que seule la magie de Noël peut nous donner à voir. Les Ampoules de Noël par Hachel et Mittéï : 3/5 Au Moyen-Âge, un arnaqueur s'apprête à monter, à l'aide de deux ivrognes, un spectacle pour récupérer l'argent des honnêtes villageois. Tout se passe comme prévu, à un détail près... Tout-à-fait sympathique, cette histoire manque toutefois de surprise. Assez alambiqué, le scénario est pourtant très prévisible, puisqu'on voit venir le twist de ces six pages dès que les prémices du récit ont été posées. C'est un peu dommage, car l'histoire manque alors de sel, mais on y retrouve toutefois la fameuse magie des contes de fin d'année, qui, sans être originale, fonctionne malgré tout ici. Les images jointes sont les planches originelles, telles que parues dans le journal Tintin car je n'ai trouvé nulle part de planches de l'album déjà présentes sur internet, et mes tentatives de scan étaient trop mauvaises. Elles se présentent de manière identique dans l'album (hormis pour l'affichage du titre).
Les Indes fourbes
Cet album est un régal pour les yeux et pour l’esprit. C’est très bien écrit, le scénario est vif et maîtrisé, et le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la dernière page (même si la fin est un peu précipitée). Pablos de Ségovie est un personnage truculent qui a plus d’un tour dans son sac et peu de scrupules pour parvenir à ses fins. Un précepte hérité de son père guide sa vie : « Tu ne travailleras point ! ». Les petites escroqueries de sa jeunesse ne l’ayant pas mené bien loin, il embarque pour le Nouveau Monde. Et c’est là que l’Aventure commence… C’est intelligent, drôle et plein d’imagination. Les références à la littérature sont bien trouvées et celles qui font renvoient à la peinture espagnole sont bien vues et intéressantes. Le récit est ponctué de réflexions pertinentes sur la société : la pauvreté, le pouvoir de l’argent ou le ridicule de l’étiquette chez les Grands d’Espagne… Le scénario est découpé en trois chapitres à la pagination importante qui donne tout l’espace nécessaire au développement de l’intrigue. Le lecteur est entraîné vers une série de fausses pistes qui fonctionnent très bien : on les suit sans se poser de questions. Ayroles et Guarnido sont deux auteurs de grand talent tant pour le scénario que pour le dessin. Ils nous donnent un album bien équilibré et même s’il y a quelques baisses de rythme de temps en temps, c’est vraiment un très bon moment de lecture.
Babiole et Zou
J'avais remarqué et apprécié dans Cobalt, autre série "mineure", la dextérité de Greg à manier la langue d'une façon incisive, précise, créative et drôle. Je retrouve cet humour dans presque tout le récit de Babiole et Zou. Une utilisation de la langue comme peu savent le faire, c'est un vrai plaisir. Par exemple quand Zou pense « Un policier mélomane ! C'est l'habitude du violon, sans doute..." en onze mots ! Outre le dynamisme de la langue je trouve aussi le dessin très vif qui ne ralentit pas l'action. Bien sur l'intrigue est cousue de fil blanc pour les plus jeunes mais c'est bien fait. Il y a de nombreux artifices comiques utilisés, la répétition, le calembour, l'exagération, la création de langage et autres. IL y a bien le stéréotype de la femme au volant mais tout de suite contrebalancé par la femme conduisant une moto. Dans le début des années soixante !! Brigitte Bardot n'avait pas encore sa Harley (1968) ! Pour finir il y a des idées pas si vieillottes. Une cheffe de production/journaliste pour une émission de futilité ? Mais nos écrans ne sont-ils pas remplis de futilités aujourd'hui ? Et celle que je préfère, son panneau publicitaire avec " FUMEZ PEUH" 25 ans avant la loi Evin. Trop stylé
Fils de ploucs
Passionnant ! L'auteur, né en 1934, nous raconte avec brio son enfance dans la campagne bretonne de son village en « Plou » – (paroisse en Breton) dans les années 30-40 pour ce premier tome. Il s'agit certes de son enfance, mais c'est aussi le regard de l'adulte qu'il est devenu sur la société rurale bretonne de cette époque. Et ce regard est acéré ; attendri certes, après tout ce sont des souvenirs de gosse, mais il en profite pour en décrypter le fonctionnement. Dans le même registre, on pense au célèbre « cheval d'orgueil » de Pierre-Jakez Hélias. D'ailleurs ces deux auteurs ont quasiment le même parcours : partis d'une paroisse perdue du Finistère et s'exprimant en breton, ils sont tous deux devenus professeurs de lettres classiques à l'université. Mais il y a une nuance dans leur approche. Là où Hélias avait tendance à magnifier son cadre de vie, Rohou est ici plus critique. Enfin critique n'est pas vraiment le mot juste, lucide peut-être. Et drôle, en plus, cerise sur le gâteau. Car il sait raconter, et bien. Les personnages sont hauts en couleurs. En permier lieu, sa mère, au caractère trempé et pour le moins originale, pas bigote pour deux sous dans cette terre sous la férule catholique et dont le rêve, brisé, était de devenir concierge à Paris... La chronologie est ponctuée de petits apartés thématiques fichtrement bien sentis, les mariages, l'organisation du mobilier dans la maison, le petit penchant pour la bibine, l'hygiène... ah, l'hygiène, j'en ai pleuré de rire sur ces pages là ! Même les années de guerre, pourtant bien sombres avec le père parti au front, sont l'occasion de mettre en avant la personnalité pour le moins affirmée de sa mère, qui mène son monde tambour battant. C'est curieux de voir les anecdotes cocasses que retient un gamin de la campagne de ces années là. Et le dessin donne un sacré ton à l'ensemble. À la fois caricatural et doté d'une belle poésie. Il ne pouvait coller mieux aux souvenirs de ce vieux monsieur. Une mise en page aérée, une belle bichromie, j'aime beaucoup. J'attends la suite avec impatience et je crois qu'après je lirai les mémoires de l'auteur dont cette bd est adaptée. Je vois que ce volume n'est pas dans la sélection pour Angoulème, tant pis, il est dans ma sélection à moi, et voilà. Qui a dit que je n'étais pas objective parce que je suis moi-même petite-fille de ploucs ?
Sous les galets la plage
Après avoir été moyennement convaincu par mes précédentes lectures des bd de Pascal Rabaté, son nouvel album « Sous les galets la plage » me réconcilie avec cet auteur ! « Sous les galets la plage » nous invite à suivre les péripéties d’un jeune homme dans les années 60. Celui-ci se retrouve seul dans la maison familiale pour les dernières semaines de vacances, après le départ de ses parents. Du coup, il en profite pour s’amuser avec ses potes. Et c’est ainsi qu’ils vont rencontrer une jeune femme qui se révèle libertine… Qu’est-ce que j’ai aimé cet album ! Pascal Rabaté, à travers les aventures de notre personnage principal nous fait voyager dans les prémices de mai 1968… on retrouve dans ce one-shot ce désir de se libérer des contraintes familiales, de s’affranchir des barrières sociales, d’être son propre libre-arbitre… Et bizarrement, après la période compliquée que nous avions vécue et à la vue des inspirations de la jeunesse actuelle, je pense que Pascal Rabaté n’a pas vraiment choisi par hasard la situation de son récit dans les sixties tant des similitudes y apparaissent entre ces deux générations. A méditer… Et puis, qu'elle est belle cette histoire d’amour ! Ne vous inquiétez pas, il n’y a rien de niais dans cette histoire, je vous laisse découvrir… Après, pour ce qui est de la partie graphique, au constat de l’excellente maitrise de la narration et de la mise en scène, on sent que l’auteur a une sacrée expérience cinématographique : tout est fluidité dans cet album, les enchainements entre séquences sont comme naturels, le découpage reste suffisamment vivant et varié pour ne pas lasser le lecteur, c’est vraiment du très bon travail ! Je n’ai pas pu juger de la mise en couleur étant donné que j’ai acquis sa version noir et blanc. Ça faisait un bon moment que les récits de Pascal Rabaté ne m’avaient pas autant enthousiasmé, son nouvel album renoue avec ce que j’avais aimé lors de la lecture de Les Petits Ruisseaux du même auteur : une histoire accrocheuse, simple et universelle ; un désir de faire un récit sentant bon la liberté, une certaine révolte contre les préjugés et l’ordre social… Une nomination à la sélection officielle d’Angoulême 2022 -à mon avis- amplement méritée !
Les Dossiers de l'Archange
Messieurs Clavé et Godard nous ont laissé une série politique à l'humour noir bien originale. Cette série a eu peu de succès et je trouve cela dommage. Voici Fulbert nom de code "petit lapin" qui se retrouve pris dans une histoire érotico-politique qui va le dépasser. Les auteurs ont probablement puisé dans les agissements troubles et glauques d'officines du type S.A.C (service d'action civique) qui a eu son heure de "gloire" en 81 massacrant toute une famille dans le sud de la France. Tout cela en se considérant comme "petits soldats" de l'Etat Républicain. S'y ajoute la thématique de financements occultes très présente dans ces années et encore pour quelques années. Sous un aspect BD grand public, je trouve qu'en réalité c'est une charge assez cynique sur les agissements de l'ombre. Les méchants sont des vrais méchants sans état d'âme. Par exemple : "Pourquoi [Fulbert] dans la baignoire ? - Parce que c'est plus facile à nettoyer !". Toujours prêts à s'entredévorer. Pour enrober le piment les auteurs nous servent une histoire érotique très coquine dans sa suggestivité. Fulbert n'aura pas tout perdu car nous passons en revue les fantasmes de l'infirmière, la secrétaire, l'espionne et de la fée clochette. Les femmes dans le tome 2 dégagent un pouvoir érotique très puissant sans avoir à en montrer beaucoup. Les scènes du mythique théâtre "Des Deux Boules" des années 70 ou du métro parisien à 3h du mat sont originales et super bien rendues. Je trouve le dessin très bon avec des ambiances de nuits inquiétantes superbes. Cela soutient la partie fantastique du récit qui elle aussi est une trouvaille. La fin ouvre sur une éventuelle suite qui ne sera pas. Dommage
La Bibliomule de Cordoue
C'est amusant, en lisant cet album sans voir les auteurs, j'étais persuadé que le dessinateur était Thierry Martin (Le Roman de Renart) dont j'aime beaucoup le style. C'est n'est pourtant pas lui mais bien Léonard Chemineau qui est ici au dessin, dans un style plus doux et mignon que celui que je lui connaissais dans Le Travailleur de la nuit ou Julio Popper. C'est en tout cas un style de dessin que j'apprécie vraiment. Il est à la fois esthétique, épuré et en même très lisible. Les décors sont beaux, lumineux, et les personnages sont très réussis. J'aime surtout la bouille de la mule dont les expressions me font rire presque à chaque fois. L'histoire n'est pas en reste. Son cadre historique est excellent et tellement rare en BD. Quel incroyable contraste entre la finesse de ce califat Andalou du Xe siècle et la barbarie violente du monde Franc et Viking de la même époque. Et quelle plongée intéressante dans cet univers. Quelle surprise d'y voir des gardes musulmans armés, vêtus et coiffés comme des soldats francs, loin des clichés de l'arabe en turban et au sabre courbe. Quelle surprise d'y voir justement quelques vikings aborder les rivages espagnols. Et quel véritable intérêt de découvrir les relations entre les peuples de l'époque, les machinations politiques et leur impact sur la science et la littérature qui ont fait la gloire du monde arabe d'alors. Cela, nous le découvrons par le biais d'une véritable histoire à l'échelle humaine avec quatre protagonistes principaux, dont une mule, lancés dans une aventure pour sauver des livres précieux. C'est un récit qui mêle aventure et humour, avec de bons personnages, des dialogues ciselés, et surtout une très bonne tenue de route tant dans le rythme que dans l'attachement à son intrigue, sa crédibilité et son intelligence. Un vrai plaisir de lecture qui apporte en outre son lot d'informations historiques particulièrement instructives.
Dans la tête de Sherlock Holmes
Nous proposer une enquête de Sherlock Holmes et pourtant faire preuve d’originalité, c’est le challenge relevé par les deux auteurs de cette splendide série. Bon ! Là, il n’y a eu qu’un diptyque et rien ne dit que le concept tiendra dans la durée (il y a déjà quelques redites dans le deuxième tome, comme ce principe de regarder les pages par transparence qui passe relativement bien sur deux tomes mais qui me fatiguera sans doute au bout de dix) mais j’ai vraiment adoré ce premier récit. Les points forts : la mise en page du récit avec des planches superbes élaborée en fonction et au service de l’originalité du concept. En nous plaçant dans la tête de Sherlock Holmes, les auteurs nous permettent de suivre l’action au plus près. Car c’est bien dans sa tête, avec les déductions qu’il fait en fonction des indices récoltés, que se passe la majeure partie de l’action dans une enquête du célèbre détective. Et avoir trouvé ce moyen à la fois graphique et ludique de nous faire partager ses pensées est clairement l’atout majeur du concept. Ce concept permet ainsi aux auteurs de nous offrir des planches aux découpages inventifs, belles à voir pour elles-mêmes et pourtant toujours adéquates vis-à-vis de l’histoire qui nous est racontée. Par ailleurs, cette enquête tient la route et nous tient en haleine. Le mystère est bien présent et il faudra toute la sagacité de Sherlock Holmes pour en venir à bout. Donc voilà, pour moi, ce premier diptyque est vraiment très très très bon, proche du culte (bah oui, rien que ça). Et si j’émets des réserves sur la viabilité du concept dans la durée, je n’espère qu’une chose : que les auteurs me donnent tort. Quoiqu’il en soit, ce premier diptyque est un must-have à mes yeux. Vivement conseillé à tout amateur d’enquête policière.
Foot Goal
Cette série de BD à bercé mon enfance, j'ai tout les tomes, je les lisaient en allant en colo et je suis toujours dans l'attente du fameux tome 5 avec le héro tiré du profil d'un lecteur ayant gagné le concours ! Je trouve le commentaire de mon camarade en dessous vraiment dur, pour moi c'est une BD qui mériterais d'être culte, elle a tout pour elle : - Un intitulé, le centre de formation - Des jeux de mots, des blagues, tournure de phrase, de l'humour comme on l'apprécie dans les BD - Des personnages cultes avec chacun leur personnalité (alors oui il se ressemble sur certains point de vue mais d'un autre côté il partagent les mêmes centre d'intérêt donc c'est une évidence pour ma part et non pas un manque d'approfondissement comme pourrais laisser sous entendre spooki) - Des dessins qualitatifs En breff tout ce qu'il faut pour une BD digne de ce nom !! 10 ans plus tard j'espère toujours voir un nouveau tome sortir ! ( J'ai rien contre toi spooki alors ne m'en veux pas pour le nom que j'ai choisi, je l'ai choisi uniquement par ce que t'as critique négative m'a inspiré une critique positive mais je ne juge en rien ton commentaire constructif et pertinent malgré tout, je n'ai très certainement pas ta culture en terme de BD de foot et je tenais à le préciser)